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La rente viagère: des prestations déterminées

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La récente question de Roger Léger en commentaire à mon article sur le service proactif de ma caisse m’amène à introduire un produit dont je connaissais l’existence, mais non les détails. D’après ses commentaires, il a un montant d’argent qu’il souhaite utiliser comme supplément de revenu de retraite. L’option «de base» est de laisser cet argent dans un compte épargne à intérêts élevés et d’en retirer une portion à chaque mois.

L’alternative: la rente viagère

Une alternative est de faire l’acquisition d’une rente viagère. Le concept de base est le suivant: vous donnez à une institution financière (le plus souvent, une compagnie d’assurance) un gros montant d’argent. En échange, cette institution vous versera, jusqu’à la fin de votre vie, un montant mensuel. Ça ressemble beaucoup à un régime de retraite à prestations déterminées, mais financé complètement par l’acheteur de la rente.

Les deux principaux avantages que je vois à cette méthode sont:

  • Un revenu garanti, peu importe la situation économique (dans la mesure où la compagnie d’assurance qui fournit la rente ne fait pas faillite, je présume).
  • Élimine le souci de devoir déterminer comment placer notre argent à un moment de notre vie où notre état de santé ne nous permet pas nécessairement de suivre attentivement nos finances.

Du côté des désavantages:

  • Le taux de rendement calculé dans la rente est probablement plus faible en période de boom économique que des placements dans des actions.
  • C’est un produit relativement complexe, il faut très bien s’informer avant d’en faire l’acquisition.

Et, bien sûr, la véritable valeur d’une rente viagère dépend énormément d’une grande inconnue, autant pour vous que pour la compagnie d’assurance: le moment de votre décès. Plus vous vivez longtemps, plus vous êtes avantagé, financièrement.

Attention: consultez un (des!) professionnel

Comme je le disais, ce genre de produit n’est pas un simple compte épargne et cet article ne se veut en rien une explication complète de comment ça fonctionne. Avant d’en faire l’acquisition, consultez un ou même des professionnels qui vous expliqueront toutes les variantes possibles du produit et vous permettront de faire un choix éclairé.

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RÉER: pas de conseil!

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À la suite de mon récent article sur les RÉER, Nicolas me demandait ce que j’allais conseiller aux lecteurs, avec l’arrivée de la saison des RÉER et de l’avalanche de publicité qui vient avec. Comme l’indique le titre de cet article, il sera probablement déçu par ma réponse, mais je pense tout de même qu’elle est d’intérêt général.

Ça dépend de votre situation

Les conseils en placement, c’est un travail qu’exercent à temps plein des professionnels! Je ne prétendrai jamais être une alternative valide. Par contre, je peux vous dire que les conseils varieront largement en fonction de votre situation. Les éléments suivants doivent être considérés:

  • Horizon de placement (combien de temps avant d’utiliser vos placements – retraite ou RAP pour achat de maison)
  • Votre tolérance au risque
  • Vos connaissances en finances
  • Votre situation financière actuelle

En fait, le seul vrai conseil que je peux donner, c’est toujours le même: informez-vous sur les différents produits offerts, assurez-vous de bien les comprendre et utilisez votre propre jugement pour faire des choix éclairés.

Et la publicité, elle?

Je trouve que la publicité sur les produits RÉER est rarement très utile. Trop souvent, les RÉER sont présentés comme un produit financier en soi, alors qu’il s’agit simplement d’un mécanisme pour placer de l’argent à l’abri de l’impôt — on peut y mettre à peu près n’importe quel produit financier normal comme des fonds d’actions, des placements garantis, des actions, etc. Pour déterminer ce qui vous convient le mieux, informez-vous d’abord sur les différentes façons de placer votre argent. Quand vous aurez sélectionné un produit qui vous intéresse, adressez-vous ensuite à une institution financière pour voir si cette option est pratique dans votre situation (il peut arriver que que certaines options nécessitent un montant minimum significatif).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr nate steiner
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La caisse à l’écoute de mes besoins?

