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Goldman Sachs: parier contre sa propre équipe

mai 15th, 2010 Ebenezer Comments off
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Je sais, je suis un peu en retard dans les nouvelles. Mais l’histoire a reçu relativement peu de couverture ici au Québec et l’explication n’est pas toujours claire (ça ne veut pas dire que je réussirai à l’être plus… simplement que j’essaie!).

Les joueurs

D’abord, le joueur principal: Goldman Sachs. La plus grande banque d’affaires aux États-Unis et l’institution financière qui s’est, de loin, la mieux tirée d’affaire pendant la crise. Elle a vendu des produits financiers dont le rendement était basé sur des hypothèques de mauvaise qualité. Ensuite, il y a une firme de capital de risque du nom de Paulson & Co. Celle-ci a conseillé Goldman Sachs sur la sélection des hypothèques à utiliser pour «maximiser» le rendement des produits financiers.

Parier contre son équipe

Le problème: Paulson & Co. qui, on se le rappelle, a aidé à choisir quelles hypothèques à risque seraient incluses dans le produit que Goldman Sachs offrirait à ses clients, choisissait plutôt de son côté de vendre à découvert ces mêmes titres. C’est un peu comme si votre conseiller financier détenait des actions d’une compagnie qu’il pense en difficulté financière. Il vous appelle donc en vous suggérant d’en acheter en laissant entendre qu’il trouve que c’est un bon choix: il en a dans son propre portefeuille. Vous acceptez et procédez à l’achat des actions sur le marché. Simultanément, votre conseiller vend ses actions au prix actuel. Le mois suivant, la faillite est annoncée et vous vous retrouvez avec rien du tout. (Je simplifie un peu…)

Ou, puisque j’écris ces lignes au moment où le Canadien joue son sixième match, c’est un peu comme si Jacques Martin pariait sur la défaite de son équipe… et choisissait d’envoyer Carey Price garder le filet. Voilà, c’est la première fois que je parle de hockey sur jesuispauvre.com et je n’entends pas récidiver de sitôt!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Kaloozer (C’est Pete Rose, qui s’était fait prendre dans des histoires de paris alors qu’il était gérant des Reds de Cincinnati)
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Est-ce payant d’aider les banques?

janvier 12th, 2010 Ebenezer Comments off
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À l’automne 2008, l’apocalypse financière était à nos portes: Lehman Brothers venait de déclarer faillite et les prêts hypothécaires peu judicieux (on va rester polis…) menaçaient d’entraîner plusieurs autres banques vers le fond. Le gouvernement américain a donc lancé de toute urgence un programme d’aide aux banques: 700 milliards de dollars ont été alloués pour accorder des prêts avec intérêts aux institutions financières en difficulté.

Un an et quelques mois plus tard (disons cinq trimestres, puisqu’on parle de finances), combien a coûté ce programme de sauvetage des banques?

Plusieurs remboursements

J’avais présenté, en septembre dernier, un tableau des plus grandes banques américaines mettant en relation l’aide gouvernementale reçue et leurs profits trimestriels. Je reprends le tableau, en comparant le montant d’aide reçue à l’origine, le montant remboursé et le revenu pour le gouvernement.

Le revenu pour le gouvernement provient de deux sources: les intérêts payés sur l’aide (il s’agissait de prêts avec intérêts) et le profit sur la vente des options d’achats obtenues par le gouvernement dans le cadre de l’aide.

Banque Aide gouv. Remboursé Revenus gouv.
JP Morgan Chase 25 25 1,75
Morgan Stanley 10 10 1,27
Goldman Sachs 10 10 1,42
Bank of America 45 45 2,82
Citigroup 45 20 2,52
Wells Fargo 25 25 1,31
Données de l’aide gouvernementale provenant du site ProPublica

Dans le lot, il n’y a que Citigroup qui n’a pas encore tout remboursé l’aide et à, moins qu’elle ne rembourse pas les 25 milliards restants, le gouvernement américain aura réalisé des profits avec son aide aux banques.

