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Cartes cellulaires prépayées: pas de réponse définitive

décembre 16th, 2009 Ebenezer 3 comments
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Il y a dix jours, j’ai souligné l’adoption de la Loi 60. Celle-ci amène de nombreuses améliorations, dont celle d’éliminer les dates d’expiration sur les certificats-cadeaux et cartes prépayées. Chantons! Dansons! s’étaient exclamés en cœur les adeptes du cellulaire «à la carte», dont je fais partie.

Pas si vite!

Malheureusement, en lisant la loi attentivement (qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour ses lecteurs?), j’ai remarqué que l’article 187.3 ouvrait la porte à une exception. Je le reproduis ici:

187.3. Sous réserve de ce qui peut être prévu par règlement, est interdite la stipulation prévoyant une date de péremption de la carte prépayée sauf si le contrat prévoit une utilisation illimitée d’un service.

J’ai donc envoyé un courriel à l’Office de protection du consommateur, leur demandant s’il était possible de clarifier cette ambiguité.

Voici donc leur réponse (qui a été beaucoup plus rapide que le délai de dix jours qui s’est écoulé depuis mon article original pourrait le laisser croire, je vous l’assure):

Les cartes prépayées pour des services de téléphonie cellulaire sont visées par les nouvelles dispositions. Elles ne pourront donc plus avoir de date de péremption sauf si le règlement prévoit une exemption.

Les dispositions règlementaires relatives aux cartes prépayées dont les exemptions ne sont pas encore connues. L’office est à consulter certaines associations et organisations afin d’élaborer les exemptions aux règles applicables. Ces dispositions règlementaires devraient être connues au printemps prochain et devraient entrer en vigueur en même temps que la loi, c’est-à-dire au plus tard le 30 juin 2010.

La conclusion est donc que la situation des cartes cellulaires prépayées n’est pas encore décidée. Il faut donc rester à l’écoute, les exceptions (s’il y en a) seront connues d’ici le 30 juin prochain.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr enmoto

Un épineux dilemme ?

décembre 10th, 2009 Soeur économe Comments off
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C’est un classique à ce temps-ci de l’année. Alors, lequel avez-vous choisi ? Le sapin naturel ? Ou le synthétique ? Une solution originale pour bricoleur (et buveur) averti ou encore une plante (comme un Araucaria ou un cyprès) qui pourra jouer ce rôle durant plusieurs années?

C’est un choix qui peut se faire sur l’aspect esthétique (ou organoleptique), mais qui peut aussi intégrer des considérations écologiques, ainsi que financières. L’un des facteurs d’importance dans chacune des comparaisons est le nombre d’années durant lesquelles vous pensez réutiliser votre sapin artificiel.

L’aspect écologique

L’arbre coupé est une matière décomposable, elle peut être réutilisée par les municipalités qui les ramassent. Ce sapin de sept à dix ans aura accumulé quelques kilos de carbone dans sa matière ligneuse, on aura souvent utilisé de l’engrais et des pesticides pour le faire croître. Le sapin artificiel est fait de PVC et de métaux, sa production génère du carbone. Les deux doivent être transportés de leur lieu de production à leur lieu de vente et à de là à votre salon, mais le sapin artificiel étant souvent produit beaucoup plus loin, son empreinte carbone pour le transport est de beaucoup supérieure.

Ce que j’ai lu récemment, c’est que, selon une analyse d’une firme québécoise, l’avantage tournerait au sapin artificiel seulement à partir du moment où l’on garde le sapin artificiel plus de 20 ans. Je connais peu de gens qui le font. Il y a aussi quelques aspects peu souvent mentionnés:  la matière ligneuse (donc le carbone) accumulée par le sapin naturel sera dégradée dans les années subséquentes, ceux-ci étant généralement transformés en paillis, facilitant la dégradation microbienne et la libération de ce carbone. Quant à votre sapin artificiel, lorsque, après ses années de bons services, vous vous en débarrassez, il se retrouve généralement entièrement à l’enfouissement — bien que plusieurs composantes soient en théorie recyclables, je doute fort que votre municipalité l’accepte dans votre bac bleu.

L’aspect économique

On peut payer entre 200$ et 300$ environ pour un sapin artificiel. Et entre 30$ et 50$ pour un arbre naturel. On peut donc considérer que sur le strict point de vue du coût d’achat, il faut garder son arbre artificiel entre 4 et 10 ans – plus vraisemblablement entre 6 et 7 ans si vous êtes conséquents dans votre profil d’économe ou de plus dépensier. Cette simple comparaison ne tient pas compte notamment du fait que vous devrez acheter quelques accessoires supplémentaires pour votre sapin naturel (pied et lumières — pas les décorations car vous les achèterez dans les deux cas).

