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Articles taggués ‘Sécurité’

Registre des planificateurs financiers

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Les récentes histoires d’horreur de «conseillers financiers» qui ont fraudé leurs clients peuvent avoir soulevé l’inquiétude de plusieurs. En effet, avec tout l’effort qu’économiser requiert, il est paniquant d’envisager que quelqu’un d’autre parte avec la caisse.

Par contre, quelques mesures bien simples et l’application de la Règle d’or peuvent réduire considérablement les risques tout en vous permettant de profiter des conseils d’un expert dans le domaine.

L’Autorité des marchés financiers

Lorsque vous vous mettez à la recherche d’un planificateur financier (Soeur Économe m’a fait remarquer que l’AMF interdit aux professionnels dûment autorisés d’employer le titre de conseiller financier, ils doivent utiliser celui de planificateur financier), il est important de savoir que ceux-ci doivent posséder un permis de l’Autorité des marchés financiers pour exercer. N’hésitez pas à visiter ce site Web pour effectuer une recherche à partir du nom de votre planificateur financier. À noter que ce n’est pas le même lien si vous vous adressez à un planificateur financier à son compte ou bien à quelqu’un travaillant dans une succursale d’institution financière.

Sur le site Web, il est indiqué qu’on peut téléphoner pour obtenir plus de détails sur la personne… par exemple, savoir s’il y a déjà fait l’objet de plaintes auprès de l’AMF. Une visite sur le site et un appel à l’AMF m’apparaissent essentiels dans le processus de sélection d’un planificateur!

Des relevés de comptes accessibles

Un autre aspect important, ce sont les relevés de comptes. Dans un monde idéal, vous auriez accès à un site Web pour réaliser le suivi de vos placements… Dans mon cas, mon planificateur est un indépendant qui travaille sous la bannière Financière Banque Nationale: j’accède donc au site de cette dernière pour consulter l’état de mon RÉER, ce qui me rassure sur le fait que je possède vraiment cette «fortune»!

De plus, si vous détenez des actions de compagnies publiques, assurez-vous de recevoir à votre adresse le rapport annuel ou, à tout le moins, une communication écrite de la compagnie qui confirme que vous êtes bien un actionnaire officiel!

La Règle d’or

Si la règle d’or des cartes de crédit c’est de payer son compte en entier à la fin de chaque mois, la règle d’or en investissement est la suivante: si vous ne comprenez pas comment fonctionne le produit financier qu’on vous propose, demandez-en un que vous comprenez! (Vous pouvez aussi poser des questions jusqu’à ce que vous compreniez).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr amanderson2

Assurance-dépôts

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Dans le climat d’incertitude économique qui nous entoure, je me suis dit qu’il pourrait être intéressant de présenter aux lecteurs la Société d’assurance-dépôts du Canada (SADC), un organisme du gouvernement fédéral qui aide les gens à ne pas s’inquiéter pour leurs économies.

Protéger les épargnants

L’assurance-dépôts a été créée afin de protéger (et rassurer) les épargnants en cas de faillite de leur banque. J’aurais écrit cette phrase il y a deux ans et tout le monde aurait ri. En fait, au Canada, les récents résultats financiers des banques indiquent clairement qu’elles sont en bonne santé et que les déposants n’ont rien à craindre. La dernière faillite couverte par la SADC remonte à 1996. Malheureusement, il y a des rumeurs persistantes que certaines banques américaines seraient en faillite technique. Mais c’est un sujet pour un autre article.

Quelle protection est offerte par l’assurance-dépôts? Si votre banque faisait faillite, l’assurance-dépôts vous rembourserait le solde de votre compte, jusqu’à concurrence de 100 000$.

Conditions de couverture

Voici les conditions générales pour que vos comptes soient couverts par l’assurance-dépôts:

  • Compte chèque, épargne à terme (moins de cinq ans), certificat de placement garanti
  • En dollars canadiens
  • La banque doit être membre de la SADC. (Les caisses populaires ne sont pas membres, mais elles sont couvertes par le programme d’assurance-dépôts de l’Autorité des marchés financiers)

Les fonds communs de placement, les bons du Trésor et les obligations ne sont pas couverts par l’assurance-dépôts. Et comme le capital de ces placements n’est généralement pas garanti, c’est logique…

Points d’intérêt

Quelques éléments ont attiré mon attention lors de ma recherche. Les voici:

  • Le RÉER est couvert séparément de vos comptes «ordinaires». Si vous avez 100 000$ hors RÉER et 100 000$ dans votre RÉER, a) vous lisez le mauvais site Web (non non, c’est une blague) et b) vous êtes complètement couvert.
  • Comme il s’agit d’une assurance, quelqu’un doit payer des primes d’assurance. Contrairement à ce que je croyais, ce n’est pas le gouvernement mais les institutions financières membres qui paient pour cette assurance.
  • Il semble (quelqu’un peut confirmer?) que si vous détenez 100 000$ dans un compte à la Banque Royale et 100 000$ avec ING Direct et que les deux font faillite en même temps, c’est le temps de vous construire un abri dans le bois et de devenir hermite. Euh, non, je veux dire, il semble que les deux comptes soient couverts séparément: vous auriez donc droit de réclamer 200 000$ à la SADC. Quelque chose me dit que le programme n’est pas fait pour survivre à la faillite simultanée de plus d’une grande banque à la fois.

