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Posts Tagged ‘consommation’

Prix de débarras

juin 7th, 2011 Soeur économe 2 comments
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Question de concrétiser une réflexion de l’été dernier sur les matériaux écolos pour construire un patio, il me faut maintenant identifier une solution adéquate pour nous débarrasser du patio actuel devant être remplacé. Réutiliser, même en partie, apparaît en effet peu envisageable, la pourriture s’étant attaquée à bon nombre de planches et même, apparemment, à des éléments de structure qui nous est de toute façon toujours apparue quelque peu bancale. Sans compter que le dit bois avait été peinturé.

Voici donc une évaluation préliminaire de différents moyens m’ayant été suggérés pour prendre charge adéquatement de cette douzaine de mètres cubes de bois:

  • Transport dans un écocentre: selon l’information fournie, le bois qui est apporté dans ces lieux rendus disponibles dans plusieurs municipalités québécoises est subséquemment broyé pour entrer dans la fabrication de différents produits, et non enfoui. Se prévaloir de cette option implique toutefois de pouvoir disposer d’un moyen de transport approprié à l’important volume en cause, ou d’en louer un, et nécessite un déboursé pour les mètres cubes apportés dépassant le volume de base alloué annuellement à chaque ménage (trois mètres cubes étant alloués par année dans le cas de la Ville de Québec, et chaque mètre cube supplémentaire étant chargé 25$);
  • Collecte des monstres/encombrants: réalisée de manière régulière ou sur demande dans les municipalités, ayant l’avantage d’être gratuite, cette collecte n’apparaît cependant pas une solution particulièrement efficace étant donné que la limite de volume pour les débris de construction est fixée à un mètre cube (dans la Ville de Québec du moins). À moins de vouloir étaler le processus sur près de trois mois…
  • Location d’un conteneur: différentes compagnies offrent ce service qui a l’avantage de permettre d’étaler les travaux sur plusieurs jours, étant donné que la location se fait généralement sur une base hebdomadaire; au tarif de la location doit cependant s’additionner un coût supplémentaire établi en fonction du poids des matériaux. Pour la disposition adéquate des résidus, il faut s’en remettre à l’entreprise, qui pourrait être tentée d’aller au plus simple ou au plus court en matière de tri, encore que dans le cas d’un conteneur rempli de bois, ça n’apparaît pas un réel enjeu.
  • Service de ramassage: dans ce cas également, différentes compagnies se font compétition; probablement l’option la plus simple, elle se monnaie en conséquence. À cet égard, une rapide comparaison permet de constater que l’entreprise qui s’annonce le plus n’est pas nécessairement celle dont les tarifs sont les plus bas, particulièrement lorsque des volumes importants sont en cause.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr alex_smith1

Débordement de papier

mars 7th, 2011 Soeur économe 5 comments
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On a beau tenter de réduire la réception de paperasse de toutes sortes en cessant de recevoir de la publicité et en privilégiant les relevés électroniques (compte de banque, carte de crédit, services), le début de l’année est une période propice à une recrudescence du phénomène. Et avec un classeur déjà bien rempli, il vient un temps où on doit d’abord vider avant de classer ces nouveaux ajouts. Comment choisir ce dont on doit ou on peut se débarrasser ?

Il y a certains documents dont on ne se débarrasse pas tant qu’ils sont pertinents, évidemment. Titres de propriété, garanties, polices d’assurances, contrats et d’autres. Côté impôt, Revenu Québec indique que, pour un particulier, il faut conserver nos pièces justificatives pendant trois ans; Revenu Canada indique pour sa part de les conserver durant six ans, ce qui correspond d’ailleurs à la recommandation générale formulée par l’Office de la protection du consommateur pour cette catégorie de documents.

Parmi les autres documents susceptibles de vous encombrer, les vieux talons de paie et relevés bancaires peuvent y passer; l’OPC recommande tout de même de garder les premiers six ans et les seconds trois ans. En cette matière, le passage aux documents électroniques peut s’avérer particulièrement avantageux parce que l’émetteur vous offre généralement un historique de quelques années; le service Postel de Postes Canada permet pour sa part de conserver jusqu’à sept ans les factures qui vous sont acheminées par son intermédiaire.

Les reçus de transaction par carte de crédit ou débit s’accumulent vite aussi et les recommandations à cet égard ne sont pas claires. Néanmoins, étant donné que la période offerte pour contester une transaction est limitée à une trentaine de jours, on peut en déduire qu’il n’est probablement pas utile de les conserver plus de quelques mois, sauf exception.

