Archive

Articles taggués ‘Impôt’

CÉLI ou RÉER?

4129619800_fde3e76f8d_m

Les deux, évidemment. Naturellement, ce n’est pas toujours possible en toutes circonstances. Après tout, si vous cotisez aux deux au maximum, cela correspond à 18% de votre salaire pour le RÉER et 5000$ pour le CÉLI… Ça prend toute une discipline pour économiser ce montant.

Un difficile choix?

Si vous devez choisir entre cotiser à un RÉER ou à un CÉLI, je vous suggère de baser votre décisions sur les éléments suivants:

  • Si vous êtes jeune, vous avez intérêt à prioriser le CÉLI en début de carrière et cotiser à votre RÉER plus tard, lorsque votre salaire sera plus élevé… À ce moment, votre taux d’imposition sera probablement plus élevé aussi, le crédit d’impôt du RÉER sera donc plus important.
  • Évaluez également votre niveau de discipline: il est beaucoup plus compliqué et pénalisant de retirer de l’argent d’un RÉER que d’un CÉLI. Si vous voulez vous protéger contre vous-même, cotisez à votre RÉER en premier.
  • Une cotisation à un RÉER vous permet d’accéder à un crédit d’impôt dès maintenant, ce qui vous donne l’occasion de réinvestir cet argent dans vos économies. Vous serez par contre imposé sur l’argent que vous retirerez de votre RÉER à la retraite. Du côté du CÉLI, vous n’avez pas de crédit d’impôt au moment de la cotisation, mais vous n’êtes pas imposé au moment de la retraite.

L’important: économiser

Peu importe le moyen que vous sélectionnez pour économiser, l’important, c’est d’économiser. Même si le véhicule financier choisi n’est pas optimal, c’est mieux que de le dépenser sur des choses qui ne sont pas importantes pour nous!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Bei Shu Lan
Categories: Épargne Tags: , , ,

Crédits d’impôt remboursables et non remboursables

logo

Cette semaine, je parlais avec un collègue de travail du crédit d’impôt à la rénovation et, comme il avait lu qu’il s’agissait d’un crédit d’impôt non remboursable, il se demandait si ça voulait dire qu’il devait faire un paiement au gouvernement lors de son rapport d’impôt pour bénéficier de ce crédit.

La réponse est non. Un crédit d’impôt non remboursable, ça veut simplement dire que si le crédit d’impôt en question est plus grand que le total de l’impôt que vous avez payé durant une année (incluant les retenues à la source, bien entendu), vous ne recevrez pas un chèque plus élevé que ce que vous avez déjà payé. À l’inverse, si vous avez la chance de bénéficier d’un crédit d’impôt remboursable, le gouvernement vous enverra de l’argent, même si vous n’avez pas payé un sou d’impôt durant l’année.

Voici quelques exemples de crédit d’impôts remboursables (une liste plus exhaustive est ici):

  • Crédit d’impôt pour athlète de haut niveau
  • Crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants
  • Crédit d’impôt pour aidant naturel
  • Crédit d’impôt relatif à la déclaration des pourboires

Peu de différence pour un salarié

Dans le cas de la plupart des gens qui travaillent à temps plein à un salaire supérieur au salaire minimum, la différence entre les deux crédits d’impôt est rarement importante, puisque nous payons déjà beaucoup plus d’impôt que la somme des crédits (remboursables ou non) auxquels nous avons droit.

Le directeur parlementaire du budget

2562857638_535c8a05c1_m

La semaine dernière, le directeur parlementaire du budget a publié un rapport à propos du déficit anticipé au cours des cinq prochaines années. Je voulais parler de la nouvelle, mais je réalise que présenter le rôle du directeur parlementaire du budget était nécessaire avant d’aborder ce qu’il a dit.

À ne pas confondre avec le ministre des Finances

On est habitués à ce que les commentaires concernant le budget proviennent du ministre des Finances (ou des membres de l’opposition). On est donc en droit de se demander: qui est le directeur parlementaire du budget? Est-il un fonctionnaire travaillant pour le ministre des Finances?

