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Posts Tagged ‘Épargne’

Conseils d’ingénieurs

juin 8th, 2010 Ebenezer 1 comment
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Un ami m’a récemment remis un document d’information du Fonds Férique, des fonds de placements réservés aux ingénieurs, ingénieurs forestiers, aux diplômés en génie, à leur famille et entreprises. Le point intéressant du document, c’est la liste des sept comportements financiers irrationnels.

Le document est disponible sur leur site web. Le comportement qui m’intéresse aujourd’hui, c’est le premier, qu’ils appellent «comptabilité mentale».

Le comportement irrationnel, c’est séparer dans des comptes distincts l’argent que vous économisez en fonction de ce à quoi il va servir.

Par exemple: j’ai un compte d’épargne général, un compte d’épargne pour l’éventuel achat d’une nouvelle voiture et finalement une hypothèque. Le taux d’intérêt sur mon épargne est plus faible que le taux d’intérêt payé sur l’hypothèque. C’est donc illogique de ne pas appliquer mes épargnes directement sur l’hypothèque.

C’est d’ailleurs le concept derrière les comptes du type de Manuvie Un.

Par contre, les faits nous démontrent que ce n’est pas tout le monde qui est parfaitement rationnel dans sa gestion des finances. Ça prend beaucoup de discipline pour ne pas toucher à nos épargnes pour s’acheter quelque chose de moyennement utile, alors qu’on économise pour quelque chose de plus important. Pour ceux qui ont de la difficulté avec cette discipline, la solution d’utiliser des comptes d’épargne séparés est la meilleure.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr MorroBayChuck
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Choisir un planificateur financier

avril 20th, 2010 Ebenezer Comments off
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Je connais peu de gens qui sont très satisfaits de leur planificateur financier… quand ils en ont un. Il semble qu’il y ait une grande possibilité d’amélioration dans le marché des services financiers pour connecter ensemble les clients et les conseillers.

En tant que client, on ne veut pas confier plusieurs dizaines de milliers de dollars (voire même des centaines) au premier quidam venu qui nous traitera comme un numéro et nous proposera la même solution qu’à tout le monde sans se préoccuper de notre personnalité et de nos objectifs. On ne veut pas non plus se faire proposer seulement des produits qui sont les plus payants pour la personne qui nous les vend. Et on veut surtout éviter la fraude pure et simple.

Un répertoire en ligne

Un nouveau site web américain (dommage, il ne couvre pas le Québec) tente de répondre à ces préoccupations: ClaroConnect. Il s’agit d’un répertoire en ligne où l’on peut réaliser des recherches par type de produit offert et une floppée d’autres critères:

  • Géographique
  • Montant à gérer (certains conseillers ne sont pas intéressés par des petits montants)
  • Mode de rémunération
  • Sexe
  • Langue parlée
  • Religion

Certains de ces critères paraissent étranges… mais ils sont probablement utiles pour maximiser les chances de trouver un conseiller en qui on aura réellement confiance.

La nécessité d’un planificateur financier

Récemment, un article paru sur le blogue anglophone GetRichSlowly faisait le parallèle entre les planificateurs financiers et les marchands d’épices de l’Antiquité et posait la question: le monde des services financiers est-il devenu tellement simple que tout un chacun puisse s’y débrouiller sans devoir faire appel à (et payer) un conseiller professionnel?

Je trouve la question particulièrement étrange, puisque la récente crise économique a justement été créée par des produits financiers ésotériques suffisamment complexes pour que la presque totalité de la population déclare forfait et dise: «c’est trop compliqué. Si les gens qui ont un doctorat qui ont inventé ça disent que ça marche, ça doit être vrai.»

Bref, je pense que les conseillers ont encore toute leur place, mais que la valeur de leurs services change avec le temps. Historiquement, ils vendaient des transactions. Ces transactions peuvent maintenant être réalisées à peu de frais directement par n’importe qui… Aujourd’hui, nous avons plus que jamais besoin des conseils et de l’esprit critique de nos planificateurs financiers.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr EG_Focus
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Combien ça vaut, un régime de retraite?

mars 30th, 2010 Sourire Comments off
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Note d’Ebenezer: Chantons, dansons! Sourire nous a pondu un autre article sur les régimes de retraite. Si vous voulez lire ses articles précédents sur le sujet, c’est par ici!