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Comme les lecteurs de longue date le savent, madame Ebenezer et moi nous sommes lancés dans des travaux de rénovation d’envergure (fenêtres et revêtement). Je devais ces jours-ci réaliser un versement significatif à l’entrepreneur. J’ai donc initié un transfert de mon compte ING Direct (où sont mes économies) vers mon compte Desjardins (mon compte chèques).

Une alerte pour s’occuper de moi

Bang. Le lendemain (ouvrable, tout de même. On est proactifs, mais sur un horaire bancaire. Non mais.) de l’arrivée de ce montant (bien au-delà du solde moyen des 24 derniers mois), je reçois un appel d’une conseillère de ma Caisse à la maison. Comme je n’étais pas là (il faut bien travailler pour accumuler des montants de cet ordre-là, après tout), j’ai rappelé la dame le lendemain.

Elle voulait m’offrir de placer cet argent dans un véhicule un peu plus efficace qu’un compte avec opérations. Ils reçoivent des alertes automatiques dans des cas similaires, afin d’être proactifs et de proposer aux clients d’accumuler un peu plus d’intérêts.

Oups.

L’ennui, pour elle, a été double. Premièrement, le chèque qui allait faire sortir tout cet argent de mon compte était déjà libellé et je n’étais donc pas du tout intéressé à accepter un placement garanti ou autre avec Desjardins. Ensuite, je lui ai dit que j’utilisais ING Direct pour placer mon argent «à court terme». Elle m’a alors demandé quelles étaient les conditions qu’ING m’offrait… je le lui ai dit (de toute façon, ce n’est pas un secret, c’est sur leur site web) et elle m’a tout simplement répondu: «oh, bonne journée!»

Une bonne pratique?

J’ai été assez agréablement surpris de l’expérience, mais la ligne est fine entre une attitude maternaliste et une aide proactive. Quelle serait votre réaction si votre institution financière vous téléphonait pour vous proposer une optimisation de vos actifs financiers?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr vlima.com
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Obligations d’épargne et obligations prime du Canada

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C’est l’automne et, si vous êtes comme les écureuils qui envahissent notre cours à cette période-ci de l’année pour faire des provisions de graines de tournesol, vous avez porté attention aux récentes publicités sur les obligations d’épargne du Canada.

Le gouvernement emprunte

Comme nous l’avons vu lorsqu’on a discuté des obligations en général, les obligations sont un moyen pour le Canada d’emprunter l’argent nécessaire à son fonctionnement. Avec un déficit budgétaire record prévu pour l’année en cours, l’état canadien a donc doublement besoin des fonds qu’il récoltera via l’émission de ces obligations.

Deux types d’obligations

Le gouvernement offre deux types d’obligations: les obligations d’épargne, qui sont encaissables en tout temps, et les obligations de prime, qui ne sont encaissables qu’une fois par année, mais qui offrent un taux plus élevé. La première s’apparente donc à un compte épargne à intérêts élevés, alors que la deuxième ressemble plus à un certificat de placement garanti.

Cette année, les obligations d’épargne du Canada n’offrent qu’un taux de 0,4% (comparativement à 1,05% dans un compte d’épargne ING Direct) alors que les obligations de prime offrent un taux qui augmente d’année en année sur trois ans pour un rendement cumulatif de 1,39%. Un placement garanti d’un an chez ING Direct offre 1,25%. Si vous vous engagez plutôt pour trois ans, on vous offre 2,5%.

C’est mieux que d’emprunter à l’étranger

Sur le plan macro-économique, emprunter auprès de la population canadienne est beaucoup plus efficace que d’emprunter à l’étranger: les intérêts versés par le gouvernement fédéral sont versés à des Canadiens qui (présumément) utiliseront ensuite cet argent dans l’économie canadienne. Si, au contraire, le gouvernement doit emprunter auprès d’étrangers, les intérêts versés sur la dette sortent complètement de l’économie canadienne. C’est pourquoi, lorsqu’on parle de la dette d’un pays, on fera souvent une distinction entre sa dette intérieure (détenue par des citoyens du pays) et sa dette extérieure.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Gilles Gonthier
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Hausse du montant pour référence chez ING

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Mes lecteurs de longue date savent que je suis un grand fan des comptes à intérêts élevés et, plus spécifiquement, d’ING Direct. La plupart d’entre vous savez également que si vous êtes un client d’ING et que vous y référez un nouveau client, vous recevez chacun un encouragement financier.