Fonds mutuels, d’actions, répartition d’actifs

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Nous avons écrit, il y a de ça plusieurs semaines déjà, des articles sur les fonds indiciels (ou négociés en bourse) et les fonds éthiques. Madame Ebenezer m’a avoué avoir trouvé les articles plutôt cryptiques et pas aussi informatifs qu’elle les aurait souhaités. Au cours de la discussion, il est apparu qu’il lui manquait une pièce d’information assez importante: c’est quoi un fonds?

Fonds mutuel?

Premièrement, il faut savoir que l’expression fonds mutuel est inappropriée en français. Voici ce qu’a à dire le Grand Dictionnaire de l’OLF:

L’expression fonds mutuel est souvent utilisée au Canada en ce sens mais elle est inappropriée, car le mot mutuel a, en français, le sens de « réciproque » et non de « détenu en commun » comme l’adjectif anglais mutual. Mutuel se dit d’associations à but non lucratif dont les membres s’entraident en s’assurant mutuellement contre certains risques moyennant le versement d’une cotisation (société d’aide mutuelle, société mutuelle d’assurance, etc.).

Une mesure de contrôle du risque

Un fonds, c’est une entité (j’avoue ne pas trop savoir comment la qualifier autrement) qui récolte l’argent d’un grand nombre d’investisseurs et qui va placer cet argent dans une variété de compagnies, sélectionnées selon des critères établis à la création de ce fonds. L’objectif principal est de permettre aux petits investisseurs de profiter des rendements supérieurs offerts par la bourse tout en contrôlant le risque associé à ce marché volatil.

L’une des meilleures méthodes pour réduire le risque, c’est d’équilibrer nos investissements, soit acheter différents types de compagnies. Par exemple, on peut acheter des compagnies dans le domaine financier, dans le domaine manufacturier, dans les matières premières, dans les technologies, etc. De cette façon, si un secteur se porte mal, cette situation n’aura un impact que sur une fraction de nos investissements et non sur la totalité. Inversement, si un secteur va très bien, notre gain sera plus faible que si on avait investi tout notre argent dans ce secteur.

Or, pour nous, petits investisseurs, il n’est pas pratique ni rentable de réaliser cet équilibre nous-mêmes. Le coût de la commission et la recherche nécessaire pour bien balancer notre portefeuille selon nos objectifs de placements rendent cette solution impraticable. Les fonds nous évitent ces difficultés en nous permettant d’investir un petit montant individuellement, qui devient grand collectivement et qui nous permet de diversifier nos placements.

Quand on parle de fonds éthiques ou de fonds indiciels (ou de fonds d’actions, fonds à revenu fixe ou autre), le qualificatif vient donner une indication sur les critères de sélection des actions qui seront achetées. Les puristes me feront remarquer qu’il ne s’agit pas nécessairement d’actions et que ça pourrait être des obligations. Ils auront raison.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Tanya Ryno

Première étape vers la santé financière

Salut. Je suis Roger (nom fictif!) et je suis pauvre. J’ai 30 ans, 2 enfants, une voiture louée, un appartement dans un demi sous-sol et une foutue dette d’étude que j’ai bien hâte de voir disparaitre. Selon mes savants calculs, cette dette devrait être payée dans 405 jour, 12 heures, 12 minutes approximativement.

Quand j’ai commencé à travailler suite à mes (interminables) études, je me suis donné l’objectif d’atteindre une certaine santé financière. Mon premier geste a été de m’ouvrir un compte d’épargne à intérêt élevé. Le principe est affreusement simple : j’y dépose mon bidou, on me verse 3% d’intérêt calculé annuellement à chaque fin de mois. Donc, si j’ai 1000$ dans mon compte, on me verse 2,50$ dans mon compte à chaque fin de mois. Il n’y a pas de frais et je peux envoyer mon argent dans mon compte à ma banque quand je veux. Cet argent est donc disponible en tout temps.

Plusieurs solutions s’offrent à vous. Il y a ING Direct que j’utilise ou HSBC si vous préférez.

Tout ça dans l’objectif principal de garder un fond d’urgence disponible en tout temps. Que vous arriverait-il si vous aviez besoin d’argent rapidement suite à euh.. un « évènement » quelconque comme le paiement d’une rançon ou une perte d’emploi? Si votre réponse implique l’utilisation d’une carte de crédit ou une arme et un dépanneur, vous devriez penser sérieusement à cette option…

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