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Perméable et satisfaite de l’être

juin 30th, 2010 Soeur économe 3 comments
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L’asphalte et les pavés standard utilisés pour les stationnements ont en commun d’éviter le plus possible l’infiltration de la pluie et de la diriger vers la rue, avec plusieurs conséquences financières et environnementales. Pour éviter d’y ajouter ma contribution, c’est donc pour des pavés perméables que j’ai opté au moment de faire refaire l’entrée de la maison.

Constatant rapidement l’efficacité du produit pour infiltrer la pluie plutôt que la faire ruisseler vers la rue, je soulevais tout de même certaines préoccupations liées d’une part aux conditions hivernales, et d’autre part face à l’accumulation possible de matière dans les interstices.

Le pavé a passé l’hiver sans coup férir. L’eau infiltrée doit s’être évacuée comme prévu car rien n’a bougé — la possibilité de mouvement constituait une crainte évoquée par l’entrepreneur. Cette éventualité aurait pu se produire si jamais une grande quantité d’eau s’était accumulée avant la saison hivernale. De là l’importance, de s’assurer que le fond du trou se trouve plus bas que la chaîne de rue et de lui donner une légère pente.

Le pavé n’a pas non plus posé de difficulté pour le déneigement. Nous n’avons pas fait affaire avec un entrepreneur en déneigement mais je considère que le pavé perméable devrait se comporter de la même façon qu’un pavé standard à cet égard. Sa surface étant légèrement plus  irrégulière qu’une asphalte ou un pavé standard, il vaudrait tout de même probablement mieux ne pas forcer à outrance le grattage. La pierre placée dans les interstices n’a pas non plus profité de l’hiver pour s’éclipser — aucun ajout ne s’est avéré nécessaire jusqu’à maintenant.

Un peu de matière organique s’est retrouvée entre les pavés depuis l’été dernier, rien toutefois qui semble compromettre l’infiltration d’eau. À défaut d’utiliser un jet d’eau pour déloger ladite matière (même si cette eau s’y infiltrerait, vous comprendrez sûrement pourquoi), ou une balayeuse à feuilles (adieu les petites pierres si l’aspiration est efficace), un balai fait très bien l’affaire.

Certaines municipalités qui offrent une aide financière à l’achat de toilettes à faible débit ou de barils d’eau de pluie par leurs citoyens pourraient avoir envie d’inciter également l’utilisation de pavés perméables ou d’y faire appel elles-mêmes dans leurs projets, qui sait.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr D’Arcy Norman

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En bonne voie de désimperméabilisation

septembre 4th, 2009 Soeur économe 3 comments
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Lors d’un précédent article, j’avais abordé les différents types de recouvrement d’entrée d’auto et leur capacité d’absorption de l’eau. J’avais également indiqué être en réflexion pour le choix d’un nouveau matériau qui remplacerait avantageusement notre entrée de cailloux rendue dégarnie et vallonnée.

Le choix

Parmi les options offrant une bonne perméabilité à l’eau, pour réduire ma contribution au ruissellement urbain et aux eaux d’égout, j’hésitais entre les pavés engazonnés et les pavés perméables. Le premier est constitué d’une structure rigide garnie de trous à l’intérieur desquels on place de la terre et on sème; la structure protectrice permet d’éviter la compaction du sol lorsqu’on y stationne. Le second est un ensemble de pavés d’allure plutôt standard mais qui permet de maximiser l’infiltration de l’eau lors des épisodes de pluie.

Mon choix s’est finalement porté sur les pavés perméables. En fait, j’ai eu de sérieux doutes sur la résistance de la végétation installée dans les pavés engazonnés dans un climat québécois: étant donné qu’il s’agit d’une entrée d’auto qu’on déneige, il m’est apparu très probable que le gel affecte les plantes s’y trouvant, ce qui aurait nécessité de nouveaux semis à chaque printemps. Un peu trop fastidieux, sans compter la nécessité de devoir entretenir cette même végétation en période estivale.

