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Le problème de la dette des pays

août 26th, 2010 Ebenezer Comments off
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Plus tôt cet été, les problèmes financiers de la Grèce ont été abondamment discutés dans les médias. La grande question étant: est-ce que la Grèce aura la capacité de rembourser sa dette, ou bien devra-t-elle faire l’équivalent de déclarer faillite?

Un pays, ça peut faire faillite?

Évidemment, il n’y a pas de loi internationale des faillites qui protège les états souverains contre leurs créanciers. Par contre, il est déjà arrivé à plusieurs reprises que des pays décident unilatéralement de ne pas rembourser leur dette, généralement en partie.

Au Canada, ça serait un peu comme si vous aviez acquis 1000$ d’obligations d’épargne du Canada et qu’un bon matin, le gouvernement vous annonce qu’au lieu de vous rembourser 1000$, il vous redonnera 600$, plutôt.

Ne pas payer ses dettes, ça arrive souvent?

Pas trop souvent, mais plus qu’on ne peut l’imaginer. Depuis 1974, c’est arrivé 122 fois qu’un pays n’a pas rempli toutes ses obligations sur des dettes qu’il avait contractées. La plupart du temps, il s’agit de pays en développement, et certains pays sont revenus sur la liste plus d’une fois.

Tout ça est évidemment fascinant et, si vous êtes de mon avis, je vous pointe vers une série d’articles de l’excellent blogue (en anglais) CalculatedRisk sur le sujet. Vous y trouverez tous les détails: quels sont les pays les plus endettés (le Japon est 1er, le Canada est 8e), quels sont les pays qui n’ont pas remboursé leurs dettes dans le passé, quel est le lien entre la santé des banque et les finances nationales, etc.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr robertstinnett
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Les Russes achètent des dollars canadiens

novembre 30th, 2009 Ebenezer Comments off

3002915085_c3e9ae6ac3_mLa valeur du dollar canadien face au dollar américain ne cesse d’augmenter depuis quelques mois. Ça s’explique par l’endettement monstrueux du gouvernement américain, la force relative de l’économie canadienne et le fait que le Canada est un pays exportateur de matières premières, dont le pétrole.

Les Russes s’en mêlent!

La semaine dernière, le dollar canadien a fait un bond supplémentaire lorsque la banque centrale de Russie a annoncé qu’elle allait désormais acheter des dollars canadiens pour diversifier ses réserves et réduire la dépendance du pays envers le dollar américain. Il n’y a pas que la Chine qui s’inquiète de la baisse de valeur du dollar US.

Il faut savoir toutefois que le dollar canadien n’est pas la première devise autre que le dollar américain que les Russes gardent en réserve. Leurs réserves actuelles sont bâties comme suit:

  • 47% dollars américains
  • 41% Euros
  • 10% Livres sterling
  • 2% Yen

Pas avantageux pour les exportateurs

Même si l’augmentation de la valeur de notre devise est bien utile et pratique lorsqu’on voyage à l’étranger, les manufacturiers exporteurs vont trouver le temps long! Non seulement leur marché traditionnel (les États-Unis) fonctionne au ralenti, économiquement, mais, en plus, un dollar fort implique que leurs produits sont plus coûteux comparativement aux produits locaux.

C’est d’ailleurs pour ça que la Banque du Canada avait émis une opinion ayant pour but de faire baisser la valeur du dollar, il y a environ un mois.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Pingu1963-very busy!
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Les étrangers aiment les obligations d’épargne du Canada

octobre 27th, 2009 Ebenezer Comments off
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La semaine dernière, je vous ai parlé des Obligations d’épargne du Canada et du taux d’intérêt bien en dessous de ce que nous pourrions obtenir dans un compte épargne à intérêts élevés. Vous auriez donc pu vous demander qui décide d’en acheter, puisqu’elles sont relativement peu intéressantes?

Ça vient d’ailleurs!

En effet, des données de Statistique Canada portant sur le mois d’août 2009 démontrent que les non-résidents ont acquis 2,8 milliards de dollars d’obligations fédérales. Globalement, les non-résidents ont ajouté 5,1 milliards de dollars d’investissements au pays pendant ce mois. Pourquoi les investisseurs étrangers s’intéressent-ils tant à des obligations qui laissent froids le commun des mortels? Je vois deux raisons possibles:

  • Il s’agit vraisemblablement de gros investisseurs dont les dépôts dépassent largement le solde protégé par l’assurance-dépôts. En achetant des obligations d’épargne du Canada, leurs dépôts sont donc garantis par le gouvernement canadien qui, malgré ses déficits records, n’est pas en si mauvaise position que ça.
  • Les investisseurs tablent sur une augmentation de la valeur du dollar canadien, ce qui augmenterait ainsi leur rendement au delà du 0,4% nominal des obligations.

Quel effet pour les Canadiens?

La popularité des obligations d’épargne du Canada auprès des étrangers a deux effets pervers pour l’économie canadienne:

  • Tel que mentionné dans mon article original, ça veut dire que le gouvernement canadien versera des intérêts à des épargnants qui achèteront leur champagne et leur limousine à l’extérieur du Canada, au lieu de stimuler l’économie locale avec cet argent.
  • Pour acheter des obligations d’épargnes du Canada, ces non-résidents doivent d’abord acquérir des dollars canadiens, ce qui augmente la valeur du dollar par rapport aux devises étrangères… et pose un problème sérieux aux manufacturiers exportateurs.
Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Kossy@FINEDAYS

Icesave: quand la faillite d’une banque cause un incident diplomatique

octobre 8th, 2009 Ebenezer 1 comment
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Depuis le début de la crise financière, on entend parler de la situation apparemment catastrophique de l’Islande mais, de mon côté, je m’étais rarement informé plus en profondeur sur le sujet. Néanmoins, un nom revenait régulièrement dans les nouvelles que je lisais: Icesave.

Expansion d’une banque islandaise en Europe!

À partir de 2006, la banque Landsbanki a ouvert une division en Angleterre sous le nom d’Icesave. Il s’agissait d’une banque en ligne qui offrait des comptes d’épargne — en fait, ça devait ressembler beaucoup à ce qu’est ING Direct. En mai 2008, la banque a également ouvert une division aux Pays-Bas. Comme les taux d’épargne offerts étaient très généreux (plus de 5%), les clients ont été nombreux, et les dépôts totalisaient 5,7 milliards d’euros.

Automne 2008 — la Grande Faucheuse des banques passe

En septembre 2008, Lehman Brothers disparaît, emportée par son exposition au papier commercial. Début octobre 2008, la maison mère d’Icesave, Landsbanki, déclare également faillite. Les déposants britanniques et néerlandais — et leurs gouvernements — s’adressent donc rapidement au gouvernement islandais: va-t-il couvrir les dépôts hors-Islande de cette banque en faillite?

La réponse est venue du gouverneur de la banque centrale islandaise: «nous n’avons pas l’intention de rembourser les dettes des banques qui ont été trop téméraires».

On peut comprendre pourquoi: l’état islandais n’était pas en mesure de rembourser des dettes, contractées par des compagnies privées, totalisant la moitié de son PIB de 2009.

La réponse des Britanniques et des Néerlandais fut essentiellement de dire que c’était à l’état islandais de réguler correctement ses banques pour les empêcher de mettre le pays au complet dans le trouble. (En fait, je vous épargne tous les détails légaux, mais vous pouvez les lire en entier dans cet article de Wikipédia)

Pression du Fonds monétaire international

Puisque l’économie islandaise était en train de s’écrouler, le budget du gouvernement était fortement déficitaire et celui-ci avait (a toujours, d’ailleurs) une dette considérable. Le gouvernement devait donc emprunter (et renouveler des prêts) auprès du Fonds monétaire international (FMI). Or, les gouvernements britanniques et néerlandais firent pression sur le FMI pour que celui-ci refuse de prêter à l’Islande tant que la dispute au sujet d’Icesave ne serait pas réglée.

Naturellement, je résume beaucoup. L’exemple islandais est fascinant puisqu’il démontre comment les mauvaises décisions de compagnies privées peuvent entraîner tout un pays dans un merdier total et faire perdre au gouvernement une partie de sa souveraineté. En gros: ce n’est pas pour rien que le marché financier doit être réglementé!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Shiny Things – Il s’agit d’un taxi affichant une publicité pour Icesave
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Remettre en question le PIB

septembre 28th, 2009 Ebenezer Comments off
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Depuis des décennies, on mesure la performance économique à l’aide du produit intérieur brut (PIB). Par contre, la récente bulle immobilière qui a mené à la crise financière actuelle impose pour certains une remise en question du PIB comme mesure efficace de la santé économique. On soupçonne en effet cet indicateur d’avoir camouflé que la période de croissance du milieu des années 2000 était en fait «érigée sur des sables mouvants».

Qu’est-ce que le PIB?

Le PIB, c’est la somme de tout ce qui a été produit dans une région donnée. Cet indicateur était jusqu’à récemment la mesure incontestée de la santé économique. Comment déclare-t-on une récession? Il s’agit d’une baisse du PIB pendant deux trimestres consécutifs. Une situation normale? Une augmentation du PIB de 2-3%. On le calcule en aditionnant ensemble la valeur de tous les produits (automobiles, ordinateurs, pelles à jardin, légumes, etc.) et services qui ont été créés. L’ennui, c’est que ça ne tient pas compte de certains facteurs, par exemple la provenance des fonds qui ont servi à acheter ces produits et services.

La commission Stiglitz

Pour tenter de trouver un remplaçant au PIB, le président français Nicolas Sarkozy a créé une commission, présidée par le récipiendaire d’un prix Nobel d’économie (en 2001). Le rapport de la commission a été déposé la semaine dernière (couverture de PlanetMoney — en anglais) et celui-ci confirme les faiblesses du PIB. L’ennui, c’est que le PIB possède un grand avantage: il est objectif de nature. On aditionne une série de nombres et ça donne un résultat. On ne peut pas vraiment manipuler un nombre et sa simplicité de calcul le rend également plus rapide à produire.

La commission Stiglitz propose de centrer l’analyse  sur les individus et d’y intégrer la qualité de vie. Elle suggère également d’intégrer la notion de développement durable dans la mesure de la richesse d’un territoire. Je présume que je devrai lire plus en profondeur sur le sujet, parce que plusieurs de ces éléments me semblent subjectifs à mesurer.

Enfin, le débat est lancé et tout indique qu’on raffinera la mesure de la santé économique des nations dans les prochaines années. Ce n’est pas en soit une mauvaise chose.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr michael reuter
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Taux d’intérêt négatif: de la fiction à la réalité

septembre 12th, 2009 Ebenezer 2 comments
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Il y a quelques semaines, j’ai écrit, sur un ton plutôt incrédule, que certains économistes suggéraient de considérer l’application d’un taux d’intérêt négatif afin de stimuler l’économie. À ce moment, je trouvais l’idée assez loufoque… et je dois dire que c’est encore le cas. Par contre, ça n’a pas empêché la banque centrale de Suède de procéder et d’offrir désormais à ses déposants un taux d’intérêt de -0,25%.

Étrangement, ils ne m’ont pas consulté avant de prendre cette décision.

Pas vraiment une nouvelle

Même si je n’ai appris la nouvelle qu’en lisant Le Soleil (en version papier en plus!) la semaine dernière, cette décision a été prise par la banque centrale suédoise au début de juillet. Je suis un peu étonné que ça n’ait pas été discuté plus que ça.

Il faut dire toutefois que le taux en question n’équivaut pas au taux directeur de la Banque du Canada. Il s’agit du taux que la banque offre à ses clients (généralement les banques commerciales) sur les dépôts qu’elles effectuent à la banque centrale. Il s’agit donc d’un encouragement à ce que celles-ci utilisent leurs fonds plutôt que de les laisser «dormir».

Un laboratoire

L’intérêt principal de la décision suédoise, c’est que les yeux des économistes et des politiciens seront tournés vers le pays, afin de voir si cette politique aura ou non un effet bénéfique sur l’économie nationale.

Je n’ai rien contre la Suède spécifiquement, sincèrement. Mais je souhaite que cette tentative soit un échec retentissant. La crise actuelle a été causée par une surabondance de dettes… un taux d’intérêt négatif ne ferait qu’encourager tout le monde à s’endetter! Très peu pour moi, merci.

Je vous suggère d’ailleurs la lecture (malheureusement en anglais) de cet article de MoneyWeek: The true cost of negative interest rates.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr matt.boman
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Une (pas vraiment) nouvelle devise: le DTS

juillet 30th, 2009 Ebenezer Comments off
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Non, pas devise dans le sens de «Debout, Transformers et Superman», mais plutôt dans le sens d’unité monétaire. En voyant cet article de PlanetMoney, je pensais que les DTS (Droits de tirage spéciaux) était une nouveauté créée en partie pour répondre aux craintes des pays (par exemple, la Chine) qui accumulent des réserves de dollars américains et qui tremblent à l’idée que ce dernier perde de la valeur.

L’unité interne du FMI

D’abord, que sont les DTS? Il s’agit d’une pseudo-devise du Fonds Monétaire International. Quand un pays emprunte de l’argent auprès du FMI, cette dette n’est pas comptabilisée dans la devise du pays qui emprunte, mais en DTS… Ça évite par exemple qu’un pays manipule la valeur de sa devise intentionnellement pour réduire la valeur de ce qu’il remboursera au FMI. Évidemment, le corollaire à ça, c’est que lorsqu’un pays en voie de développement vit une période de forte inflation (comme le Zimbabwe, par exemple), ça peut faire gonfler très rapidement sa dette.

Les DTS ont été créés en 1969, à l’époque où les taux de change étaient fixes via le système de Bretton Woods. Je ne connais à peu près rien sur ce sujet, alors je me contente de vous pointer l’article de Wikipédia, pour l’instant. Quoi qu’il en soit, il ne s’agit pas d’un nouvel outil créé pour répondre à la crise actuelle.

La valeur des DTS est basée sur un regroupement du dollar américain, de l’euro, de la livre sterling et du yen. La proportion de chacune de ces devises dans la détermination de la valeur des DTS est revue à tous les cinq ans.

En surface seulement

Bon, je réalise que je ne fais qu’effleurer ce que sont les DTS… C’est un sujet vraiment fascinant, et un article de blogue ne leur rend pas vraiment justice. N’hésitez pas à bonifier ce que j’ai écrit ici ou à me pointer des ressources supplémentaires dans les commentaires!

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Le danger des multinationales

avril 22nd, 2009 Ebenezer Comments off

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Bon, je me lance sur un terrain glissant, mais le titre est plus épeurant que le contenu de cet article. Dans le grand débat de la gauche et de la droite, du capitalisme et du socialisme, nous n’avons jamais pris position directement et rarement indirectement. Cet article ne fera pas exception à l’habitude. L’objectif est plutôt d’alimenter votre réflexion et même de susciter la discussion via les commentaires.

Il y a peu de choses plus agréables pour un blogue que de générer des commentaires et, cette semaine, on est servis!

Le grand débat sur la vente d’entreprises locales

Pendant plusieurs années, un sujet récurrent des nouvelles économiques était le rachat par une firme étrangère d’un fleuron québécois ou canadien. On n’a qu’à penser à Alcan (Rio Tinto), la Bourse de Montréal (le Groupe TSX), Abitibi-Consol (Bowater), ATI Technologies (AMD), la chaîne hôtelière Fairmont (un prince saoudien), La compagnie de la Baie d’Hudson (Jerry Zucker) et Domtar (Weyerhaeuser) qui ont fait les nouvelles dernièrement.

On n’en entend plus parler maintenant parce que, souvent, ces acquisitions sont financées par du crédit et, depuis le début de la crise économique, celui-ci est très difficile à obtenir (voir pour cela ma série d’articles sur les obligations). Et quand ce n’est pas financé avec du crédit, c’est une transaction en actions… et tous ceux qui possèdent des investissements liés de près ou de loin à la bourse savent que ça ne vaut pas autant qu’avant.

En dehors des arguments émotifs sur la fierté que ces grandes compagnies soient considérées comme québécoises ou canadiennes, les récents déboires d’AbitibiBowater illustrent bien l’un des arguments de ceux qui s’opposaient à ces transactions.

Une région durement touchée

AbitibiBowater est présentement le deuxième joueur économique au Saguenay-Lac-Saint-Jean et sa faillite — causée en grande partie par la dette colossale amassée par la maison-mère et pas nécessairement pas l’inefficacité des usines — aura un effet dévastateur sur cette région. De la même façon que nous diversifions nos placements pour limiter les risques, je me demande s’il était sage de permettre une telle dépendance économique envers une seule compagnie.

D’un autre côté, je suis généralement pour la liberté des propriétaires privés d’entreprises d’agir selon leur bon jugement. De plus, si on les empêchait de procéder à une vente qui est financièrement avantageuse pour eux pour protéger la société en général (ou une région du Québec), devraient-ils être dédommagés?

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Effet secondaire de la crise: moins de paradis fiscaux?

avril 7th, 2009 Ebenezer Comments off
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J’ai lu plusieurs nouvelles dans les derniers mois à l’effet que certains paradis fiscaux (la Suisse et le Liechtenstein, entre autres) affichaient une ouverture à coopérer avec les autres pays pour combattre l’évasion fiscale. Si vous ne croyez pas aux coïncidences, on peut se demander quel est le lien entre la crise financière et cette récente (et surprenante?) ouverture.

Ce ne sont pas que les banques américaines qui posent problème

Plusieurs banques suisses, attirées par les rendements supérieurs offerts par les nouveaux produits financiers «inventés» aux États-Unis, dont le papier commercial adossé à des actifs (PCAA) mais aussi les swap sur défaillance (credit default swap, en anglais) ont acheté une quantité considérable de ces produits.

Comme nous le savons désormais, les rendements offerts par ces produits sont clairement négatifs: si vous y avez mis 1$ il y a deux ans, il vaut au plus 0,50$ aujourd’hui. Dans le cas de la géante suisse UBS (Union Bank of Switzerland), on parle de près de 40 milliards de dollars perdus en 2007 et 2008.

Secret bancaire ou survie?

Plusieurs banques suisses se sont donc retrouvées dans des situations fort inconfortables où la valeur de leurs actifs risquait d’être plus faible que celle de leur passif. Ce que je présume, c’est que le gouvernement américain a fait pression sur les gouvernements des paradis fiscaux afin qu’ils soient plus coopératifs aux enquêtes sur l’évasion fiscale, en retour de quoi l’argent versé pour sauver les banques américains pourrait se rendre jusqu’aux banques en Suisse et dans d’autres paradis fiscaux. Par exemple: la compagnie d’assurance AIG, qui a reçu 170 milliards d’aide du gouvernement fédéral, a ensuite versé entre 1 et 3 milliards à UBS dans le cadre de swap de défaillance que cette dernière avait pris chez AIG.

Conclusion

Je n’ai pas réussi à trouver nulle part d’affirmation allant dans le même sens que mon hypothèse (si vous en trouvez, n’hésitez pas à me faire signe dans les commentaires!) mais ça me semble logique, et comme je suis un contribuable honnête qui paie ses impôts, je ne suis pas contre le concept de combattre les paradis fiscaux.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Tjeerd

L’euro: une solution, plusieurs problèmes

mars 30th, 2009 Ebenezer Comments off
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Comme vous le savez probablement, l’Amérique du Nord n’est pas la seule à vivre une crise économique. Aujourd’hui, j’ai donc fait quelques recherches à propos de la situation en Europe et, plus spécifiquement, les pays qui ont adopté la monnaie commune (l’euro). En fait, comme on essaie de garder nos articles plutôt courts, il y en aura probablement deux: un premier pour parler de l’euro et de ses bénéfices et inconvénients pour les pays participants et un deuxième qui s’intéressera à l’effet de la monnaie commune dans un contexte de crise.

Création de l’euro

L’euro a été créé par le traité de Maastricht, signé en 1992 par les pays membres de l’Union européenne (sauf la Grande-Bretagne et le Danemark). Son utilisation a débuté en 1999 de façon électronique et il a complètement remplacé la monnaie nationale des pays participants en 2002. J’avais entendu quelque part que la création d’une monnaie commune à l’Europe avait comme objectif de contrer la puissance excessive du dollar américain, mais je n’ai pu trouver d’information à jour à ce sujet.

Des conditions sévères

L’un des objectifs de l’euro était de stabiliser la monnaie nationale des pays pour (et si un économiste me lit et trouve que je dis des âneries, corrigez-moi!) éviter une fluctuation trop grande de la valeur des monnaies. Au Canada, nous avons vu que la remontée du dollar canadien face au dollar américain en 2006-2007 a eu un effet dévastateur sur les manufacturiers exportateurs. Une monnaie commune à l’Europe permet d’éviter ce genre de situation.

Par contre, pour éviter qu’un pays ne débalance la valeur de la monnaie commune en prenant par exemple des mesures inflationnistes, les membres se sont imposés des contraintes sévères en matière de finances gouvernementales: le déficit du gouvernement ne peut dépasser 3% du PIB et la dette nationale, 60%.

Pour se donner une idée, voici les données relatives à quelques pays bien connus:

  Déficit Dette
Canada 2% 64%
États-Unis 13% 61%
France 5,6% 64%
Image disponible sous licence CC de l’usager Flickr Chuck Nhorus
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