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Articles taggués ‘Épargne’

Loto-REÉÉ ?

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Il y a quelques semaines, l’émission La Facture de Radio-Canada présentait un reportage sur les problèmes de certains parents face à des contraintes posées par le régime enregistré d’épargne études (REÉÉ) auquel ils avaient cotisé. On y mentionnait entre autres qu’un enfant sur quatre ne touchait pas à l’argent qui avait été placé pour lui. Alors, les REÉÉ, est-ce vraiment intéressant ?

Le concept et son intérêt

On dépose régulièrement de l’argent dans un compte destiné aux études futures de notre enfant et, pour chaque dollar qu’on y dépose, les gouvernements y versent aussi de l’argent. Le gouvernement fédéral complète avec un montant correspondant à 20%, 30% ou 40% du dépôt, selon le revenu des parents; ça porte le nom de Subvention canadienne pour l’épargne-études. Au total, le gouvernement fédéral peut verser jusqu’à 7200$ par enfant. Quant au gouvernement québécois, l’incitatif québécois à l’épargne-études ajoute 10% du montant déposé jusqu’à un maximum de 250$ par année et de 3600$ au total. Dans les deux cas, des mesures supplémentaires sont offertes aux familles à faible revenu. L’argent versé dans un REÉÉ et celui qui y est ajouté par le gouvernement n’est pas imposable jusqu’à ce qu’il soit versé au bénéficiaire et le revenu de celui-ci étant généralement faible, il pourra ne pas avoir à payer d’impôt.

Les contraintes

Le reportage de La Facture portait sur le cas particulier des REÉÉ dit collectifs qui sont contractés auprès de fondations (en l’occurrence, au Québec, une seule). Il existe aussi les REÉÉ dits individuels et familiaux, qu’offrent plutôt les institutions financières. Si les fondations offrant des REÉÉ collectifs annoncent des rendements «supérieurs», plusieurs contraintes viennent aussi avec: des frais d’adhésion (non remboursables) élevés et un contrat qui engage les contributeurs à verser des sommes constantes sur plusieurs années et les décourage fortement de changer d’idée avant la fin sous peine de pénalités. Également, pour les REÉÉ collectifs, c’est la fondation qui établit les stratégies de placement, alors que pour les autres REÉÉ, ce sont les souscripteurs qui peuvent sélectionner les types d’investissements en fonction de leur tolérance au risque (comme pour des RÉER).

Donc si, après plusieurs années de contribution disciplinée, l’enfant désigné ne faits pas d’études, qu’advient-il des sommes ? (Il faut dire que toutes les études ne sont pas admissibles non plus, ce qui est vrai dans tous les cas mais semble plus contraignant au niveau des REÉÉ collectifs). Il y a la possibilité de changer d’enfant bénéficiaire. Sinon, les subventions versées retournent au gouvernement. Dans le cas des REÉÉ collectifs, il semble que la fondation remette le capital aux parents et garde les intérêts pour les redistribuer aux autres enfants de la même cohorte (de là les rendements élevés mais aussi mon impression de loterie); pour les REÉÉ individuels et familiaux, les parents se verraient plutôt offrir la possibilité de convertir les sommes en REER.

Pour bien choisir

L’Union des consommateurs présente une série de recommandations aux parents songeant à cotiser à un REÉÉ. Ressources humaines et Développement des compétences Canada vous permet de consulter une liste de tous les fournisseurs reconnus de REÉÉ.

Et pour éviter de vous faire harceler, mieux vaut inviter de fournir gracieusement vos coordonnées aux organisations en remplissant des coupons de pseudo-concours lors de salons et autres occasions…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Will Hale


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CÉLI ou RÉER?

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Les deux, évidemment. Naturellement, ce n’est pas toujours possible en toutes circonstances. Après tout, si vous cotisez aux deux au maximum, cela correspond à 18% de votre salaire pour le RÉER et 5000$ pour le CÉLI… Ça prend toute une discipline pour économiser ce montant.

Un difficile choix?