Conclusion

Mon choix personnel est ni l’un ni l’autre. J’aime mieux prendre soin à longueur d’année de mon «sapin» à l’allure non traditionnelle, qui devient plus grand à chaque Noël — son impact principal est donc probablement de nécessiter périodiquement l’achat de quelques décorations supplémentaires.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr tiffa130

La Loi 60 est adoptée!

décembre 6th, 2009 Ebenezer 4 comments
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On en avait parlé lors du dépôt du projet de loi en juin dernier, c’est maintenant chose faite: l’Assemblée Nationale a adopté la modification à la Loi sur la protection du consommateur, afin d’assurer une meilleure protection de ceux-ci contre certaines pratiques abusives.

Améliorations

Les nouvelles dispositions de la loi, qui entreront en vigueur le  30 juin 2010, couvrent les points suivants:

  • Obligation d’annoncer les coûts totaux des produits (finies les publicité pour des forfaits cellulaires à 25$ par mois qui coûtent en fait 35$ en ajoutant les frais de réseau et de 911, et finies les annonces d’automobiles à 15 000$… plus 1000$ de frais de transport et préparation);
  • Encadrement beaucoup plus sévère des frais de résiliation des contrats;
  • Avant de vous vendre une garantie prolongée, le commerçant sera désormais obligé de vous informer de la garantie légale ainsi que de la garantie du manufacturier;
  • Encadrement plus serré des cartes cadeaux et prépayées. Par exemple, interdiction de percevoir des frais pour l’émission de la carte et interdiction d’y mettre une date d’expiration.

Quel impact pour les cellulaires prépayés?

Ceux qui me lisent depuis longtemps savent que je suis un fan des cellulaires prépayés, puisque je ne suis pas un gros utilisateur du service. J’aimerais donc beaucoup lire dans la dernière phrase que j’ai écrite qu’il sera maintenant interdit de faire expirer le temps d’antenne. Or, j’ai lu quelques renseignements contradictoires à ce sujet:

  • Cette section du site de l’Office de la protection du consommateur indique:
  • Les cartes prépayées ou cartes-cadeaux offertes en vente

    Obligation pour le commerçant de divulguer préalablement certaines informations et interdictions contenues dans la clause prévoyant une date limite d’utilisation.

    On pourrait donc en conclure qu’il est possible, sous certaines conditions, d’avoir une date d’expiration. Par contre, dans le texte de la loi sur le site de l’Assemblée Nationale, on peut lire (à l’article 187.3):

    187.3. Sous réserve de ce qui peut être prévu par règlement, est interdite la stipulation prévoyant une date de péremption de la carte prépayée sauf si le contrat prévoit une utilisation illimitée d’un service.

    Qu’est-ce qui est prévu par le règlement? Une carte cellulaire prépayée ne prévoit clairement pas une utilisation illimitée du service.

    Bref, je ne peux vous éclairer plus sur ce sujet. Malheureusement. Restons à l’écoute, la situation devrait se clarifier d’ici le 30 juin prochain!

    Prochaine étape

    La Loi sur la protection du consommateur a été écrite en 1971. La modification adoptée la semaine dernière constitue la deuxième phase de la modernisation de celle-ci. La première, en 2007, s’était attaquée aux achats par Internet et la troisième, dont le projet de loi devrait être déposé l’année prochaine, se penchera sur le crédit à la consommation.

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Azerpouak

    Réviser ses politiques d’achats (suite)

    novembre 25th, 2009 Soeur économe Comments off
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    J’avais débuté il y a quelques semaines en proposant une révision de nos politiques d’achats pour éviter notamment l’achat de poissons surpêchés et de papiers à usage domestique non faits de fibres recyclées, ainsi qu’en vous invitant à porter attention à la provenance d’une panoplie d’aliments, qui parcourent souvent bien des kilomètres avant de nous arriver alors que des produits plus locaux sont aussi disponibles. Que peut-on faire de plus ?

    Surveiller le contenu

    À moins de tout cuisiner à la maison, y compris sa crème glacée, ses biscottes et ses céréales, on achète à peu près tous des aliments préparés. Et sans qu’on y porte attention, certains ingrédients sont peu recommandables; ce peut être du point de vue de la santé (les gras hydrogénés par exemple), mais également à cause de leur impact écologique.