Non. Son poste est similaire à celui du Vérificateur général, c’est-à-dire qu’il est un employé du parlement (et non du gouvernement). C’est la Chambre des Communes qui l’engage et (au besoin) le remercie, et non le premier ministre. L’objectif étant de le placer dans une position où il peut émettre une opinion aussi objective que possible sur l’état des finances publiques du gouvernement afin que les députés puissent voter sur le budget avec la meilleure information possible.

Des rapports non-partisans

Cette position non partisane et objective  donne donc beaucoup de poids à mes yeux aux rapports que le directeur parlementaire du budget publie. Ses rapports ne sont pas influencés par un agenda politique et, en ce sens, je pense qu’on peut leur faire confiance. J’aborderai donc dans le prochain article le contenu du plus récent rapport.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr crabchick

L’après-crise: le désengagement du gouvernement

2169717849_34c40ede8e_mLes nouvelles économiques sont de moins en moins mauvaises (elles ne sont pas bonnes, loin s’en faut) et, déjà, certains crient victoire. Stephen Harper se réjouissait sur toutes les tribunes de l’efficacité de son plan et du fait que 80% des sommes promises sont engagées (à ne pas confondre avec dépensées). Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, qui avait par ailleurs été le dernier à déposer ses lunettes roses l’automne dernier, lance maintenant un appel au désengagement du gouvernement.

La crainte de l’inflation

C’est la crainte de l’inflation qui amène M. Carney à réclamer un rebalancement des investissements entre le public et le secteur privé. Il y a quelques mois, les gouvernements ont agi massivement pour lancer des programmes de stimulation de l’économie: investissement dans les infrastructures, amélioration des programmes d’assurance-chômage, etc. Ceci avait pour but de limiter l’effet de la réduction de l’activité économique par les compagnies privées qui ont réalisé des coupures de personnel ou bien qui ont simplement déclaré faillite.

Ces mesures avaient pour objectif d’amortir la chute et semblent avoir atteint leur objectif. Maintenant, pour se lancer dans une nouvelle phase de croissance, l’économie doit s’appuyer sur des investissement privés et non sur l’effort des gouvernement, selon M. Carney. Plus d’investissement de la part des gouvernements nous expose au risque d’une inflation galopante et non à une réelle croissance.

Prudence

Tout comme Raymond Giroux dans Le Soleil de samedi, je pense que la prudence s’impose. Même si tout va moins mal qu’avant, la reprise économique sera selon toute vraisemblance très lente. Il serait inapproprié de doper la croissance économique à coup de dépenses gouvernementales: la croissance économique doit être basée sur la véritable création de valeur et non sur de l’argent imprimé par le gouvernement pour satisfaire la population.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr aballahh

Rapport d’impôt: faites ce que je dis, pas ce que je fais

2331754875_e6a2a81429_m

La date limite pour soumettre votre déclaration d’impôt aux gouvernements arrive à grands pas. Par contre, si vous êtes comme moi, et que vous avez droit à un remboursement (malgré ce que laisse entendre le nom de domaine, j’ai la marge de manœuvre nécessaire pour cotiser à des RÉER), vous avez tout intérêt à soumettre votre déclaration le plus tôt possible.

Un prêt sans intérêts au gouvernement

Comme le laisse entendre le titre de l’article, je n’ai pas suivi mon propre conseil cette année. Ce qui fait que le gouvernement va m’envoyer mon retour d’impôt vers la fin d’avril plutôt que la mi-mars si j’avais été très rapide. En réalité, je prête donc sans intérêts au gouvernement… C’est généreux de ma part, non?

On me répondra qu’en fait, le prêt sans intérêts a débuté dès janvier 2008, quand le gouvernement a reçu des retenues à la source trop élevées sur chacune de mes payes de l’année 2008. Mais je n’ai pas beaucoup de contrôle sur ça. (Enfin, je pense… Pourrais-je faire ajuster les retenues à la source sachant que je vais cotiser à mon RÉER et ainsi avoir droit à un remboursement?)