Si vous devez choisir entre cotiser à un RÉER ou à un CÉLI, je vous suggère de baser votre décisions sur les éléments suivants:

  • Si vous êtes jeune, vous avez intérêt à prioriser le CÉLI en début de carrière et cotiser à votre RÉER plus tard, lorsque votre salaire sera plus élevé… À ce moment, votre taux d’imposition sera probablement plus élevé aussi, le crédit d’impôt du RÉER sera donc plus important.
  • Évaluez également votre niveau de discipline: il est beaucoup plus compliqué et pénalisant de retirer de l’argent d’un RÉER que d’un CÉLI. Si vous voulez vous protéger contre vous-même, cotisez à votre RÉER en premier.
  • Une cotisation à un RÉER vous permet d’accéder à un crédit d’impôt dès maintenant, ce qui vous donne l’occasion de réinvestir cet argent dans vos économies. Vous serez par contre imposé sur l’argent que vous retirerez de votre RÉER à la retraite. Du côté du CÉLI, vous n’avez pas de crédit d’impôt au moment de la cotisation, mais vous n’êtes pas imposé au moment de la retraite.

L’important: économiser

Peu importe le moyen que vous sélectionnez pour économiser, l’important, c’est d’économiser. Même si le véhicule financier choisi n’est pas optimal, c’est mieux que de le dépenser sur des choses qui ne sont pas importantes pour nous!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Bei Shu Lan
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Vider sa tirelire

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J’ai un enfant qui a découvert récemment le plaisir de placer des pièces de monnaie dans une tirelire (puis les en retirer pour recommencer, évidemment). Cela m’a fait réaliser que le nombre desdites pièces dans notre résidence était non négligeable.

Certains accumulent les pièces de monnaie dans une tirelire pour alléger leurs poches ou leur porte-monnaie. D’autres pour se constituer, sans y penser, une petite réserve à dépenser éventuellement. Selon les pièces qu’on y place, une simple tirelire peut facilement renfermer plusieurs dizaines sinon centaines de dollars.

Ces pièces accumulées, que la Monnaie royale canadienne doit remplacer pour en assurer un nombre suffisant en circulation, génèrent des coûts. D’après cette société, 846 millions de pièces de un cent ont été produites en 2007, de même que 218 millions de pièces de cinq cents et 284 millions de pièces de dix cents. Dans un plaidoyer pour le retrait de la pièce de un cent, Desjardins avait indiqué en 2007 qu’en plus de coûter au gouvernement 1,5 cent par pièce produite, le maintien de la pièce de un cent générait des coûts annuels de gestion par les banques, commerces et consommateurs de plus d’une centaine de millions de dollars.

Alors, quelles sont les façons de faire votre part pour réduire l’impact de la production de toutes ces pièces tout en vous permettant de placer à meilleur escient les dollars qui dorment dans votre tirelire ?

  • Les fameux rouleaux: c’est la façon traditionnelle de les ramener dans le circuit, mais c’est une opération fastidieuse qui en décourage plusieurs. Si préparer des rouleaux de pièces de cinq, dix ou vingt-cinq cents est relativement payant, les rouleaux de un cent, à 0,50$ pièce, sont probablement moins motivants. J’avais par ailleurs entendu dire que certaines institutions financières chargeaient maintenant des frais lorsqu’un client souhaitait déposer des rouleaux, mais lorsque l’année dernière j’ai ainsi rapporté le produit d’une heure ou deux de labeur à une caisse populaire, on ne m’a pas chargé quoi que ce soit.
  • Les machines automatisées: implantées depuis quelques années dans toutes sortes d’endroits dont des épiceries et magasins à grande surface, ces machines trient rapidement la monnaie qu’on y place et fournissent un reçu à aller échanger au comptoir contre des billets. La Monnaie royale canadienne en fait même la promotion (avec les données ci-dessus, pas besoin de chercher pourquoi). Seul inconvénient: la machine retient environ 10% de la valeur des pièces triées en frais de service. À vous d’évaluer si le temps épargné en préparation de rouleaux et transport à la banque le vaut.

Enfin, compte tenu de ce moyen rapide de transformer une multitude de pièces en billets, je me dis que peut-être des organismes de bienfaisance ou des campagnes de levées de fonds pourraient solliciter les gens en les invitant à contribuer avec une partie ou l’ensemble de leur tirelire. D’une part la personne qui donne n’a pas l’impression que la somme en jeu est significative (puisque de toute façon elle la laisse dormir dans un contenant) alors qu’elle peut l’être, et, d’autre part, les bénéfices peuvent être significatifs pour un effort assez faible.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr .jo.hardell.

