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Posts Tagged ‘Épargne’

Pourquoi je n’aime pas les placements garantis liés aux marchés

août 3rd, 2009 Ebenezer 15 comments
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J’ai déjà parlé en bien des fonds indiciels et des fonds négociés en bourse, les désignant comme d’excellents moyens de profiter du rendement généralement supérieur de la bourse (et qui dit rendement supérieur dit également risque plus grand). Par contre, il ne faut pas confondre ces produits avec ce que Desjardins appelle les placements garantis à rendement boursier, ou ce que la Banque Nationale nomme CPG à rendement variable (et je suis sûr que toutes les institutions ont leur équivalent)… Et il se trouve que, malgré leur attrait apparent, je ne suis pas un grand fan de ces produits.

Capital garanti et rendement boursier: le meilleur de deux mondes?

La proposition de ces produits est très alléchante: combiner la sécurité d’un placement garanti (en garantissant le capital) avec le rendement plus intéressant des indices boursiers! Naturellement, il y a des limites, sinon les banques ne trouveraient pas leur profit avec ce genre de produit. Il y a donc un maximum au rendement offert; si l’indice monte davantage que ce taux, c’est la banque qui conserve les profits. Cette disposition est tout à fait normale et ce n’est pas ce qui justifie mes réserves.

La bourse, c’est payant à long terme

Comme je le disais en introduction, la bourse est plus risquée qu’un placement garanti… mais, historiquement, c’est toujours plus payant qu’un placement garanti sur une très longue période (10 ans et plus). Pour des périodes plus courtes, il arrive plus ou moins régulièrement que la bourse s’avère non seulement moins payante qu’un placement garanti mais, en plus, qu’on puisse y perdre notre précieux capital. L’ennui des produits comme les placements garantis liés aux marchés, c’est que l’échéance est fixe… Vous devez vous retirer du marché à une date donnée, qu’elle vous soit favorable ou non.

Comme je l’indiquais, je ne suis pas un fan de ces produits pour moi… et j’ai l’impression que les gens qui en achètent oublient le désagrément qu’est l’échéance fixe. Par contre, ce pourrait être intéressant pour un investisseur débutant qui veut «tester» sa résilience émotionnelle face aux variations de la bourse.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr jimwhimpey

La valeur des ménages canadiens quartier par quartier

juillet 24th, 2009 Ebenezer No comments
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Le Globe and Mail a publié cette semaine un article détaillant la variation dans la valeur des ménages canadiens. L’article en soi est intéressant, mais sans plus. Ce qui rend le travail du Globe and Mail digne de mention, c’est que les auteurs ont inclus une carte détaillée et «zoomable» de huit grands centres canadiens. Malheureusement, la ville de Québec n’en fait pas partie!

La valeur nette des ménages

La valeur nette des ménages mesure tout simplement la différence entre les dettes d’une famille et l’ensemble de ses actifs. Les dettes les plus fréquentes sont les hypothèques, les prêts auto, les marges de crédit et les cartes de crédit. Du côté des actifs, on retrouve la maison, les placements (actions, obligations, fonds d’action, etc), le chalet et autres éléments de valeur. Entre 2007 et 2008 (la période couverte par l’article), les actifs des Canadiens ont diminué sur deux fronts: la valeur des maisons a baissé (surtout dans l’Ouest canadien) et le marché boursier a subi une très forte baisse.

Au Québec, comme le marché immobilier est resté essentiellement stable en 2008 (voire, il a continué d’augmenter), je présume que les zones où les pertes sont les plus grandes sont celles où les ménages détenaient un important portefeuille de placements en 2007… qui a été amputé de 20% de sa valeur en 2008, en moyenne. Ironiquement, les coins les plus riches sont donc probablement ceux qui seraient en rouge sur une telle carte!

Image disponbible sous licence CC de l’usager flickr Daquella manera

Nouveau type de compte: Manuvie Un

juillet 6th, 2009 Ebenezer 15 comments
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J’ai vu la semaine dernière une publicité à propos d’un nouveau type de compte offert par Manuvie: Manuvie Un. Je suis donc allé faire un tour sur le site Web afin d’évaluer s’il s’agit de quelque chose de vraiment innovateur ou bien simplement d’une exagération publicitaire. J’ai été agréablement surpris de constater que c’est quelque chose que je n’avais jamais vu avant, qui peut être très utile, mais qui n’est certainement pas fait pour tout le monde!