Grand coût deviendra petit

Initialement, le gouvernement américain s’attendait à ce que le programme d’aide lui coûte 341 milliards de dollars (il s’attendait de toute façon à récupérer une portion du 700 milliards promis). En décembre, le gouvernement a réévalué le coût à 141 milliards… ce qui est une excellente nouvelle pour un pays qui s’apprête à constater un déficit gouvernemental de 1 400 milliards de dollars.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr KRSPO
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La paye des banquiers: un symptôme et non la cause

septembre 30th, 2009 Ebenezer 2 comments

3231577621_87cc755917_mOn a beaucoup parlé, depuis le début de la crise financière, du mode de rémunération des dirigeants de grandes banques. La plupart du temps, c’était pour exprimer de la surprise et de la colère face à des paiements substantiels alors que la performance affichée depuis 2008 est bien en deçà des attentes. Le clou final a été enfoncé lorsqu’il a été révélé que la société Merrill Lynch s’est dépêchée de verser des bonus (15 milliards!) à ses employés quelques jours avant d’être acquise par Bank of America qui, elle, avait reçu plus de 45 milliards d’aide du gouvernement américain pour sauver Merrill Lynch.

La solution n’est pas un diachylon gouvernemental

Depuis, des cris se sont élevés des deux côtés de l’Atlantique pour que les gouvernements encadrent mieux la rémunération des dirigeants des grandes banques. La logique étant que le modèle actuel récompense très généreusement les preneurs de risques lorsque l’économie va bien et ne les punit pas lorsque ça va mal: le gouvernement vient plutôt les sauver.

Cette situation constitue effectivement un problème et ne devrait plus être tolérée, je suis bien d’accord. Par contre, la solution est très imparfaite et, surtout, elle camoufle un problème bien plus grave: les actionnaires des compagnies n’exercent pas efficacement leur devoir de gestion et de contrôle de la compagnie… et pas seulement dans le domaine bancaire.

Faire fonctionner le système capitaliste

Le problème, tel que j’ai pu l’observer lors de l’assemblée annuelle des actionnaires de la Banque Nationale, en février dernier, c’est que la théorie voulant que les propriétaires de la compagnie (les actionnaires) soient ceux qui aient le plus à cœur la pérennité et la rentabilité de la compagnie est valide mais qu’en pratique ça ne fonctionne pas. Trop souvent, les actionnaires sont trop petits et isolés pour avoir de l’impact et, surtout, dans bien des cas, ils n’ont pas investi le temps nécessaire pour bien comprendre le marché et se forger une opinion éclairée sur la façon de gérer l’entreprise dont ils sont propriétaires (inscrivez-moi dans cette catégorie, malheureusement).

Le problème est profond et n’est certainement pas simple à régler. Et je ne serais pas étonné que la montée en popularité des fonds négociés en bourse (et fonds indiciels) accentuent le problème, puisqu’il n’y a pas de gestionnaire actif dans ces fonds pour faire pression sur les dirigeants des compagnies.

Je crains qu’un contrôle gouvernemental de la rémunération des banquiers ne camoufle le réel problème et que, dans cinq, dix ou quinze ans d’ici, un autre problème similaire mais dans un autre domaine surviendra alors qu’il pourrait être prévenu!

Qu’en pensez-vous? Suis-je dans l’errance la plus totale?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Tim Green aka atoach

La prochaine crise est inévitable

septembre 17th, 2009 Ebenezer Comments off
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La semaine dernière, l’ancien président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, a déclaré à la BBC qu’une prochaine crise économiquue telle que celle que nous vivons présentement depuis un an est inévitable. Ça vient d’un des hommes les mieux positionnés sur la planète pour empêcher la crise actuelle et d’aucuns prétendent qu’il l’a accélérée plutôt que freinée.

La nature humaine

Greenspan cite la «nature humaine» pour expliquer sa prédiction. Selon lui, après une longue période de prospérité, la population ne peut faire autrement que présumer que celle-ci va durer éternellement. Par exemple, penser que le prix des maisons aux États-Unis ne peut pas diminuer.

C’est précisément pour atténuer cet effet humain que les gouvernements des principales économies de la planète (le G20) ont décidé de réformer en profondeur la réglementation des marchés financiers. L’ennui, c’est que, au fur et à mesure que la situation s’améliore, la réglementation sévère est amendée et modifiée pour la rendre moins restrictive. On l’observe déjà… avec la réserve fédérale qui dit que l’économie se stabilise, les efforts de rehaussement de la réglementation ralentissent.

