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Ottawa veut modifier les conditions de retraite de ses fonctionnaires

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Merci à Romain qui se souvenait qu’on aime bien parler de régimes de retraite ici et qui a attiré mon attention sur cet article du Devoir.

Afin de contrôler le déficit du gouvernement fédéral et limiter les problèmes de manque de main-d’œuvre, le gouvernement étudie la possibilité d’éliminer la retraite anticipée à 55 ans pour les employés cumulant 30 ans de service. Le changement s’appliquerait toutefois seulement aux nouveaux employés de la fonction publique fédérale.

Dans un contexte où le déficit budgétaire à Ottawa atteint des niveaux record, on peut comprendre le gouvernement de chercher à économiser partout où il le peut… d’autant plus que le gouvernement fédéral défraie présentement plus de la moitié (68% aujourd’hui, 60% en 2013) du coût du régime de retraite de ses employés. Au provincial, l’employé et l’employeur contribuent à parts égales.

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Des changements à venir dans les régimes de retraite

393217457_c906301977_mÇa n’a pas fait beaucoup de vagues jusqu’à maintenant, mais le ministre des Finances au fédéral, Jim Flaherty, a récemment complété une consultation sur l’avenir des régimes de retraite. C’est son secrétaire parlementaire, Ted Menzies, qui a été chargé de sillonner le Canada pour consulter la population sur le sujet.

Il y a un problème à régler

L’état inquiétant des différentes caisses de retraite, amplifié par la récente crise financière, mais surtout causé par des prévisions de rendements trop optimistes depuis des années de la part des administrateurs de régimes, laisse la plupart de des caisses dans une situation précaire, au mieux (aux États-Unis, c’est carrémment catastrophique).

L’article de Les Affaires indique que la réglementation serait modifiée afin d’encourager les caisses de retraite à réaliser des surplus plus importants en temps de prospérité économique. À l’heure actuelle, si le surplus dépasse 10%, le régime de retraite est obligé par la loi de cesser de percevoir les cotisations de ses membres jusqu’à ce la situation revienne à un certain équilibre.

Augmenter ou éliminer ce seuil permettrait aux caisses de retraite de se bâtir un plus gros coussin de sécurité en prévision de futures récessions.

Quel est l’impact potentiel de ces changements

D’après ce que j’ai pu lire, les changements ne toucheront que les régimes de retraite qui relèvent de la réglementation fédérale, ce qui représente moins de 1o% des régimes au pays. Par contre, des modifications au fédéral pourraient donner le ton aux autres régimes au pays. Il faudra suivre attentivement le dossier, lorsque les changements seront annoncés!

De plus, je pense (Sourire ou quelqu’un d’autre pourra me corriger) que la limite de surplus de 10% s’applique à tous les régimes de retraite, puisque ça a un impact sur l’impôt fédéral payé par les participants à tous les régimes.

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La rente viagère: des prestations déterminées

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La récente question de Roger Léger en commentaire à mon article sur le service proactif de ma caisse m’amène à introduire un produit dont je connaissais l’existence, mais non les détails. D’après ses commentaires, il a un montant d’argent qu’il souhaite utiliser comme supplément de revenu de retraite. L’option «de base» est de laisser cet argent dans un compte épargne à intérêts élevés et d’en retirer une portion à chaque mois.

L’alternative: la rente viagère

Une alternative est de faire l’acquisition d’une rente viagère. Le concept de base est le suivant: vous donnez à une institution financière (le plus souvent, une compagnie d’assurance) un gros montant d’argent. En échange, cette institution vous versera, jusqu’à la fin de votre vie, un montant mensuel. Ça ressemble beaucoup à un régime de retraite à prestations déterminées, mais financé complètement par l’acheteur de la rente.

Les deux principaux avantages que je vois à cette méthode sont:

  • Un revenu garanti, peu importe la situation économique (dans la mesure où la compagnie d’assurance qui fournit la rente ne fait pas faillite, je présume).
  • Élimine le souci de devoir déterminer comment placer notre argent à un moment de notre vie où notre état de santé ne nous permet pas nécessairement de suivre attentivement nos finances.

Du côté des désavantages:

  • Le taux de rendement calculé dans la rente est probablement plus faible en période de boom économique que des placements dans des actions.
  • C’est un produit relativement complexe, il faut très bien s’informer avant d’en faire l’acquisition.