    L’huile de palme est un cas qui a fait l’objet de campagnes de sensibilisation ces dernières années, dont une par Lush à l’été 2009 et une de Greenpeace en 2007. Ingrédient passe-partout pour des produits alimentaires autant que des cosmétiques, riche en gras saturés, la consommation mondiale de cette huile est en augmentation. Or, les palmiers qui servent à la produire sont cultivés notamment en Malaisie et en Indonésie, où les producteurs éliminent la forêt tropicale pour accroître les superficies de culture. Donc, en plus de porter probablement une importante empreinte carbone compte tenu de ses distances de transport, l’utilisation d’huile de palme est associée à la déforestation, de surcroît par brûlis, avec une perte d’habitat pour la faune qui s’y trouve, dont des populations d’orangs-outangs.

    Un autre ingrédient que vous pourriez surveiller dans les produits disponibles en épicerie: les substances laitières modifiées. Le plus souvent importés, donc transportés sur de plus longues distances, ces produits, qui incluraient des concentrés de protéines et de l’huile de beurre, tendent à remplacer le lait dans la fabrication des yogourts, crèmes glacées et même des fromages. Des produits pour lesquels seuls du lait ou de la crème figurent aux ingrédients pourraient donc être à privilégier étant donné leur provenance moins lointaine.

    S’intéresser au mode de production

    Il y a la production biologique, équitable ainsi qu’une nouvelle mode… l’éthique. Si les fruits et légumes biologiques peuvent, dans plusieurs épiceries, continuer d’avoir piètre allure, l’offre semble s’améliorer et aussi se diversifier. Et si, en période estivale particulièrement, le fermier de famille peut avantageusement permettre de combiner un mode de production biologique et un kilométrage alimentaire moindre, dans les autres cas, les deux éléments sont rarement réunis. À l’épicerie, le biologique n’est plus non plus confiné aux produits frais: un nombre grandissant de produits transformés arborent une certification biologique, et les différences de prix ne sont souvent pas démesurées. La certification équitable semble pour sa part rester confinée à certaines niches dont le café et le cacao et, depuis peu, les bananes. Et si ce mode de production ne signifie pas nécessairement un impact écologique moindre, il est tout de même souvent aussi associé à de meilleures pratiques culturales.

    Quant aux produits «éthiques» — c’est le terme que semblent adopter plusieurs multinationales du domaine alimentaire qui ont entrepris de se donner une image plus verte — il s’agirait souvent d’une combinaison de modes de production à impact réduit sur l’environnement et offrant de meilleures conditions pour les travailleurs, sans nécessairement aller au bout ni du concept de biologique, ni de celui d’équitable. Plusieurs de ces entreprises adoptent la petite grenouille verte de la certification de la Rainforest Alliance qui va dans ce sens et, à choisir entre deux thés, cafés ou chocolats au moment d’en embarquer dans votre panier, ce peut tout de même être un élément à considérer.

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr a_rabin

    Réviser ses politiques d’achats

    novembre 4th, 2009 Soeur économe Comments off

    Une part non négligeable de notre budget va aux produits d’épicerie. On peut bien sûr se limiter à remplir notre panier en fonction des rabais de la semaine, mais, lors de nos achats, un œil averti peut aussi faire une différence importante entre un choix à fort ou à plus faible impact écologique. On peut notamment substituer certains produits pour d’autres, filtrer selon la provenance, le contenu des produits, ou leur mode de production. Voici quelques idées pour s’y retrouver.

    À substituer

    Dans les mouchoirs, papiers hygiéniques et essuie-tout, il y a ceux fabriqué à partir d’arbres fraîchement abattus, et ceux faits de fibres recyclées. Comme on en consomme des quantités relativement importantes annuellement, et pour quelques secondes à peine avant de les jeter, on devrait viser à n’acheter que ceux faits de fibres recyclées. Greenpeace a réalisé il y a quelques années des guides distinguant les différentes marques selon ce critère, puisque les emballages ne l’indiquent souvent pas de façon adéquate. Le format du guide de Greenpeace USA est intéressant (avec notamment une application pour iPhone – plus pratique une fois devant l’étalage), mais peu adapté aux produits disponibles au Canada, pour lequel il ne semble exister que la version à imprimer offerte par Greenpeace Canada et qui date de quelques années.