Mettre l’hypothèque sur la marge de crédit

En gros, le concept de Manuvie Un, c’est de vous ouvrir une marge de crédit pour une valeur équivalent à 80% de la valeur de votre maison à un taux d’intérêt hypothécaire (3,25% actuellement) et de placer votre hypothèque et tous vos autres prêts dans ce compte. Il vous est également suggéré de prendre toutes vos économies à court terme et de les appliquer au solde du compte, réduisant d’autant la somme que vous devez à Manuvie. Comme votre prêt est réduit, l’intérêt que vous payez dessus l’est également, ce qui vous donne un taux d’intérêt «réel» sur vos épargnes de 3,25%, ce qui est excellent. En fait, comme le compte Manuvie Un devient votre compte avec opérations, chaque dépôt vient réduire le montant de votre dette (et les intérêts payés) d’autant. De la même façon, chaque retrait est l’équivalent d’une augmentation au montant emprunté.

Ça prend de la discipline!

De ce que j’ai pu lire sur le site, la notion de paiement hypothécaire n’existe plus: le remboursement de votre hypothèque est pris directement sur votre «profit» mensuel. Si vous êtes du genre discipliné et que vous économisez systématiquement plus que vous dépensez à chaque mois, le compte Manuvie Un vous permet de rembourser votre prêt hypothécaire beaucoup plus rapidement qu’un prêt standard. Par contre, si vous avez de la misère à mettre volontairement de l’argent de côté et que le prélèvement mensuel automatique de votre hypothèque est nécessaire pour en assurer le remboursement, un compte comme Manuvie Un risque de vous nuire grandement en vous permettant de garder le même solde sur votre hypothèque durant une très grande période.

Un danger potentiel si la valeur des maisons baisse

Le concept de Manuvie Un, c’est que vous remboursez votre prêt plus rapidement en appliquant toutes vos épargnes sur votre hypothèque. Plus besoin d’avoir un coussin de sécurité ailleurs, puisqu’en cas de besoin, vous pouvez retirer de votre compte cet argent jusqu’à concurrence de 80% de la valeur de votre maison.

Mais si le solde de votre hypothèque au départ est de 60% de la valeur de votre maison et que la valeur de celle-ci baisse de 25%, vous ne pouvez plus retirer d’argent! Je vous accorde qu’une baisse du prix des maisons de 25% est une chose relativement rare, mais ça s’est déjà vu et, surtout, si le solde de votre hypothèque est plus près du 80% (par exemple parce que vous n’avez pas la discipline de le rembourser régulièrement), une variation plus faible des prix peut vous causer des ennuis.

Bref, le compte Manuvie Un vous donne toute la liberté nécessaire pour rembourser plus rapidement votre prêt… mais on vous donne aussi la corde pour vous pendre en vous donnant toute la liberté nécessaire pour ne pas le rembourser aussi vite qu’un prêt traditionnel.

Le taux d’épargne continue d’augmenter

mai 20th, 2009 Ebenezer No comments

En début d’année, nous avions prédit que 2009 serait l’année de l’épargne, alors que les ménages à travers le monde (mais surtout aux États-Unis) diminuent leurs dépenses en raison de craintes pour leur emploi. La tendance se confirme: en mars, le taux d’épargne a atteint 4,1%, un taux qu’on n’avait pas observé depuis dix ans.

Plus d’épargne, c’est sain

Après quelques années avec un taux d’épargne pratiquement nul, on ne peut que saluer une attitude plus prudente de la part des ménages américains. Les contributeurs de jesuispauvre.com sont des grands fans de l’épargne — avoir un coussin de sécurité et un endettement sous contrôle permettent une plus grande liberté et, je le crois, une utilisation plus efficace de notre argent!

Certains ont d’ailleurs pointé l’endettement excessif des ménages américains comme une cause de la récession qui nous touche présentement. David Beim, professeur à la Columbia Business School, racontait au blogue PlanetMoney (voir la section Twin Peaks) que le ratio de la dette des ménages sur le PIB était de 100% en 2008, et que la dernière fois qu’il avait atteint ce niveau, c’était en 1929.

L’effet pervers de l’augmentation de l’épargne

Naturellement, tout cela n’a pas de que du bon: l’augmentation de l’épargne, ça veut dire que les consommateurs dépensent moins… et que les manufacturiers et détaillants vendent moins de téléviseurs HD, de portables et d’automobiles. Ces compagnies engagent moins d’employés, ce qui n’est pas très bon pour l’économie.