C’est le blogue finir-riche.net qui m’a appris qu’ING a augmenté le montant de récompense lorsqu’on réfère un nouveau client. Jusqu’à récemment, lorsque vous le faisiez, on vous donnait à vous et au nouveau client un montant de 13$ ! La somme était basée sur le montant moyen des frais bancaires payés par les Canadiens.

Ce montant a été bonifié récemment à 25$. Les autres modalités semblent être les mêmes.

Si vous voulez en savoir plus sur les comptes d’épargne à intérêts élevés (dont ING Direct), vous pouvez lire cet article de Roger Tremblay ou bien cette introduction au sujet.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr René Ehrhardt

Pourquoi je n’aime pas les placements garantis liés aux marchés

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J’ai déjà parlé en bien des fonds indiciels et des fonds négociés en bourse, les désignant comme d’excellents moyens de profiter du rendement généralement supérieur de la bourse (et qui dit rendement supérieur dit également risque plus grand). Par contre, il ne faut pas confondre ces produits avec ce que Desjardins appelle les placements garantis à rendement boursier, ou ce que la Banque Nationale nomme CPG à rendement variable (et je suis sûr que toutes les institutions ont leur équivalent)… Et il se trouve que, malgré leur attrait apparent, je ne suis pas un grand fan de ces produits.

Capital garanti et rendement boursier: le meilleur de deux mondes?

La proposition de ces produits est très alléchante: combiner la sécurité d’un placement garanti (en garantissant le capital) avec le rendement plus intéressant des indices boursiers! Naturellement, il y a des limites, sinon les banques ne trouveraient pas leur profit avec ce genre de produit. Il y a donc un maximum au rendement offert; si l’indice monte davantage que ce taux, c’est la banque qui conserve les profits. Cette disposition est tout à fait normale et ce n’est pas ce qui justifie mes réserves.

La bourse, c’est payant à long terme

Comme je le disais en introduction, la bourse est plus risquée qu’un placement garanti… mais, historiquement, c’est toujours plus payant qu’un placement garanti sur une très longue période (10 ans et plus). Pour des périodes plus courtes, il arrive plus ou moins régulièrement que la bourse s’avère non seulement moins payante qu’un placement garanti mais, en plus, qu’on puisse y perdre notre précieux capital. L’ennui des produits comme les placements garantis liés aux marchés, c’est que l’échéance est fixe… Vous devez vous retirer du marché à une date donnée, qu’elle vous soit favorable ou non.

Comme je l’indiquais, je ne suis pas un fan de ces produits pour moi… et j’ai l’impression que les gens qui en achètent oublient le désagrément qu’est l’échéance fixe. Par contre, ce pourrait être intéressant pour un investisseur débutant qui veut «tester» sa résilience émotionnelle face aux variations de la bourse.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr jimwhimpey

Les chiffres du chômage s’améliorent aux États-Unis: prudence avant de se réjouir!

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Le Bureau du Travail (Department of Labor) a publié jeudi dernier deux indicateurs hebdomadaires qui sont très très suivis: le nombre de premières demandes d’assurance chômage et le nombre total de personnes qui bénéficient de ce programme.

Tout va bien, madame la marquise

Les chiffres publiés sont très très encourageants! Le nombre de premières demandes a baissé à 522 000, comparativement à 569 000 la semaine précédente (celle-ci était la première sous la barre des 600 000 depuis janvier dernier). Le nombre total de personnes qui bénéficient du programme a baissé, lui, de 642 000, pour s’établir à 6 273 000.

On sort les gazous, les feux d’artifice et on célèbre la fin de la récession? Pas si vite.

C’est la faute des saisons!

