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Posts Tagged ‘déchets’

Prix de débarras

juin 7th, 2011 Soeur économe 2 comments
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Question de concrétiser une réflexion de l’été dernier sur les matériaux écolos pour construire un patio, il me faut maintenant identifier une solution adéquate pour nous débarrasser du patio actuel devant être remplacé. Réutiliser, même en partie, apparaît en effet peu envisageable, la pourriture s’étant attaquée à bon nombre de planches et même, apparemment, à des éléments de structure qui nous est de toute façon toujours apparue quelque peu bancale. Sans compter que le dit bois avait été peinturé.

Voici donc une évaluation préliminaire de différents moyens m’ayant été suggérés pour prendre charge adéquatement de cette douzaine de mètres cubes de bois:

  • Transport dans un écocentre: selon l’information fournie, le bois qui est apporté dans ces lieux rendus disponibles dans plusieurs municipalités québécoises est subséquemment broyé pour entrer dans la fabrication de différents produits, et non enfoui. Se prévaloir de cette option implique toutefois de pouvoir disposer d’un moyen de transport approprié à l’important volume en cause, ou d’en louer un, et nécessite un déboursé pour les mètres cubes apportés dépassant le volume de base alloué annuellement à chaque ménage (trois mètres cubes étant alloués par année dans le cas de la Ville de Québec, et chaque mètre cube supplémentaire étant chargé 25$);
  • Collecte des monstres/encombrants: réalisée de manière régulière ou sur demande dans les municipalités, ayant l’avantage d’être gratuite, cette collecte n’apparaît cependant pas une solution particulièrement efficace étant donné que la limite de volume pour les débris de construction est fixée à un mètre cube (dans la Ville de Québec du moins). À moins de vouloir étaler le processus sur près de trois mois…
  • Location d’un conteneur: différentes compagnies offrent ce service qui a l’avantage de permettre d’étaler les travaux sur plusieurs jours, étant donné que la location se fait généralement sur une base hebdomadaire; au tarif de la location doit cependant s’additionner un coût supplémentaire établi en fonction du poids des matériaux. Pour la disposition adéquate des résidus, il faut s’en remettre à l’entreprise, qui pourrait être tentée d’aller au plus simple ou au plus court en matière de tri, encore que dans le cas d’un conteneur rempli de bois, ça n’apparaît pas un réel enjeu.
  • Service de ramassage: dans ce cas également, différentes compagnies se font compétition; probablement l’option la plus simple, elle se monnaie en conséquence. À cet égard, une rapide comparaison permet de constater que l’entreprise qui s’annonce le plus n’est pas nécessairement celle dont les tarifs sont les plus bas, particulièrement lorsque des volumes importants sont en cause.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr alex_smith1

Décomposition hivernale

janvier 5th, 2011 Soeur économe 1 comment
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Beaucoup de gens cessent d’alimenter leur composteur domestique en hiver. Le fait de devoir enfiler des raquettes pour s’y rendre, ou d’avoir à pelleter pour le retrouver enfoui dans la neige (probablement pas jusqu’à maintenant cet hiver), peuvent effectivement compliquer les choses.

Cela signifie toutefois que sur les quelque 675 kilogrammes de matières organiques produites par une famille durant l’année en moyenne, quelques centaines se retrouveront vraisemblablement dans les lieux d’enfouissement ou à l’incinération. Une réduction de performance non négligeable.

En fait, tant que le composteur reste aisément accessible, il n’y a qu’à continuer à y ajouter les déchets organiques habituels. Encore mieux si on en avait extrait le compost «mature» à l’automne, puisque la hauteur des matières ne fera qu’augmenter jusqu’au retour des températures plus élevées. On lit parfois qu’une certaine activité de décomposition se poursuit dans les composteurs même durant l’hiver , mais à mon avis ça s’applique davantage à des activités industrielles de compostage, ou à des climats plus cléments; au Québec, dans un bac domestique, la matière gèle généralement quasi complètement.

Une fois notre bac plein, ou devenu inaccessible au plus fort de l’hiver, nul besoin de nourrir sa poubelle. On peut simplement continuer d’accumuler les résidus organiques dans un récipient de volume suffisant à l’extérieur. Le contenu du récipient dégèlera au printemps, et il restera à en alimenter le composteur.