Il n’en reste pas moins que mon opinion, c’est que le niveau d’activité économique dont nous avons profité durant les dernières années n’était pas soutenable à long terme et que la correction actuelle était donc malheureusement nécessaire.

Le graphique qui suit provient de l’excellent blogue (en anglais) CalculatedRISK: il s’agit de l’évolution du taux d’épargne des ménages américains depuis 1959. Les colonnes bleues sont des périodes de récession.

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Comment bien utiliser ING

mai 1st, 2009 Roger Tremblay No comments
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Nous vous avons déjà vanté les avantages des comptes à intérêts élevés comme celui d’ING. Mais la flexibilité de votre compte ING vous permet aussi de mettre en œuvre une façon différente d’épargner pour vos projets que nous appellerons, pour les besoins de la cause, l’épargne ciblée.

Une fois que votre compte principal est créé, vous pouvez ajouter de nouveaux comptes à votre guise. Par exemple, en plus de mon compte initial, j’ai un compte appelé Bébé 1 et un autre appelé Bébé 2 dans lesquels je transfère les cadeaux reçus par mes filles. Quand elles auront l’âge de la responsabilité financière (cet âge reste à déterminer, dans mon cas ça a été 29 ans), elles auront la joie de voir que tout cet argent aura fructifié.

Mais le plus intéressant est que vous pouvez faire transférer de l’argent automatiquement dans n’importe quel compte que vous créez. Par exemple, vous pouvez transférer 20$ par semaine dans un compte nommé « Vacances ». Votre fonds de vacances sera ainsi amassé sans que vous ayiez à lever le petit doigt.

Et n’oublions pas que ce fonds générera même de jolis intérêts et qu’il sera libre d’impôt si vous créez le compte dans le cadre de votre CÉLI. En utilisant cette méthode, il devient plus facile d’accumuler de l’argent pour les dépenses qui viennent : vacances, nouveaux pneus, nouveau matelas, rentrée scolaire, etc.

À vos comptes ING!

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Les obligations: suite et fin

avril 18th, 2009 Ebenezer No comments
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Après une introduction aux obligations et un article plus spécifiquement axé sur les risques associés aux obligations corporatives, je vous propose un dernier article sur le sujet avant de revenir à notre programmation habituelle. Si vous n’avez pas apprécié cette série d’articles sur un même sujet dans la même semaine, n’hésitez pas à le faire savoir dans les commentaires.

Le taux d’intérêt en fonction de la cote de crédit

Comme je l’ai expliqué dans mon précédent article, les obligations émises par les compagnies se voient attribuer des cotes (en fait, les obligations émises par les gouvernements aussi) en fonction de la stabilité financière de l’organisation. La meilleure note étant un AAA. Vous me demanderez donc: pourquoi est-ce que je prêterais de l’argent à une compagnie qui n’est pas cotée AAA?

La réponse est simple: pour compenser le risque supplémentaire, elle vous offrira un taux d’intérêt plus élevé! La conclusion est donc que, comme pour les particuliers, moins une compagnie a besoin d’argent, plus c’est simple et peu dispendieux pour elle d’en emprunter. Les compagnies souhaitent donc obtenir le meilleure cote de crédit possible, afin de payer le moins d’intérêts possible.

Un exemple concret

Quelle est la surprime qu’on peut s’attendre à obtenir pour une obligation qui n’est pas cotée AAA? La réponse, bien évidemment, c’est: ça dépend. La différence augmentera en période d’incertitude économique et diminuera lorsque l’économie va bien. Je suis tombé par hasard sur une émission d’obligations qui n’était pas cotée AAA. L’Industrielle Alliance a réalisé une émission d’obligations à la fin de mars et la cote qui leur a été attribuée est A, c’est-à-dire deux niveaux sous la meilleure cote. Le résultat? Ils ont décidé d’offrir un taux d’intérêt de 8,25%, comparativement au taux d’intérêt offert par ING Direct: 1,70% — c’est une différence énorme!

On peut en conclure que ce n’est vraiment pas un bon moment pour avoir besoin d’argent neuf dans le cas des organisations qui ne sont pas en parfaite condition financière (même la compagnie de Warren Buffett n’a plus une cote de crédit parfaite)… C’est ce qu’on appelle la crise du crédit.

