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À la main et local

septembre 2nd, 2010 Soeur économe 3 comments
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Une connaissance déplorait récemment le manque de qualité et la faible durabilité de plusieurs accessoires pour bébés. Hors du Made in China, point de salut ? Pas nécessairement.

On ne retrouve pas leurs produits dans les grandes surfaces, on n’entend pas leur nom dans des publicités, mais on peut quand même trouver, en se donnant la peine de chercher un peu, toutes sortes de produits pour bébés fabriqués au Québec. Couvertures, serviettes, bavettes, lingettes, porte-bébés, couches lavables, tuques, attache-suces, barettes, sacs, jouets, peluches, et j’en oublie sûrement.

Tous ces objets sont souvent produits à petite échelle, voire de façon artisanale (un à la fois), par des mères qui s’en servent pour avoir un horaire plus flexible, un revenu d’appoint, ou qui se découvrent progressivement une fibre entrepreunariale. Une bonne raison pour faire cet effort supplémentaire pour préférer leurs produits, dont les prix sont souvent similaires pour de meilleurs matériaux, un plus grand soin dans la conception, et leur caractère original.

La difficulté peut être de les trouver, étant donné leurs moyens limités pour réaliser de la promotion autrement qu’en comptant sur le bouche à oreille. Certaines font partie d’un réseau, comme celui des Mamantrepreneures (qui regroupent des mamans entrepreneures dans une diversité de domaines et non uniquement de celles qui confectionnent des produits pour bébés). D’autres se font connaître sur Internet par des forums de discussions destinés aux mamans. Finalement, les produits de celles qui peuvent assurer une fabrication soutenue peuvent trouver leur place dans certaines boutiques d’accessoires pour bébés.

À l’exception de ce qu’on peut se procurer dans des boutiques, il faut compter un certain délai pour obtenir une commande. Pas idéal par exemple pour faire un cadeau ? Il faut simplement planifier un peu et, en général, le résultat compense largement cet effort.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr moohaha

Économiser sur le dos de ses enfants

septembre 21st, 2009 Soeur économe 3 comments

Parmi les dépenses associées à un enfant, le linge est une catégorie non négligeable. Après quelques semaines parfois, ou une saison au plus, il faut remplacer par plus grand. Et le prix en magasin du linge pour enfant n’est généralement pas proportionnel à la quantité de tissu requise pour le produire. Bref, c’est plutôt cher. Voici donc quelques possibilités pour réduire quelque peu ces coûts. Si vous êtes dans la situation de disposer de montagnes de linge devenu trop petit, cela peut aussi vous être utile pour savoir comment en faire bénéficier d’autres.

  • Don ou prêt de boîtes de linge: vous connaissez quelqu’un qui a un enfant un peu plus vieux que le vôtre et qui vous donne ou prête son linge devenu trop petit. Pour le rapport qualité-prix, c’est difficile à battre. Et même si tout ne correspond pas parfaitement à vos goûts, ça ne vaut pas la peine de s’en passer. Par contre, si du linge de garçon peut être utilisable pour une petite fille, on peut penser que dans la situation inverse le contenu de la boîte risque d’être peu utilisé.
  • Friperies: on peut différencier plusieurs types de ces commerces de vêtements usagés. Il y a les petites boutiques qui, souvent, ne vendent que du linge de bonne qualité en excellent état, à des prix beaucoup plus raisonnables que du neuf. Évidemment, chaque pièce n’est généralement disponible que dans une seule grandeur — à moins de tomber sur des lors d’articles neufs invendus par exemple. On ne s’y rend donc généralement pas avec une idée préconçue d’un morceau en particulier. Autres types de friperies: les «grandes surfaces» et les comptoirs vestimentaires. Dans les deux cas, la qualité est très variable (le tri semblant moins serré) et il faut être prêt à fouiller pour trouver. Quant aux prix, ceux des grandes surfaces peuvent être étonnament élevés (pour de l’usagé) tandis que ceux des comptoirs, organismes à but non lucratif, sont généralement très bas.
  • Les sites de petites annonces sur Internet: pour se procurer un «lot» de linge (correspondant souvent à tout ce qui a été porté durant une saison ou un an par l’enfant du vendeur), les petites annonces peuvent être un bon filon. Pour maximiser l’usage, s’assurer que les vêtements courts et longs correspondront aux saisons où votre enfant aura à les porter. Bien sûr, il y a de tous les genres, mais en surveillant durant quelque temps, on peut trouver de bonnes affaires.
  • Ebay: on retrouve une quantité phénoménale de linge neuf et usagé à vendre sur ebay. L’avantage d’y acheter du linge pour enfant par rapport au linge pour adulte, c’est que même si les grandeurs effectives d’un «12 mois» ou d’un «3X» varient selon les marques, les chances sont fortes pour que cela fasse tout de même dans un futur plus ou moins rapproché. Il faut toutefois porter attention aux frais de poste des articles et, pour éviter qu’ils ne vous coûtent plus que le prix de l’article lui-même, mieux vaut viser des lots de plusieurs articles à la fois. Pour des lots de certaines marques prisées, les enchères peuvent monter de façon surprenante. Enfin, comme les vendeurs tiennent généralement beaucoup à leur réputation, les descriptions sont très précises et justes.
  • Picasa, photobucket et probablement d’autres: beaucoup utilisent ces outils pour publier des photos de morceaux de linge pour enfant et se constituer ainsi de petites friperies virtuelles, comprenant souvent uniquement le linge trop petit de leurs propres enfants. On peut soit débuter en visitant les sites de personnes qu’on connaît ou qui s’affichent dans les petites annonces, visiter ensuite au hasard ceux de leurs contacts et cheminer ainsi ou, pour Picasa du moins, faire sur l’ensemble du site des recherches avec des mots-clés, par exemple «neige 24 mois».

Tout ce qui précède visait principalement le linge usagé. Je ne vois guère de raison, pour les bébés et les jeunes enfants, de vouloir se procurer à tout prix du neuf, pas plus au niveau financier qu’environnemental. De toute façon, on en reçoit déjà une bonne quantité en cadeau. À titre de complément, pour se procurer des articles moins disponibles dans l’usagé, on peut viser les ventes dans les magasins une fois les articles rendus hors-saison. Évidemment, ça revient à magasiner pour l’année suivante, ce qui nécessite d’avoir une bonne idée des grandeurs qui seront susceptibles de convenir à ce moment, un exercice qui peut sembler périlleux lorsqu’on débute dans le domaine.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Micah Sittig

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