Et, bien sûr, la véritable valeur d’une rente viagère dépend énormément d’une grande inconnue, autant pour vous que pour la compagnie d’assurance: le moment de votre décès. Plus vous vivez longtemps, plus vous êtes avantagé, financièrement.

Attention: consultez un (des!) professionnel

Comme je le disais, ce genre de produit n’est pas un simple compte épargne et cet article ne se veut en rien une explication complète de comment ça fonctionne. Avant d’en faire l’acquisition, consultez un ou même des professionnels qui vous expliqueront toutes les variantes possibles du produit et vous permettront de faire un choix éclairé.

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RÉER: pas de conseil!

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À la suite de mon récent article sur les RÉER, Nicolas me demandait ce que j’allais conseiller aux lecteurs, avec l’arrivée de la saison des RÉER et de l’avalanche de publicité qui vient avec. Comme l’indique le titre de cet article, il sera probablement déçu par ma réponse, mais je pense tout de même qu’elle est d’intérêt général.

Ça dépend de votre situation

Les conseils en placement, c’est un travail qu’exercent à temps plein des professionnels! Je ne prétendrai jamais être une alternative valide. Par contre, je peux vous dire que les conseils varieront largement en fonction de votre situation. Les éléments suivants doivent être considérés:

  • Horizon de placement (combien de temps avant d’utiliser vos placements – retraite ou RAP pour achat de maison)
  • Votre tolérance au risque
  • Vos connaissances en finances
  • Votre situation financière actuelle

En fait, le seul vrai conseil que je peux donner, c’est toujours le même: informez-vous sur les différents produits offerts, assurez-vous de bien les comprendre et utilisez votre propre jugement pour faire des choix éclairés.

Et la publicité, elle?

Je trouve que la publicité sur les produits RÉER est rarement très utile. Trop souvent, les RÉER sont présentés comme un produit financier en soi, alors qu’il s’agit simplement d’un mécanisme pour placer de l’argent à l’abri de l’impôt — on peut y mettre à peu près n’importe quel produit financier normal comme des fonds d’actions, des placements garantis, des actions, etc. Pour déterminer ce qui vous convient le mieux, informez-vous d’abord sur les différentes façons de placer votre argent. Quand vous aurez sélectionné un produit qui vous intéresse, adressez-vous ensuite à une institution financière pour voir si cette option est pratique dans votre situation (il peut arriver que que certaines options nécessitent un montant minimum significatif).

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RÉER: certains n’aiment pas(!)

2376463621_146cc16cd7_mJe ne fais pas un secret que l’inspiration pour les articles que j’écris provient souvent de questions et de discussions que j’ai dans la «vraie» vie, soit au travail ou en famille. N’hésitez donc pas à vous faire entendre, par courriel ou dans les commentaires si vous avez des interrogations. Je n’ai pas réponse à tout, bien entendu: je ne sais pas si la bourse continuera de monter pour les cinq prochaines années et je ne sais pas non plus pourquoi on continue de verser une rémunération indécentes aux dirigeants des grandes entreprises… mais il me fera souvent plaisir de fouiller un peu et d’en parler ici.

Bref, j’ai eu une récente discussion avec un collègue de travail au sujet des RÉER. Après tout, c’est un excellent moment pour y réfléchir, ça permet de se préparer plutôt que de placer son argent n’importe comment à la dernière minute. Il me disait donc qu’il n’était pas certain que de cotiser à des RÉER était une si bonne idée que ça. Son raisonnement? Rien ne garantit que le taux d’imposition au moment de retirer son argent ne sera pas significativement plus élevé qu’il l’est actuellement et rien ne garantit que les dispositions du programme ne seront pas modifiées si le gouvernement se trouve à manquer cruellement d’argent.

Les calculs

Mon instinct me disait qu’il faudrait que le taux d’imposition soit fabuleusement plus élevé pour que ses craintes soient justifiées, la magie de l’intérêt composé à l’abri de l’impôt faisant quand même un très bon travail pour maximiser le rendement. J’ai donc mis quelques chiffres dans la calculatrice.

Supposons que vous déposez 200$ par mois dans votre RÉER pendant 30 ans. Supposons un taux d’imposition moyen de 40%. Nous utiliserons un taux de rendement purement arbitraire de 5%. Le taux réel pour quelqu’un qui épargne à l’extérieur du RÉER sera donc de 3%. Quelle est la différence d’épargne au bout de 30 ans?