Leçon non retenue de la crise des années 80

À la fin des années 80, les États-Unis ont vécu une crise financière durant laquelle 745 banques et autres institutions financières ont déclaré faillite. En 2009, jusqu’à maintenant, ce sont 92 banques qui sont en faillite. Pendant cette crise, le patron de la FDIC était William Seidman et il a mené les efforts du gouvernement pour corriger la situation. En 1993, il a dit (traduction libre):

La prochaine erreur sera une nouvelle façon de consentir un prêt qui ne sera jamais remboursé.

C’est exactement ce qui s’est produit encore cette fois. Peut-être que Greenspan a raison?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr striatic
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Il y a un an: la crise commençait

septembre 15th, 2009 Ebenezer Comments off
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Il y a un an aujourd’hui, la crise financière débutait. C’est en effet le 15 septembre 2008 que la firme Lehman Brothers a déclaré faillite, à cause de ses investissements peu judicieux dans le papier commercial de mauvaise qualité. Cette faillite a entraîné la baisse quotidienne du Dow Jones la plus importante depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Le début d’une réaction en chaîne

On associe généralement le début de la crise avec la faillite de Lehman Brothers parce que celle-ci menaçait de débuter une réaction en chaîne. Plusieurs compagnies et fonds d’investissements avaient en effet prêté de l’argent à Lehman Brothers et perdaient ainsi leur investissement. La question qui leur brûlait les lèvres désormais était: qui sera la prochaine à faire faillite? En attendant de savoir, plus personne ne voulait prêter d’argent à personne. Les dépôts des citoyens sont protégés par la FDIC, mais les investissements corporatifs, eux, ne le sont pas. On a donc assisté à l’équivalent d’une panique bancaire dans le monde des entreprises. L’ennui, c’est qu’une très grande majorité des entreprises américaines ont besoin d’emprunter de l’argent sur une base quotidienne pour financer leurs opérations. (Pour plus de détails sur cet épisode, je vous encourage à écouter cette émission de radio (en anglais), qui explique le tout très simplement.)

La crise du crédit: l’économie américaine au bord de l’apocalypse

Cet enchaînement très rapide d’événements a amené le secrétaire au trésor d’alors (l’équivalent de notre ministre des Finances) à proposer un ambitieux plan de 700 milliards de dollars afin de sauver les banques qui n’étaient pas encore tombées. Lui et le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, auraient rencontré à huis clos des dirigeants influents du Sénat le 18 septembre 2008 (trois jours seulement après la faillite de Lehman Borthers) en leur disant que si le plan de sauvetage n’était pas adopté rapidement, on ne parlerait plus de la Grande Dépression des années 30… parce que celle à venir serait bien pire.

Ce n’est pas tous les jours qu’on n’a que trois jours pour décider de dépenser plus que la dette du gouvernement fédéral canadien.

Aurait-on dû sauver Lehman Brothers?

Je présume que plusieurs doctorats seront rédigés dans les prochaines années pour analyser si c’était une erreur ou non pour le gouvernement américain de laisser Lehman Brothers déclarer faillite. Avait-on sous-estimé l’effet domino? Étant donné l’ampleur de la bulle qui existait, un tel choc était-il inévitable pour revenir à une situation normale?

Le PDG de la Banque Nationale avait déclaré, lors de l’assemblée annuelle des actionnaires, être clairement du côté de ceux qui croient que ce fut une grave erreur.

Toutes ces questions méritent d’être explorées, non pas pour trouver qui blâmer, mais plutôt pour savoir quoi faire la prochaine fois que ça se présentera.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Tom T
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Taux d’intérêt négatif: de la fiction à la réalité

septembre 12th, 2009 Ebenezer 2 comments
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Il y a quelques semaines, j’ai écrit, sur un ton plutôt incrédule, que certains économistes suggéraient de considérer l’application d’un taux d’intérêt négatif afin de stimuler l’économie. À ce moment, je trouvais l’idée assez loufoque… et je dois dire que c’est encore le cas. Par contre, ça n’a pas empêché la banque centrale de Suède de procéder et d’offrir désormais à ses déposants un taux d’intérêt de -0,25%.

Étrangement, ils ne m’ont pas consulté avant de prendre cette décision.