L’installation

L’une des compagnies principales du marché des pavés au Québec offrait cette année un modèle de pavé perméable, un produit donc facilement disponible et à un coût très similaire à celui de pavés standard. Différents entrepreneurs contactés acceptaient d’en faire l’installation, mais aucun n’avait encore réalisé de tel projet.

Pour l’entrepreneur, il fallait également penser à l’inverse de ce qu’il fait habituellement. Ainsi, pour un pavé standard, tout est fait pour décourager l’eau de pénétrer et l’évacuer. L’installation du pavé perméable doit pour sa part permettre à l’eau de s’infiltrer, oui, mais sans pour autant s’accumuler dans les diverses couches sous les pavés, autrement le gel-dégel aurait tôt fait de faire bouger le tout. Les inquiétudes initiales qui m’ont été formulées par l’entrepreneur concernaient justement ce risque: en cas de sol glaiseux, une accumulation d’eau pourrait être à craindre, compte tenu notamment de la chaîne de rue en bas de pente qui empêcherait l’eau infiltrée de s’évacuer. Nous avions convenu, en cas de glaise majeure, de donner une légère pente transversale au fond de l’excavation sous l’entrée et de créer un puits percolant en bordure. Finalement, du tuf et une excavation descendant sous la chaîne de rue ont rendu cette mesure inutile.

Conclusion

Quelques orages récents m’ont permis d’apprécier visuellement la grande capacité de la nouvelle entrée à laisser l’eau pénétrer, alors que celles du voisinage formaient des rigoles. Reste le test de l’hiver mais, plus près, celui également de l’automne, ou comment éviter de laisser trop de matière organique s’accumuler dans les interstices entre les pavés. Encore que des pavés perméables engazonnés pourraient être un hybride intéressant.

De façon globale, une épidémie de scellant à asphalte sévit malheureusement dans le secteur et cet effort de désimperméabilisation se retrouve pour l’instant plutôt… noyé par un ruissellement maximisé dans toutes les autres entrées.

L’économie d’essence sociale

juin 22nd, 2009 Ebenezer 1 comment

Ce n’était pas prémédité, mais après un article sur l’autobus et le vélo, je suis tombé cette semaine sur un site Web dont l’objectif est de nous aider à réduire notre consommation d’essence.

Depuis novembre dernier, j’étais déjà un utilisateur de TankBuch sur mon iPod Touch pour faire le suivi de la consommation du véhicule familial. C’est par ailleurs une excellente application gratuite qui fait très bien ce travail. Là où Fuelly se démarque, c’est qu’il permet de se comparer aux autres conducteurs!

L’utilisation du site est très simple: à chaque fois que vous faites le plein, vous spécifiez la quantité, le prix et le kilométrage de l’auto. Fuelly garde automatiquement tout l’historique et vous permet de consulter un graphique de la consommation de votre véhicule. Jusque là, rien de révolutionnaire, plusieurs solutions vous permettent d’arriver à ce résultat.

Là où ça devient intéressant, c’est que vous pouvez ensuite comparer l’historique de consommation de tous les autres utilisateurs du site, ce qui vous permet de savoir si votre véhicule (et votre style de conduite) se compare avec la moyenne.

Utile pour les futurs acheteurs?

Comme la fonction de comparaison vous permet de consulter et comparer l’historique pour d’autres modèles de voitures, un futur acheteur peut aussi vérifier si les données de consommation affichées par le fabricant correspondent à ce que les utilisateurs observent dans la réalité.

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Se désimperméabiliser (suite)

juin 5th, 2009 Soeur économe Comments off

J’avais abordé les façons de diminuer le volume d’eau en provenance de votre toit qui se retrouve inutilement à l’égout. Autre source importante de ruissellement en temps de pluie: l’entrée d’auto.

Stationnements

L’asphalte est probablement la surface la plus imperméable qu’on peut avoir comme matériau d’entrée d’auto, mais le pavé de béton installé de façon conventionnelle lui fait forte concurrence car le sable polymère compacté pour combler les joints rend ceux-ci imperméables.

