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Garderie, gardera – 1/2

mars 14th, 2009 Soeur économe No comments

 Pour qui n’a pas eu d’enfant récemment, le monde québécois des garderies peut sembler simple: on choisit une garderie, on paie 7$ par jour. Le gouvernement y a injecté tellement d’argent ! Mais la réalité est tout autre. Au point où la phrase à la mode pour prendre des nouvelles d’un bébé n’est plus «et puis, fait-il ses nuits?» mais bien «et puis, lui avez-vous trouvé une garderie ?». Je me propose de démêler dans un premier temps le jargon et la question des coûts. 

Parmi les endroits pour faire garder un enfant au Québec, il y a d’abord les garderies et les centres de la petite enfance (CPE), dont les activités se déroulent dans des locaux qui leur sont dédiés. La garderie est à but lucratif alors que le CPE ne l’est pas. Il y a ensuite les services de garde en milieu familial qui sont situés, vous l’aurez compris, dans la résidence de la personne qui en est responsable. 

Garderies et CPE doivent détenir un permis qui fixe le nombre maximal d’enfants pouvant les fréquenter (en fait, un maximum pour les enfants de moins de 18 mois et un second pour les autres). Les services de garde en milieu familial n’ont pas à détenir de permis mais peuvent être accrédités par le gouvernement. Accrédité ou pas, le nombre d’enfants est limité à six sauf si le service est accrédité et que deux personnes y travaillent — jusqu’à neuf enfants peuvent alors le fréquenter.

Pour que le parent n’ait à verser que 7$ par jour pour faire garder son enfant dans l’un de ces établissements, il faut que celui-ci soit accrédité. Alors que tous les CPE le sont, bon nombre de services de garde en milieu familial et certaines garderies ne le sont pas. Pour chaque enfant inscrit dans un établissement accrédité, le gouvernement verse un montant quotidien venant compléter le 7$ fourni par le parent. Ce montant s’établirait à environ 40$ dans le cas des CPE, à 33$ pour les garderies, et à 18$ pour les services de garde en milieu familial. Ces montants font l’objet d’augmentations périodiques. Les garderies et services en milieu familial non accrédités chargent pour leur part aux parents un tarif quotidien qu’ils fixent à leur guise.

Le parent qui paie plus de 7$ par jour pour un service de garde peut obtenir un crédit d’impôt remboursable au provincial. Le ministère des Finances offre d’ailleurs un calculateur pour comparer le coût final d’un service de garde à 7$ et à 25$ par jour en fonction de notre revenu. Comme les déboursés peuvent être importants (les tarifs des services de garde non accrédités varient entre 25 et 40$ par jour en général) et que le retour d’impôt ne se fait qu’une fois par année, le gouvernement a mis en place une mesure de versements anticipés qui permet aux parents d’obtenir, à chaque trimestre, la fraction correspondante du retour d’impôt.   

À suivre: la fameuse rareté et ce qu’elle entraîne.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Jimmcclarty

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REER FTQ – Pourquoi est-ce si populaire?

février 18th, 2009 Ebenezer 6 comments
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Un lecteur (bonjour LeCritique!) me demandait récemment si, considérant les avantages fiscaux qu’il présente, un placement RÉER dans le Fonds de solidarité FTQ était intéressant malgré les nombreuses restrictions qui y sont attachées. Il souhaitait de plus que j’explore la question spécifiquement pour quelqu’un qui est à cinq ans de sa retraite… Mais j’ai 200 mots, je ne peux pas faire de magie!

Qu’est-ce que le Fonds de solidarité FTQ?

Le Fonds de solidarité FTQ est un fonds qui récolte de l’argent d’un grand nombre d’investisseurs (vous et moi… et leurs syndiqués!) et qui, avec cet argent, va investir dans des compagnies québécoises. Leur objectif, comme tous les fonds de placement, est de réaliser des investissements judicieux dans des compagnies dont la valeur des actions augmentera, pour donner du rendement aux actionnaires (c’est nous, ça!). Comme ils sont affiliés à une centrale syndicale, ils ont aussi pour objectif de conserver des emplois au Québec. Ils supporteront donc des PME qui éprouvent des difficultés pour les aider à passer à travers des périodes difficiles. Disons que le niveau de risque des investissements réalisés par le le Fonds de solidarité FTQ est plus élevé qu’un fonds indiciel standard.

