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Pourquoi je n’aime pas les placements garantis liés aux marchés

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J’ai déjà parlé en bien des fonds indiciels et des fonds négociés en bourse, les désignant comme d’excellents moyens de profiter du rendement généralement supérieur de la bourse (et qui dit rendement supérieur dit également risque plus grand). Par contre, il ne faut pas confondre ces produits avec ce que Desjardins appelle les placements garantis à rendement boursier, ou ce que la Banque Nationale nomme CPG à rendement variable (et je suis sûr que toutes les institutions ont leur équivalent)… Et il se trouve que, malgré leur attrait apparent, je ne suis pas un grand fan de ces produits.

Capital garanti et rendement boursier: le meilleur de deux mondes?

La proposition de ces produits est très alléchante: combiner la sécurité d’un placement garanti (en garantissant le capital) avec le rendement plus intéressant des indices boursiers! Naturellement, il y a des limites, sinon les banques ne trouveraient pas leur profit avec ce genre de produit. Il y a donc un maximum au rendement offert; si l’indice monte davantage que ce taux, c’est la banque qui conserve les profits. Cette disposition est tout à fait normale et ce n’est pas ce qui justifie mes réserves.

La bourse, c’est payant à long terme

Comme je le disais en introduction, la bourse est plus risquée qu’un placement garanti… mais, historiquement, c’est toujours plus payant qu’un placement garanti sur une très longue période (10 ans et plus). Pour des périodes plus courtes, il arrive plus ou moins régulièrement que la bourse s’avère non seulement moins payante qu’un placement garanti mais, en plus, qu’on puisse y perdre notre précieux capital. L’ennui des produits comme les placements garantis liés aux marchés, c’est que l’échéance est fixe… Vous devez vous retirer du marché à une date donnée, qu’elle vous soit favorable ou non.

Comme je l’indiquais, je ne suis pas un fan de ces produits pour moi… et j’ai l’impression que les gens qui en achètent oublient le désagrément qu’est l’échéance fixe. Par contre, ce pourrait être intéressant pour un investisseur débutant qui veut «tester» sa résilience émotionnelle face aux variations de la bourse.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr jimwhimpey

Rebalancement du portfolio: augmenter le rendement et réduire le risque

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Il est généralement accepté (avec raison!) qu’une bonne façon de réduire le risque est de diversifier son portfolio. Par exemple, si vous avez 10 000$ à investir, vous avez le choix d’acheter uniquement des actions d’Apple ou bien d’acheter un fonds indiciel canadien et un fonds d’obligations.

Dans la première situation, vous avez l’opportunité de gagner beaucoup d’argent! Mais le risque de perdre est également grand. Avec des fonds, les gains seront moins spectaculaires, mais les pertes, s’il y en a, seront modérées.

Rebalancer périodiquement

Le concept du rebalancement, c’est que vous décidez d’avance de la proportion de chacun des fonds à tous les deux ans. Vous vendez les fonds qui ont bien fait pendant l’année et vous achetez ceux qui ont moins bien fait.

Quoi?

Je vends les titres qui vont bien et j’achète ce qui ne va pas bien??

Oui oui.

Le raisonnement est le suivant: si vous avez sélectionné certaines proportions au départ, c’était pour une bonne raison, cela reflétait votre profil d’investisseur. Assez de rendement pour atteindre vos objectifs, mais pas trop de risque pour vous inquiéter. Il est important de se tenir à ses objectifs.

De plus, si vous vendez ce qui a bien fait dans le passé, il y a des chances raisonnables pour que ça n’augmente plus, ou moins rapidement, dans l’avenir. De la même façon, en achetant plus de ce qui a baissé durant toute l’année, il y a de bonnes chances pour que la tendance s’inverse dans le futur.

Cet article est largement inspiré d’un article (en anglais) du blogue Get Rich Slowly qui contient, en plus, des exemples chiffrés démontrant l’intérêt de cette stratégie.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr rightee
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Nouveau site sur les droits des investisseurs

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La semaine dernière, Les Affaires nous signalait le lancement d’un nouveau site Web: Le guide des droits des investisseurs, réalisé par l’Autorité des marchés financiers et l’Observatoire du droit québécois des valeurs mobilières. Je suis étonné que le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires n’ait pas participé!