    Les choix réalisés au niveau des achats de poissons ne sont pas non plus dénués d’impact: il y a des méthodes de pêche qui sont beaucoup plus dommageables pour les écosystèmes, tandis que les stocks de certaines espèces sont en plus piètre état que d’autres. Les poissons d’élevage ne sont pas non plus une panacée, certains étant par exemple nourris à partir de plus petits poissons sauvages devant eux-mêmes être pêchés. Si vous vous débrouillez bien avec les noms communs des poissons en anglais, SeaFood Watch est très intéressant, avec une application pour iPhone et un guide de poche. Ils ont aussi un classement spécifique aux sushis et proposent pour chaque espèce à éviter des choix alternatifs. Sinon, il y a aussi Greenpeace Canada qui propose une Liste rouge d’espèces à éviter, sans joli format pratique toutefois.

    La provenance

    La question du kilométrage parcouru par un aliment est un élément à considérer sérieusement dans la révision de ses politiques d’achats, et pas uniquement dans le cas des fruits et légumes frais. De l’agneau de Nouvelle-Zélande, des céréales d’Allemagne, de l’ail de Chine… quand c’est indiqué. En jetant un coup d’oeil à la provenance d’un sac de légumes congelés, j’ai eu la surprise de constater que tout provenait de Chine, alors que pour la marque voisine, ça avait été produit et emballé au Québec ou en Ontario et que pour une troisième, rien n’était indiqué.

    Pour les fruits et légumes frais, si on se limite à la production québécoise, on peut s’attendre à une variété plutôt faible pendant plusieurs mois — à moins d’avoir utilisé son congélateur à bon escient. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation propose un tableau qui donne un aperçu des légumes frais qu’on peut s’attendre à trouver selon les mois. Et pour comparer la provenance des fruits et légumes offerts dans les différentes chaînes, supermarches.ca peut s’avérer un outil intéressant qui pourrait permettre d’éviter d’acheter involontairement des asperges du Pérou ou des fraises de Californie en plein dans la période de récolte de celles du Québec…

    Je vous reviens avec la suite prochainement.

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Orin Zebest

    Économiser sur le dos de ses enfants

    septembre 21st, 2009 Soeur économe 3 comments

    Parmi les dépenses associées à un enfant, le linge est une catégorie non négligeable. Après quelques semaines parfois, ou une saison au plus, il faut remplacer par plus grand. Et le prix en magasin du linge pour enfant n’est généralement pas proportionnel à la quantité de tissu requise pour le produire. Bref, c’est plutôt cher. Voici donc quelques possibilités pour réduire quelque peu ces coûts. Si vous êtes dans la situation de disposer de montagnes de linge devenu trop petit, cela peut aussi vous être utile pour savoir comment en faire bénéficier d’autres.

    • Don ou prêt de boîtes de linge: vous connaissez quelqu’un qui a un enfant un peu plus vieux que le vôtre et qui vous donne ou prête son linge devenu trop petit. Pour le rapport qualité-prix, c’est difficile à battre. Et même si tout ne correspond pas parfaitement à vos goûts, ça ne vaut pas la peine de s’en passer. Par contre, si du linge de garçon peut être utilisable pour une petite fille, on peut penser que dans la situation inverse le contenu de la boîte risque d’être peu utilisé.
    • Friperies: on peut différencier plusieurs types de ces commerces de vêtements usagés. Il y a les petites boutiques qui, souvent, ne vendent que du linge de bonne qualité en excellent état, à des prix beaucoup plus raisonnables que du neuf. Évidemment, chaque pièce n’est généralement disponible que dans une seule grandeur — à moins de tomber sur des lors d’articles neufs invendus par exemple. On ne s’y rend donc généralement pas avec une idée préconçue d’un morceau en particulier. Autres types de friperies: les «grandes surfaces» et les comptoirs vestimentaires. Dans les deux cas, la qualité est très variable (le tri semblant moins serré) et il faut être prêt à fouiller pour trouver. Quant aux prix, ceux des grandes surfaces peuvent être étonnament élevés (pour de l’usagé) tandis que ceux des comptoirs, organismes à but non lucratif, sont généralement très bas.
    • Les sites de petites annonces sur Internet: pour se procurer un «lot» de linge (correspondant souvent à tout ce qui a été porté durant une saison ou un an par l’enfant du vendeur), les petites annonces peuvent être un bon filon. Pour maximiser l’usage, s’assurer que les vêtements courts et longs correspondront aux saisons où votre enfant aura à les porter. Bien sûr, il y a de tous les genres, mais en surveillant durant quelque temps, on peut trouver de bonnes affaires.
    • Ebay: on retrouve une quantité phénoménale de linge neuf et usagé à vendre sur ebay. L’avantage d’y acheter du linge pour enfant par rapport au linge pour adulte, c’est que même si les grandeurs effectives d’un «12 mois» ou d’un «3X» varient selon les marques, les chances sont fortes pour que cela fasse tout de même dans un futur plus ou moins rapproché. Il faut toutefois porter attention aux frais de poste des articles et, pour éviter qu’ils ne vous coûtent plus que le prix de l’article lui-même, mieux vaut viser des lots de plusieurs articles à la fois. Pour des lots de certaines marques prisées, les enchères peuvent monter de façon surprenante. Enfin, comme les vendeurs tiennent généralement beaucoup à leur réputation, les descriptions sont très précises et justes.
    • Picasa, photobucket et probablement d’autres: beaucoup utilisent ces outils pour publier des photos de morceaux de linge pour enfant et se constituer ainsi de petites friperies virtuelles, comprenant souvent uniquement le linge trop petit de leurs propres enfants. On peut soit débuter en visitant les sites de personnes qu’on connaît ou qui s’affichent dans les petites annonces, visiter ensuite au hasard ceux de leurs contacts et cheminer ainsi ou, pour Picasa du moins, faire sur l’ensemble du site des recherches avec des mots-clés, par exemple «neige 24 mois».