La rente viagère: des prestations déterminées

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La récente question de Roger Léger en commentaire à mon article sur le service proactif de ma caisse m’amène à introduire un produit dont je connaissais l’existence, mais non les détails. D’après ses commentaires, il a un montant d’argent qu’il souhaite utiliser comme supplément de revenu de retraite. L’option «de base» est de laisser cet argent dans un compte épargne à intérêts élevés et d’en retirer une portion à chaque mois.

L’alternative: la rente viagère

Une alternative est de faire l’acquisition d’une rente viagère. Le concept de base est le suivant: vous donnez à une institution financière (le plus souvent, une compagnie d’assurance) un gros montant d’argent. En échange, cette institution vous versera, jusqu’à la fin de votre vie, un montant mensuel. Ça ressemble beaucoup à un régime de retraite à prestations déterminées, mais financé complètement par l’acheteur de la rente.

Les deux principaux avantages que je vois à cette méthode sont:

  • Un revenu garanti, peu importe la situation économique (dans la mesure où la compagnie d’assurance qui fournit la rente ne fait pas faillite, je présume).
  • Élimine le souci de devoir déterminer comment placer notre argent à un moment de notre vie où notre état de santé ne nous permet pas nécessairement de suivre attentivement nos finances.

Du côté des désavantages:

  • Le taux de rendement calculé dans la rente est probablement plus faible en période de boom économique que des placements dans des actions.
  • C’est un produit relativement complexe, il faut très bien s’informer avant d’en faire l’acquisition.

Et, bien sûr, la véritable valeur d’une rente viagère dépend énormément d’une grande inconnue, autant pour vous que pour la compagnie d’assurance: le moment de votre décès. Plus vous vivez longtemps, plus vous êtes avantagé, financièrement.

Attention: consultez un (des!) professionnel

Comme je le disais, ce genre de produit n’est pas un simple compte épargne et cet article ne se veut en rien une explication complète de comment ça fonctionne. Avant d’en faire l’acquisition, consultez un ou même des professionnels qui vous expliqueront toutes les variantes possibles du produit et vous permettront de faire un choix éclairé.

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RÉER: pas de conseil!

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À la suite de mon récent article sur les RÉER, Nicolas me demandait ce que j’allais conseiller aux lecteurs, avec l’arrivée de la saison des RÉER et de l’avalanche de publicité qui vient avec. Comme l’indique le titre de cet article, il sera probablement déçu par ma réponse, mais je pense tout de même qu’elle est d’intérêt général.

Ça dépend de votre situation

Les conseils en placement, c’est un travail qu’exercent à temps plein des professionnels! Je ne prétendrai jamais être une alternative valide. Par contre, je peux vous dire que les conseils varieront largement en fonction de votre situation. Les éléments suivants doivent être considérés:

  • Horizon de placement (combien de temps avant d’utiliser vos placements – retraite ou RAP pour achat de maison)
  • Votre tolérance au risque
  • Vos connaissances en finances
  • Votre situation financière actuelle

En fait, le seul vrai conseil que je peux donner, c’est toujours le même: informez-vous sur les différents produits offerts, assurez-vous de bien les comprendre et utilisez votre propre jugement pour faire des choix éclairés.

Et la publicité, elle?

Je trouve que la publicité sur les produits RÉER est rarement très utile. Trop souvent, les RÉER sont présentés comme un produit financier en soi, alors qu’il s’agit simplement d’un mécanisme pour placer de l’argent à l’abri de l’impôt — on peut y mettre à peu près n’importe quel produit financier normal comme des fonds d’actions, des placements garantis, des actions, etc. Pour déterminer ce qui vous convient le mieux, informez-vous d’abord sur les différentes façons de placer votre argent. Quand vous aurez sélectionné un produit qui vous intéresse, adressez-vous ensuite à une institution financière pour voir si cette option est pratique dans votre situation (il peut arriver que que certaines options nécessitent un montant minimum significatif).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr nate steiner
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RÉER: certains n’aiment pas(!)

