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Vider sa tirelire

janvier 20th, 2010 Soeur économe 8 comments
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J’ai un enfant qui a découvert récemment le plaisir de placer des pièces de monnaie dans une tirelire (puis les en retirer pour recommencer, évidemment). Cela m’a fait réaliser que le nombre desdites pièces dans notre résidence était non négligeable.

Certains accumulent les pièces de monnaie dans une tirelire pour alléger leurs poches ou leur porte-monnaie. D’autres pour se constituer, sans y penser, une petite réserve à dépenser éventuellement. Selon les pièces qu’on y place, une simple tirelire peut facilement renfermer plusieurs dizaines sinon centaines de dollars.

Ces pièces accumulées, que la Monnaie royale canadienne doit remplacer pour en assurer un nombre suffisant en circulation, génèrent des coûts. D’après cette société, 846 millions de pièces de un cent ont été produites en 2007, de même que 218 millions de pièces de cinq cents et 284 millions de pièces de dix cents. Dans un plaidoyer pour le retrait de la pièce de un cent, Desjardins avait indiqué en 2007 qu’en plus de coûter au gouvernement 1,5 cent par pièce produite, le maintien de la pièce de un cent générait des coûts annuels de gestion par les banques, commerces et consommateurs de plus d’une centaine de millions de dollars.

Alors, quelles sont les façons de faire votre part pour réduire l’impact de la production de toutes ces pièces tout en vous permettant de placer à meilleur escient les dollars qui dorment dans votre tirelire ?

  • Les fameux rouleaux: c’est la façon traditionnelle de les ramener dans le circuit, mais c’est une opération fastidieuse qui en décourage plusieurs. Si préparer des rouleaux de pièces de cinq, dix ou vingt-cinq cents est relativement payant, les rouleaux de un cent, à 0,50$ pièce, sont probablement moins motivants. J’avais par ailleurs entendu dire que certaines institutions financières chargeaient maintenant des frais lorsqu’un client souhaitait déposer des rouleaux, mais lorsque l’année dernière j’ai ainsi rapporté le produit d’une heure ou deux de labeur à une caisse populaire, on ne m’a pas chargé quoi que ce soit.
  • Les machines automatisées: implantées depuis quelques années dans toutes sortes d’endroits dont des épiceries et magasins à grande surface, ces machines trient rapidement la monnaie qu’on y place et fournissent un reçu à aller échanger au comptoir contre des billets. La Monnaie royale canadienne en fait même la promotion (avec les données ci-dessus, pas besoin de chercher pourquoi). Seul inconvénient: la machine retient environ 10% de la valeur des pièces triées en frais de service. À vous d’évaluer si le temps épargné en préparation de rouleaux et transport à la banque le vaut.

Enfin, compte tenu de ce moyen rapide de transformer une multitude de pièces en billets, je me dis que peut-être des organismes de bienfaisance ou des campagnes de levées de fonds pourraient solliciter les gens en les invitant à contribuer avec une partie ou l’ensemble de leur tirelire. D’une part la personne qui donne n’a pas l’impression que la somme en jeu est significative (puisque de toute façon elle la laisse dormir dans un contenant) alors qu’elle peut l’être, et, d’autre part, les bénéfices peuvent être significatifs pour un effort assez faible.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr .jo.hardell.

L’euro: une solution, plusieurs problèmes

mars 30th, 2009 Ebenezer Comments off
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Comme vous le savez probablement, l’Amérique du Nord n’est pas la seule à vivre une crise économique. Aujourd’hui, j’ai donc fait quelques recherches à propos de la situation en Europe et, plus spécifiquement, les pays qui ont adopté la monnaie commune (l’euro). En fait, comme on essaie de garder nos articles plutôt courts, il y en aura probablement deux: un premier pour parler de l’euro et de ses bénéfices et inconvénients pour les pays participants et un deuxième qui s’intéressera à l’effet de la monnaie commune dans un contexte de crise.

Création de l’euro

L’euro a été créé par le traité de Maastricht, signé en 1992 par les pays membres de l’Union européenne (sauf la Grande-Bretagne et le Danemark). Son utilisation a débuté en 1999 de façon électronique et il a complètement remplacé la monnaie nationale des pays participants en 2002. J’avais entendu quelque part que la création d’une monnaie commune à l’Europe avait comme objectif de contrer la puissance excessive du dollar américain, mais je n’ai pu trouver d’information à jour à ce sujet.

Des conditions sévères

L’un des objectifs de l’euro était de stabiliser la monnaie nationale des pays pour (et si un économiste me lit et trouve que je dis des âneries, corrigez-moi!) éviter une fluctuation trop grande de la valeur des monnaies. Au Canada, nous avons vu que la remontée du dollar canadien face au dollar américain en 2006-2007 a eu un effet dévastateur sur les manufacturiers exportateurs. Une monnaie commune à l’Europe permet d’éviter ce genre de situation.

Par contre, pour éviter qu’un pays ne débalance la valeur de la monnaie commune en prenant par exemple des mesures inflationnistes, les membres se sont imposés des contraintes sévères en matière de finances gouvernementales: le déficit du gouvernement ne peut dépasser 3% du PIB et la dette nationale, 60%.

Pour se donner une idée, voici les données relatives à quelques pays bien connus:

  Déficit Dette
Canada 2% 64%
États-Unis 13% 61%
France 5,6% 64%
Image disponible sous licence CC de l’usager Flickr Chuck Nhorus
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