    Tout ce qui précède visait principalement le linge usagé. Je ne vois guère de raison, pour les bébés et les jeunes enfants, de vouloir se procurer à tout prix du neuf, pas plus au niveau financier qu’environnemental. De toute façon, on en reçoit déjà une bonne quantité en cadeau. À titre de complément, pour se procurer des articles moins disponibles dans l’usagé, on peut viser les ventes dans les magasins une fois les articles rendus hors-saison. Évidemment, ça revient à magasiner pour l’année suivante, ce qui nécessite d’avoir une bonne idée des grandeurs qui seront susceptibles de convenir à ce moment, un exercice qui peut sembler périlleux lorsqu’on débute dans le domaine.

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Micah Sittig

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    Développements dans le paiement par cellulaire

    septembre 14th, 2009 Ebenezer Comments off
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    Ceux qui lisent ce blogue depuis longtemps savent que je traite régulièrement du paiement par téléphone cellulaire. Vous connaissez également ma conviction que ce mode de paiement bouleversera probablement le marché des cartes de crédit et possiblement même des banques! Au cours des dernières semaines, je suis tombé sur quelques développements.

    Le cellulaire pour remplacer la carte de crédit

    C’est un lecteur de longue date, Christian Roy, qui a attiré mon attention sur un article du Montreal Gazette à propos d’une compagnie québécoise: PaymentPin. Le concept est simple: pour acheter quelque chose (ils se spécialisent dans les biens virtuels), vous entrez votre numéro de cellulaire. On vous envoie par SMS un mot de passe à entrer sur le site Web du marchand. Le montant de la transaction est alors chargé directement sur le compte du téléphone.

    J’aime la simplicité du concept qui permet, contrairement à Zoompass (dont j’ai parlé en juin), de prélever le montant directement sur le compte. Par contre, l’entente de partenariat conclue avec les fournisseurs de services cellulaires (ils prélèvent la moitié du montant en frais!) rend impossible l’utilisation de ce service pour des biens physiques, malheureusement.

    Nokia se lance dans la mêlée

    Nokia, de son côté, a annoncé que, dès l’année prochaine, elle offrirait aux détenteurs de ses téléphones dans les marchés émergents un service de paiement par téléphone cellulaire basé sur la plateforme Obopay. La firme cite des chiffres éloquents pour justifier son orientation: il y a quatre milliards de téléphones cellulaires dans le monde et seulement 1,6 milliard comptes de banque. On peut donc présumer que Nokia souhaite devenir le fournisseur de services financiers pour les 2,4 milliards de personnes qui sont laissées à elles-mêmes.

    J’ai très hâte de voir les développements de ce côté! Et l’innovation proviendra des marchés émergents, cette fois… Nous suivrons.

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Soctech

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    Hausse du montant pour référence chez ING

    septembre 6th, 2009 Ebenezer 2 comments
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    Mes lecteurs de longue date savent que je suis un grand fan des comptes à intérêts élevés et, plus spécifiquement, d’ING Direct. La plupart d’entre vous savez également que si vous êtes un client d’ING et que vous y référez un nouveau client, vous recevez chacun un encouragement financier.