J’avais promis un article sur la valeur d’un régime de retraite pour un individu, article que j’ai grandement tardé à livrer. En fait, s’il est difficile d’attacher un chiffre précis à un régime de retraite pour l’ensemble de ses participants, cela s’avère encore plus difficile pour un individu en particulier. On ne peut plus compter sur la loi des grands nombres!

Je vais tracer un parallèle avec une assurance automobile. La plupart des années, on peut avoir l’impression d’avoir payé pour rien, vu qu’on n’a fait aucune réclamation. Pourtant, nonobstant le caractère obligatoire d’une telle assurance, je pense que la plupart des gens avisés ne songeraient pas à ne pas s’assurer. Avec une assurance automobile, je pense qu’on achète d’abord et avant tout une tranquillité d’esprit.

C’est un peu pareil avec un régime de retraite: il procure une tranquillité d’esprit. Que l’on vive longtemps ou non, on est certain de ne pas se retrouver sans source de revenu. Que la bourse s’effondre ou s’envole, on a une certaine assurance de recevoir sa rente encore le mois prochain, et le suivant, et l’autre d’après! En fait, la principale doléance de ceux qui ont droit à une rente d’un régime de retraite a souvent trait à l’absence de pleine indexation.

Mais cela ne répond toujours pas à la question: combien ça vaut, un régime de retraite? Eh bien, l’une de mes caractéristiques étant la prudence typique de ceux que la profession actuarielle attire, j’hésitais à me prononcer! Or, un article paru dans le numéro de février/mars 2010 de MoneySense est venu à la rescousse!

« Research shows that if you retire at age 65 [...] you would need a nest egg that’s 25 times the annual amount you plan to withdraw to ensure little risk of ever running out of money.» En français, cela veut dire que, pour une retraite à 65 ans, selon les études, il faut avoir des économies égales à 25 fois le montant annuel désiré pour encourir un faible risque de se retrouver sans le sou.

Et pour prendre sa retraite à 55 ans, «research suggests that you should multiply your cash flow needs by about 33», ce qui  veut dire que le multiple nécessaire augmente à environ 33.

Donc, par exemple, pour avoir 50 000 $ par année à vie, il faudrait avoir accumulé 1 250 000 $ si on prend sa retraite à 65 ans, ou 1 650 000 $ à 55 ans.

Je rappelle que les études ont calculé le montant à prévoir pour que le risque d’épuiser ses économies soit faible, et non nul. C’est une nuance importante! Même pour les régimes de retraite, la certitude n’est pas à 100 %, mais dépend de la survie de l’entité qui offre le régime de retraite ou de l’achat par cette entité de rentes auprès d’une compagnie d’assurances. Or, quand on parle du gouvernement — l’article de David Aston traitait du cas d’un couple de fonctionnaires fédéraux — on est plutôt pas mal certain de ne pas voir sa rente diminuée à cause de difficultés financières de la compagnie!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr TommyClicks
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Loto-REÉÉ ?

mars 1st, 2010 Soeur économe 4 comments
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Il y a quelques semaines, l’émission La Facture de Radio-Canada présentait un reportage sur les problèmes de certains parents face à des contraintes posées par le régime enregistré d’épargne études (REÉÉ) auquel ils avaient cotisé. On y mentionnait entre autres qu’un enfant sur quatre ne touchait pas à l’argent qui avait été placé pour lui. Alors, les REÉÉ, est-ce vraiment intéressant ?

Le concept et son intérêt

On dépose régulièrement de l’argent dans un compte destiné aux études futures de notre enfant et, pour chaque dollar qu’on y dépose, les gouvernements y versent aussi de l’argent. Le gouvernement fédéral complète avec un montant correspondant à 20%, 30% ou 40% du dépôt, selon le revenu des parents; ça porte le nom de Subvention canadienne pour l’épargne-études. Au total, le gouvernement fédéral peut verser jusqu’à 7200$ par enfant. Quant au gouvernement québécois, l’incitatif québécois à l’épargne-études ajoute 10% du montant déposé jusqu’à un maximum de 250$ par année et de 3600$ au total. Dans les deux cas, des mesures supplémentaires sont offertes aux familles à faible revenu. L’argent versé dans un REÉÉ et celui qui y est ajouté par le gouvernement n’est pas imposable jusqu’à ce qu’il soit versé au bénéficiaire et le revenu de celui-ci étant généralement faible, il pourra ne pas avoir à payer d’impôt.