De l’information assez pointue

En naviguant sur le site droitsdesinvestisseurs.com, on réalise que l’information disponible est très complète et souvent assez pointue. On y explique entre autres quelles sont les obligations des différentes parties dans le cas des transactions d’initiés. On peut présumer que cette information s’avérera peu utile pour un lecteur régulier de jesuispauvre.com. Par contre, quand on se pose une question bien spécifique, les chances sont grandes pour que la réponse se trouve sur le site. Les sujets sont bien segmentés, mais la terminologie utilisée n’est pas nécessairement à la portée de tous.

La section FAQ, disponible dans la portion de droite de chacune des pages, contient parfois des réponses intéressantes. Par exemple:

On retrouve également un lexique des différents termes du monde financier. Il est bien caché dans le bas de la colonne de gauche, mais il est très pertinent!

Détails techniques

D’un point de vue purement fonctionnel, il aurait été intéressant de disposer d’un outil de recherche propre au site. Comme je l’ai mentionné plus haut, il s’agit avant tout d’un site de référence et non un site de consultation générale. De plus, je ne suis pas sûr d’apprécier la mise en page avec des points d’information au centre et les FAQ à droite. Finalement, comme une grande quantité de jargon financier se retrouve dans les articles, les renseignements du lexique y sont intégrés. Il suffit de placer votre souris sur un terme souligné et vous pourrez lire sa définition, et ce, sans changer de page.

Conclusion

À ajouter à vos signets pour référence ultérieure lorsque vous aurez des questions spécifiques, mais pas nécessairement à lire en entier dès aujourd’hui. Merci à l’Autorité des marchés financiers et à l’Observatoire du droit québécois des valeurs mobilières.

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Fonds des générations

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Tiens, une semaine après le budget provincial, j’ai effectué quelques recherches sur le Fonds des générations, ce mécanisme créé en 2006 par le gouvernement libéral en réponse aux nombreux acteurs publics qui s’inquiétaient de l’ampleur de la dette du Québec. En gros, il s’agit de mettre de l’argent de côté afin de rembourser la dette plus tard.

S’endetter pour investir

À première vue, ça semble une façon bien étrange de faire les choses. En effet, la façon simple d’agir, c’est de rembourser sa dette quand on a des surplus et de s’endetter quand on connaît un déficit. Dans le cas du Fonds des générations, on y cotise qu’il y ait des surplus ou non. C’est considéré comme une dépense dans le budget du gouvernement.

En situation de surplus, cette façon de faire est acceptable si on admet la prémisse que l’argent placé (et géré par la Caisse de dépôt) donnera un meilleur rendement que les intérêts qu’on paie sur la dette. Sinon, on devrait rembourser la dette directement. En 2008, la Caisse a perdu de l’argent… Avoir su, il aurait été bien plus avantageux de prendre la totalité du Fonds des générations et de l’appliquer à la dette au début de 2008. Le gouvernement agit donc de la meilleure même manière que la plusieurs d’entre nous, qui choisissons de placer (par exemple dans un RÉER) notre argent avant de rembourser notre prêt auto ou notre hypothèque.

En situation de déficit budgétaire, la situation est encore plus étrange! Comme le gouvernement considère sa cotisation au Fonds des générations comme une dépense, il crée une nouvelle dette pour placer de l’argent pour rembourser cette dette plus tard. Le risque est évidemment d’empirer le problème si les placements donnent un moins bon rendement que l’intérêt payé sur la dette.

Réduire les dépenses par la pénurie

La technique utilisée par le gouvernement libérale est connue aux États-Unis sous l’expression «starve the beast»: on réduit l’argent disponible pour les dépenses du gouvernement, ce qui force celui-ci à réduire ses dépenses en conséquence. En créant une dépense artificielle pour réduire la dette, on présume que d’autres dépenses seront réduites pour compenser et garder un budget aussi équilibré que possible. Il ne semble pas exister de confirmation du bien-fondé de cette façon de voir les choses, ni rien pour indiquer que c’est faux.