Dans tous les cas, il est important de s’assurer, au printemps, d’équilibrer le contenu du composteur en ajoutant de la matière plus chargée en carbone qu’en azote, au contraire des déchets de cuisine. Si vous avez eu la bonne idée d’ajouter des feuilles à votre composteur à l’automne, ou si vous en avez gardé quelques sacs, il ne reste qu’à mélanger. Ou alors, une partie des feuilles qui ont été cachées çà et là sur votre terrain peuvent être transférées dans le composteur. Sinon, un mélange avec la matière partiellement décomposée datant d’avant l’hiver pourra jouer un rôle minimal.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr cranky kat

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Gaspillage alimentaire

décembre 3rd, 2010 Soeur économe Comments off
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On peut déplorer de parfois devoir jeter certains aliments ayant mal vieilli dans notre réfrigérateur. Avez-vous déjà tenté d’estimer la proportion de nourriture qui connaît cette fin chez vous ? Une étude réalisée en Grande-Bretagne en 2009 est arrivée à une estimation s’élevant à 22% de tous les aliments solides et liquides entrant dans une résidence.

Impressionnant ? L’organisme WRAP, qui a réalisé cette étude, fournit encore plus de détails: en poids, les légumes frais et particulièrement la laitue constitueraient près du quart des pertes «évitables», suivis des liquides (excluant le lait) avec 16%, les fruits (13%) et le pain et des pâtisseries avec 10%. Pourquoi ces pertes sont-elles qualifiées d’évitables ? Les deux principales raisons invoquées pour jeter ces aliments sont 1) qu’ils n’ont pas été consommés à temps (54%) ou 2) qu’ils ont été préparés en trop grande quantité (41%). De quoi donner le goût de faire la promotion de la soupe «touski» et des vertus du congélateur…

Si l’on tient aussi compte des pertes d’aliments qui se produisent avant l’achat par le consommateur, que ce soit chez le producteur, chez le grossiste, durant le transport ou chez le détaillant, la proportion totale des aliments produits mais non consommés pourrait atteindre un faramineux 38% (183 kg par personne par année !) selon une étude de Statistique Canada. Ceci découlerait entre autres des exigences esthétiques que s’imposent les producteurs et qu’ont adopté les consommateurs, des délais de transport, des manipulations, des dates de préemption très protectrices…

Dans le plan d’action 2010-2015 de la politique québécoise de gestion des matières résiduelles, on retrouve des mesures pour valoriser la matière organique par la biométhanisation et le compostage afin d’en arriver à ne plus l’envoyer dans les sites d’enfouissement. Intéressant pour la portion gaspillée chez le consommateur (qui devrait prochainement être incité si ce n’est déjà fait à composter au niveau domestique ou à participer à une éventuelle collecte municipale), mais moins concret, possiblement, pour la portion gaspillée chez le grossiste ou le détaillant. Certaines initiatives montrent néanmoins que même à ces endroits, une grande partie des aliments jetés peuvent être valorisés.

Comment réduire son gaspillage alimentaire ? Des suggestions adaptées du blogue The Daily Green:

  • Planifier ses repas pour la semaine en tenant compte des aliments déjà au frigo avant d’acheter
  • À l’épicerie, s’en tenir à sa liste et éviter d’y aller le ventre vide
  • Éviter les paquets de fruits et légumes déjà préparés dont la quantité ne correspond pas à nos besoins
  • S’assurer que son frigo est à la bonne température pour maximiser la durée de conservation
  • Placer les nouveaux aliments dans le fond du frigo et les vieux en avant pour éviter les oublis
  • Transformer les fruits mous en smoothies ou tartes, mettre les légumes moins frais dans une soupe
  • User d’imagination pour incorporer dans un prochain repas un surplus d’aliment d’un repas précédent
  • En mettre moins dans les assiettes, garder le reste dans le chaudron
  • Faire appel à son congélateur pour assurer la conservation des aliments cuisinés en grande quantité
  • Composter les pertes inévitables