Les contraintes

Le reportage de La Facture portait sur le cas particulier des REÉÉ dit collectifs qui sont contractés auprès de fondations (en l’occurrence, au Québec, une seule). Il existe aussi les REÉÉ dits individuels et familiaux, qu’offrent plutôt les institutions financières. Si les fondations offrant des REÉÉ collectifs annoncent des rendements «supérieurs», plusieurs contraintes viennent aussi avec: des frais d’adhésion (non remboursables) élevés et un contrat qui engage les contributeurs à verser des sommes constantes sur plusieurs années et les décourage fortement de changer d’idée avant la fin sous peine de pénalités. Également, pour les REÉÉ collectifs, c’est la fondation qui établit les stratégies de placement, alors que pour les autres REÉÉ, ce sont les souscripteurs qui peuvent sélectionner les types d’investissements en fonction de leur tolérance au risque (comme pour des RÉER).

Donc si, après plusieurs années de contribution disciplinée, l’enfant désigné ne faits pas d’études, qu’advient-il des sommes ? (Il faut dire que toutes les études ne sont pas admissibles non plus, ce qui est vrai dans tous les cas mais semble plus contraignant au niveau des REÉÉ collectifs). Il y a la possibilité de changer d’enfant bénéficiaire. Sinon, les subventions versées retournent au gouvernement. Dans le cas des REÉÉ collectifs, il semble que la fondation remette le capital aux parents et garde les intérêts pour les redistribuer aux autres enfants de la même cohorte (de là les rendements élevés mais aussi mon impression de loterie); pour les REÉÉ individuels et familiaux, les parents se verraient plutôt offrir la possibilité de convertir les sommes en REER.

Pour bien choisir

L’Union des consommateurs présente une série de recommandations aux parents songeant à cotiser à un REÉÉ. Ressources humaines et Développement des compétences Canada vous permet de consulter une liste de tous les fournisseurs reconnus de REÉÉ.

Et pour éviter de vous faire harceler, mieux vaut inviter de fournir gracieusement vos coordonnées aux organisations en remplissant des coupons de pseudo-concours lors de salons et autres occasions…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Will Hale


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CÉLI ou RÉER?

janvier 31st, 2010 Ebenezer 4 comments
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Les deux, évidemment. Naturellement, ce n’est pas toujours possible en toutes circonstances. Après tout, si vous cotisez aux deux au maximum, cela correspond à 18% de votre salaire pour le RÉER et 5000$ pour le CÉLI… Ça prend toute une discipline pour économiser ce montant.

Un difficile choix?

Si vous devez choisir entre cotiser à un RÉER ou à un CÉLI, je vous suggère de baser votre décisions sur les éléments suivants:

  • Si vous êtes jeune, vous avez intérêt à prioriser le CÉLI en début de carrière et cotiser à votre RÉER plus tard, lorsque votre salaire sera plus élevé… À ce moment, votre taux d’imposition sera probablement plus élevé aussi, le crédit d’impôt du RÉER sera donc plus important.
  • Évaluez également votre niveau de discipline: il est beaucoup plus compliqué et pénalisant de retirer de l’argent d’un RÉER que d’un CÉLI. Si vous voulez vous protéger contre vous-même, cotisez à votre RÉER en premier.
  • Une cotisation à un RÉER vous permet d’accéder à un crédit d’impôt dès maintenant, ce qui vous donne l’occasion de réinvestir cet argent dans vos économies. Vous serez par contre imposé sur l’argent que vous retirerez de votre RÉER à la retraite. Du côté du CÉLI, vous n’avez pas de crédit d’impôt au moment de la cotisation, mais vous n’êtes pas imposé au moment de la retraite.

L’important: économiser

Peu importe le moyen que vous sélectionnez pour économiser, l’important, c’est d’économiser. Même si le véhicule financier choisi n’est pas optimal, c’est mieux que de le dépenser sur des choses qui ne sont pas importantes pour nous!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Bei Shu Lan
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Vider sa tirelire

janvier 20th, 2010 Soeur économe 8 comments
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J’ai un enfant qui a découvert récemment le plaisir de placer des pièces de monnaie dans une tirelire (puis les en retirer pour recommencer, évidemment). Cela m’a fait réaliser que le nombre desdites pièces dans notre résidence était non négligeable.