2376463621_146cc16cd7_mJe ne fais pas un secret que l’inspiration pour les articles que j’écris provient souvent de questions et de discussions que j’ai dans la «vraie» vie, soit au travail ou en famille. N’hésitez donc pas à vous faire entendre, par courriel ou dans les commentaires si vous avez des interrogations. Je n’ai pas réponse à tout, bien entendu: je ne sais pas si la bourse continuera de monter pour les cinq prochaines années et je ne sais pas non plus pourquoi on continue de verser une rémunération indécentes aux dirigeants des grandes entreprises… mais il me fera souvent plaisir de fouiller un peu et d’en parler ici.

Bref, j’ai eu une récente discussion avec un collègue de travail au sujet des RÉER. Après tout, c’est un excellent moment pour y réfléchir, ça permet de se préparer plutôt que de placer son argent n’importe comment à la dernière minute. Il me disait donc qu’il n’était pas certain que de cotiser à des RÉER était une si bonne idée que ça. Son raisonnement? Rien ne garantit que le taux d’imposition au moment de retirer son argent ne sera pas significativement plus élevé qu’il l’est actuellement et rien ne garantit que les dispositions du programme ne seront pas modifiées si le gouvernement se trouve à manquer cruellement d’argent.

Les calculs

Mon instinct me disait qu’il faudrait que le taux d’imposition soit fabuleusement plus élevé pour que ses craintes soient justifiées, la magie de l’intérêt composé à l’abri de l’impôt faisant quand même un très bon travail pour maximiser le rendement. J’ai donc mis quelques chiffres dans la calculatrice.

Supposons que vous déposez 200$ par mois dans votre RÉER pendant 30 ans. Supposons un taux d’imposition moyen de 40%. Nous utiliserons un taux de rendement purement arbitraire de 5%. Le taux réel pour quelqu’un qui épargne à l’extérieur du RÉER sera donc de 3%. Quelle est la différence d’épargne au bout de 30 ans?

  • Avec un RÉER: 163 740$ + 66 970$ de retour d’impôt (40% de la cotisation annuelle, ajouté à l’épargne une fois par année pour la même période)
  • Hors RÉER: 116 028$

Par contre, un participant au programme de RÉER devra payer de l’impôt sur les retraits qu’il fera à sa retraite, contrairement à quelqu’un qui aura décidé de payer l’impôt au fur et à mesure.

Si le taux d’imposition demeure le même, la stratégie RÉER est clairement plus payante, même après avoir payé les impôts: on a 138 426$ (et je simplifie à l’extrême… l’impôt ne sera pas payé en entier le premier jour de la retraite), c’est 22 398$ de plus que quelqu’un qui a épargné en dehors d’un RÉER.

En fait, le taux d’imposition devrait être supérieur à 50% dans l’exemple donné au moment de la retraite (alors qu’il a été de 40% pendant la totalité de la durée de l’épargne) pour que ça devienne plus avantageux d’épargner hors RÉER. En bref, même avec un scénario qui arrondit et simplifie énormément, le plus souvent en défaveur du RÉER, celui-ci demeure plus avantageux.

La date limite pour cotiser à un RÉER pour profiter des crédit d’impôt dans votre rapport d’impôt de 2009 est le 1er mars 2010. C’est donc le temps de commencer à le planifier!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Leonie
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Registre des planificateurs financiers

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Les récentes histoires d’horreur de «conseillers financiers» qui ont fraudé leurs clients peuvent avoir soulevé l’inquiétude de plusieurs. En effet, avec tout l’effort qu’économiser requiert, il est paniquant d’envisager que quelqu’un d’autre parte avec la caisse.

Par contre, quelques mesures bien simples et l’application de la Règle d’or peuvent réduire considérablement les risques tout en vous permettant de profiter des conseils d’un expert dans le domaine.

L’Autorité des marchés financiers

Lorsque vous vous mettez à la recherche d’un planificateur financier (Soeur Économe m’a fait remarquer que l’AMF interdit aux professionnels dûment autorisés d’employer le titre de conseiller financier, ils doivent utiliser celui de planificateur financier), il est important de savoir que ceux-ci doivent posséder un permis de l’Autorité des marchés financiers pour exercer. N’hésitez pas à visiter ce site Web pour effectuer une recherche à partir du nom de votre planificateur financier. À noter que ce n’est pas le même lien si vous vous adressez à un planificateur financier à son compte ou bien à quelqu’un travaillant dans une succursale d’institution financière.