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr shimelle

Gestion de feuilles

octobre 21st, 2010 Soeur économe 1 comment
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Que faites-vous des feuilles qui atterrissent en grand nombre sur votre terrain ces temps-ci, outre le traditionnel concours entre voisins à celui qui aura mis au bord de la rue le plus grand nombre de sacs ? Dans le but d’inverser cette tendance et, au contraire, de profiter au maximum de cette manne tout en réduisant la nécessité de préparer et faire ramasser de nombreux sacs, voici mes suggestions pour en disposer chez soi, en ordre de préférence:

- Laisser tomber: non applicable pour la pelouse, mais pour les plates-bandes et sites très ombragés, on a tout avantage à laisser les feuilles là où elles daigneront tomber. Pour peu qu’il s’agisse de feuilles de bouleau ou de peuplier ou d’érable rouge, notamment, dès le printemps les feuilles en question seront en grande partie dégradées mais auront entretemps permis de protéger les racines du gel et d’enrichir le sol. Bien sûr, s’il se forme une couche épaisse de feuilles de chêne ou d’érable de Norvège, un effort printanier sera nécessaire pour les disperser un peu puisqu’elle sont moins aisément dégradables.

- Pousser: au pied des haies, derrière les arbustes, on peut faire disparaître de grandes quantités de feuilles sans avoir à faire l’effort de les mettre dans des sacs. Elles y joueront de surcroît un rôle tout à fait bénéfique.

- Composter: un apport de carbone à votre compost domestique est toujours le bienvenu. Intéressant notamment lorsqu’il faut ramasser des feuilles mouillées par la pluie si votre bac à compost est généralement fermé et que la matière a donc tendance à peu se décomposer par manque chronique d’eau. Également, on peut mettre de côté des sacs de feuilles (sèches dans ce cas-là) qu’on aurait déjà remplis afin de disposer de matière pour équilibrer son compost l’été prochain.

- Déchiqueter et pailler: applicable sur des feuilles sèches, la technique qui consiste à passer la tondeuse (installez-lui son sac) dans un tas de feuilles permet de les déchiqueter en petits morceaux qui deviennent alors une matière idéale à appliquer dans les plates-bandes et autour des arbres et des arbustes. Un très bon paillis, donc, avec tous les bénéfices qu’on lui connaît — réduction des mauvaises herbes et des besoins en arrosage, amélioration des qualités du sol. Sinon, le déchiquetage préalable a au moins comme avantage de réduire grandement le nombre de sacs de feuilles mis à la rue.

À éviter, surtout si vous avez des tendances compulsives comme mon voisin, l’aspirateur à feuilles qui, en plus de jouer avec les nerfs des habitants du quartier par son bruit infernal, pourrait vous amener à vouloir extirper de votre terrain toute trace du plus petit morceau de feuille, voire de tenter de les aspirer directement sur les arbustes. Avec notamment pour conséquences un compactage grandissant et un appauvrissement et progressif du sol de vos plates-bandes que vous devrez ensuite combler à renfort de sacs de terre et d’engrais.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr  sugarfrizz

Compost pour tous

août 25th, 2009 Soeur économe 3 comments
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La Ville de Gatineau et les municipalités de l’île de Montréal ont récemment annoncé vouloir implanter dans les prochaines années des collectes de déchets organiques (matières putrescibles) auprès de leurs résidants. Elles rejoindraient ainsi quelques municipalités pionnières, dont Victoriaville, Sherbrooke et Saint-Hyacinthe, qui offrent déjà la collecte dite à trois voies (recyclage/matières organiques/déchets). De son côté, il semble que la Ville de Québec tergiverse. Avec la mise en œuvre de leurs plans de gestion des matières résiduelles et l’objectif fixé par la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles de détourner au moins 60% du contenu actuel des poubelles, beaucoup de municipalités devront s’y mettre dans les prochaines années. Alors, une mesure qui en vaut la peine ?

Une bonne mesure

44%, c’est la proportion de nos poubelles qui est constituée de matière organique décomposable (cœurs de pommes, pelures d’oignons, feuilles mortes, mauvaises herbes et autres), d’après Recyc-Québec. Donc 179 kg par personne par année en moyenne. Une quantité non négligeable qu’en sortant des sacs verts, on évite d’enfouir, ce qui permet de faire durer un peu plus longtemps les sites d’enfouissement disponibles et de diminuer les biogaz et le lixiviat, deux productions indésirables issues de l’enfouissement de matière organique. Notez que le compostage (toute décomposition de matière organique en fait) génère aussi une certaine quantité de gaz à effet de serre. C’est d’ailleurs pourquoi certaines municipalités, comme celles de la MRC de Rivière-du-Loup, choisissent de traiter les résidus organiques par un procédé de biométhanisation — le gaz est alors récupéré et peut servir à d’autres fins.