Avantage fiscal d’un placement REER FTQ

Comme le niveau de risque associé à un placement dans le Fonds de solidarité FTQ est relativement élevé, les gouvernements accordent des crédits d’impôt supplémentaires pour les actionnaires qui y investissent. Vous avez donc droit à votre crédit d’impôt habituel sur les REER (qui dépend de votre taux marginal d’imposition) mais, en plus, le fédéral et le provincial vous accordent 15% de crédit d’impôt supplémentaire chacun. Ceci réduit considérablement le coût d’achat des actions du fonds et le rend très intéressant!

Les bémols

Naturellement, comme dans tout, rien n’est complètement blanc ou complètement noir. Voici quelques points à garder en tête avant d’investir vos cotisations REER dans le Fonds de solidarité FTQ:

  • Vous ne pouvez pas retirer vos fonds avant votre retraite (par exemple, si vous n’êtes pas satisfait du rendement du fonds et voudriez investir dans un autre fonds)
  • Le niveau de risque est plus élevé qu’un fonds d’action équilibré plus «standard»
  • Le fonds a deux objectifs: donner du rendement aux actionnaires (c’est bon pour votre retraite) et protéger les emplois québécois (si ce n’est pas le vôtre qui est protégé, ça risque de nuire au rendement brut du fonds)
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On veut recovery.gc.ca!

janvier 30th, 2009 Ebenezer No comments

recovery2Le budget fédéral présenté mardi dernier prévoit une quantité importante de dépenses de toutes sortes qui serviront à stimuler l’économie canadienne. Et comme la crise financière, c’est aujourd’hui et pas dans un an ou deux, le mot d’ordre du gouvernement conservateur, c’est de réduire la «paperasse» au minimum pour accélérer les décaissements et s’assurer que l’argent se retrouve dans l’économie le plus rapidement possible. Josée Verner, ministre des Affaires intergouvernementales,  le mentionnait mercredi matin lors d’une entrevue à la radio de Radio-Canada à Québec.

Tout ça, c’est très bien, et c’est très populaire de dire que le gouvernement va réduire la paperasse. Mais il faut se souvenir que la paperasse n’est pas là pour rien: elle aide à prévenir le gaspillage, les fraudes et autres abus. Les gens qui voudront aider le gouvernement fédéral à dépenser son argent seront très nombreux… et malheureusement, pas toujours bien intentionnés!

Comment rendre disponible de l’argent aujourd’hui pour stimuler l’économie tout en évitant de gaspiller? La réponse du président Obama, qui fait face au même problème, est la transparence. C’est le blogue technologique slashdot.org qui nous a informés du plan du président: créer le site web recovery.gov où le gouvernement présentera ses dépenses à tous les citoyens et dans lequel il est même prévu que les citoyens pourront rapporter des abus au système!

C’est une excellente idée! M. Harper, pouvez-vous l’imiter?

Dans le même ordre d’idée, recovery.ca est déjà réservé, mais recovery.com est libre…

Démystification du RÉER 102

janvier 18th, 2009 Ebenezer No comments
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Nous nous attaquons aujourd’hui au deuxième point de démystification du RÉER, après avoir abordé plus tôt cette semaine les produits financiers qu’on peut y intégrer. En effet, notre fidèle collaborateur et nouveau papa Roger Tremblay se demandait si le retour d’impôt qu’il pouvait espérer d’une cotisation à un RÉER équivaudrait à 50% de la somme investie.