Sur le site Web, il est indiqué qu’on peut téléphoner pour obtenir plus de détails sur la personne… par exemple, savoir s’il y a déjà fait l’objet de plaintes auprès de l’AMF. Une visite sur le site et un appel à l’AMF m’apparaissent essentiels dans le processus de sélection d’un planificateur!

Des relevés de comptes accessibles

Un autre aspect important, ce sont les relevés de comptes. Dans un monde idéal, vous auriez accès à un site Web pour réaliser le suivi de vos placements… Dans mon cas, mon planificateur est un indépendant qui travaille sous la bannière Financière Banque Nationale: j’accède donc au site de cette dernière pour consulter l’état de mon RÉER, ce qui me rassure sur le fait que je possède vraiment cette «fortune»!

De plus, si vous détenez des actions de compagnies publiques, assurez-vous de recevoir à votre adresse le rapport annuel ou, à tout le moins, une communication écrite de la compagnie qui confirme que vous êtes bien un actionnaire officiel!

La Règle d’or

Si la règle d’or des cartes de crédit c’est de payer son compte en entier à la fin de chaque mois, la règle d’or en investissement est la suivante: si vous ne comprenez pas comment fonctionne le produit financier qu’on vous propose, demandez-en un que vous comprenez! (Vous pouvez aussi poser des questions jusqu’à ce que vous compreniez).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr amanderson2

Pourquoi je n’aime pas les placements garantis liés aux marchés

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J’ai déjà parlé en bien des fonds indiciels et des fonds négociés en bourse, les désignant comme d’excellents moyens de profiter du rendement généralement supérieur de la bourse (et qui dit rendement supérieur dit également risque plus grand). Par contre, il ne faut pas confondre ces produits avec ce que Desjardins appelle les placements garantis à rendement boursier, ou ce que la Banque Nationale nomme CPG à rendement variable (et je suis sûr que toutes les institutions ont leur équivalent)… Et il se trouve que, malgré leur attrait apparent, je ne suis pas un grand fan de ces produits.

Capital garanti et rendement boursier: le meilleur de deux mondes?

La proposition de ces produits est très alléchante: combiner la sécurité d’un placement garanti (en garantissant le capital) avec le rendement plus intéressant des indices boursiers! Naturellement, il y a des limites, sinon les banques ne trouveraient pas leur profit avec ce genre de produit. Il y a donc un maximum au rendement offert; si l’indice monte davantage que ce taux, c’est la banque qui conserve les profits. Cette disposition est tout à fait normale et ce n’est pas ce qui justifie mes réserves.

La bourse, c’est payant à long terme

Comme je le disais en introduction, la bourse est plus risquée qu’un placement garanti… mais, historiquement, c’est toujours plus payant qu’un placement garanti sur une très longue période (10 ans et plus). Pour des périodes plus courtes, il arrive plus ou moins régulièrement que la bourse s’avère non seulement moins payante qu’un placement garanti mais, en plus, qu’on puisse y perdre notre précieux capital. L’ennui des produits comme les placements garantis liés aux marchés, c’est que l’échéance est fixe… Vous devez vous retirer du marché à une date donnée, qu’elle vous soit favorable ou non.

Comme je l’indiquais, je ne suis pas un fan de ces produits pour moi… et j’ai l’impression que les gens qui en achètent oublient le désagrément qu’est l’échéance fixe. Par contre, ce pourrait être intéressant pour un investisseur débutant qui veut «tester» sa résilience émotionnelle face aux variations de la bourse.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr jimwhimpey

La valeur des ménages canadiens quartier par quartier

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Le Globe and Mail a publié cette semaine un article détaillant la variation dans la valeur des ménages canadiens. L’article en soi est intéressant, mais sans plus. Ce qui rend le travail du Globe and Mail digne de mention, c’est que les auteurs ont inclus une carte détaillée et «zoomable» de huit grands centres canadiens. Malheureusement, la ville de Québec n’en fait pas partie!