Évidemment, une troisième collecte, c’est un coût supplémentaire pour une municipalité. Un coût qui est cependant réduit compte tenu qu’il peut être associé à une réduction de la fréquence des collectes de déchets, à une diminution des volumes se retrouvant à l’enfouissement et à une réduction potentielle des achats de compost aux fins horticoles, notamment. Gatineau prévoit charger 32$ par ménage par année pour son programme.

Ma préférence reste au compost maison

À mon avis, malgré un tel service, le compostage à la résidence devrait continuer d’être favorisé. Il ne génère aucun coût de transport car il est produit sur place, et vous pouvez l’utiliser pour le bénéfice de votre potager ou comme paillis dans vos plates-bandes. Il n’est pas non plus associé aux problèmes majeurs d’odeurs que génèrent certains sites de compostage à gros volume, et n’oblige pas la construction à grands frais de sites fermés pour pallier cet inconvénient.

De plus, dans le compostage domestique, le seul coût est l’achat du bac, et plusieurs municipalités (dont Québec, Lévis et Shawinigan) offrent un programme de remise lorsque vous vous en procurez un. Dans d’autre cas, comme Montréal, des bacs à compostage domestique sont vendus à petit prix par les éco-quartiers. Il existe aussi toute une panoplie de modèles.

Si vous ne disposez pas d’un terrain pour installer un bac à compost conventionnel, vous pouvez examiner des variantes: les bacs rotatifs (j’avais mes doutes mais il semble que ce soit très efficace), ou le vermicompost. Dans ce cas, il s’agit de s’habituer à l’idée d’héberger dans un bac de plastique à l’intérieur de votre domicile de charmants et discrets invités très avides de vos restants de table.

Des compléments ?

Le bac à compost domestique et une collecte municipale des matières organiques peuvent être complémentaires. Ainsi, les collectes municipales acceptent certaines matières qu’il n’est pas recommandé de placer dans son bac domestique, comme les résidus de viande et de produits laitiers, des cartons souillés de gras, des mauvaises herbes. La collecte municipale peut également se charger de nos branches et surplus de feuilles mortes…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Collin Anderson

Se débarrasser mieux

août 13th, 2009 Soeur économe 1 comment
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Trop tard pour les adeptes du ménage pré-1er juillet, mais comme il y a bien d’autres occasions, voici quelques façons plus écologiques de se débarrasser de certains surplus mobiliers qu’une poubelle, le bord de la rue ou le milieu de la rivière.

La liste qui suit ne se veut pas exhaustive mais inclut, pour différentes catégories de biens, des programmes et organismes de récupération dont les façons de procéder m’apparaissent bien établies. Si vous en avez d’autres à suggérer, vous êtes les bienvenus. Plusieurs municipalités disposent d’écocentres ou organisent périodiquement des collectes pour certains de ces matériaux. On peut également consulter le Répertoire québécois des récupérateurs, recycleurs et valorisateurs, rendu disponible par Recyc-Québec, pour des besoins particuliers ou de grandes quantités de certains matériaux.

- Réfrigérateur et congélateur: si l’appareil a au moins dix ans et est toujours fonctionnel, le programme Recyc-frigo, d’Hydro-Québec, peut être intéressant. Le ramassage de l’appareil et un retour de 60$ sont inclus, ainsi qu’une remise de 50$ supplémentaire si vous vous procurez un réfrigérateur ou congélateur neuf qui est homologué Energy Star. Vous pouvez même prendre rendez-vous en ligne pour un ramassage.

- Vélo: l’organisme Cyclo Nord-Sud réalise des collectes de vieux vélos, ainsi que pièces et accessoires, les remet en état et les expédie dans des communautés démunies où ils deviennent des gagne-pain. Pour chaque vélo ramassé, on vous demande une dizaine de dollars en argent, mais on vous remet un reçu d’impôt couvrant la valeur du vélo et celle de ce don. On retrouve sur le site Web une liste de dates et lieux de collecte. Sinon, il existe plusieurs petits organismes plus régionaux de remise en état de vieux vélos, comme SOS Vélo à Montréal.