D’autres options s’offrent à vous (pour un comparatif des coûts, La vie en vert en propose un):

  • Le gravier: s’avère plus perméable et évite le ruissellement de l’eau vers la rue, mais n’a évidemment pas le même fini «propre» et stable apprécié de l’asphalte ou du pavé.
  • Les bandes de roulement: deux enlignements de pavés sur une surface engazonnée; a déjà été commun, mais plus rarement utilisé maintenant. Implique de stationner toujours au même endroit et augmente la surface à tondre, sans compter que l’auto doit être régulièrement absente en journée, autrement les végétaux en-dessous manqueront de lumière…
  • Les pavés perméables: ils ont la même apparence générale que les pavés conventionnels, mais leur forme permet de les espacer davantage les uns des autres et leurs joints ne sont pas remplis de sable polymère mais plutôt de gravier fin, ce qui permet de faire infiltrer l’eau plutôt que de l’évacuer directement vers la rue. Certains sont en plus fabriqués de matériaux recyclés.
  • Les pavés engazonnés: une structure trouée qu’on installe dans l’entrée (un exemple ici), dont on remplit de terre les trous et qu’on ensemence. Peut prendre une apparence très verte ou presque pavée selon le type de structure, mais comporte des inconvénients similaires aux bandes de roulement.

    Disposant d’une entrée en gravier qui a pris de l’âge, je tergiverse présentement entre les pavés perméables et les pavés engazonnés. Il y a l’intérêt éducatif d’une solution peu commune (les pavés engazonnés), et la possibilité de tenter d’y faire pousser différentes espèces, mais l’aspect de la revente éventuelle de la résidence peut rendre moins intéressante une option trop unique — si l’acheteur ne pense qu’à faire refaire le travail, on n’est pas très gagnants. Par ailleurs, la faible différence de prix entre les pavés conventionnels et les pavés perméables que je constate devrait inciter quiconque souhaite en installer à considérer l’option perméable.

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Nieve44/La Luz

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    Ménager son transport

    février 7th, 2009 Soeur économe 2 comments

    Ma voisine fait parfois démarrer sa voiture si longtemps à l’avance avant de sortir qu’on dirait qu’elle se sert de ce moyen pour faire fondre toute la neige qui s’est déposée dessus et éviter d’avoir à sortir son balai. Je ne sais pas si je vais me décider à lui en glisser un mot, mais en attendant, voici quelques raisons de nature économique pour lesquelles ça n’est pas une bonne idée.

    D’après l’Office de l’efficacité énergétique, une voiture consomme entre 300 et 500 mL d’essence par 10 minutes de marche au ralenti. Si ma voisine le fait autant en hiver qu’en été (pour des raisons différentes, bien sûr), elle doit certainement y passer une bonne centaine de litres par année.

    De plus, le moteur qui tourne au ralenti ne se trouve pas à sa température optimale, ce qui empêche l’essence de brûler au maximum. L’auto de ma voisine a donc notamment des chances de se retrouver avec un encrassement de ses bougies et des dépôts sur les parois des cylindres, une contamination de l’huile, une usure prématurée de certaines pièces du moteur et la corrosion de son système d’échappement à cause d’une condensation de vapeur d’eau à l’intérieur. Bref, elle risque fort de devoir aller visiter plus souvent son garagiste.

    En fait, par temps froid, après 30 secondes de marche au ralenti (pour faire circuler un peu d’huile dans les mécanismes), le mieux serait de se mettre à rouler. Ma voisine, si elle investissait dans un bon manteau et des gants, n’aurait qu’à rouler quelques minutes à vitesse réduite pour que tout se réchauffe beaucoup plus rapidement. Et si elle se préoccupe du « bien-être » de son moteur, l’utilisation d’un chauffe-moteur pourrait être un moyen d’en faciliter le démarrage et d’accélérer l’atteinte d’une température optimale de fonctionnement les jours de grand froid.

    Il y a bien sûr aussi plusieurs raisons environnementales pour ne pas laisser rouler sa voiture au ralenti, et évidemment tout un justificatif côté santé pour marcher davantage et moins rouler en voiture, mais ma voisine le sait certainement déjà…

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Linda N.

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