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La ristourne: une dividende pour les clients

mai 25th, 2009 Ebenezer 1 comment
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Plus tôt cette semaine, j’ai parlé de l’offre de Desjardins de verser la ristourne annuelle sous forme de parts dans l’organisation plutôt que par un dépôt directement dans notre compte. Par contre, je n’avais pas pris le temps d’expliquer ce qu’est une ristourne. Je présume que plusieurs d’entre vous savent déjà c’est quoi… vous êtes donc dispensés de lecture pour aujourd’hui.

La ristourne, c’est comme une dividende

«Mais qu’est-ce qu’une dividende?», vous exclamerez-vous. Une dividende, c’est tout simplement la redistribution de l’argent qu’une compagnie a en banque à ses actionnaires.

Quand une compagnie réalise des profits, elle place cet argent à la banque. Après un certain temps, si la compagnie demeure profitable, ce montant d’argent devient considérable. Elle a alors le choix entre utiliser cet argent pour construire une nouvelle usine ou bien acheter une autre compagnie ou, tout simplement, remettre cet argent aux actionnaires. Lorsqu’elle le redonne aux actionnaires, elle verse un montant en dividende par action détenue. Par exemple, la compagnie Philip Morris verse un dividende de 0,54$ par action à tous les trimestres. Si vous détenez 100 actions de la compagnie, vous recevez 54$ tous les trois mois. Si vous êtes multimilionnaire et que vous possédez 100 000 actions, vous recevez 54 000$ par trois mois.

Un membre, un vote

Dans le cas de Desjardins, puisque c’est une coopérative et non une compagnie standard, lorsqu’elle redistribue ses profits, on appelle cela une ristourne. Et, contrairement à une compagnie qui détermine le montant versé à chaque actionnaire en fonction de la proportion de la compagnie qu’il possède (le nombre d’actions), la ristourne est versée en fonction de l’utilisation des services que les membres font.

Ainsi, le montant de la ristourne est calculé à partir des intérêts que vous avez payés sur vos prêts détenus par la Caisse et des intérêts que vous avez reçus de vos placements réalisés avec le mouvement Desjardins. Plus vous avez fait affaire avec Desjardins, plus votre ristourne sera élevée.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr abbynormy

Le chiffrier de jesuispauvre.com pour votre budget personnel

avril 28th, 2009 Ebenezer No comments
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Au début du mois, je vous demandais quelles étaient les catégories que vous utilisiez dans le suivi de vos dépenses, afin de préparer un «fichier officiel, approuvé par jesuispauvre.com». Merci de vos commentaires! Aujourd’hui, je vous présente le résultat.

C’est rien de compliqué, et c’est le but. N’hésitez surtout pas à le modifier comme bon vous semble afin de l’adapter à vos besoins particuliers. Vous n’avez qu’à cliquer ici pour accéder au chiffrier de budget personnel jesuispauvre.com.

Notez par contre que je vois ce fichier comme un point de départ, mais mon opinion personnelle est qu’un logiciel de finances personnelles (Quicken, Microsoft Money ou BudgetExpress) devient plus simple à utiliser avec le temps et permet aussi de réaliser des rapports plus rapidement.

Les conseils du lecteur

J’en profite pour vous pointer les commentaires de BeachBoy sur mon article initial, qui méritent d’être repris ici parce qu’ils résument si bien ma pensée générale sur le sujet du suivi des dépenses et du budget personnel:

Au début tu sépares tout en bien trop de catégories, pour finalement préférer moins de catégories où il est plus facile de faire un budget

La clé du succès, c’est de persévérer et de ne pas avoir peur de changer d’idée sur les catégories qu’on met en place.

Une expérience

La curiosité me gagne et je vous propose quelque chose. J’avoue qu’étant donné le nombre relativement restreint de lecteurs, je serais étonné que ça fonctionne, mais si je ne lance pas l’idée, c’est sûr que ça n’ira pas plus loin. Il serait intéressant de fournir un guide sur le pourcentage «approprié» à chacune des catégories de dépenses. Pour y arriver je vous propose de m’envoyer par courriel le fichier Excel avec, à côté du nom de la catégorie, le pourcentage de vos dépenses (pas de vos revenus) que chacune représente. Si j’ai un minimum de 30 réponses, j’ajouterai une colonne dans le chiffrier de budget personnel avec la moyenne des lecteurs de jesuispauvre.com, afin d’avoir une base de comparaison.