Un risque inutile

Je vous offre ici une opinion bien personnelle (bien que partagée par Jean-Paul Gagné du magazine Les Affaires): le Fonds des génération repose sur une hypothèse plausible mais non vérifiée qui ne vaut pas le risque d’emprunter pour rembourser plus tard. Les derniers mois nous ont prouvé qu’il n’est pas prudent de souhaiter se fier à une croissance éternelle de 10% lorsqu’on place notre argent à la bourse.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr ezioman

Fonds mutuels, d’actions, répartition d’actifs

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Nous avons écrit, il y a de ça plusieurs semaines déjà, des articles sur les fonds indiciels (ou négociés en bourse) et les fonds éthiques. Madame Ebenezer m’a avoué avoir trouvé les articles plutôt cryptiques et pas aussi informatifs qu’elle les aurait souhaités. Au cours de la discussion, il est apparu qu’il lui manquait une pièce d’information assez importante: c’est quoi un fonds?

Fonds mutuel?

Premièrement, il faut savoir que l’expression fonds mutuel est inappropriée en français. Voici ce qu’a à dire le Grand Dictionnaire de l’OLF:

L’expression fonds mutuel est souvent utilisée au Canada en ce sens mais elle est inappropriée, car le mot mutuel a, en français, le sens de « réciproque » et non de « détenu en commun » comme l’adjectif anglais mutual. Mutuel se dit d’associations à but non lucratif dont les membres s’entraident en s’assurant mutuellement contre certains risques moyennant le versement d’une cotisation (société d’aide mutuelle, société mutuelle d’assurance, etc.).

Une mesure de contrôle du risque

Un fonds, c’est une entité (j’avoue ne pas trop savoir comment la qualifier autrement) qui récolte l’argent d’un grand nombre d’investisseurs et qui va placer cet argent dans une variété de compagnies, sélectionnées selon des critères établis à la création de ce fonds. L’objectif principal est de permettre aux petits investisseurs de profiter des rendements supérieurs offerts par la bourse tout en contrôlant le risque associé à ce marché volatil.

L’une des meilleures méthodes pour réduire le risque, c’est d’équilibrer nos investissements, soit acheter différents types de compagnies. Par exemple, on peut acheter des compagnies dans le domaine financier, dans le domaine manufacturier, dans les matières premières, dans les technologies, etc. De cette façon, si un secteur se porte mal, cette situation n’aura un impact que sur une fraction de nos investissements et non sur la totalité. Inversement, si un secteur va très bien, notre gain sera plus faible que si on avait investi tout notre argent dans ce secteur.

Or, pour nous, petits investisseurs, il n’est pas pratique ni rentable de réaliser cet équilibre nous-mêmes. Le coût de la commission et la recherche nécessaire pour bien balancer notre portefeuille selon nos objectifs de placements rendent cette solution impraticable. Les fonds nous évitent ces difficultés en nous permettant d’investir un petit montant individuellement, qui devient grand collectivement et qui nous permet de diversifier nos placements.

Quand on parle de fonds éthiques ou de fonds indiciels (ou de fonds d’actions, fonds à revenu fixe ou autre), le qualificatif vient donner une indication sur les critères de sélection des actions qui seront achetées. Les puristes me feront remarquer qu’il ne s’agit pas nécessairement d’actions et que ça pourrait être des obligations. Ils auront raison.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Tanya Ryno

Fonds éthiques

24/12/2008 Picsou un commentaire

tn_fonds_ethiqueQue se passe-t-il, le temps des Fêtes me monte à la tête, cette atmosphère de partage et d’amour fait revivre en moi mes plus profonds instincts humanistes, laissant mes valeurs de droite au vestiaire. Hé oui, voilà que je parle de fonds éthiques.

 

Ces fonds spécialisés sont tenus d’investir dans des compagnies dites « éthiques ». On retrouve donc des entreprises qui prônent l’environnement, les droits de la personne et le respect des groupes (au détriment des profits, oups petit écart ici).  Cela dit, c’est intéressant pour les gens voulant avoir bonne conscience et voulant appuyer des entreprises qui ont de réels impacts sur l’environnement et la société.