Puisque le marché de l’emploi est fortement impacté par les saisons (tourisme et agriculture en été, commerce de détail en décembre, par exemple), les statistiques sont toujours ajustées pour en tenir compte. Elles sont «désaisonnalisées». Or, aux États-Unis, un phénomène habituel à la mi-juillet est la mise à pied temporaire d’employés dans les usines automobiles alors que les entreprises réduisent la production pour la période estivale.

Comme l’expliquent CalculatedRisk et PlanetMoney, il y a une particularité cette année: ces mises à pied ont déjà eu lieu il y a plusieurs mois à cause de la crise dans laquelle les manufacturiers sont plongés. L’ajustement statistique «compense» donc pour des mises à pied qui ont déjà eu lieu et cela améliore artificiellement les chiffres qui sont présentés.

En termes non ajustés, il y a eu une augmentation de 86 389 du nombre de premières réclamations. C’est un peu moins encourageant.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr tanakawho
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Déficit plus grand que prévu au fédéral

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Tel que mentionné dans mon dernier article, le rapport publié la semaine dernière sur l’augmentation du déficit budgédaire pour les cinq prochaines années au fédéral a attiré mon attention, à cause de l’ampleur des montants mentionnés: un déficit total pour les cinq prochaines années de 155,9 milliards de dollars.

Une lecture intéressante (oui oui!)

Ce n’est pas sans une certaine appréhension que je me suis dirigé vers le site Web du Directeur parlementaire du budget pour aller y lire le rapport en question. Je m’attendais à quelque chose d’opaque et de pas vraiment accessible au commun des mortels. Finalement, c’est très bien présenté et on s’y retrouve plutôt facilement! Assez pour que je vous recommande d’aller le survoler… On y retrouve plein de graphiques parfois révélateurs, comme le pourcentage de la dette des ménages canadiens et américains et la comparaison entre les hypothèses de janvier 2009 et celles de juin 2009.

Déficit structurel

Le critique de l’opposition officiel en matière de finances, le libéral John McCallum, avait accusé le gouvernement de faire face à un déficit structurel, c’est-à-dire qu’une portion du déficit anticipé allait subsister même lorsque la récession serait terminée. Une situation qu’il faut éviter, puisque le gouvernement, pour être une force stabilisatrice dans l’économie, doit réaliser des surplus lorsque l’économie va bien et dépenser (jusqu’à faire des déficits) lorsque l’économie tombe en récession. J’étais donc très curieux de voir ce que le Directeur parlementaire du budget avait à dire sur le déficit structurel du gouvernement fédéral. Je m’attendais à devoir lire entre les lignes pour réussir à déterminer ce qui était un déficit relié à la stimulation de l’économie (cyclique) et celui relié aux opérations normales du gouvernement (structurel).

Au contraire! Tout est expliqué très clairement! Il y a même ce tableau qui présente la distinction entre le solde budgétaire structurel et cyclique (à la page 23):

deficitPar contre, en lisant le texte explicatif, on comprend que la situation, bien qu’inquiétante selon moi, l’est moins qu’il n’y paraît. En effet, le Directeur parlementaire du budget explique qu’il a changé la façon de comptabiliser les coûts du service de la dette pour les considérer comme faisant partie des coûts structurels, ce qui n’était pas le cas précédemment. De plus, il souligne que les montants mentionnés demeurent relativement petits comparativement à la taille de l’économie et surtout à la marge d’erreur sur les prévisions économiques des cinq prochaines années.

En conclusion, je vous laisse sur le graphique du solde budgétaire du gouvernement fédéral depuis 1994, en incluant les prévisions du Directeur parlementaire du budget.

Sources: fin.gc.ca

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr LaertesCTB
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L’après-crise: le désengagement du gouvernement

2169717849_34c40ede8e_mLes nouvelles économiques sont de moins en moins mauvaises (elles ne sont pas bonnes, loin s’en faut) et, déjà, certains crient victoire. Stephen Harper se réjouissait sur toutes les tribunes de l’efficacité de son plan et du fait que 80% des sommes promises sont engagées (à ne pas confondre avec dépensées). Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, qui avait par ailleurs été le dernier à déposer ses lunettes roses l’automne dernier, lance maintenant un appel au désengagement du gouvernement.