Certains accumulent les pièces de monnaie dans une tirelire pour alléger leurs poches ou leur porte-monnaie. D’autres pour se constituer, sans y penser, une petite réserve à dépenser éventuellement. Selon les pièces qu’on y place, une simple tirelire peut facilement renfermer plusieurs dizaines sinon centaines de dollars.

Ces pièces accumulées, que la Monnaie royale canadienne doit remplacer pour en assurer un nombre suffisant en circulation, génèrent des coûts. D’après cette société, 846 millions de pièces de un cent ont été produites en 2007, de même que 218 millions de pièces de cinq cents et 284 millions de pièces de dix cents. Dans un plaidoyer pour le retrait de la pièce de un cent, Desjardins avait indiqué en 2007 qu’en plus de coûter au gouvernement 1,5 cent par pièce produite, le maintien de la pièce de un cent générait des coûts annuels de gestion par les banques, commerces et consommateurs de plus d’une centaine de millions de dollars.

Alors, quelles sont les façons de faire votre part pour réduire l’impact de la production de toutes ces pièces tout en vous permettant de placer à meilleur escient les dollars qui dorment dans votre tirelire ?

  • Les fameux rouleaux: c’est la façon traditionnelle de les ramener dans le circuit, mais c’est une opération fastidieuse qui en décourage plusieurs. Si préparer des rouleaux de pièces de cinq, dix ou vingt-cinq cents est relativement payant, les rouleaux de un cent, à 0,50$ pièce, sont probablement moins motivants. J’avais par ailleurs entendu dire que certaines institutions financières chargeaient maintenant des frais lorsqu’un client souhaitait déposer des rouleaux, mais lorsque l’année dernière j’ai ainsi rapporté le produit d’une heure ou deux de labeur à une caisse populaire, on ne m’a pas chargé quoi que ce soit.
  • Les machines automatisées: implantées depuis quelques années dans toutes sortes d’endroits dont des épiceries et magasins à grande surface, ces machines trient rapidement la monnaie qu’on y place et fournissent un reçu à aller échanger au comptoir contre des billets. La Monnaie royale canadienne en fait même la promotion (avec les données ci-dessus, pas besoin de chercher pourquoi). Seul inconvénient: la machine retient environ 10% de la valeur des pièces triées en frais de service. À vous d’évaluer si le temps épargné en préparation de rouleaux et transport à la banque le vaut.

Enfin, compte tenu de ce moyen rapide de transformer une multitude de pièces en billets, je me dis que peut-être des organismes de bienfaisance ou des campagnes de levées de fonds pourraient solliciter les gens en les invitant à contribuer avec une partie ou l’ensemble de leur tirelire. D’une part la personne qui donne n’a pas l’impression que la somme en jeu est significative (puisque de toute façon elle la laisse dormir dans un contenant) alors qu’elle peut l’être, et, d’autre part, les bénéfices peuvent être significatifs pour un effort assez faible.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr .jo.hardell.

La rente viagère: des prestations déterminées

octobre 29th, 2009 Ebenezer Comments off
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La récente question de Roger Léger en commentaire à mon article sur le service proactif de ma caisse m’amène à introduire un produit dont je connaissais l’existence, mais non les détails. D’après ses commentaires, il a un montant d’argent qu’il souhaite utiliser comme supplément de revenu de retraite. L’option «de base» est de laisser cet argent dans un compte épargne à intérêts élevés et d’en retirer une portion à chaque mois.

L’alternative: la rente viagère

Une alternative est de faire l’acquisition d’une rente viagère. Le concept de base est le suivant: vous donnez à une institution financière (le plus souvent, une compagnie d’assurance) un gros montant d’argent. En échange, cette institution vous versera, jusqu’à la fin de votre vie, un montant mensuel. Ça ressemble beaucoup à un régime de retraite à prestations déterminées, mais financé complètement par l’acheteur de la rente.

Les deux principaux avantages que je vois à cette méthode sont:

  • Un revenu garanti, peu importe la situation économique (dans la mesure où la compagnie d’assurance qui fournit la rente ne fait pas faillite, je présume).
  • Élimine le souci de devoir déterminer comment placer notre argent à un moment de notre vie où notre état de santé ne nous permet pas nécessairement de suivre attentivement nos finances.