Même si je n’ai pas du tout l’intention d’utiliser ces informations pour autre chose que ce qui est mentionné ici, je ne suis pas en mesure de vous garantir que ces informations seront parfaitement encryptées et sécurisées lors du transport ou de l’archivage et à l’abri de toute intention malveillante extérieure à jesuispauvre.com. C’est pourquoi je ne m’intéresse qu’au pourcentage relatif de chacune des catégories par rapport à vos dépenses et pas à votre revenu. En tout état de cause, si vous êtes inconfortable avec la publication de ces informations, s’il-vous-plaît, n’envoyez rien!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr caterina
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Les obligations 101

avril 14th, 2009 Ebenezer No comments
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Lorsque vient le temps de discuter de la portion «revenu fixe, capital garanti, risque minimum» de mes épargnes, mon conseiller financier préfère se tenir loin des obligations corporatives. Mais avant d’aborder les raisons motivant son conseil, à venir dans un prochain article, attardons-nous un peu sur ce qu’est une obligation.

Qu’est-ce qu’une obligation?

Une obligation est tout simplement un emprunt qu’une organisation fait. Pourquoi ne va-t-elle pas à la banque? Parce qu’avec une obligation, elle s’adresse directement aux épargnants et contourne ainsi un intermédiaire, diminuant les coûts d’emprunt (et augmentant le taux d’intérêt que l’investisseur peut espérer obtenir comparativement à un placement garanti à la banque).

En temps normal, il y a peu (ou pas) de garantie envers l’épargnant en cas de faillite de l’emprunteur; par contre, l’épargnant sera remboursé avant l’actionnaire. Lorsqu’on achète une obligation émise par une compagnie, il faut avoir confiance que celle-ci est financièrement solide et aura les moyens de rembourser la dette qu’elle vient de contracter envers nous.

Une obligation AAA, comme le bœuf?

Puisqu’on ne peut pas s’attendre à ce que chaque investisseur soit en mesure d’évaluer de façon efficace chaque émetteur d’obligations, des agences de cotation du crédit (Moody’s, Standard and Poor’s et DBRS) émettent un jugement sur la qualité de la dette émise. Au moment d’émettre des obligations, une organisation contactera donc une ou plusieurs de ces agences pour qu’elles émettent une opinion sur la qualité de sa dette. Cette opinion prend la forme d’une cote: de AAA pour la meilleure qualité à D, quand l’emprunteur n’effectue plus ses paiements à temps.

Dans le prochain article, on explorera deux grandes classes d’obligations: gouvernementales et corporatives.

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Retenues à la source

avril 12th, 2009 Ebenezer No comments
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Madame Ebenezer et Luc P. Pelletier me signalent la parution sur le site de Workopolis de deux chroniques (partie 1 et partie 2) de Jean-François Carignan vous expliquant à quoi correspondent les retenues à la source sur votre chèque de paye. Si vous êtes du type à ne regarder que le montant net sur votre talon de paye sans vous préoccuper de la différence entre le brut et le net, je vous en recommande la lecture.

Les retenues gouvernementales

En vrac… (chacun de ces éléments mériterait un article dédié):

Autres retenues

Malheureusement, Workopolis passe sous silence le fait que la plupart des employeurs ajoutent également des retenues à la source pour différents programmes qui leur sont spécifiques, par exemple (j’en ai sûrement oublié, n’hésitez pas à me corriger dans les commentaires):

  • Assurances collectives (médicaments, invalidité, etc.)
  • Régime de retraite ou cotisation à un RÉER
  • Pensions alimentaires (?? — aidez-moi quelqu’un…)
  • Don à un organisme de bienfaisance

Bien souvent, la meilleure ressource pour répondre aux questions relatives à votre propre talon de paye, c’est le département des ressources humaines de votre employeur.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Neubie
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Fonds mutuels, d’actions, répartition d’actifs

mars 2nd, 2009 Ebenezer No comments
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Nous avons écrit, il y a de ça plusieurs semaines déjà, des articles sur les fonds indiciels (ou négociés en bourse) et les fonds éthiques. Madame Ebenezer m’a avoué avoir trouvé les articles plutôt cryptiques et pas aussi informatifs qu’elle les aurait souhaités. Au cours de la discussion, il est apparu qu’il lui manquait une pièce d’information assez importante: c’est quoi un fonds?

Fonds mutuel?