Image disponible sous licence CC de Wikimedia Commons
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Les risques des obligations corporatives

avril 15th, 2009 Ebenezer No comments
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Hier, j’abordais la notion des obligations, qui sont une façon parfois efficace de placer de l’argent sécuritairement avec un rendement prévisible. J’avais oublié un petit détail important, par contre: les obligations viennent généralement par tranches de 5000$ ou même de 10 000$. On ne peut pas y placer que 200$ ou 300$. Pour ça, adressez-vous à votre compte d’épargne à intérêts élevés le plus proche!

Corporatives et gouvernementales

Il y a deux grands types d’émetteurs d’obligations: les entreprises et les différents paliers de gouvernements (municipal, scolaire, provincial, fédéral). Dans le premier cas, il s’agit d’une compagnie qui veut financier une nouvelle usine, l’acquisition d’une nouvelle compagnie ou bien, tout simplement, avoir assez d’argent pour survivre pendant une période déficitaire (on peut penser à AbitibiBowater, par exemple). Pour les gouvernements, c’est un peu la même chose. Quand on parle de la dette du Québec, par exemple, une grande portion est sous forme d’obligations. En fait, les fameuses annonces d’Épargne Placements Québec vous demandent de prêter de l’argent au gouvernement du Québec.

Qu’est-ce que je risque?

La réponse est simple: quand on achète une obligation, on risque de ne pas se faire rembourser. Dans le cas d’un gouvernement, surtout en Amérique du Nord, le risque est très faible. Dans le cas d’une entreprise, il y a plusieurs scénarios dans lesquels un détenteur d’obligation peut perdre de l’argent, ou obtenir un rendement inférieur à celui promis initialement. Le cas le plus évident est une faillite pure et simple. Comme Air Canada en 2003. Les détenteurs d’obligations d’Air Canada ont probablement perdu plus de 50% de la somme qu’ils avaient prêtée à la compagnie (je n’arrive pas à trouver l’information exacte).

L’autre option est tout simplement un arrangement avec les détenteurs d’obligations. La compagnie s’adresse alors à eux en disant à peu près ceci: «ça va mal, nous sommes déficitaires, les intérêts que nous payons sur notre dette nous tiennent à la gorge et nous devrons déclarer faillite… SAUF si vous êtes gentils et que vous acceptez de renégocier les termes du prêt en faveur de l’emprunteur». Souvent, la compagnie offrira de convertir les obligations en actions de la compagnie. Bombardier Produits Récréatifs et Ford viennent de compléter des opérations du genre.

Naturellement, le prêteur (l’épargnant, l’acheteur d’obligations) perd de l’argent par rapport à ce qui était prévu initialement, mais il va accepter les modifications en se disant que c’est mieux qu’une faillite.

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Les obligations 101

avril 14th, 2009 Ebenezer No comments
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Lorsque vient le temps de discuter de la portion «revenu fixe, capital garanti, risque minimum» de mes épargnes, mon conseiller financier préfère se tenir loin des obligations corporatives. Mais avant d’aborder les raisons motivant son conseil, à venir dans un prochain article, attardons-nous un peu sur ce qu’est une obligation.

Qu’est-ce qu’une obligation?

Une obligation est tout simplement un emprunt qu’une organisation fait. Pourquoi ne va-t-elle pas à la banque? Parce qu’avec une obligation, elle s’adresse directement aux épargnants et contourne ainsi un intermédiaire, diminuant les coûts d’emprunt (et augmentant le taux d’intérêt que l’investisseur peut espérer obtenir comparativement à un placement garanti à la banque).

En temps normal, il y a peu (ou pas) de garantie envers l’épargnant en cas de faillite de l’emprunteur; par contre, l’épargnant sera remboursé avant l’actionnaire. Lorsqu’on achète une obligation émise par une compagnie, il faut avoir confiance que celle-ci est financièrement solide et aura les moyens de rembourser la dette qu’elle vient de contracter envers nous.

Une obligation AAA, comme le bœuf?

Puisqu’on ne peut pas s’attendre à ce que chaque investisseur soit en mesure d’évaluer de façon efficace chaque émetteur d’obligations, des agences de cotation du crédit (Moody’s, Standard and Poor’s et DBRS) émettent un jugement sur la qualité de la dette émise. Au moment d’émettre des obligations, une organisation contactera donc une ou plusieurs de ces agences pour qu’elles émettent une opinion sur la qualité de sa dette. Cette opinion prend la forme d’une cote: de AAA pour la meilleure qualité à D, quand l’emprunteur n’effectue plus ses paiements à temps.