Une fois le tri réalisé, quoi faire de tout ça ? Si le découragement vous envahit à l’idée de devoir passer chaque feuille dans votre petite déchiqueteuse et que vous préférez finalement continuer d’endurer votre classeur débordant, une solution s’offre à vous. La Sûreté du Québec et différents partenaires organisent depuis quelques années une journée du déchiquetage à la fin de mars. Il s’agit en fait de points de déchiquetage dans plusieurs régions où vous pouvez apporter vos documents à faire déchiqueter de façon sécuritaire. Cette année, elle aura justement lieu le 26 mars, ce qui vous laisse encore quelques semaines pour réaliser un peu de tri.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr erix!

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À la main et local

septembre 2nd, 2010 Soeur économe 3 comments
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Une connaissance déplorait récemment le manque de qualité et la faible durabilité de plusieurs accessoires pour bébés. Hors du Made in China, point de salut ? Pas nécessairement.

On ne retrouve pas leurs produits dans les grandes surfaces, on n’entend pas leur nom dans des publicités, mais on peut quand même trouver, en se donnant la peine de chercher un peu, toutes sortes de produits pour bébés fabriqués au Québec. Couvertures, serviettes, bavettes, lingettes, porte-bébés, couches lavables, tuques, attache-suces, barettes, sacs, jouets, peluches, et j’en oublie sûrement.

Tous ces objets sont souvent produits à petite échelle, voire de façon artisanale (un à la fois), par des mères qui s’en servent pour avoir un horaire plus flexible, un revenu d’appoint, ou qui se découvrent progressivement une fibre entrepreunariale. Une bonne raison pour faire cet effort supplémentaire pour préférer leurs produits, dont les prix sont souvent similaires pour de meilleurs matériaux, un plus grand soin dans la conception, et leur caractère original.

La difficulté peut être de les trouver, étant donné leurs moyens limités pour réaliser de la promotion autrement qu’en comptant sur le bouche à oreille. Certaines font partie d’un réseau, comme celui des Mamantrepreneures (qui regroupent des mamans entrepreneures dans une diversité de domaines et non uniquement de celles qui confectionnent des produits pour bébés). D’autres se font connaître sur Internet par des forums de discussions destinés aux mamans. Finalement, les produits de celles qui peuvent assurer une fabrication soutenue peuvent trouver leur place dans certaines boutiques d’accessoires pour bébés.

À l’exception de ce qu’on peut se procurer dans des boutiques, il faut compter un certain délai pour obtenir une commande. Pas idéal par exemple pour faire un cadeau ? Il faut simplement planifier un peu et, en général, le résultat compense largement cet effort.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr moohaha

La loi 60 et les cartes prépayées

août 12th, 2010 Ebenezer 4 comments
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Depuis la présentation du projet de loi 60, puis son adoption par l’Assemblée nationale, j’avais hâte de savoir comment seraient traitées les cartes prépayées pour les téléphones cellulaires dans cette «rénovation» de la Loi sur la protection du consommateur.

En effet, le projet de loi prévoyait l’abolition des dates d’expiration sur les cartes prépayées, entre autres. (Pour les autres changements, je vous réfère à l’article original.)

Exception pour la téléphonie mobile

En décembre dernier, j’avais contacté un porte-parole de l’Office de protection du consommateur, et on m’avait répondu qu’à moins d’une exception, il n’y aurait plus de date d’expiration. J’ai recontacté le même porte-parole récemment et, dans sa réponse, il m’a pointé cette page de leur site.

Comme nous l’avait déjà indiqué le fidèle lecteur Nicolas en commentaire de l’article original, l’Office y indique clairement que les services de téléphonie mobile sont dans une catégorie à part et qu’une exception existe bel et bien. Donc pas de changement majeur de ce côté. Je suis un peu déçu, mais pas forcément surpris.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Andy Butkaj
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«Je fais mon épicerie chez Walmart et Costco parce que j’ai le préjugé que c’est moins cher»

juillet 30th, 2010 Soeur économe 3 comments
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Une connaissance me décrivait en ces termes sa stratégie d’épicerie. Et en observant de loin les immenses stationnements remplis, on peut raisonnablement penser que beaucoup de gens suivent la même ligne de pensée (évidemment pas uniquement pour l’épicerie).

Je fréquente pour ma part le moins possible les deux dites chaînes. À côté de tous les gens amateurs de chutes de prix et fiers adeptes d’économies de gros, je considère néanmoins que pour l’épicerie et même le reste, je ne suis pas si perdante. Alors, à tout le moins pour le bénéfice de mon collègue qui voulait connaître le fond de ma pensée sur le sujet:

Dans le cas de Walmart, le problème est fondamental: je calcule que les rabais escomptés sont généralement loin d’égaler l’importance du désagrément vécu, particulièrement pour des produits d’épicerie. Ces désagréments ne sont évidemment pas propres à cette chaîne uniquement, mais ils m’y apparaissent exacerbés. