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Le coût de la vie: la crise bouleverse le paysage

août 27th, 2009 Ebenezer 1 comment

3517930597_c79f2ddfec_mLa firme suisse UBS a rendu public son rapport annuel sur le coût de la vie dans différentes villes du monde récemment, et lorsqu’on regarde le classement par ville, on constate que le paysage financier a changé considérablement en un an seulement. Certaines villes plus touchées par la crise ont suivi le même chemin que les cours de la bourse: le bas. Londres est passée du 1er au 21e rang, Dublin, du 3e au 10e et Sydney, du 17e au 38e.

Montréal: baisse du coût de la vie

Selon la couverture de l’étude par Claude Turcotte du Devoir, le coût de la vie à Montréal a baissé un peu: on doit travailler pendant 15 minutes au salaire moyen pour faire l’acquisition d’un Big Mac, contre 17 minutes en 2006. La ville a de ce fait glissé au 32e rang mondial (à partir du 25e) pour l’année 2009.

Au palmarès des revenus (classement par salaire moyen), Montréal a également subi une baisse, passant de la 21e à la 25e place. Le résultat final n’est toutefois pas si négatif : si on considère le pouvoir d’achat des Montréalais (la quantité d’articles qu’ils peuvent acheter avec un salaire moyen), la ville occupe maintenant le 12e rang mondial, en hausse de six positions.

Taux d’imposition plus bas à Montréal qu’à Toronto?

Il y a des chiffres que je ne comprends pas très bien, par contre: dans l’article du Devoir, on y indique que le salaire horaire moyen brut est de 16,90$ à Montréal et de 17,10$ à Toronto. Toutefois, après déduction des impôts, les deux villes sont toutes les deux à 12,80$… ce qui sous-entend un taux d’imposition plus bas à Montréal. Je suis sûr que Jean Charest en serait très fier, mais je pensais qu’il était généralement admis que le Québec affichait le taux d’imposition le plus élevé au Canada. Quelqu’un peut m’expliquer?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr montereypubliclibrary
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L’après-crise: le désengagement du gouvernement

juin 14th, 2009 Ebenezer 2 comments

2169717849_34c40ede8e_mLes nouvelles économiques sont de moins en moins mauvaises (elles ne sont pas bonnes, loin s’en faut) et, déjà, certains crient victoire. Stephen Harper se réjouissait sur toutes les tribunes de l’efficacité de son plan et du fait que 80% des sommes promises sont engagées (à ne pas confondre avec dépensées). Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, qui avait par ailleurs été le dernier à déposer ses lunettes roses l’automne dernier, lance maintenant un appel au désengagement du gouvernement.

La crainte de l’inflation

C’est la crainte de l’inflation qui amène M. Carney à réclamer un rebalancement des investissements entre le public et le secteur privé. Il y a quelques mois, les gouvernements ont agi massivement pour lancer des programmes de stimulation de l’économie: investissement dans les infrastructures, amélioration des programmes d’assurance-chômage, etc. Ceci avait pour but de limiter l’effet de la réduction de l’activité économique par les compagnies privées qui ont réalisé des coupures de personnel ou bien qui ont simplement déclaré faillite.

Ces mesures avaient pour objectif d’amortir la chute et semblent avoir atteint leur objectif. Maintenant, pour se lancer dans une nouvelle phase de croissance, l’économie doit s’appuyer sur des investissement privés et non sur l’effort des gouvernement, selon M. Carney. Plus d’investissement de la part des gouvernements nous expose au risque d’une inflation galopante et non à une réelle croissance.

Prudence

Tout comme Raymond Giroux dans Le Soleil de samedi, je pense que la prudence s’impose. Même si tout va moins mal qu’avant, la reprise économique sera selon toute vraisemblance très lente. Il serait inapproprié de doper la croissance économique à coup de dépenses gouvernementales: la croissance économique doit être basée sur la véritable création de valeur et non sur de l’argent imprimé par le gouvernement pour satisfaire la population.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr aballahh

Risque de déflation en France

février 22nd, 2009 Ebenezer No comments
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Je profite des plus récents chiffres sur l’inflation en France pour introduire nos lecteurs à quelques termes qu’on aime oublier: la désinflation et la déflation. En effet, le magazine Les Affaires annonce aujourd’hui qu’après un taux d’inflation négatif de 0,2% en décembre, celui de janvier a atteint 0,4% (encore dans le négatif). Pour les douze derniers mois, l’inflation s’établit à 0,7%.

Désinflation

La désinflation est tout simplement une baisse marquée du taux d’inflation. Par exemple, pendant toute l’année 2008, l’inflation en France était d’environ 3%. Avec des valeurs négatives en décembre et en janvier, le taux d’inflation des douze derniers mois est maintenant de seulement 0,7%; la France est donc clairement dans une période de désinflation. Une période de désinflation  ne correspond pas nécessairement à une récession, par contre. Le niveau d’inflation peut baisser sans pour autant que le PIB d’un pays ne recule.

Déflation

La déflation est tout simplement l’inverse de l’inflation: il s’agit d’une baisse prolongée (Wikipédia mentionne une période de plusieurs trimestres) de l’indice des prix à la consommation. Cette situation est généralement très néfase pour une économie, parce que si les prix sont constamment en baisse, vous pourrez acheter plus avec votre argent dans un mois qu’aujourd’hui. Cela devient donc un incitatif à ne pas dépenser, ce qui freine considérablement l’économie. Dans des sociétés fortement endettées, c’est encore pire, parce que le pouvoir d’achat représenté par la dette augmente constamment, appauvrissant rapidement les détenteurs de dettes.

Conclusion

On souhaite à nos cousins français que la courte période de déflation qui s’est amorcée en décembre cesse au plus vite, quitte à connaître des niveaux d’inflation très bas. Je n’ai malheureusement pas suivi les différentes mesures proposées par le gouvernement français pour avoir le début d’une opinion sur la probabilité que mon souhait se concrétise.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr ktylerconk

L’inflation au Zimbabwe me contredit

décembre 4th, 2008 Ebenezer No comments

Il y a deux semaines, j’attirais votre attention sur le taux d’inflation au Canada et un lecteur (bonjour Guillaume!) m’a fait remarquer que j’avais tourné quelques coins ronds. Il est exact que sur jesuispauvre.com, nous omettons parfois des subtilités, afin de rester brefs et accessibles… mais l’actualité me permet de rectifier le tir.

Tout va mal au Zimbabwe ces temps-ci (épidémie de choléra, guerre civile, etc.), mais ce qui attire notre attention, ce sont les problèmes économiques. L’aspect le plus visible des problèmes économiques, c’est le taux d’inflation… celui-ci atteint 213 millions de pourcent! Vous devinerez qu’un taux d’inflation si élevé ne veut pas dire que l’économie Zimbabwéenne est en forte croissance.

Ce genre d’inflation a plusieurs causes possibles:

  • La banque centrale met une trop grande quantité de billets en circulation
  • Débalancement de l’offre et la demande chronique. Par exemple, la demande augmente de façon durable plus vite que l’offre.

Un taux d’inflation trop élevé (la Banque du Canada juge qu’au taux de 3% est la limite supérieure souhaitable) appauvrit les gens beaucoup trop rapidement. Dans le cas du Zimbabwe, ça veut dire que si vous aviez 1000$ en banque il y a un an, cet argent vaudra quelques sous aujourd’hui.

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L’inflation baisse en octobre

novembre 22nd, 2008 Ebenezer 1 comment

Statistiques Canada a annoncé hier que le taux d’inflation avait baissé en octobre à 2,6% sur une base annuelle.

«Ebenezer, je lis les mots, mais l’impact réel m’échappe…»

D’abord, j’ai commis une faute intentionnelle en utilisant le terme inflation. Le terme utilisé par Statistiques Canada est plutôt Indice des prix à la consommation (IPC).

Statistiques Canada a déterminé un ensemble de produits qui constituent un «panier d’achats» standard pour un Canadien (produits alimentaires, logement, essence, vêtements, etc). À chaque mois, ils vérifient le prix de ces articles dans plusieurs villes canadiennes et calculent l’écart de prix avec le même mois de l’année précédente. Ensuite, avec de savantes pondérations, on calcule une variation globale par ville, par province et pour le pays au complet.

Le résultat est l’augmentation moyenne du prix de ce que nous achetons à tous les jours. Comme l’IPC a augmenté de 2,6% d’octobre 2007 à octobre 2008, ça veut dire qu’en moyenne, ce qui coûtait 100$ en 2007 coûte maintenant 102,60$.

Pourquoi est-ce que l’IPC est si important? Parce que c’est un très bon indicateur du niveau d’activité économique. Un taux d’inflation élevé indique généralement un contexte économique favorable tandis qu’un taux d’inflation plus bas est un indicateur d’un ralentissement économique. Par contre, la Banque du Canada tente de maintenir le taux d’inflation entre 1 et 3% en tout temps, afin d’éviter une récession ou bien une surchauffe de l’économie. L’image à droite est d’ailleurs extraite de la page d’accueil de la Banque centrale.

Plus d’information sur le calcul de l’IPC est disponible dans ce document PDF.

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