En fait, ce qu’il faut comprendre, c’est que le remboursement d’impôt n’est pas calculé uniquement sur le montant cotisé. La logique est la suivante: votre cotisation à un RÉER vient en fait réduire votre revenu imposable. Une cotisation à un RÉER donne généralement droit à un agréable remboursement d’impôt, puisque votre employeur a effectué des retenues à la source basées sur votre salaire brut. En cotisant à un RÉER, vous réduisez ce salaire… Votre employeur a donc retenu trop d’argent tout au long de l’année et le gouvernement vous rembourse ce qu’il a perçu en trop.

La morale de l’histoire: votre retour d’impôt équivaudra au montant de votre cotisation multiplié par votre taux marginal d’imposition. S’il est raisonnablement faible (disons 30%), une cotisation de RÉER de 1000$ devrait vous donner un remboursement d’impôt d’à peu près 300$.

Cette nuance peut être importante pour planifier votre cotisation à un RÉER!

Image disponible sous license CC de l’usager flickr Bhernandez
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Démystification du RÉER 101

janvier 12th, 2009 Ebenezer 2 comments

Hier, lors d’une conversation avec Roger Tremblay, j’ai réalisé que plusieurs personnes avaient une fausse perception de ce qu’est un RÉER. Comme nous avons jusqu’au 2 mars 2009 pour que nos cotisations à un RÉER soit déduites de nos revenus de 2008, je me suis dit que le moment était approprié pour clarifier certains éléments.

Il y a deux fausses croyances fréquentes à propos des RÉER que j’aimerais corriger ou préciser: d’abord, le RÉER n’est pas un produit financier en soit, ensuite le retour d’impôt n’équivaut pas nécessairement à 50% de notre cotisation. Je traiterai le premier point aujourd’hui et le second dans quelques jours.

Donc: un RÉER n’est pas un produit financier. C’est une coquille dans laquelle on peut mettre n’importe quel produit financier qui correspond à notre profil d’investisseur. Parfois, les institutions financières nous offrent des produits qui amplifient la confusion. Elles établissent votre profil d’investisseur et vous disent: donnez-nous votre argent, on va le placer en fonction de votre profil. La Financière Banque Nationale appelle ce produit Service de portefeuille Ambassadeur. Je suis sûr que les autres banques ont un produit similaire. Je n’aime pas le concept « boîte noire » de ces produits, parce qu’ils ne respectent pas la règle de base en investissement: il faut comprendre comment les placements que nous choisissons font de l’argent. Sinon, on s’abstient!

Bref, ce que vous devez retenir, c’est que vous pouvez utiliser n’importe quel type de produit financier dans un RÉER: un certificat de placement garanti, des obligations, des actions ou même, si vous êtes masochistes, du papier commercial adossé à des actifs.

Dans le cas de Roger Tremblay, il souhaite acheter une maison dans un horizon de moins de deux ans. Il peut donc cotiser à un RÉER et mettre l’argent dans un certificat de placement garanti, minimisant ainsi le risque pour un placement à court terme tout en lui permettant de se prévaloir à la fois du programme de RAP et du retour d’impôt du RÉER.

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REER pour les pauvres.

novembre 10th, 2008 Picsou No comments

Est-ce que votre conjoint est pauvre? Oui! Pis il (ou elle) aimerait dont ça avoir des RÉER, mais on vous a toujours dit que c’était inutile, le retour d’impôt serait trop faible.  Bien j’ai un truc pour augmenter l’estime de votre conjoint et contourner l’impôt (légalement).

Si le revenu de votre conjoint est presque nul, on peut réclamer l’exemption pour conjoint à charge et ainsi bénéficier d’un retour d’impôt très intéressant.

-          Mais Picsou, mon conjoint gagne trop pour que j’en bénéficie.

C’est là qu’il est intéressant d’investir dans des RÉER. Si votre conjoint cotise assez pour annuler son revenu net, vous aurez accès à cette exemption.  La cotisation au RÉER vous permettrait une épargne fiscale d’environ 30%.

Ca semble tordu comme principe, mais ça marche, demandez à votre planificateur financier, s’il ne connaît pas ce truc changez de planificateur…

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