  • Avec un RÉER: 163 740$ + 66 970$ de retour d’impôt (40% de la cotisation annuelle, ajouté à l’épargne une fois par année pour la même période)
  • Hors RÉER: 116 028$

Par contre, un participant au programme de RÉER devra payer de l’impôt sur les retraits qu’il fera à sa retraite, contrairement à quelqu’un qui aura décidé de payer l’impôt au fur et à mesure.

Si le taux d’imposition demeure le même, la stratégie RÉER est clairement plus payante, même après avoir payé les impôts: on a 138 426$ (et je simplifie à l’extrême… l’impôt ne sera pas payé en entier le premier jour de la retraite), c’est 22 398$ de plus que quelqu’un qui a épargné en dehors d’un RÉER.

En fait, le taux d’imposition devrait être supérieur à 50% dans l’exemple donné au moment de la retraite (alors qu’il a été de 40% pendant la totalité de la durée de l’épargne) pour que ça devienne plus avantageux d’épargner hors RÉER. En bref, même avec un scénario qui arrondit et simplifie énormément, le plus souvent en défaveur du RÉER, celui-ci demeure plus avantageux.

La date limite pour cotiser à un RÉER pour profiter des crédit d’impôt dans votre rapport d’impôt de 2009 est le 1er mars 2010. C’est donc le temps de commencer à le planifier!

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Ma compréhension de la valeur d’un fonds de pension

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Je discutais récemment avec un ami de la valeur d’un fonds de pension pour un employé. Nous comparions nos situations: j’ai la chance de bénéficier d’un fonds de pension à prestations déterminées, contrairement à lui, et il semblait penser que j’étais terriblement avantagé. La discussion s’inscrit par ailleurs plutôt bien en réponse aux articles de Sourire sur le sujet parus il y a quelques jours. J’espère qu’elle me corrigera si j’écris n’importe quoi!

Fonds de pension: essayons d’y mettre des chiffres

Le tout premier élément à connaître, c’est que l’employé contribue également à son fonds de pension. La proportion peut varier mais, le plus fréquemment, l’employé paie 50% du régime et l’employeur couvre l’autre 50%.  Si on simplifie à l’extrême, un fonds de pension est un régime où l’employeur vous force à cotiser une portion de votre salaire à un RÉER… sauf que le RÉER, c’est lui qui le gère jusqu’à votre retraite, et il vous garantit un rendement fixe (via la prestation déterminée).

Donc, si un employeur m’offre un salaire égal à celui que je gagne actuellement sans m’offrir de fonds de pension, c’est comme si on m’offrait un salaire inférieur. De combien? Environ le montant que mon employeur cotise à mon fonds de pension.

Pas une panacée

Bref, en y regardant un peu plus attentivement, on réalise qu’un fonds de pension à prestations déterminées, ce n’est pas une panacée universelle à laquelle il faut aspirer à tout prix. Il est possible à quelqu’un de très discipliné de reproduire la même chose par des cotisations régulières (et probablement maximales) à son RÉER. Il faut également gérer l’argent dans son RÉER de façon aussi efficace que le fonds de retraite de l’employeur (par exemple, ne pas tout mettre son argent dans Nortel deux ans avant sa retraite…)

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Régimes de retraite — Ça vaut combien? (suite et fin)

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J’ai déjà abordé la difficulté d’évaluer un régime de retraite et traité de quelques hypothèses dans un article précédent. Voici la suite!

Hypothèses économiques

Un autre ensemble d’hypothèses est très important, soit celui des hypothèses économiques: celles qui touchent le salaire, celles qui touchent le taux de rendement et, surtout si le régime prévoit une quelconque indexation des prestations, celles qui touchent le taux d’inflation.

Comparativement aux durées de vie et de service, qui sont essentiellement individuelles, les hypothèses économiques sont globales, c’est-à-dire qu’elles affectent l’ensemble du régime.