    C’est le blogue finir-riche.net qui m’a appris qu’ING a augmenté le montant de récompense lorsqu’on réfère un nouveau client. Jusqu’à récemment, lorsque vous le faisiez, on vous donnait à vous et au nouveau client un montant de 13$ ! La somme était basée sur le montant moyen des frais bancaires payés par les Canadiens.

    Ce montant a été bonifié récemment à 25$. Les autres modalités semblent être les mêmes.

    Si vous voulez en savoir plus sur les comptes d’épargne à intérêts élevés (dont ING Direct), vous pouvez lire cet article de Roger Tremblay ou bien cette introduction au sujet.

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr René Ehrhardt

    Démystifier la période de grâce pour les cartes de crédit

    août 31st, 2009 Ebenezer 2 comments
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    Vous savez tous que lorsque je parle de cartes de crédit, je donne toujours le même conseil: payez votre compte au complet à chaque mois. Par contre, qu’arrive-t-il si vous avez deux cartes de crédit, faites une erreur et (comme ça m’est déjà arrivé) vous envoyez accidentellement les deux paiements pour la même carte? L’une des deux sera impayée!

    La période de grâce

    Habituellement, nous n’avons pas à payer les achats que nous portons à notre carte de crédit avant l’échéance de notre compte mensuel. Il s’agit de la période de grâce. Or, dès que l’on saute un paiement complet (même si on effectue le paiement minimum), cette période de grâce disparaît!

    Le résultat: à partir de ce moment, tous les achats réalisés avec votre carte de crédit accumulent des intérêts. Ce qui fait que si vous sautez un paiement, vous devrez payer des frais d’intérêts sur le solde impayé sur le compte du mois suivant. Ce qui est moins évident, c’est que vous aurez également des frais d’intérêts le mois suivant: pour les achats réalisés entre le relevé précédent et la réception du paiement complet!

    Payer d’avance pour éviter ces intérêts

    La meilleure méthode pour éviter de payer des intérêts pendant deux mois de suite, c’est de payer au complet votre compte immédiatement en entier (incluant les achats effectués après l’impression du relevé), afin de réactiver la période de grâce.

    En fait, la vraie meilleure méthode, c’est de payer son compte en entier à chaque mois… et de ne pas faire d’erreur de débutant.

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr TheTruthAbout…

    Le coût de la vie: la crise bouleverse le paysage

    août 27th, 2009 Ebenezer 1 comment

    3517930597_c79f2ddfec_mLa firme suisse UBS a rendu public son rapport annuel sur le coût de la vie dans différentes villes du monde récemment, et lorsqu’on regarde le classement par ville, on constate que le paysage financier a changé considérablement en un an seulement. Certaines villes plus touchées par la crise ont suivi le même chemin que les cours de la bourse: le bas. Londres est passée du 1er au 21e rang, Dublin, du 3e au 10e et Sydney, du 17e au 38e.

    Montréal: baisse du coût de la vie

    Selon la couverture de l’étude par Claude Turcotte du Devoir, le coût de la vie à Montréal a baissé un peu: on doit travailler pendant 15 minutes au salaire moyen pour faire l’acquisition d’un Big Mac, contre 17 minutes en 2006. La ville a de ce fait glissé au 32e rang mondial (à partir du 25e) pour l’année 2009.

    Au palmarès des revenus (classement par salaire moyen), Montréal a également subi une baisse, passant de la 21e à la 25e place. Le résultat final n’est toutefois pas si négatif : si on considère le pouvoir d’achat des Montréalais (la quantité d’articles qu’ils peuvent acheter avec un salaire moyen), la ville occupe maintenant le 12e rang mondial, en hausse de six positions.

    Taux d’imposition plus bas à Montréal qu’à Toronto?

    Il y a des chiffres que je ne comprends pas très bien, par contre: dans l’article du Devoir, on y indique que le salaire horaire moyen brut est de 16,90$ à Montréal et de 17,10$ à Toronto. Toutefois, après déduction des impôts, les deux villes sont toutes les deux à 12,80$… ce qui sous-entend un taux d’imposition plus bas à Montréal. Je suis sûr que Jean Charest en serait très fier, mais je pensais qu’il était généralement admis que le Québec affichait le taux d’imposition le plus élevé au Canada. Quelqu’un peut m’expliquer?

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr montereypubliclibrary
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