Premièrement, il faut savoir que l’expression fonds mutuel est inappropriée en français. Voici ce qu’a à dire le Grand Dictionnaire de l’OLF:

L’expression fonds mutuel est souvent utilisée au Canada en ce sens mais elle est inappropriée, car le mot mutuel a, en français, le sens de « réciproque » et non de « détenu en commun » comme l’adjectif anglais mutual. Mutuel se dit d’associations à but non lucratif dont les membres s’entraident en s’assurant mutuellement contre certains risques moyennant le versement d’une cotisation (société d’aide mutuelle, société mutuelle d’assurance, etc.).

Une mesure de contrôle du risque

Un fonds, c’est une entité (j’avoue ne pas trop savoir comment la qualifier autrement) qui récolte l’argent d’un grand nombre d’investisseurs et qui va placer cet argent dans une variété de compagnies, sélectionnées selon des critères établis à la création de ce fonds. L’objectif principal est de permettre aux petits investisseurs de profiter des rendements supérieurs offerts par la bourse tout en contrôlant le risque associé à ce marché volatil.

L’une des meilleures méthodes pour réduire le risque, c’est d’équilibrer nos investissements, soit acheter différents types de compagnies. Par exemple, on peut acheter des compagnies dans le domaine financier, dans le domaine manufacturier, dans les matières premières, dans les technologies, etc. De cette façon, si un secteur se porte mal, cette situation n’aura un impact que sur une fraction de nos investissements et non sur la totalité. Inversement, si un secteur va très bien, notre gain sera plus faible que si on avait investi tout notre argent dans ce secteur.

Or, pour nous, petits investisseurs, il n’est pas pratique ni rentable de réaliser cet équilibre nous-mêmes. Le coût de la commission et la recherche nécessaire pour bien balancer notre portefeuille selon nos objectifs de placements rendent cette solution impraticable. Les fonds nous évitent ces difficultés en nous permettant d’investir un petit montant individuellement, qui devient grand collectivement et qui nous permet de diversifier nos placements.

Quand on parle de fonds éthiques ou de fonds indiciels (ou de fonds d’actions, fonds à revenu fixe ou autre), le qualificatif vient donner une indication sur les critères de sélection des actions qui seront achetées. Les puristes me feront remarquer qu’il ne s’agit pas nécessairement d’actions et que ça pourrait être des obligations. Ils auront raison.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Tanya Ryno

Les détails croustillants

mars 1st, 2009 Ebenezer No comments
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Bon, mettons tout d’abord les choses au clair et diminuons les attentes: je parlerai des détails «croustillants» d’une assemblée générale des actionnaires. C’est rempli de vestons et ça se passe à 10h le matin en semaine. On n’est pas le Allô Police, tout de même!

Après le compte rendu plutôt factuel d’hier, je vous parle aujourd’hui premièrement de l’actionnaire qui a failli se faire expulser de la salle et deuxièmement de certaines de mes impressions générales.

Donc, comme je le disais hier, l’assemblée a débuté à l’heure pile et j’ai été étonné de constater que, malgré le brouhaha général qui régnait alors dans la salle, lorsque le président a demandé qu’on prenne place au micro, le silence fut instantané. C’est pourquoi j’ai été étonné lorsqu’il a mentionné après trois phrases que son rôle en tant que président de l’assemblée était de maintenir l’ordre. C’était en apparence totalement inutile après une telle démonstration. Mon étonnement n’a duré que le temps de me donner tort… à peu près deux minutes plus tard.

Un actionnaire récalcitrant

Un actionnaire s’est présenté au micro (qui était fermé en attendant la période de question, de toute façon) pendant que le président de l’assemblée nous faisait part des éléments de la procédure standard d’une assemblée générale. Apparemment, cet actionnaire souhaitait faire ajouter des points à l’ordre du jour; malheureusement, j’étais trop loin et je n’ai pu saisir ce qu’il souhaitait faire ajouter spécifiquement. Sa demande n’a pas été acceptée mais il refusait de retourner s’asseoir pour attendre le moment opportun pour poser des questions au conseil d’administration. Longue histoire courte, le président de l’assemblée a menacé de l’expulser (sous les applaudissements de l’assistance) s’il ne se calmait pas. L’actionnaire en question a finalement accepté de reprendre sa place. Il a par la suite posé plusieurs questions, ne se satisfaisant pas toujours des réponses obtenues.