Si vous voyez un 2$ par terre, le ramassez-vous?

Tenons pour acquis, pour simplifier les calculs, que mon retour d’impôts est de 1000$. Si je l’avais déposé chez ING Direct dès sa réception à la mi-mars, j’aurais accumulé environ 2$ d’intérêts. Si votre retour est plus élevé, faites la multiplication qui s’impose.

On en arrive donc à une question rhétorique que mon ancien patron aimait bien: si vous voyez 2$ par terre sur la rue, le ramassez-vous? La réponse est: oui, bien sûr. (Si c’est dans un portefeuille avec quelques billets de 20$ et l’adresse du propriétaire, soyez gentils et rapportez-le, par contre)

Alors pourquoi faisons-nous un don au gouvernement de ce 2$? Nos impôts sont déjà payés…

Non, je n’écrirai pas noir sur blanc la réponse à cette question rhétorique là.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr John-Morgan

Categories: Épargne Tags:

Retenues à la source

2273635564_840c696667_m

Madame Ebenezer et Luc P. Pelletier me signalent la parution sur le site de Workopolis de deux chroniques (partie 1 et partie 2) de Jean-François Carignan vous expliquant à quoi correspondent les retenues à la source sur votre chèque de paye. Si vous êtes du type à ne regarder que le montant net sur votre talon de paye sans vous préoccuper de la différence entre le brut et le net, je vous en recommande la lecture.

Les retenues gouvernementales

En vrac… (chacun de ces éléments mériterait un article dédié):

Autres retenues

Malheureusement, Workopolis passe sous silence le fait que la plupart des employeurs ajoutent également des retenues à la source pour différents programmes qui leur sont spécifiques, par exemple (j’en ai sûrement oublié, n’hésitez pas à me corriger dans les commentaires):

  • Assurances collectives (médicaments, invalidité, etc.)
  • Régime de retraite ou cotisation à un RÉER
  • Pensions alimentaires (?? — aidez-moi quelqu’un…)
  • Don à un organisme de bienfaisance

Bien souvent, la meilleure ressource pour répondre aux questions relatives à votre propre talon de paye, c’est le département des ressources humaines de votre employeur.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Neubie
Categories: Références Tags: , ,

Le CÉLI: mal connu?

picture-1

Depuis le 1er janvier dernier, le gouvernement fédéral a introduit le compte d’épargne libre d’impôt (CÉLI). Nous en avions d’ailleurs parlé en octobre dernier, déjà. Dans sa chronique sur les finances personnelles à l’excellente émission radiophonique L’heure des comptes, à la Première chaîne de Radio-Canada, Yannick Clérouin nous révélait jeudi soir les résultats d’un sondage de Léger Marketing à l’effet que 78% des répondants n’avaient pas encore ouvert de CÉLI.

Une formule complémentaire au RÉER

La majorité des personnes qui n’avaient pas encore ouvert de CÉLI citaient le manque d’épargne disponible. Ou bien je me berce d’illusions sur la situation financière des ménages canadiens en général, ou bien trop de gens confondent le CÉLI avec un RÉER. En effet, contrairement au RÉER, vous pouvez retirer en tout temps et sans pénalité l’argent que vous avez versé dans votre CÉLI. Ça en fait donc une excellente solution pour un fonds d’urgence, ou pour mettre de l’argent de côté en prévision d’un voyage ou d’autre projet qui n’attendra pas votre retraite.

Personnellement, je suis un grand partisan d’ouvrir un CÉLI sous la forme d’un compte d’épargne à intérêts élevés. Par contre, si vous avez le cœur solide, vous pouvez utiliser l’argent placé dans votre CÉLI pour n’importe quelle forme de placement, incluant des actions.

Ne laissez pas un manque d’information sur le sujet vous faire rater des économies d’impôt que vous méritez: n’hésitez pas à poser des questions à votre institution financière, ou même ici dans les commentaires, et nous ferons notre possible pour démystifier le tout!

Categories: Épargne Tags: ,

Effet secondaire de la crise: moins de paradis fiscaux?

