États-Unis: aide financière aux banques camouflée?
Comme vous le savez, le gouvernement américain a dû intervenir de façon massive en 2008 et 2009 pour aider le secteur bancaire qui était au bord du gouffre. Heureusement pour lui, le coût de ce programme a été fortement réévalué à la baisse.
On pourrait donc se dire que, finalement, peu d’argent public a été utilisé pour aider les banques à payer des bonus généreux à leurs employés. Or, d’autres programmes du gouvernement, dont le coût s’élève à plusieurs dizaines de milliards, semblent passer sans vagues parce que l’aide aux banques n’est qu’indirecte.
Maintenir la valeur des maisons
Les problèmes financiers des banques sont causés par les pertes sur les prêts hypothécaires (tant résidentiels que commerciaux)… Donc plus la valeur des propriétés baisse, plus les pertes sont grandes. En maintenant la valeur des maisons, le gouvernement aide les banques à réduire leurs pertes.
Deux programmes contestés
Le premier programme, décrié à peu près unanimement par les économistes, est le First Time Home Buyer Tax Credit, ou crédit d’impôt pour premiers acheteurs. Il accorde un crédit d’impôt de 8000$ (c’est pas rien!) à chaque acheteur de maison qui n’en a pas possédé depuis trois ans. Selon certaines études, pas plus de 25% des acheteurs se qualifiant pour ce crédit d’impôt n’auraient pas acheté sans le programme.
Le deuxième programme est la garantie de prêts hypothécaires: via la Federal Housing Administration (FHA), ce qui se rapproche le plus du côté américain de la SCHL au Canada, le gouvernement américain garantit des prêts hypothécaires consentis par les banques américaines. Les pertes de cet organisme se comptent en milliards.
Bref, plus ça va, plus j’arrive à la conclusion que ces programmes, que les économistes qualifient d’inefficaces, sont en fait une façon moins impopulaire d’aider les banques. Après tout, qui est contre les subventions à l’achat d’une maison?
Image disponible sous licence CC de l’usager flickr _G2