Pas vraiment une nouvelle

Même si je n’ai appris la nouvelle qu’en lisant Le Soleil (en version papier en plus!) la semaine dernière, cette décision a été prise par la banque centrale suédoise au début de juillet. Je suis un peu étonné que ça n’ait pas été discuté plus que ça.

Il faut dire toutefois que le taux en question n’équivaut pas au taux directeur de la Banque du Canada. Il s’agit du taux que la banque offre à ses clients (généralement les banques commerciales) sur les dépôts qu’elles effectuent à la banque centrale. Il s’agit donc d’un encouragement à ce que celles-ci utilisent leurs fonds plutôt que de les laisser «dormir».

Un laboratoire

L’intérêt principal de la décision suédoise, c’est que les yeux des économistes et des politiciens seront tournés vers le pays, afin de voir si cette politique aura ou non un effet bénéfique sur l’économie nationale.

Je n’ai rien contre la Suède spécifiquement, sincèrement. Mais je souhaite que cette tentative soit un échec retentissant. La crise actuelle a été causée par une surabondance de dettes… un taux d’intérêt négatif ne ferait qu’encourager tout le monde à s’endetter! Très peu pour moi, merci.

Je vous suggère d’ailleurs la lecture (malheureusement en anglais) de cet article de MoneyWeek: The true cost of negative interest rates.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr matt.boman
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Commentaire: pas de lunettes roses pour Ebenezer

août 29th, 2009 Ebenezer 2 comments
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Bon, ce n’est pas dans mon habitude, mais je me laisse aller à émettre mon opinion sur l’économie en général et, surtout, sur la question: a-t-on enfin atteint le fond du baril ? (J’avais tenté moins habilement que plus d’y répondre en décembre et en février derniers) Mais, tout d’abord, je vous sers un avertissement: j’ai tendance à être plus inquiet que nécessaire.

Un fond spongieux

La plupart des indicateurs économiques (pertes d’emplois, volume de ventes de maisons aux États-Unis, les indices boursiers, la confiance des consommateurs) démontrent clairement que la chute libre est terminée. C’est déjà une excellente nouvelle! Par contre, on ne parle pas encore de croissance significative de l’économie.

Ici, mon côté pessimiste reprend le dessus: certains éléments m’inquiètent beaucoup et m’amènent à me ranger du côté de ceux qui craignent une seconde récession (double-dip, en anglais) plutôt que l’hyperinflation:

Heureusement, les projets d’infrastructures du plan de relance devraient se mettre en branle sérieusement cet automne. On peut donc espérer que cet apport d’argent compensera les trois éléments qui m’inquiètent!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr brewrat

Les banques américaines enregistrent des profits records?

août 9th, 2009 Ebenezer 1 comment

2974942783_ecc8a050b7_mAvec toutes les discussions qui ont porté sur les problèmes des banques américaines et l’aide qu’elles ont réclamé du gouvernement fédéral, plusieurs s’étonnent maintenant de voir ces mêmes banques annoncer des profits records.

Voici donc un tableau des banques américaines les plus connues: combien d’aide elles ont reçu, combien de cet argent a été remboursé et quels sont les profits annoncés au dernier trimestre.

Les résultats des grandes banques

Banque Aide gouv. Remboursé Profit (Q2 09) Note
JP Morgan Chase 25 25 2.7
Morgan Stanley 10 10 -1.26
Goldman Sachs 10 10 3.44
Bank of America 52.5 0 2.42 Gains extraordinaires de 3.8? (1 et 2)
Citigroup 50 0 4.39 Gain sur vente d’actif de 6.7 (1)
Wells Fargo 25 0 2.58
Données de l’aide gouvernementale provenant du site ProPublica et profits trimestriels provenant de Google Finance
Tous les chiffres sont en milliards

Que conclure de tout cela? Premièrement que le portrait est très inégal. Certaines banques se portent bien, d’autres beaucoup moins. Même si presque toutes affichent des profits, il faut savoir que ceux de Citigroup et de Bank of America reposent sur la vente d’actifs qui ne sont pas récurrents. Leurs opérations demeurent déficitaires!

Les consommateurs ne sont pas payants

En fait, en lisant les articles sur les plus récents résultats financiers de ces géants, on découvre que la portion banque d’investissement (émission d’actions, émission d’obligations, fusion de compagnies, etc.) de leurs opérations va très bien. Le côté consommateur (hypothèques et cartes de crédit), de son côté, se porte beaucoup moins bien. Toutes les banques ont des provisions pour mauvaises créances de plusieurs milliards de dollars.