- Matelas: si vous remplacez votre vieux matelas par un neuf, informez-vous auprès de la compagnie qui vous vend ce dernier, plusieurs le ramasseront gratuitement. Autrement, sauf s’il s’agit d’un matelas encore utilisable que vous pouvez remettre à un organisme de bienfaisance, il est difficile de se débarrasser écologiquement d’un vieux matelas. Les écocentres les enverront généralement à l’enfouissement plutôt que de les confier à des recycleurs, puisque ceux-ci leur exigeront un montant plus élevé (les matériaux tirés des matelas ne rapportent pas assez pour couvrir les frais de l’opération). Si vous êtes de Montréal et que vous êtes disposés à vous déplacer avec votre vieux matelas, vous pouvez aller les porter chez Recyc-Matelas.

- Vieil ordinateur, moniteur et périphériques: on peut notamment les rapporter dans les succursales de Bureau en gros. Le matériel sera traité au sein du réseau des Centres de formations en entreprise et récupération (CFER): ce qui est fonctionnel sera retapé et remis au programme Ordinateurs pour les écoles du Québec, ce qui ne fonctionne plus sera démantelé et les pièces seront recyclées sans prendre le chemin des pays en voie de développement. D’après un article de La Presse de juin dernier, il semble par ailleurs qu’un projet de règlement provincial visant à responsabiliser les fabricants de matériel électronique face à la récupération des déchets électroniques devrait être publié prochainement.

- Vieux téléviseur: s’il ne fonctionne plus, les écocentres sont à peu près les seuls points de collecte existants. Si vous hésitez à vous déplacer, vous pouvez vous dire qu’avec plusieurs kilos de plomb et autres métaux par vieux téléviseur, il vaudrait vraiment mieux leur éviter l’enfouissement.

- Téléphones cellulaires: la Société de recyclage des piles rechargeables, un organisme sans but lucratif créé et financé par l’industrie, gère un programme nommé Cellàrecycler. Cette société ramasse notamment les cellulaires dont on veut se défaire (consultez son site pour identifier des points de collecte) qu’elle va soit remettre à neuf ou en recycler les composantes. Pour ceux qui sont remis à neuf, ils sont vendus et une partie des revenus serait remise à des organismes de bienfaisance. Sinon, la plupart des entreprises de cellulaires les reprennent (on présume qu’elles les traitent adéquatement), et certaines indiquent verser une somme minime à un organisme de bienfaisance pour chaque cellulaire retourné.

- Cartouches d’encre: la Fondation Mira ramasse les cartouches et amasse de l’argent en les revendant à des «réusineurs». Tous les modèles sont acceptés et il existe un grand nombre de points de dépôt un peu partout au Québec — un outil de recherche est disponible sur leur site Web.

Notez que j’avais déjà traité du cas des vieux bazous ainsi que des déchets qui leur sont associés ici.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Lisanne!

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«Consignée Québec»

janvier 31st, 2009 Soeur économe Comments off
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On peut voir depuis quelque temps à la télé des publicités nous incitant à retourner davantage les contenants consignés. Vingt-cing ans après son instauration au Québec, j’ai trouvé intéressant d’aller voir un peu où en était ce système.

D’abord, malgré que ce soit transparent pour le consommateur, il existe en fait deux systèmes de consigne distincts. Il y a d’une part le système des contenants à remplissage unique (plastique, aluminium et certaines bouteilles en verre), dont s’occupent Recyc-Québec et Boissons Gazeuses Environnement. Il y a d’autre part celui des contenants à remplissage multiple (les bouteilles de bière en verre ambré), qui est en fait un dépôt privé complètement géré par l’industrie brassicole. 

Du côté des contenants à remplissage multiple, l’industrie obtiendrait un taux de retour de 98% (selon son dernier bilan annuel) alors on oublie les campagnes de sensibilisation. Pour les contenants à remplissage unique, le taux de retour, qui a déjà atteint 79% à la fin des années 1990, n’était plus que de 70% en 2006-2007 d’après Recyc-Québec. Compte tenu qu’il s’achète autour de 1,4 milliard de contenants à remplissage unique consignés annuellement, faites le calcul, ça en fait une quantité non négligeable à la poubelle.

Or, le système des contenants à usage unique peut généralement s’autofinancer avec la valeur de la consigne des contenants non retournés. En fait, Recyc-Québec calcule que la limite de l’autofinancement du système se situe à 71,4% de retour pour la consigne à 5¢, et à 83,3% et 90,9% pour les consignes à 10 et 20¢ maintenant appliquées à certains contenants à remplissage unique de bière de plus grand volume. Les principaux coûts viennent des 2¢ par contenant retourné offerts aux détaillants pour leur manutention et entreposage.

Pourquoi donc une campagne de sensibilisation maintenant ? On pourrait se dire que la Politique de gestion des matières résiduelles 1998-2008 est déjà arrivée à sa fin et l’objectif de 80% de retour pour les contenants à remplissage unique n’a pas été atteint. Que les matières premières gaspillées ont perdu beaucoup de valeur récemment. Et que si on dépasse le seuil d’autofinancement, il faudra combler le déficit.

En fait, comme le financement de la campagne de pub provient probablement des pénalités nouvellement imposées aux industries n’ayant pas atteint leurs objectifs annuels spécifiques de retour, on peut présumer que tous les consommateurs de boissons consignées sont déjà mis à contribution. 

Pour jeter un peu moins de contenants consignés, on peut commander gratuitement des boîtes de récupération pour les lieux de travail ou de loisirs ici.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr preciouskhyatt

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Les fameux sacs – partie 2

janvier 19th, 2009 Soeur économe 3 comments

Tel que décrit précédemment, on constate une réelle tendance à l’utilisation de sacs réutilisables à l’épicerie. Hors du secteur de l’alimentation, cependant, le sac de plastique reste plutôt roi. Visitez par exemple des boutiques d’un centre commercial et observez le regard surpris à la caisse lorsque vous mentionnez que vous avez votre sac réutilisable…

En fait, plusieurs chaînes de pharmacies et quincailleries, ainsi que des librairies et magasins à rayons, se sont mises à vendre des sacs réutilisables avec leur logo. Mais cette initiative ne semble pas aller beaucoup plus loin, pour le moment, que de profiter de cette mode pour se faire faire de la pub… En effet, le consommateur doit payer pour le sac, et le commerce n’offre pas de remise lors de son utilisation subséquente ni ne charge pour un sac de plastique. Je connais deux exceptions: Mountain Equipment Coop (MEC), qui remet cinq cents à un organisme environnemental chaque fois qu’un consommateur ne prend pas de sac lors d’un achat, et IKEA, qui charge cinq cents par sac de plastique fourni au consommateur et remet cette somme à un organisme de plantation d’arbres. En connaissez-vous d’autres ? 

Certains groupes demandent la mise en place d’une réglementation pour interdire complètement l’utilisation de sacs de plastique non biodégradables au Québec. Un projet de loi privé en ce sens avait d’ailleurs été présenté en 2005 par un député du Parti québécois, mais le gouvernement libéral a plutôt appuyé la mise en place d’un programme de certification permettant une meilleure identification (et donc le recyclage plus efficace) des sacs de plastique. Deux petites municipalités québécoises, Huntingdon et Saint-Anselme, ont adopté des réglements interdisant l’utilisation des sacs de plastique non biodégradables sur leur territoire. L’impact de ces mesures est évidemment plutôt limité.

En terminant, avec ce qui se fait dans le secteur alimentaire, vous vous devez d’embarquer dans le train des sacs réutilisables mais ne souhaitez pas payer pour vous en procurer ? Vous pouvez faire des emplettes lors d’une Journée sans sac ou d’un autre événement similaire, plusieurs commerces offrent alors un sac réutilisable gratuitement avec un achat. Vous pouvez aussi vous trouver quelqu’un qui fréquente des congrès — on remet de plus en plus de ces sacs aux participants. Ou même prendre du tissu et vous en fabriquer vous-même! Et si vous avez des dizaines de sacs de plastique entreposés, on retrouve notamment dans les magasins IGA des bacs où les déposer afin qu’ils soient recyclés (et ce, peu importe s’ils proviennent de cette bannière ou d’une autre…).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr tyger_lyllie

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