Mauvaise représentation des petits actionnaires

Je suis très content d’avoir pu assister à l’assemblée générale des actionnaires parce que ça m’a permis de comprendre sur place pourquoi les intérêts des petits actionnaires sont si mal représentés. D’un côté, il y avait le conseil d’administration qui, de toute évidence, supportait à 100% (et je crois que c’est normal) les actions des dirigeants de la banque. De l’autre, il y avait un actionnaire exagérément revendicateur qui a perdu toute crédibilité face à l’assistance. Ni l’un ni l’autre n’avait mes intérêts à cœur. On a le sentiment que le seul moyen de faire pression sur des dirigeants est d’être un investisseur institutionnel et de prendre part à des discussions extérieures à l’assemblée des actionnaires. Pourquoi les investisseurs institutionnels ne viennent-ils pas poser des questions en public?

Quelques réflexions en vrac

  • Les pertes de mauvaises créances ont été subies non pas dans le monde hypothécaire, comme je l’aurais cru, mais dans les cartes de crédit et les prêts aux entreprises
  • Le pdg a exprimé son incompréhension devant l’inaction du gouvernement américain à la suite de la faillite de Lehman Brothers.
  • Le pdg a fait appel aux gouvernements pour qu’ils investissent dans les infrastructures technologiques «comme dans les hôpitaux et les écoles». Voir la lettre pour un Québec numérique: nos dirigeants (politiques et économiques) ne comprennent toujours pas l’enjeu.
  • Commentaire du pdg: «Le monde [financier actuel] est trop épeurant, on va rester chez nous» (en expliquant pourquoi la Banque va se concentrer sur le marché québécois)
  • On indique le nombre exact de succursales qui seront rénovées, déménagées ou ouvertes, mais quand on mentionne les investissements en technologies, il est simplement écrit: «nombreux investissements déjà prévus»
  • La majorité des questions des actionnaires étaient en lien avec les PCAA (papier commercial adossé à des actifs)… J’aurais souhaité que des questions soient posées sur la stratégie de la banque, qui me semblait peu inspirante: «on va continuer à mieux faire ce qu’on fait bien: être proches de nos clients»
Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Louis Beche
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Promesse tenue: compte rendu de l’assemblée générale de la Banque Nationale

février 28th, 2009 Ebenezer No comments
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Vendredi dernier, je vous annonçais que je comptais me présenter à l’assemblée générale des actionnaires de la Banque Nationale qui se tenait à Québec, au Centre des congrès.

Dès 9h30, j’étais sur place, ayant l’air d’un extraterrestre au milieu d’un océan de vestons qui ne ferait pas blêmir une succursale de Moores. Le processus d’inscription a été un jeu d’enfant. L’assemblée a débuté comme prévu à 10h pile. Cela dit, j’ai passé la dernière année de mon baccalauréat sans prendre de notes pendant les cours… et je suis ressorti de ma matinée avec cinq pages de notes. Ça m’inquiète un peu. Je vais donc séparer l’expérience en deux articles: le déroulement proprement dit, dont je traiterai aujourd’hui, et les détails croustillants qui, naturellement, viendront après, donc demain.

Président du conseil

10h: Le président du conseil d’administration prend la parole. Il annonce que le conseil d’administration l’a nommé président de l’assemblée générale. Il nous informe que le quorum de dix (!) actionnaires est atteint. D’après mon estimation, on est un peu moins de 200 personnes dans la salle.

Après quelques minutes d’explications sur le déroulement de l’assemblée, une vidéo nous présente les résultats financiers de la banque. Je m’attendais plutôt à me faire présenter une série de diapos avec des tableaux et des explications par un humain. Remarquez, c’est peut-être moins ennuyant sous la forme d’une vidéo et, si on s’intéresse tant aux résultats, le rapport annuel est beaucoup plus détaillé et approprié.

Président-directeur général

10h30: Le président-directeur général de la banque prend la parole. Il souligne les 150 ans d’histoire de la banque et arrive assez rapidement dans le vif du sujet: la vision de la banque sur la situation financière mondiale et canadienne. Il parle entre autres de la solidité du système bancaire canadien par rapports à celui des autres pays et de l’intervention passée et souhaitée des gouvernements. Finalement, il présente la stratégie de la banque pour maintenir et améliorer sa performance dans les prochaines années.

