Une bulle immobilière au Québec?
La semaine dernière, la Ville de Québec mettait en ligne le nouveau rôle d’évaluation pour le cycle 2009-2010-2011. Dans le communiqué qui l’annonce, on y apprend que depuis le rôle précédent (il y a trois ans), la valeur des résidences unifamiliales a augmenté de 31%. Depuis 2002, la valeur du parc immobilier de la Ville de Québec a pratiquement doublé!
Une bulle immobilière en création?
Les gens à qui j’ai parlé depuis la publication des nouveaux chiffres sont unanimes: la nouvelle valeur du rôle d’évaluation ne réflète pas la valeur qu’eux perçoivent comme étant raisonnable. Et si on ajoute à ça la coutume voulant que les maisons se vendent entre 30% et 50% plus cher que l’évaluation municipale, ça devient encore plus hors de proportion.
En période de ralentissement économique, il est illogique que le prix des maisons continue d’augmenter. Surtout quand les actualités financières parlent d’une augmentation de l’endettement des ménages canadiens. On veut vivre une reprise de la crise vécue par les Américains?
Du décalage dans les dates
En fait, l’augmentation dans le rôle d’évaluation actuel n’est pas si illogique que ça. En effet, celui-ci réflète la valeur du parc immobilier en date du 1er janvier 2008, avant le début du ralentissement économique pour le Québec. Par contre, logiquement, on devrait observer sur le marché une baisse significative de la prime au-delà de la valeur de l’évaluation municipale dans le cas des maisons vendues actuellement. Y a-t-il des agents immobiliers ou des gens qui sont activement à la recherche d’une maison qui peuvent nous indiquer si ce 30 à 50% supplémentaire a fondu suite à la publication du nouveau rôle?
Image disponible sous licence CC de l’usager flickr coffeego