La crainte de l’inflation

C’est la crainte de l’inflation qui amène M. Carney à réclamer un rebalancement des investissements entre le public et le secteur privé. Il y a quelques mois, les gouvernements ont agi massivement pour lancer des programmes de stimulation de l’économie: investissement dans les infrastructures, amélioration des programmes d’assurance-chômage, etc. Ceci avait pour but de limiter l’effet de la réduction de l’activité économique par les compagnies privées qui ont réalisé des coupures de personnel ou bien qui ont simplement déclaré faillite.

Ces mesures avaient pour objectif d’amortir la chute et semblent avoir atteint leur objectif. Maintenant, pour se lancer dans une nouvelle phase de croissance, l’économie doit s’appuyer sur des investissement privés et non sur l’effort des gouvernement, selon M. Carney. Plus d’investissement de la part des gouvernements nous expose au risque d’une inflation galopante et non à une réelle croissance.

Prudence

Tout comme Raymond Giroux dans Le Soleil de samedi, je pense que la prudence s’impose. Même si tout va moins mal qu’avant, la reprise économique sera selon toute vraisemblance très lente. Il serait inapproprié de doper la croissance économique à coup de dépenses gouvernementales: la croissance économique doit être basée sur la véritable création de valeur et non sur de l’argent imprimé par le gouvernement pour satisfaire la population.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr aballahh

Le danger des multinationales

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Bon, je me lance sur un terrain glissant, mais le titre est plus épeurant que le contenu de cet article. Dans le grand débat de la gauche et de la droite, du capitalisme et du socialisme, nous n’avons jamais pris position directement et rarement indirectement. Cet article ne fera pas exception à l’habitude. L’objectif est plutôt d’alimenter votre réflexion et même de susciter la discussion via les commentaires.

Il y a peu de choses plus agréables pour un blogue que de générer des commentaires et, cette semaine, on est servis!

Le grand débat sur la vente d’entreprises locales

Pendant plusieurs années, un sujet récurrent des nouvelles économiques était le rachat par une firme étrangère d’un fleuron québécois ou canadien. On n’a qu’à penser à Alcan (Rio Tinto), la Bourse de Montréal (le Groupe TSX), Abitibi-Consol (Bowater), ATI Technologies (AMD), la chaîne hôtelière Fairmont (un prince saoudien), La compagnie de la Baie d’Hudson (Jerry Zucker) et Domtar (Weyerhaeuser) qui ont fait les nouvelles dernièrement.

On n’en entend plus parler maintenant parce que, souvent, ces acquisitions sont financées par du crédit et, depuis le début de la crise économique, celui-ci est très difficile à obtenir (voir pour cela ma série d’articles sur les obligations). Et quand ce n’est pas financé avec du crédit, c’est une transaction en actions… et tous ceux qui possèdent des investissements liés de près ou de loin à la bourse savent que ça ne vaut pas autant qu’avant.

En dehors des arguments émotifs sur la fierté que ces grandes compagnies soient considérées comme québécoises ou canadiennes, les récents déboires d’AbitibiBowater illustrent bien l’un des arguments de ceux qui s’opposaient à ces transactions.

Une région durement touchée

AbitibiBowater est présentement le deuxième joueur économique au Saguenay-Lac-Saint-Jean et sa faillite — causée en grande partie par la dette colossale amassée par la maison-mère et pas nécessairement pas l’inefficacité des usines — aura un effet dévastateur sur cette région. De la même façon que nous diversifions nos placements pour limiter les risques, je me demande s’il était sage de permettre une telle dépendance économique envers une seule compagnie.

D’un autre côté, je suis généralement pour la liberté des propriétaires privés d’entreprises d’agir selon leur bon jugement. De plus, si on les empêchait de procéder à une vente qui est financièrement avantageuse pour eux pour protéger la société en général (ou une région du Québec), devraient-ils être dédommagés?

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