10h45: Intervention du président du comité de ressources humaines. Il s’agit d’un sous-comité de membres du conseil d’administration qui recommande au conseil la rémunération des dirigeants de la Banque. C’était de toute évidence une intervention attendue car Louis Vachon, le pdg de la Banque,  avait fait les manchettes, ayant obtenu une augmentation de salaire significative en 2008 par rapport à 2007 alors même que la valeur de l’action diminuait considérablement. Les motivations derrière la décision du conseil de procéder à cette augmentation ont été expliquées.

10h50: Mot de la fin du pdg et présentation d’une publicité qui soulignera le 150e anniversaire de la Banque.

Les votes

11h: La secrétaire de l’assemblée prend la parole et explique le déroulement du vote à venir. On vote sur trois sujets: les membres du conseil d’administration, la firme de vérificateurs comptables et trois propositions d’actionnaires.

La procédure de vote est relativement simple. En arrivant le matin, on nous a remis quatre bulletins de vote. Un pour les membres du conseil et les vérificateurs et un pour chacune des propositions d’actionnaires. Sur chaque feuille, on écrit notre nom, notre adresse et notre vote. Des gens passent dans les allées pour ramasser nos feuilles et vont les compiler.

11h30: Début de la période de questions. Plusieurs questions pertinentes sont posées et les réponses sont généralement bonnes. Malheureusement, j’ai le sentiment que le contexte ne favorise pas beaucoup les questions plus difficiles et je comprends que certains petits actionnaires se sentent impuissants. Il y a eu deux interventions qui n’ont eu comme contenu que: «vous êtes fins, vous faites du bon travail, on vous aime».

12h08: Fin de l’assemblée.

Désolé pour la longueur de l’article. J’en ai au moins aussi long à écrire demain… et vous me devez 15,75$ pour le stationnement!

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Papier commercial: Quid?

février 27th, 2009 Ebenezer No comments
Pouf! Le risque est disparu! (Yeah, right)

Pouf! Le risque est disparu!

Roger Tremblay, dans un courriel qu’il souhaitait, à n’en pas douter, garder privé, me faisait la remarque suivante:

je suggère de faire un article qui va expliquer c’est quoi les fameux papiers commerciaux de la CDPQ.. je pensais que c’était des actifs de papetière!!!!

Je lui donne raison sur toute la ligne. C’est une excellente idée de parler des PCAA (papier commercial adossé à des actifs) et non, ils n’ont rien à voir avec les compagnies papetières.

Répondre à un besoin de rendement

Le papier commercial adossé à des actifs semble être un véhicule financier créé spécifiquement pour être complexe (voir notre opinion sur l’achat de produits financiers qu’on ne comprend pas; merci à Bernard Madoff pour la démonstration retentissante). Ce que j’en ai compris, c’est qu’une banque prend tout un tas de prêts qu’elle a accordés à ses clients, principalement des prêts hypothécaires. Pour elle, ces prêts sont un actif (pour nous, pauvres propriétaires, c’est une dette!). Donc, elle met dans un tas toutes sortes de prêts de qualité inégale et les vend en bloc à un investisseur, avec promesse de les racheter à court terme — 30 à 120 jours.

L’investisseur achète donc ce paquet sans être capable d’en évaluer le risque, mais est heureux parce que le rendement offert par la banque est plus élevé que les bons du trésor (qui sont très bas, pour stimuler l’économie). Ce «paquet», c’est ce qu’on appelle du papier commercial adossé à des actifs.

Avec l’argent reçu de l’investisseur, la banque retourne voir les acheteurs de maisons et leur prête encore plus d’argent, confiante qu’elle va pouvoir refiler ces hypothèques à d’autres investisseurs. Le processus est expliqué à merveille dans le vidéo (en anglais) qui circule depuis lundi sur Internet: The Crisis of Credit Visualized. Merci encore à Isabelle Lopez qui a été la première à le signaler (je l’ai vu à plusieurs autres endroits depuis… et si vous suivez notre fil de veille, vous l’avez vu lundi matin vous aussi!).

J’arrête ici parce que je sens que Soeur Économe s’apprête à venir vandaliser mon clavier pour y retirer les touches ( et ) pour abus de parenthèses dans mes textes. Pas si fort le soupir de soulagement, j’ai entendu…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr askthepixel.

Risque de déflation en France

février 22nd, 2009 Ebenezer No comments
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Je profite des plus récents chiffres sur l’inflation en France pour introduire nos lecteurs à quelques termes qu’on aime oublier: la désinflation et la déflation. En effet, le magazine Les Affaires annonce aujourd’hui qu’après un taux d’inflation négatif de 0,2% en décembre, celui de janvier a atteint 0,4% (encore dans le négatif). Pour les douze derniers mois, l’inflation s’établit à 0,7%.

