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Prix de débarras

juin 7th, 2011 Soeur économe 2 comments
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Question de concrétiser une réflexion de l’été dernier sur les matériaux écolos pour construire un patio, il me faut maintenant identifier une solution adéquate pour nous débarrasser du patio actuel devant être remplacé. Réutiliser, même en partie, apparaît en effet peu envisageable, la pourriture s’étant attaquée à bon nombre de planches et même, apparemment, à des éléments de structure qui nous est de toute façon toujours apparue quelque peu bancale. Sans compter que le dit bois avait été peinturé.

Voici donc une évaluation préliminaire de différents moyens m’ayant été suggérés pour prendre charge adéquatement de cette douzaine de mètres cubes de bois:

  • Transport dans un écocentre: selon l’information fournie, le bois qui est apporté dans ces lieux rendus disponibles dans plusieurs municipalités québécoises est subséquemment broyé pour entrer dans la fabrication de différents produits, et non enfoui. Se prévaloir de cette option implique toutefois de pouvoir disposer d’un moyen de transport approprié à l’important volume en cause, ou d’en louer un, et nécessite un déboursé pour les mètres cubes apportés dépassant le volume de base alloué annuellement à chaque ménage (trois mètres cubes étant alloués par année dans le cas de la Ville de Québec, et chaque mètre cube supplémentaire étant chargé 25$);
  • Collecte des monstres/encombrants: réalisée de manière régulière ou sur demande dans les municipalités, ayant l’avantage d’être gratuite, cette collecte n’apparaît cependant pas une solution particulièrement efficace étant donné que la limite de volume pour les débris de construction est fixée à un mètre cube (dans la Ville de Québec du moins). À moins de vouloir étaler le processus sur près de trois mois…
  • Location d’un conteneur: différentes compagnies offrent ce service qui a l’avantage de permettre d’étaler les travaux sur plusieurs jours, étant donné que la location se fait généralement sur une base hebdomadaire; au tarif de la location doit cependant s’additionner un coût supplémentaire établi en fonction du poids des matériaux. Pour la disposition adéquate des résidus, il faut s’en remettre à l’entreprise, qui pourrait être tentée d’aller au plus simple ou au plus court en matière de tri, encore que dans le cas d’un conteneur rempli de bois, ça n’apparaît pas un réel enjeu.
  • Service de ramassage: dans ce cas également, différentes compagnies se font compétition; probablement l’option la plus simple, elle se monnaie en conséquence. À cet égard, une rapide comparaison permet de constater que l’entreprise qui s’annonce le plus n’est pas nécessairement celle dont les tarifs sont les plus bas, particulièrement lorsque des volumes importants sont en cause.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr alex_smith1

Débordement de papier

mars 7th, 2011 Soeur économe 5 comments
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On a beau tenter de réduire la réception de paperasse de toutes sortes en cessant de recevoir de la publicité et en privilégiant les relevés électroniques (compte de banque, carte de crédit, services), le début de l’année est une période propice à une recrudescence du phénomène. Et avec un classeur déjà bien rempli, il vient un temps où on doit d’abord vider avant de classer ces nouveaux ajouts. Comment choisir ce dont on doit ou on peut se débarrasser ?

Il y a certains documents dont on ne se débarrasse pas tant qu’ils sont pertinents, évidemment. Titres de propriété, garanties, polices d’assurances, contrats et d’autres. Côté impôt, Revenu Québec indique que, pour un particulier, il faut conserver nos pièces justificatives pendant trois ans; Revenu Canada indique pour sa part de les conserver durant six ans, ce qui correspond d’ailleurs à la recommandation générale formulée par l’Office de la protection du consommateur pour cette catégorie de documents.

Parmi les autres documents susceptibles de vous encombrer, les vieux talons de paie et relevés bancaires peuvent y passer; l’OPC recommande tout de même de garder les premiers six ans et les seconds trois ans. En cette matière, le passage aux documents électroniques peut s’avérer particulièrement avantageux parce que l’émetteur vous offre généralement un historique de quelques années; le service Postel de Postes Canada permet pour sa part de conserver jusqu’à sept ans les factures qui vous sont acheminées par son intermédiaire.

Les reçus de transaction par carte de crédit ou débit s’accumulent vite aussi et les recommandations à cet égard ne sont pas claires. Néanmoins, étant donné que la période offerte pour contester une transaction est limitée à une trentaine de jours, on peut en déduire qu’il n’est probablement pas utile de les conserver plus de quelques mois, sauf exception.

Une fois le tri réalisé, quoi faire de tout ça ? Si le découragement vous envahit à l’idée de devoir passer chaque feuille dans votre petite déchiqueteuse et que vous préférez finalement continuer d’endurer votre classeur débordant, une solution s’offre à vous. La Sûreté du Québec et différents partenaires organisent depuis quelques années une journée du déchiquetage à la fin de mars. Il s’agit en fait de points de déchiquetage dans plusieurs régions où vous pouvez apporter vos documents à faire déchiqueter de façon sécuritaire. Cette année, elle aura justement lieu le 26 mars, ce qui vous laisse encore quelques semaines pour réaliser un peu de tri.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr erix!

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Matériaux écolos pour un patio ?

mai 2nd, 2010 Soeur économe 1 comment
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Un patio dont la décrépitude grandissante pourrait nécessiter des travaux ou un remplacement dans les prochains mois m’a amenée à réaliser quelques recherches sur des considérations environnementales et monétaires associées au choix possible de différents matériaux de patio ou terrasse. Je vous partage mes premiers constats.

Critères

Je ne souhaite pas utiliser un matériau dont la production nécessite de grandes quantités d’eau ou qui génère d’importantes quantités de gaz à effet de serre. La durabilité est aussi un critère important en vue de réduire la quantité de matière consommée, un élément à contrebalancer cependant avec la capacité d’en disposer adéquatement une fois sa vie utile terminée. J’ai également tenté de prendre en considération l’aspect de l’entretien puisque ça implique d’y passer du temps de façon récurrente et que ça implique généralement des produits chimiques.

Différentes possibilités

  • Bois traité: ce bois est traité chimiquement, mais le traitement n’implique plus d’arsenic et de chrome comme auparavant, étant donné les risques liés à l’exposition notamment pour les jeunes enfants. Le traitement est maintenant plutôt réalisé avec des produits chimiques comprenant du cuivre. Un tel traitement implique qu’une fois sa vie utile terminée, ce bois devient un déchet dont on doit disposer adéquatement pour éviter un relargage de ces composés chimiques dans le sol, l’eau ou l’atmosphère. Généralement considérée comme la solution la moins chère pour bâtir un patio, c’en est aussi une dont le transport est susceptible de générer des gaz à effet de serre, puisque le bois est rarement d’origine locale. C’est également un matériau qui nécessite des entretiens réguliers — teinture, scellant, alouette. Tout comme n’importe quel autre bois, on peut à tout le moins le considérer comme une forme de stockage de carbone.
  • Bois torréfié: au contraire du bois traité, ce bois ne fait pas l’objet d’un traitement chimique mais est plutôt «cuit» à température élevée, ce qui représente une dépense énergétique et donc probablement des émissions atmosphériques. Un tel traitement rend apparemment le bois plus imperméable et plus résistant à la pourriture — un bon point au niveau de la durabilité. L’impact du transport varie selon la provenance du bois faisant l’objet du dit traitement, mais il semble que la torréfaction a l’avantage de rendre utilisables différentes essences susceptibles d’être d’origine locale, et qu’au moins une entreprise québécoise en produise. Quant à l’entretien, certaines sources indiquent qu’il n’y en a pas tandis que d’autres font mention d’un scellant à appliquer sur le bois une fois mis en place.
  • Bois imputrescible: certaines essences de bois, notamment le Thuya plicata (cèdre rouge de l’Ouest), ont l’avantage d’être naturellement résistantes à la pourriture et de ne pas nécessiter de traitement préalablement à leur utilisation. Par contre, le nom l’indique, le cèdre rouge de l’Ouest ne trouve pas sa source localement et sa croissance est lente, ce qui implique une pression importante sur cette ressource (à moins d’acheter du bois certifié FSC). Son prix représenterait environ deux fois celui du bois traité. Un élément dérangeant susceptible de réduire sa durabilité: malgré son imputrescibilité, s’agit d’un bois mou, ce qui implique qu’il peut s’abîmer plus rapidement en surface.
  • Bois composite: ce matériau qui tente d’imiter l’apparence du bois est constitué d’un mélange de bran de scie et de plastique (recyclé ou non). Puisqu’il s’agit de matières qui peuvent autrement devenir des déchets, on peut considérer que la pression sur les ressources naturelles associée à sa production est faible. Comme de la colle est nécessaire pour maintenir les ingrédients ensemble, il est cependant probable que ce produit libère des composés organiques volatils. Sa durabilité semble bonne puisqu’il n’y a pas de risque de pourriture et que la coloration ajoutée serait stable, bien qu’il semble qu’il soit facilement rayé en surface. Il ne requiert aucun entretien. Toutefois, le coût du matériau représenterait environ trois à quatre fois celui du bois traité.
  • «Planches» de plastique: ce matériau est entièrement constitué de plastique recyclé, qui est teint et moulé pour lui donner une certaine apparence de bois. Présentant l’avantage de ne pas utiliser de nouvelles ressources, le produit s’avère également de nouveau recyclable lorsqu’on s’en débarrasse. La durabilité semble bonne, étant donné l’absence de risque de pourriture, mais je n’ai rien vu de très élaboré sur sa stabilité face aux rayons UV qui affectent à la longue la coloration et la résistance de bien des plastiques. Il est également réputé sans aucun entretien. Son prix serait similaire à celui du composite.
  • Fibre de verre: il s’agit en fait de panneaux de contreplaqué recouverts de fibre de verre. Si le contreplaqué est formé à partir de sapin de Douglas, comme c’est recommandé, l’impact environnemental résultant de son transport sur d’importantes distances est inévitable. Quant à l’entretien, il semble que la qualité de l’installation fasse foi de tout: s’il est installé sans prendre toutes les précautions requises, il est sujet à fendiller puis à pourrir à l’intérieur, donc sa durabilité est compromise. Il peut aussi se fissurer s’il subit des variations rapides de température, ce qui implique alors des réparations.

Bien sûr, s’il avait été question d’une terrasse entièrement au niveau du sol, d’autres options dont la pierre et les pavés perméables auraient pu être examinées. Pour le moment, le plastique et le composite m’apparaissent deux options intéressantes pour leur faible impact sur les ressources naturelles.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr mccun934

La taxe de bienvenue: son vrai nom!

avril 29th, 2010 Ebenezer 3 comments
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Quand j’ai écrit mon article sur le faux cadeau des remises en argent sur une hypothèque, j’ai indiqué que ça pouvait être utile pour payer la taxe de bienvenue. Or, une personne très attachée à la précision en toute chose se demandait si j’avais bien orthographié l’expression dans mon article.

Après vérification sur le site de l’Office Québécois de la Langue Française, il semble que non. (J’avais écrit taxe de Bienvenue). Ce n’est pas directement pertinent aux finances personnelles, mais comme ça clarifie certains mythes sur le sujet, je me permets de partager le résultat de mes recherches.

Qu’est-ce que la taxe de bienvenue?

Son vrai nom est droits de mutation immobilière. L’OQLF souligne qu’il s’agit de droits payables et non d’une taxe (j’avoue ne pas être certain de saisir la nuance…). D’après ce que j’ai pu trouver comme information, cette mesure a été introduite en 1976 par le ministre des Affaires Municipales d’alors, Guy Tardif (du Parti Québécois). L’objectif était de permettre aux municipalités d’augmenter leurs revenus en percevant un montant d’argent lors de la vente de chaque propriété sur leur territoire.

La légende

La légende veut que l’expression «taxe de bienvenue» provienne de M. Jean Bienvenue, ministre libéral dans le gouvernement ayant précédé celui dont a fait partie M. Tardif. L’OQLF affirme qu’il n’y a pas de lien entre l’homme et le nom de la taxe puisque M. Bienvenue a été défait aux élections précédant l’introduction du projet de loi. L’expression voudrait donc simplement souligner l’ironie de souhaiter la bienvenue à des nouveaux résidents avec une grosse facture.

Par contre, j’ai vu à plusieurs endroits (comme le site de la Ville de Québec) que M. Bienvenue aurait suggéré l’idée de la taxe, sans nécessairement avoir participé activement à son instauration. Quelqu’un au Québec connaît certainement la réponse. Comme j’ai un certain attachement à l’exactitude (sans qu’il soit aussi grand que celui de la personne mentionnée en introduction), je souhaite que la lumière soit faite une fois pour toute sur le sujet! (Et/ou que les organisations officielles présentent la même histoire…)

Photo du ministre péquiste Guy Tardif, provenant du site de l’Assemblée Nationale
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Energy Star: une certification toujours pertinente?

avril 14th, 2010 Soeur économe 1 comment
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Parmi les recommandations de base pour économiser l’énergie ou réduire son impact environnemental, on retrouve généralement l’utilisation d’appareils homologués Energy Star. De tels appareils peuvent permettre, nous indique-t-on par exemple sur le site de l’Agence de l’efficacité énergétique, «de réduire de 30 à 50 % vos coûts énergétiques et vos frais d’utilisation».

Toutefois, le fameux logo semble perdre de son éclat depuis quelque temps. Sa réputation devient-elle surfaite ?

Récents rapports

Aux États-Unis, le Government Accountability Office publiait il y a quelques semaines un rapport dans lequel il faisait état de la vulnérabilité du programme américain Energy Star face à des possibles fraudes. Compte tenu des sommes investies par le gouvernement dans l’Appliance Rebate Program (la version pour appareils électroniques du programme de mise au rebut de vieilles voitures surnommé Cash for clunkers), la vérification s’avérait probablement une façon de s’assurer que les sommes sont bien investies. Or, d’après les vérifications réalisées par l’organisme, le programme n’exige pas systématiquement de rapport d’un tiers sur les allégations du fabricant à l’égard des performances de son produit, ne réalise pas non plus de contrevérification, et semble compter sur le fait que les entreprises testeront les produits de leurs compétiteurs et dénonceront des produits non conformes. Le rapport fait également état d’un manque d’uniformité dans le traitement des demandes.

Dès l’automne 2009, un audit du Department of Energy des États-Unis à l’égard de sa participation à l’administration du programme Energy Star en était arrivé à des conclusions similaires sur l’absence de certification par un tiers pour plusieurs catégories d’appareils. L’audit faisait également état du manque de vérification de l’utilisation du logo sur les produits sur le marché, ainsi que d’aberrations comme le fait que dans la catégorie des ampoules fluocompactes, plus 90% des produits sur le marché soient certifiés Energy Star.

Au Canada

Le programme Energy Star en place au Canada est administré par le ministère fédéral des Ressources naturelles et les conclusions américaines ne s’y appliquent donc pas intégralement, bien que certaines catégories de produits homologués aux États-Unis soient automatiquement considérés homologués au Canada aussi. Certains questionnements demeurent néanmoins.

Le magazine Protégez-vous a réalisé, dans son numéro de mars 2010, des calculs sur les économies qu’on peut espérer réaliser en achetant des appareils qui sont homologués Energy Star, en comparant leur consommation énergétique avec celle d’appareils non certifiés. Conclusion: à peine quelques dollars par an dans le cas d’un réfrigérateur par exemple.

On ne peut donc systématiquement compter sur le petit logo pour espérer combler un coût d’achat qui serait significativement plus élevé pour un appareil Energy Star. Ce qui ne veut pas dire qu’on doive complètement mettre de côté ce critère pour autant: les appareils homologués peuvent également présenter d’autres bénéfices (dont une consommation d’eau moindre dans le cas des appareils en utilisant). Une consultation attentive des listes de produits homologués sur le site de Ressources naturelles Canada peut également permettre d’identifier les plus performants parmi tous ceux qui arborent le logo.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Rosa y Dani

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Le dilemme des taux hypothécaires

avril 5th, 2010 Ebenezer Comments off
Question mark made of puzzle pieces

Récemment, j’ai discuté à quelques reprises avec un collègue de travail des taux hypothécaires. Nos hypothèques devront être renouvelées dans les 12 prochains mois, aussi nous écoutons avec une certaine appréhension les «menaces» du gouverneur de la Banque du Canada sur l’augmentation prochaine des taux.

Augmentation des taux

L’économie canadienne va relativement bien, et le taux d’inflation est plus élevé que prévu: deux éléments qui vont peser lourd dans la balance lorsque la Banque du Canada aura à déterminer s’il est temps de relever le taux directeur.

Dans ce contexte, j’ai été agréablement surpris de découvrir qu’au moins une institution financière est prête à geler le taux offert pendant près d’un an! Profiter du taux actuel lorsque viendra le temps de renouveler notre hypothèque devrait nous permettre d’économiser sur les intérêts et rembourser le prêt hypothécaire plus rapidement.

Fixe ou variable?

Le dilemme suivant sera de choisir entre une hypothèque à taux fixe ou à taux variable. Cet article de Les Affaires sur le sujet confirme ce que j’avais déjà entendu: historiquement, c’est beaucoup moins cher de prendre un taux variable. Par contre, dans un contexte où les taux hypothécaires ne peuvent que remonter, je m’interroge…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Horia Varlan
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Resserrement des conditions de crédit hypothécaire au Canada

février 13th, 2010 Ebenezer 4 comments
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Depuis plusieurs semaines, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, parle de modifier les conditions selon lesquelles la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) accepte d’assurer les prêts hypothécaires. Cette semaine, les banquiers se sont levés en chœur pour contester ces changements, prédisant le retour à la récession si le gouvernement fédéral va de l’avant.

Les changements proposés

Le ministre des Finances semble convaincu que le marché immobilier canadien surchauffe (voire qu’il y a une bulle)… et ce n’est pas moi qui lui donnerai tort. Il a donc proposé que la SCHL modifie ses règles et refuse d’assurer des prêts hypothécaires de plus de 30 ans (la limite actuelle est de 35) et pour lesquelles les acheteurs fournissent une mise de fonds inférieure à 10% de la valeur de la maison (par rapport à 5% actuellement).

L’importance de la SCHL dans tout ça

La SCHL est un organisme du gouvernement fédéral qui assure les prêts hypothécaires des Canadiens qui souhaitent acheter une maison, mais qui ne remplissent pas toutes les conditions pour profiter du meilleur taux auprès de leur banque. J’ai déjà écrit un article sur le sujet, d’ailleurs. Ce que ça implique, c’est que les banques n’accepteront plus d’accorder des prêts hypothécaires sous ces conditions si la SCHL refuse de les assurer. Ceux qui ont fait récemment l’acquisition d’une maison ou en magasinent une activement savent qu’une mise de fonds de 10% représente un montant considérable, surtout au prix actuel des propriétés.

Dans les faits, on peut facilement présumer que plusieurs acheteurs potentiels devront ainsi se résoudre à attendre encore quelques années avant de devenir propriétaires. Puisque la demande diminuera, on peut espérer qu’à tout le moins, le prix des maisons cessera de monter… peut-être descendera-t-il un peu, même (ça, je le croirai quand je le verrai…).

La leçon américaine

À la mi-janvier, la commission d’enquête américaine sur la crise économique s’est mise en branle et les grands banquiers ont été appelés à la barre pour qu’ils puissent donner leur opinion sur les causes de celle-ci. Je reprendrai les mots du prix Nobel d’économie Paul Krugman dans le NY Times:

O.K., not in so many words. But the bankers’ testimony showed a stunning failure, even now, to grasp the nature and extent of the current crisis. And that’s important: It tells us that as Congress and the administration try to reform the financial system, they should ignore advice coming from the supposed wise men of Wall Street, who have no wisdom to offer.

En résumé (et en français): les banquiers de Wall Street ont démontré par leurs réponses qu’encore aujourd’hui, ils n’ont pas compris ce qui s’était passé. Ils ne nous sont d’aucune aide sur le sujet.

M. Flaherty, s’il vous plaît, n’écoutez pas les économistes en chef des banques.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Mike Licht

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Combien puis-je emprunter?

janvier 24th, 2010 Ebenezer 3 comments
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Récemment, un ami s’adressait à moi en détresse (pléonasme, me direz-vous, on sait tous qu’il faut être désespéré pour s’adresser à moi!) parce qu’il n’arrivait pas à s’entendre avec sa douce moitié concernant le montant qu’il était raisonnable et prudent d’emprunter pour le futur achat d’une maison.

Les ratios

Un peu partout sur Internet, incluant sur les sites des grandes banques, on vous expliquera que ces dernières utilisent principalement deux ratios pour déterminer le montant maximal qu’elles accepteront de vous prêter. Je ne parlerai pas en long et en large des ratios en questions, d’autres sites le font très bien… et l’utilisation de ces ratios est la moins pire des solutions à la disposition des banques pour évaluer ce que vous êtes capables de payer.

Heureusement, vous êtes mieux équipés qu’elles… n’est-ce pas?

Vive Quicken!

Ou BudgetExpress, ou Excel, ou Mint, c’est à votre choix. L’important, c’est d’effectuer le suivi de vos dépenses de façon exhaustive et régulière, justement pour pouvoir répondre à des questions comme ça!

Donc, combien pouvez-vous emprunter? C’est facile. Prenez vos dépenses de la dernière année, remplacez le montant du logement par le montant souhaité du paiement hypothécaire, ajoutez les taxes (municipales et scolaires), l’électricité, les assurances et, pourquoi pas, un montant forfaitaire en prévision de l’entretien de la maison.

Il ne vous reste plus qu’à vos assurer que l’ajout de ces dépenses vous permet quand même:

  • D’avoir des revenus plus élevés que les dépenses
  • Que l’excédent des revenus sur les dépenses soit suffisant pour faire face à des dépenses imprévues (c’est plus fréquent et plus coûteux avec une maison)
  • Que l’excédent des revenus sur les dépenses soit également suffisant pour pouvoir économiser pour des choses agréables comme des voyages, la retraite et autres billevesées.

Si le montant que vous calculez est plus petit que celui calculé avec les ratios, dites-vous bien que c’est Quicken qui a raison, pas les ratios! D’ailleurs, rappelez-vous que ces ratios vous permettent d’estimer le maximum que vous pouvez emprunter… dans les faits, c’est beaucoup plus sage de se tenir loin de cette limite, à mon avis.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Kyle Rush
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Des panneaux solaires sur votre maison?

décembre 19th, 2009 Ebenezer Comments off
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Bon, visiblement, l’esprit des Fêtes s’est emparé de moi: l’article d’aujourd’hui n’est que modérément utile aux résidents du Québec, et le rythme de nouveaux articles devrait diminuer considérablement d’ici au jour de l’An.

Dans ma cour

In My Backyard (dans ma cour) est un site web qui vous permet d’estimer combien d’énergie vous pourriez produire en installant des panneaux solaires ou des éoliennes sur votre propriété. Le nom est évidemment une référence au syndrome typique du «pas dans ma cour», fréquent lorsqu’on propose de nouveaux projets d’éoliennes.

Le concept est simple: vous entrez votre adresse et on vous affiche la photo satellite de Google de votre maison. Vous avez ensuite deux options:

  • Dessiner sur la carte un panneau solaire de la grandeur souhaitée (par exemple, votre toit);
  • Placer des mini-éoliennes sur votre terrain.

Malheureusement, il n’y a pas de données de vents pour le Canada… la portion sur les éoliennes est donc assez peu utile.

Les résultats solaires

Dans notre cas, si on installe des panneaux sur un versant de notre toit, le site web estime qu’on pourrait produire un peu plus de 5000 kWh par année, ce qui permettrait une économie d’un peu moins de 400$ par année.

Le site web indique même le coût d’installation: 42 606$ (probablement US…) avant subventions. Dans notre cas, ça prendrait donc un peu plus de 100 ans pour rentabiliser un tel investissement.

C’est donc modérément utile comme outil… mais c’est amusant!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Wayne National Forest

Baisse des taux hypothécaires au Canada

novembre 21st, 2009 Ebenezer Comments off

340003350_563413ae92_mCette semaine, l’ensemble des grandes banques canadiennes ont abaissé leur taux hypothécaire 5 ans. Il s’agit d’une baisse variant entre 0,15% et 0,25% qui ne fera rien pour refroidir les ardeurs du marché immobilier canadien!

Voici un petit résumé de la situation par banque. Merci au compte Twitter du service d’analyse de marché de la Fédération des Chambres Immobilières du Québec pour les infos:

Banque Variation Nouveau taux
Banque Laurentienne -0,25 5,60%
CIBC -0,25 5,59%
BMO -0,19 5,59%
RBC Banque Royale -0,15 5,59%
Banque TD -0,15 5,63%

Puisqu’on est sur le sujet de l’immobilier, je vous invite également à lire un article du Globe and Mail (encore une fois, merci à @fciq_eco) sur les inquiétudes de certains quant à la valeur des maisons au Canada. C’est en anglais, mais l’extrait suivant vaut quand même la peine d’être lu:

“Is Canada in a housing bubble? Probably, but low rates, mortgage innovation and a relative shortage of new supply are likely to keep it going for a while yet,” Scotia Capital analysts wrote in a report.

Quoi? De l’innovation financière? Est-ce moi ou j’ai l’impression de lire un commentaire sur le marché américain de 2006 et non un article publié la semaine dernière! Naturellement, l’article a attiré une grande quantité de commentaires (103!) et certains usagers mentionnent des programmes de la SCHL comme étant à blâmer pour l’accès trop facile à la propriété (ce qui fait augmenter indûment le prix des maisons). Je m’informerai donc sur le sujet pour voir quel genre d’«ingénierie financière» cette institution fédérale a bien pu appliquer.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Pink Sherbet Photography
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