Commençons par le taux d’inflation. Si les prestations sont indexées, partiellement ou complètement, le taux d’inflation affecte toutes les prestations de la même façon. Dernièrement, le taux d’inflation n’a pas trop varié au Canada, mais ça n’a pas toujours été le cas, et, même si la Banque du Canada semble en contrôle, je ne suis pas sûre qu’il y ait beaucoup d’experts qui soient prêts à affirmer que l’inflation restera sous contrôle pendant les 75 prochaines années…

Le taux de rendement est un taux calculé pour l’ensemble des fonds qui se trouvent dans la caisse de retraite. Il faut faire une hypothèse pour ce taux… Il suffit de penser aux taux de rendement des bourses canadiennes et états-uniennes ces dernières années pour se rendre compte que ce n’est pas facile à prédire…

Pour ce qui est du salaire, en fait, il y a une composante individuelle dans la mesure où l’augmentation de salaire vient en partie du mérite ou de l’expérience propre à la personne. ll y a aussi une composante globale qui correspond à l’augmentation de productivité. En fait, cette décomposition semble pas mal théorique… Même sans s’attarder aux composantes — il est possible d’en définir trois — le fait est qu’il est aussi difficile de prédire les augmentations de salaire…

La morale de l’histoire?

Parce qu’il y a plusieurs hypothèses à émettre pour évaluer un régime de retraite (je ne les ai même pas toutes mentionnées!), parce que plusieurs hypothèses font l’objet d’une grande incertitude et parce qu’un régime de retraite a des engagements qui s’étalent loin dans le temps, il ne faut pas s’étonner de passer d’une période où plusieurs régimes sont excédentaires (parfois au point de se demander quoi faire de l’argent en trop), à une période où plusieurs régimes sont déficitaires.

Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus qu’il est difficile d’évaluer un régime de retraite, pensez à ceci: est-ce que les experts s’entendent pour prédire ce qui arrivera sur les marchés canadiens dans la prochaine année? Même d’ici la fin de l’année? Alors, difficile de penser qu’on puisse prédire tout ce qui affectera la valeur des promesses faites aux actuels participants à un régime de retraite!

Alors, pas étonnant qu’il faille évaluer un régime au moins tous les trois ans — cela permet de rajuster le tir! Ce n’est pas aussi fréquent que l’ajustement de l’avion sur sa trajectoire, mais la destination n’est pas atteinte à aussi brève échéance non plus!

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Régimes de retraite — Ça vaut combien?

3261364899_278ffbbabb_mPersonne ne le sait exactement…

Au niveau individuel, très difficile de juger de la valeur d’un régime de retraite (à prestations déterminées); en fait, on y reviendra dans un autre article! Au niveau du régime dans son ensemble, ce n’est pas facile non plus: même les experts en évaluation de régimes de retraite ne prétendent pas connaître LA valeur exacte d’un régime de retraite.

… sauf si…

En fait, dans un cours que j’ai donné l’hiver dernier, j’ai insisté sur le fait que le véritable coût d’un régime de retraite n’est connu que lorsque plus personne n’a un quelconque droit à une quelconque prestation offerte par le régime. Et à moins que le régime n’achète des rentes auprès d’un assureur, cela va jusqu’au décès du dernier participant ou bénéficiaire. Or, les centenaires se font de moins en moins rares! Cela veut dire que les engagements d’un régime durent potentiellement longtemps après le départ à la retraite, et souvent bien des années après le travail qui a ajouté aux droits acquis dans le régime.

(Par analogie, impossible de savoir exactement combien il en coûtera pour élever votre bambin avant d’avoir fini de l’élever! Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille pas se poser la question…)

Alors, de quoi dépend la valeur?

Parlant de centenaires, vous aurez compris que la durée de vie est l’une des variables à prendre en compte dans l’évaluation d’un régime de retraite. Au niveau d’un groupe, des études de mortalité permettent d’avoir une idée de la durée de vie des gens. (Ce qui est difficile, c’est d’anticiper les gains au niveau de la santé qui se traduisent en durée de vie plus longue pour tous.)

Le nombre d’années de service est aussi une valeur inconnue tant que la personne n’a pas pris sa retraite, ou laissé son emploi avant même de prendre sa retraite. Ce nombre d’années dépend de l’employeur (via les mises à pied, les fermetures d’usine, les congédiements) et de l’employé lui-même (en démissionnant ou en partant à la retraite).

La durée de vie et la durée de service font l’objet d’hypothèses dans le cadre de l’évaluation d’un régime de retraite. Mais ce ne sont pas les seules hypothèses à faire! Loin de là!

D’ailleurs, d’autres hypothèses seront présentées dans un prochain article…

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Régimes de retraite: types pourcentage-salaire – exemple de calcul

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Pour illustrer la différence entre les trois types de calcul de la rente, nous allons supposer que le pourcentage est 2 % dans tous les cas, que seule la définition du salaire de référence change. Nous allons travailler avec un historique de salaires fictifs, pour quelqu’un qui travaillerait 10 ans pour un employeur donné avant de prendre sa retraite, cet employeur offrant l’un ou l’autre des régimes montrés en exemple.