2374720501_0a88a13cc6_m

J’ai lu plusieurs nouvelles dans les derniers mois à l’effet que certains paradis fiscaux (la Suisse et le Liechtenstein, entre autres) affichaient une ouverture à coopérer avec les autres pays pour combattre l’évasion fiscale. Si vous ne croyez pas aux coïncidences, on peut se demander quel est le lien entre la crise financière et cette récente (et surprenante?) ouverture.

Ce ne sont pas que les banques américaines qui posent problème

Plusieurs banques suisses, attirées par les rendements supérieurs offerts par les nouveaux produits financiers «inventés» aux États-Unis, dont le papier commercial adossé à des actifs (PCAA) mais aussi les swap sur défaillance (credit default swap, en anglais) ont acheté une quantité considérable de ces produits.

Comme nous le savons désormais, les rendements offerts par ces produits sont clairement négatifs: si vous y avez mis 1$ il y a deux ans, il vaut au plus 0,50$ aujourd’hui. Dans le cas de la géante suisse UBS (Union Bank of Switzerland), on parle de près de 40 milliards de dollars perdus en 2007 et 2008.

Secret bancaire ou survie?

Plusieurs banques suisses se sont donc retrouvées dans des situations fort inconfortables où la valeur de leurs actifs risquait d’être plus faible que celle de leur passif. Ce que je présume, c’est que le gouvernement américain a fait pression sur les gouvernements des paradis fiscaux afin qu’ils soient plus coopératifs aux enquêtes sur l’évasion fiscale, en retour de quoi l’argent versé pour sauver les banques américains pourrait se rendre jusqu’aux banques en Suisse et dans d’autres paradis fiscaux. Par exemple: la compagnie d’assurance AIG, qui a reçu 170 milliards d’aide du gouvernement fédéral, a ensuite versé entre 1 et 3 milliards à UBS dans le cadre de swap de défaillance que cette dernière avait pris chez AIG.

Conclusion

Je n’ai pas réussi à trouver nulle part d’affirmation allant dans le même sens que mon hypothèse (si vous en trouvez, n’hésitez pas à me faire signe dans les commentaires!) mais ça me semble logique, et comme je suis un contribuable honnête qui paie ses impôts, je ne suis pas contre le concept de combattre les paradis fiscaux.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Tjeerd

Fonds des générations

2248554785_504edac3ac_m

Tiens, une semaine après le budget provincial, j’ai effectué quelques recherches sur le Fonds des générations, ce mécanisme créé en 2006 par le gouvernement libéral en réponse aux nombreux acteurs publics qui s’inquiétaient de l’ampleur de la dette du Québec. En gros, il s’agit de mettre de l’argent de côté afin de rembourser la dette plus tard.

S’endetter pour investir

À première vue, ça semble une façon bien étrange de faire les choses. En effet, la façon simple d’agir, c’est de rembourser sa dette quand on a des surplus et de s’endetter quand on connaît un déficit. Dans le cas du Fonds des générations, on y cotise qu’il y ait des surplus ou non. C’est considéré comme une dépense dans le budget du gouvernement.

En situation de surplus, cette façon de faire est acceptable si on admet la prémisse que l’argent placé (et géré par la Caisse de dépôt) donnera un meilleur rendement que les intérêts qu’on paie sur la dette. Sinon, on devrait rembourser la dette directement. En 2008, la Caisse a perdu de l’argent… Avoir su, il aurait été bien plus avantageux de prendre la totalité du Fonds des générations et de l’appliquer à la dette au début de 2008. Le gouvernement agit donc de la meilleure même manière que la plusieurs d’entre nous, qui choisissons de placer (par exemple dans un RÉER) notre argent avant de rembourser notre prêt auto ou notre hypothèque.

En situation de déficit budgétaire, la situation est encore plus étrange! Comme le gouvernement considère sa cotisation au Fonds des générations comme une dépense, il crée une nouvelle dette pour placer de l’argent pour rembourser cette dette plus tard. Le risque est évidemment d’empirer le problème si les placements donnent un moins bon rendement que l’intérêt payé sur la dette.