Désinflation

La désinflation est tout simplement une baisse marquée du taux d’inflation. Par exemple, pendant toute l’année 2008, l’inflation en France était d’environ 3%. Avec des valeurs négatives en décembre et en janvier, le taux d’inflation des douze derniers mois est maintenant de seulement 0,7%; la France est donc clairement dans une période de désinflation. Une période de désinflation  ne correspond pas nécessairement à une récession, par contre. Le niveau d’inflation peut baisser sans pour autant que le PIB d’un pays ne recule.

Déflation

La déflation est tout simplement l’inverse de l’inflation: il s’agit d’une baisse prolongée (Wikipédia mentionne une période de plusieurs trimestres) de l’indice des prix à la consommation. Cette situation est généralement très néfase pour une économie, parce que si les prix sont constamment en baisse, vous pourrez acheter plus avec votre argent dans un mois qu’aujourd’hui. Cela devient donc un incitatif à ne pas dépenser, ce qui freine considérablement l’économie. Dans des sociétés fortement endettées, c’est encore pire, parce que le pouvoir d’achat représenté par la dette augmente constamment, appauvrissant rapidement les détenteurs de dettes.

Conclusion

On souhaite à nos cousins français que la courte période de déflation qui s’est amorcée en décembre cesse au plus vite, quitte à connaître des niveaux d’inflation très bas. Je n’ai malheureusement pas suivi les différentes mesures proposées par le gouvernement français pour avoir le début d’une opinion sur la probabilité que mon souhait se concrétise.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr ktylerconk

REER FTQ – Pourquoi est-ce si populaire?

février 18th, 2009 Ebenezer 6 comments
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Un lecteur (bonjour LeCritique!) me demandait récemment si, considérant les avantages fiscaux qu’il présente, un placement RÉER dans le Fonds de solidarité FTQ était intéressant malgré les nombreuses restrictions qui y sont attachées. Il souhaitait de plus que j’explore la question spécifiquement pour quelqu’un qui est à cinq ans de sa retraite… Mais j’ai 200 mots, je ne peux pas faire de magie!

Qu’est-ce que le Fonds de solidarité FTQ?

Le Fonds de solidarité FTQ est un fonds qui récolte de l’argent d’un grand nombre d’investisseurs (vous et moi… et leurs syndiqués!) et qui, avec cet argent, va investir dans des compagnies québécoises. Leur objectif, comme tous les fonds de placement, est de réaliser des investissements judicieux dans des compagnies dont la valeur des actions augmentera, pour donner du rendement aux actionnaires (c’est nous, ça!). Comme ils sont affiliés à une centrale syndicale, ils ont aussi pour objectif de conserver des emplois au Québec. Ils supporteront donc des PME qui éprouvent des difficultés pour les aider à passer à travers des périodes difficiles. Disons que le niveau de risque des investissements réalisés par le le Fonds de solidarité FTQ est plus élevé qu’un fonds indiciel standard.

Avantage fiscal d’un placement REER FTQ

Comme le niveau de risque associé à un placement dans le Fonds de solidarité FTQ est relativement élevé, les gouvernements accordent des crédits d’impôt supplémentaires pour les actionnaires qui y investissent. Vous avez donc droit à votre crédit d’impôt habituel sur les REER (qui dépend de votre taux marginal d’imposition) mais, en plus, le fédéral et le provincial vous accordent 15% de crédit d’impôt supplémentaire chacun. Ceci réduit considérablement le coût d’achat des actions du fonds et le rend très intéressant!

Les bémols

Naturellement, comme dans tout, rien n’est complètement blanc ou complètement noir. Voici quelques points à garder en tête avant d’investir vos cotisations REER dans le Fonds de solidarité FTQ:

  • Vous ne pouvez pas retirer vos fonds avant votre retraite (par exemple, si vous n’êtes pas satisfait du rendement du fonds et voudriez investir dans un autre fonds)
  • Le niveau de risque est plus élevé qu’un fonds d’action équilibré plus «standard»
  • Le fonds a deux objectifs: donner du rendement aux actionnaires (c’est bon pour votre retraite) et protéger les emplois québécois (si ce n’est pas le vôtre qui est protégé, ça risque de nuire au rendement brut du fonds)
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