Du côté des désavantages:

  • Le taux de rendement calculé dans la rente est probablement plus faible en période de boom économique que des placements dans des actions.
  • C’est un produit relativement complexe, il faut très bien s’informer avant d’en faire l’acquisition.

Et, bien sûr, la véritable valeur d’une rente viagère dépend énormément d’une grande inconnue, autant pour vous que pour la compagnie d’assurance: le moment de votre décès. Plus vous vivez longtemps, plus vous êtes avantagé, financièrement.

Attention: consultez un (des!) professionnel

Comme je le disais, ce genre de produit n’est pas un simple compte épargne et cet article ne se veut en rien une explication complète de comment ça fonctionne. Avant d’en faire l’acquisition, consultez un ou même des professionnels qui vous expliqueront toutes les variantes possibles du produit et vous permettront de faire un choix éclairé.

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RÉER: pas de conseil!

octobre 25th, 2009 Ebenezer 1 comment
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À la suite de mon récent article sur les RÉER, Nicolas me demandait ce que j’allais conseiller aux lecteurs, avec l’arrivée de la saison des RÉER et de l’avalanche de publicité qui vient avec. Comme l’indique le titre de cet article, il sera probablement déçu par ma réponse, mais je pense tout de même qu’elle est d’intérêt général.

Ça dépend de votre situation

Les conseils en placement, c’est un travail qu’exercent à temps plein des professionnels! Je ne prétendrai jamais être une alternative valide. Par contre, je peux vous dire que les conseils varieront largement en fonction de votre situation. Les éléments suivants doivent être considérés:

  • Horizon de placement (combien de temps avant d’utiliser vos placements – retraite ou RAP pour achat de maison)
  • Votre tolérance au risque
  • Vos connaissances en finances
  • Votre situation financière actuelle

En fait, le seul vrai conseil que je peux donner, c’est toujours le même: informez-vous sur les différents produits offerts, assurez-vous de bien les comprendre et utilisez votre propre jugement pour faire des choix éclairés.

Et la publicité, elle?

Je trouve que la publicité sur les produits RÉER est rarement très utile. Trop souvent, les RÉER sont présentés comme un produit financier en soi, alors qu’il s’agit simplement d’un mécanisme pour placer de l’argent à l’abri de l’impôt — on peut y mettre à peu près n’importe quel produit financier normal comme des fonds d’actions, des placements garantis, des actions, etc. Pour déterminer ce qui vous convient le mieux, informez-vous d’abord sur les différentes façons de placer votre argent. Quand vous aurez sélectionné un produit qui vous intéresse, adressez-vous ensuite à une institution financière pour voir si cette option est pratique dans votre situation (il peut arriver que que certaines options nécessitent un montant minimum significatif).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr nate steiner
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RÉER: certains n’aiment pas(!)

octobre 17th, 2009 Ebenezer 6 comments

2376463621_146cc16cd7_mJe ne fais pas un secret que l’inspiration pour les articles que j’écris provient souvent de questions et de discussions que j’ai dans la «vraie» vie, soit au travail ou en famille. N’hésitez donc pas à vous faire entendre, par courriel ou dans les commentaires si vous avez des interrogations. Je n’ai pas réponse à tout, bien entendu: je ne sais pas si la bourse continuera de monter pour les cinq prochaines années et je ne sais pas non plus pourquoi on continue de verser une rémunération indécentes aux dirigeants des grandes entreprises… mais il me fera souvent plaisir de fouiller un peu et d’en parler ici.

Bref, j’ai eu une récente discussion avec un collègue de travail au sujet des RÉER. Après tout, c’est un excellent moment pour y réfléchir, ça permet de se préparer plutôt que de placer son argent n’importe comment à la dernière minute. Il me disait donc qu’il n’était pas certain que de cotiser à des RÉER était une si bonne idée que ça. Son raisonnement? Rien ne garantit que le taux d’imposition au moment de retirer son argent ne sera pas significativement plus élevé qu’il l’est actuellement et rien ne garantit que les dispositions du programme ne seront pas modifiées si le gouvernement se trouve à manquer cruellement d’argent.

Les calculs

Mon instinct me disait qu’il faudrait que le taux d’imposition soit fabuleusement plus élevé pour que ses craintes soient justifiées, la magie de l’intérêt composé à l’abri de l’impôt faisant quand même un très bon travail pour maximiser le rendement. J’ai donc mis quelques chiffres dans la calculatrice.