Dans le prochain article, on explorera deux grandes classes d’obligations: gouvernementales et corporatives.

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Le CÉLI: mal connu?

avril 11th, 2009 Ebenezer No comments
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Depuis le 1er janvier dernier, le gouvernement fédéral a introduit le compte d’épargne libre d’impôt (CÉLI). Nous en avions d’ailleurs parlé en octobre dernier, déjà. Dans sa chronique sur les finances personnelles à l’excellente émission radiophonique L’heure des comptes, à la Première chaîne de Radio-Canada, Yannick Clérouin nous révélait jeudi soir les résultats d’un sondage de Léger Marketing à l’effet que 78% des répondants n’avaient pas encore ouvert de CÉLI.

Une formule complémentaire au RÉER

La majorité des personnes qui n’avaient pas encore ouvert de CÉLI citaient le manque d’épargne disponible. Ou bien je me berce d’illusions sur la situation financière des ménages canadiens en général, ou bien trop de gens confondent le CÉLI avec un RÉER. En effet, contrairement au RÉER, vous pouvez retirer en tout temps et sans pénalité l’argent que vous avez versé dans votre CÉLI. Ça en fait donc une excellente solution pour un fonds d’urgence, ou pour mettre de l’argent de côté en prévision d’un voyage ou d’autre projet qui n’attendra pas votre retraite.

Personnellement, je suis un grand partisan d’ouvrir un CÉLI sous la forme d’un compte d’épargne à intérêts élevés. Par contre, si vous avez le cœur solide, vous pouvez utiliser l’argent placé dans votre CÉLI pour n’importe quelle forme de placement, incluant des actions.

Ne laissez pas un manque d’information sur le sujet vous faire rater des économies d’impôt que vous méritez: n’hésitez pas à poser des questions à votre institution financière, ou même ici dans les commentaires, et nous ferons notre possible pour démystifier le tout!

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Démystifier les régimes enregistrés d’épargne-études

mars 17th, 2009 Ebenezer No comments
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L’Union des consommateurs lance cette semaine un site de référence dédié aux régimes enregistrés d’épargne-études (REÉÉ). Nous saluons cet effort parce qu’il s’agit d’un sujet fort intéressant pour les familles: il y a là une possibilité d’économiser beaucoup d’argent… ou de se compliquer la vie inutilement.

Qu’est-ce qu’un REÉÉ?

Un REÉÉ est une entité spéciale que vous établissez soit au nom d’un enfant spécifiquement, ou au nom d’une famille. L’argent qui y est versé est réservé exclusivement à l’usage du bénéficiaire (l’enfant) pour des études supérieures. L’avantage de mettre l’argent dans un REÉÉ est que le rendement (intérêts, gain en capital, etc.) des fonds dans le régime est exempt d’impôt jusqu’au retrait. Il est à noter que les cotisations ne donnent toutefois pas droit à un crédit d’impôt, comme dans le cas des RÉER.

Subventions

Lorsque vous contribuez à un REÉÉ, les gouvernements fédéral et provincial ajoutent une subvention qui peut aller jusqu’à 40% de votre contribution si votre revenu est faible. L’avantage d’utiliser un REÉÉ est donc double: pas d’imposition sur le rendement, et des subventions pour augmenter le montant.

Lisez les petits caractères

Ce qui fait tout l’intérêt du site Web lancé par l’Union des consommateurs, c’est qu’il y a une pléthore de régimes différents offerts par une jungle de fournisseurs. Alors, avant de vous embarquer dans un programme de ce type, assurez-vous de a) lire le contenu du site Web de l’Union des consommateurs et b) de lire (et comprendre!) tous les petits caractères de l’offre qui vous est faite.

Quelques questions qui méritent d’être posées:

  • Qu’arrive-t-il si mon enfant ne s’inscrit pas à un programme admissible?
  • Quelles sont les pénalités pour retirer l’argent plus tôt?
  • Quels types de placements sont utilisés pour faire fructifier l’argent? (le capital est-il garanti? quel en est le rendement?)

Malheureusement, au moment d’écrire ces lignes, la section «Foire aux questions» du site est vide.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Baston
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