Bref, le monde bancaire américain est encore très fragile et le restera tant et aussi longtemps que des centaines de milliers d’Américains perdront leur travail chaque semaine. De plus, il faut réaliser que je n’ai ici jeté un œil qu’aux grandes banques et non aux petites banques régionales, qui  se comptent par milliers et qui vont beaucoup moins bien.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr kevinzhengli
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Le plan d’action du Canada sur une carte

juillet 26th, 2009 Ebenezer Comments off
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J’avais d’abord réclamé, puis salué en mars dernier l’arrivée du site Web mis en place par le gouvernement fédéral pour informer la population de la mise en œuvre du Plan d’action économique visant à atténuer les effets de la crise économique au pays. J’avais par la suite vertement reproché au même gouvernement le peu de qualité et de quantité d’information qui s’y trouvait. Il y avait même un problème avec le fil RSS francophone du site… Mon courriel à ce sujet est resté lettre morte mais, au moins, le problème est désormais réglé.

Explorer les différents projets sur une carte

La semaine dernière (en fait, ce n’est pas clair… l’article sur le site Web affiche comme date de parution le 11 juin, mais celui-ci est apparu dans mon fil RSS le 21 juillet!), une nouvelle fonctionnalité est apparue sur le site plandaction.gc.ca: le site a intégré les projets sur un fond de carte Google Maps. Le résultat est plutôt intéressant! On peut se faire une idée des projets et de l’ampleur de ceux-ci en fonction des régions.

Vous pouvez maintenant savoir si votre région est gâtée ou non par le plan fédéral!

Ce qui reste à ajouter: de la précision, des filtres… et, pourquoi pas, un API?

Naturellement, la carte laisse encore place à amélioration. Pour chacun des projet affiché sur la carte, il y a une indication du montant investi. Malheureusement, il s’agit d’une classe de montants et non du montant exact. Savoir qu’il s’agit d’un projet de 1 à 5 millions est intéressant, mais il me semble que ça manque de précision. Il serait pertinent d’appliquer des filtres (n’afficher que les projets de routes, de bâtiments, d’énergie verte, etc.).

Pourquoi ne pas pousser l’idée plus loin et fournir les données en format brut? Ça permettrait aux députés d’économiser sur les frais de recherches et on pourrait rapidement monter des tableaux, tel que: combien est investi par province? par comté? par comté au pouvoir versus ceux de l’opposition?

On n’a pas le droit de rêver? Zut…

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Taux d’intérêt négatif?!

juillet 4th, 2009 Ebenezer 4 comments
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C’est tellement de la science-fiction, cette histoire, que je l’ai laissée mijoter plus d’une semaine avant d’en faire un article. C’est d’abord apparu via la veille de CFD, puis sur PlanetMoney: il est suggéré, pour stimuler l’économie, de réduire le taux d’intérêt sous la barre de 0%. Vous avez bien lu: un taux d’intérêt négatif.

Sommes-nous passés «de l’autre côté du miroir»?

Comme dans Alice au pays des merveilles… et pourtant, ce n’est pas le National Inquirer et le Allô Police qui suggèrent cette idée saugrenue: d’abord le New York Times puis le Times de Londres. Le problème avec un taux d’intérêt négatif, c’est qu’en déposant votre argent à la banque, vous perdriez de l’argent avec le temps! C’est pourquoi il est impossible de suggérer un taux d’intérêt négatif sans éliminer complètement l’argent comptant. En effet, sinon nous retirerions tout simplement notre argent et le mettrions sous notre matelas!

Vivre selon nos moyens

Je ne suis pas un économiste de formation (et j’ai conséquemment classé cette article dans la section opinion) mais mon intuition me chuchote à l’oreille que si la croissance économique est faible malgré un taux d’intérêt effectif de 0% (aux États-Unis), c’est parce que l’économie mondiale ne croît pas plus vite. Il faudra se faire à l’idée que le rythme de croissance vécu depuis le milieu des années 90 est tout simplement insoutenable. J’aimerais bien entendre le contre-argument à mon point de vue. Quelle serait une justification valide pour réduire les taux d’intérêts sous la barre de 0%?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Smath.
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