Supposons que vous déposez 200$ par mois dans votre RÉER pendant 30 ans. Supposons un taux d’imposition moyen de 40%. Nous utiliserons un taux de rendement purement arbitraire de 5%. Le taux réel pour quelqu’un qui épargne à l’extérieur du RÉER sera donc de 3%. Quelle est la différence d’épargne au bout de 30 ans?

  • Avec un RÉER: 163 740$ + 66 970$ de retour d’impôt (40% de la cotisation annuelle, ajouté à l’épargne une fois par année pour la même période)
  • Hors RÉER: 116 028$

Par contre, un participant au programme de RÉER devra payer de l’impôt sur les retraits qu’il fera à sa retraite, contrairement à quelqu’un qui aura décidé de payer l’impôt au fur et à mesure.

Si le taux d’imposition demeure le même, la stratégie RÉER est clairement plus payante, même après avoir payé les impôts: on a 138 426$ (et je simplifie à l’extrême… l’impôt ne sera pas payé en entier le premier jour de la retraite), c’est 22 398$ de plus que quelqu’un qui a épargné en dehors d’un RÉER.

En fait, le taux d’imposition devrait être supérieur à 50% dans l’exemple donné au moment de la retraite (alors qu’il a été de 40% pendant la totalité de la durée de l’épargne) pour que ça devienne plus avantageux d’épargner hors RÉER. En bref, même avec un scénario qui arrondit et simplifie énormément, le plus souvent en défaveur du RÉER, celui-ci demeure plus avantageux.

La date limite pour cotiser à un RÉER pour profiter des crédit d’impôt dans votre rapport d’impôt de 2009 est le 1er mars 2010. C’est donc le temps de commencer à le planifier!

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Registre des planificateurs financiers

août 7th, 2009 Ebenezer Comments off
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Les récentes histoires d’horreur de «conseillers financiers» qui ont fraudé leurs clients peuvent avoir soulevé l’inquiétude de plusieurs. En effet, avec tout l’effort qu’économiser requiert, il est paniquant d’envisager que quelqu’un d’autre parte avec la caisse.

Par contre, quelques mesures bien simples et l’application de la Règle d’or peuvent réduire considérablement les risques tout en vous permettant de profiter des conseils d’un expert dans le domaine.

L’Autorité des marchés financiers

Lorsque vous vous mettez à la recherche d’un planificateur financier (Soeur Économe m’a fait remarquer que l’AMF interdit aux professionnels dûment autorisés d’employer le titre de conseiller financier, ils doivent utiliser celui de planificateur financier), il est important de savoir que ceux-ci doivent posséder un permis de l’Autorité des marchés financiers pour exercer. N’hésitez pas à visiter ce site Web pour effectuer une recherche à partir du nom de votre planificateur financier. À noter que ce n’est pas le même lien si vous vous adressez à un planificateur financier à son compte ou bien à quelqu’un travaillant dans une succursale d’institution financière.

Sur le site Web, il est indiqué qu’on peut téléphoner pour obtenir plus de détails sur la personne… par exemple, savoir s’il y a déjà fait l’objet de plaintes auprès de l’AMF. Une visite sur le site et un appel à l’AMF m’apparaissent essentiels dans le processus de sélection d’un planificateur!

Des relevés de comptes accessibles

Un autre aspect important, ce sont les relevés de comptes. Dans un monde idéal, vous auriez accès à un site Web pour réaliser le suivi de vos placements… Dans mon cas, mon planificateur est un indépendant qui travaille sous la bannière Financière Banque Nationale: j’accède donc au site de cette dernière pour consulter l’état de mon RÉER, ce qui me rassure sur le fait que je possède vraiment cette «fortune»!

De plus, si vous détenez des actions de compagnies publiques, assurez-vous de recevoir à votre adresse le rapport annuel ou, à tout le moins, une communication écrite de la compagnie qui confirme que vous êtes bien un actionnaire officiel!

La Règle d’or

Si la règle d’or des cartes de crédit c’est de payer son compte en entier à la fin de chaque mois, la règle d’or en investissement est la suivante: si vous ne comprenez pas comment fonctionne le produit financier qu’on vous propose, demandez-en un que vous comprenez! (Vous pouvez aussi poser des questions jusqu’à ce que vous compreniez).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr amanderson2
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