Réduire les dépenses par la pénurie

La technique utilisée par le gouvernement libérale est connue aux États-Unis sous l’expression «starve the beast»: on réduit l’argent disponible pour les dépenses du gouvernement, ce qui force celui-ci à réduire ses dépenses en conséquence. En créant une dépense artificielle pour réduire la dette, on présume que d’autres dépenses seront réduites pour compenser et garder un budget aussi équilibré que possible. Il ne semble pas exister de confirmation du bien-fondé de cette façon de voir les choses, ni rien pour indiquer que c’est faux.

Un risque inutile

Je vous offre ici une opinion bien personnelle (bien que partagée par Jean-Paul Gagné du magazine Les Affaires): le Fonds des génération repose sur une hypothèse plausible mais non vérifiée qui ne vaut pas le risque d’emprunter pour rembourser plus tard. Les derniers mois nous ont prouvé qu’il n’est pas prudent de souhaiter se fier à une croissance éternelle de 10% lorsqu’on place notre argent à la bourse.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr ezioman

Garderie, gardera – 1/2

 Pour qui n’a pas eu d’enfant récemment, le monde québécois des garderies peut sembler simple: on choisit une garderie, on paie 7$ par jour. Le gouvernement y a injecté tellement d’argent ! Mais la réalité est tout autre. Au point où la phrase à la mode pour prendre des nouvelles d’un bébé n’est plus «et puis, fait-il ses nuits?» mais bien «et puis, lui avez-vous trouvé une garderie ?». Je me propose de démêler dans un premier temps le jargon et la question des coûts. 

Parmi les endroits pour faire garder un enfant au Québec, il y a d’abord les garderies et les centres de la petite enfance (CPE), dont les activités se déroulent dans des locaux qui leur sont dédiés. La garderie est à but lucratif alors que le CPE ne l’est pas. Il y a ensuite les services de garde en milieu familial qui sont situés, vous l’aurez compris, dans la résidence de la personne qui en est responsable. 

Garderies et CPE doivent détenir un permis qui fixe le nombre maximal d’enfants pouvant les fréquenter (en fait, un maximum pour les enfants de moins de 18 mois et un second pour les autres). Les services de garde en milieu familial n’ont pas à détenir de permis mais peuvent être accrédités par le gouvernement. Accrédité ou pas, le nombre d’enfants est limité à six sauf si le service est accrédité et que deux personnes y travaillent — jusqu’à neuf enfants peuvent alors le fréquenter.

Pour que le parent n’ait à verser que 7$ par jour pour faire garder son enfant dans l’un de ces établissements, il faut que celui-ci soit accrédité. Alors que tous les CPE le sont, bon nombre de services de garde en milieu familial et certaines garderies ne le sont pas. Pour chaque enfant inscrit dans un établissement accrédité, le gouvernement verse un montant quotidien venant compléter le 7$ fourni par le parent. Ce montant s’établirait à environ 40$ dans le cas des CPE, à 33$ pour les garderies, et à 18$ pour les services de garde en milieu familial. Ces montants font l’objet d’augmentations périodiques. Les garderies et services en milieu familial non accrédités chargent pour leur part aux parents un tarif quotidien qu’ils fixent à leur guise.

Le parent qui paie plus de 7$ par jour pour un service de garde peut obtenir un crédit d’impôt remboursable au provincial. Le ministère des Finances offre d’ailleurs un calculateur pour comparer le coût final d’un service de garde à 7$ et à 25$ par jour en fonction de notre revenu. Comme les déboursés peuvent être importants (les tarifs des services de garde non accrédités varient entre 25 et 40$ par jour en général) et que le retour d’impôt ne se fait qu’une fois par année, le gouvernement a mis en place une mesure de versements anticipés qui permet aux parents d’obtenir, à chaque trimestre, la fraction correspondante du retour d’impôt.   

À suivre: la fameuse rareté et ce qu’elle entraîne.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Jimmcclarty

Categories: Analyse Tags: , ,
-->