La valeur nette des ménages

La valeur nette des ménages mesure tout simplement la différence entre les dettes d’une famille et l’ensemble de ses actifs. Les dettes les plus fréquentes sont les hypothèques, les prêts auto, les marges de crédit et les cartes de crédit. Du côté des actifs, on retrouve la maison, les placements (actions, obligations, fonds d’action, etc), le chalet et autres éléments de valeur. Entre 2007 et 2008 (la période couverte par l’article), les actifs des Canadiens ont diminué sur deux fronts: la valeur des maisons a baissé (surtout dans l’Ouest canadien) et le marché boursier a subi une très forte baisse.

Au Québec, comme le marché immobilier est resté essentiellement stable en 2008 (voire, il a continué d’augmenter), je présume que les zones où les pertes sont les plus grandes sont celles où les ménages détenaient un important portefeuille de placements en 2007… qui a été amputé de 20% de sa valeur en 2008, en moyenne. Ironiquement, les coins les plus riches sont donc probablement ceux qui seraient en rouge sur une telle carte!

Image disponbible sous licence CC de l’usager flickr Daquella manera

Nouveau type de compte: Manuvie Un

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J’ai vu la semaine dernière une publicité à propos d’un nouveau type de compte offert par Manuvie: Manuvie Un. Je suis donc allé faire un tour sur le site Web afin d’évaluer s’il s’agit de quelque chose de vraiment innovateur ou bien simplement d’une exagération publicitaire. J’ai été agréablement surpris de constater que c’est quelque chose que je n’avais jamais vu avant, qui peut être très utile, mais qui n’est certainement pas fait pour tout le monde!

Mettre l’hypothèque sur la marge de crédit

En gros, le concept de Manuvie Un, c’est de vous ouvrir une marge de crédit pour une valeur équivalent à 80% de la valeur de votre maison à un taux d’intérêt hypothécaire (3,25% actuellement) et de placer votre hypothèque et tous vos autres prêts dans ce compte. Il vous est également suggéré de prendre toutes vos économies à court terme et de les appliquer au solde du compte, réduisant d’autant la somme que vous devez à Manuvie. Comme votre prêt est réduit, l’intérêt que vous payez dessus l’est également, ce qui vous donne un taux d’intérêt «réel» sur vos épargnes de 3,25%, ce qui est excellent. En fait, comme le compte Manuvie Un devient votre compte avec opérations, chaque dépôt vient réduire le montant de votre dette (et les intérêts payés) d’autant. De la même façon, chaque retrait est l’équivalent d’une augmentation au montant emprunté.

Ça prend de la discipline!

De ce que j’ai pu lire sur le site, la notion de paiement hypothécaire n’existe plus: le remboursement de votre hypothèque est pris directement sur votre «profit» mensuel. Si vous êtes du genre discipliné et que vous économisez systématiquement plus que vous dépensez à chaque mois, le compte Manuvie Un vous permet de rembourser votre prêt hypothécaire beaucoup plus rapidement qu’un prêt standard. Par contre, si vous avez de la misère à mettre volontairement de l’argent de côté et que le prélèvement mensuel automatique de votre hypothèque est nécessaire pour en assurer le remboursement, un compte comme Manuvie Un risque de vous nuire grandement en vous permettant de garder le même solde sur votre hypothèque durant une très grande période.

Un danger potentiel si la valeur des maisons baisse

Le concept de Manuvie Un, c’est que vous remboursez votre prêt plus rapidement en appliquant toutes vos épargnes sur votre hypothèque. Plus besoin d’avoir un coussin de sécurité ailleurs, puisqu’en cas de besoin, vous pouvez retirer de votre compte cet argent jusqu’à concurrence de 80% de la valeur de votre maison.

Mais si le solde de votre hypothèque au départ est de 60% de la valeur de votre maison et que la valeur de celle-ci baisse de 25%, vous ne pouvez plus retirer d’argent! Je vous accorde qu’une baisse du prix des maisons de 25% est une chose relativement rare, mais ça s’est déjà vu et, surtout, si le solde de votre hypothèque est plus près du 80% (par exemple parce que vous n’avez pas la discipline de le rembourser régulièrement), une variation plus faible des prix peut vous causer des ennuis.

Bref, le compte Manuvie Un vous donne toute la liberté nécessaire pour rembourser plus rapidement votre prêt… mais on vous donne aussi la corde pour vous pendre en vous donnant toute la liberté nécessaire pour ne pas le rembourser aussi vite qu’un prêt traditionnel.

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