 

Vous devez noter que ces fonds spécialisés sont catégorisés à risque, ils ne doivent pas prendre une trop grande part de votre portefeuille (si vous fouillez, vous pouvez trouver des fonds éthiques diversifiés réduisant les risques). Par contre, la popularité grandissante pour l’environnement me laisse croire qu’il y a un marché intéressant à exploiter.

 

Avant d’investir (surtout, ces temps-ci) vous devez faire une analyse de risque avec votre conseiller financier. Cette analyse est une série de questions et de calculs qui permettent de déterminer les parts de votre portefeuille à investir dans des produits risqués.

 

Joyeux Noël

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Fonds négociés en bourse

 

iShares

iShares

J’ai parlé un peu plus tôt ce mois-ci des fonds indiciels et tout le bien que j’en pensais. À la suite de cet article, un lecteur (bonjour Benjamin!) m’a fait remarquer qu’il existe aussi des fonds négociés en bourse (FNB). En fait, j’ai découvert que ce que je croyais être des fonds indiciels dans mon portefeuille personnel étaient en fait des FNB.

Quelle est donc cette différence, me demandez-vous donc?

En gros, lorsque vous achetez un fonds indiciel, vous faites l’acquisition d’un fonds commun de placement mais, tel que mentionné précédemment, ce ne sont pas des humains hautement qualifiés en finance qui décident comment placer votre argent mais tout simplement des ordinateurs qui tentent de reproduire la composition d’un indice donné.

Dans le cas d’un FNB, vous achetez des actions d’une pseudo-compagnie qui possède un bloc d’action équivalent à l’indice qu’on tente de reproduire. D’un point de vue technique, ça présente plusieurs différentes (sur les transactions, la façon d’émettre de nouvelles parts, etc.) mais, dans la réalité, ni Wikipedia, ni le centre d’éducation de iShares ne m’ont éclairé sur la différence réelle entre un fonds indiciel et un FNB. Les deux sources d’information se concentrent plutôt sur les différences entre un FNB et un fonds commun de placement traditionnel.

Ce qui m’amène à la question suivante: y a-t-il des fonds indiciels au Canada? Existe-t-il d’autres joueurs que iShares dans le monde du FNB au Canada?

Le public m’a permis d’en apprendre plus une première fois, je vous redonne donc la parole pour explorer les réponses possibles à ces questions.

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Fonds indiciels

Certains d’entre vous ont peut-être des fonds commun de placement (le terme français officiel pour l’anglicisme fonds mutuels). Si c’est le cas, je n’écris pas pour attirer votre attention sur leur rendement abysmal, mais bien pour parler d’un type particulier de ces fonds: les fonds indiciels.

Dans un fonds commun de placement, des gestionnaires sont engagé afin de sélectionner le meilleur mix d’actions afin d’avoir le meilleur rendement possible. Ces gestionnaires ne travaillent pas pour nos beaux yeux, nous les payons donc avec des frais de gestion qui sont prélevés sur le fond lui même. Ces frais de gestion sont en moyenne de 2%.

Dans le cas d’un fond indiciel, il n’y a pas de gestionnaires. Seulement des ordinateurs qui s’assurent de reproduire aussi fidèlement que possible un indice boursier. Les seuls frais de gestions sont donc ceux nécessaires à payer les transactions financières et la paperasse (rapports financiers aux épargnants et à l’AMF)… la moyenne des frais de gestion est de 0,4% pour ce type de fond.

Le principal désavantage de ce type de fond: il ne donnera jamais un rendement supérieur au marché. En fait, théoriquement, il donnera un rendement inférieur de 0,4% à l’index qu’il reproduit. Par contre, il ne donnera jamais un rendement qui est significativement plus faible que le marché.

Un autre désagrément qui est spécifique au Canada: l’index principal, le TSX60 n’est pas bien balancé. Les services financiers (banques et assurances) et l’énergie (pétrole) sont largement sur-représentés.

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