Voici l’historique fictif.

Âge Salaire
55 50 000
56 51 000
57 53 000
58 54 000
59 55 000
60 57 000
61 61 000
62 62 000
63 59 000
64 58 000

Dans le cadre d’un régime salaires de carrière, la rente sera de 2 % × 10 × (560 000 $ ÷ 10) = 11 200 $ par année, puisque la somme des salaires est de 560 000 $ et qu’il y a 10 salaires en tout. Le salaire de référence, le salaire moyen durant toute la carrière active au service de cet employeur, est donc de 56 000 $. (La rente aurait également pu être définie comme étant 2 % × 560 000 $, soit le % multiplié par la somme des salaires gagnés durant la carrière.)

Dans le cadre d’un régime fin de carrière, avec n = 3, la rente sera de 2 % × 10 × (179 000 $ ÷ 3) = 11 933 $ par année, le salaire final moyen des trois dernières années étant donné par (62 000 +59 000 + 58 000) ÷ 3 = 59 667. Dans la mesure où le salaire de référence est supérieur au salaire moyen de toute la carrière — ce qui est souvent le cas — un régime fin de carrière est plus généreux qu’un régime salaires de carrière, pour un pourcentage donné.

Dans le cadre d’un régime salaire meilleures années, avec m = 3 et n = 5 (qui prend donc les trois meilleurs salaires des cinq dernières années), la rente sera de 2 % × 10 ×(182 000 $ ÷ 3) = 12 133 $ par année. Les salaires qui entrent dans le calcul du salaire de référence sont 61 000, 62 000 et 59 000 — ils sont consécutifs, mais cela n’était pas exigé — et leur moyenne est de 60 667 $.

Évidemment, si vous avez le choix de votre régime, le plus avantageux, pour un même pourcentage, est le régime salaire meilleures années! Néanmoins, le régime de retraite n’est qu’un élément à considérer quand vient le temps de choisir un emploi. En plus, pour le commun des mortels, la valeur d’un régime de retraite, c’est un peu difficile à évaluer… Et même pour les experts, ce n’est pas trivial! Je vous en parle dans un prochain article…

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Régimes de retraite: types pourcentage-salaire

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Comme j’en faisais mention dans l’article précédent, qui remonte à plusieurs semaines (mea culpa), il y a divers types de régimes pourcentage-salaire. Pour tous ces régimes, le montant versé à la retraite est le résultat d’un calcul qui prend la forme suivante:

% * service * salaire de référence

Le « % » varie d’un régime à l’autre, 2 % étant relativement courant. Le service correspond au temps de travail reconnu aux fins du régime de retraite. Ce qui distingue les types pourcentage-salaire, c’est la façon dont le salaire de référence est défini aux fins du calcul de la rente.

Salaires de carrière

Dans le cadre d’un régime salaires de carrière, comme le laisse entendre le nom, tous les salaires gagnés durant la carrière sont tenus en compte dans le calcul de la rente.  Ainsi donc, le salaire de référence pour un régime salaires de carrière est le salaire moyen gagné durant toute la carrière active.

Fin de carrière

Un régime fin de carrière définit le salaire de référence comme étant le salaire final moyen. Le salaire final moyen est calculé en prenant la moyenne des n derniers salaires, où n est un petit nombre entier (3 ou 5, par exemple).

Dans la mesure où les derniers salaires sont généralement plus élevés que les précédents, pour un même % et un même service, un régime fin de carrière est plus intéressant qu’un régime salaires de carrière.

Le plus généreux: salaire meilleures années

Dans un régime salaire meilleures années, le salaire de référence est la moyenne des m meilleurs salaires. Il est possible que les m meilleurs salaires doivent être consécutifs. Il est également possible qu’ils doivent se trouver parmi les n dernières années. Par exemple, le salaire de référence pourrait être défini comme étant la moyenne des trois meilleurs salaires des dix dernières années.

Il se peut que les meilleurs salaires soient aussi les derniers. Par contre, pour quelqu’un qui ralentit en fin de carrière, la formule qui se base sur les meilleures années est plus avantageuse.

Si vous voulez en savoir plus sur les types de régimes pourcentage-salaire et sur leur popularité relative, vous pouvez lire un article plus long et plus détaillé.

Demain, on vous présente un exemple de calcul afin de mieux saisir la différence entre ces différents types!

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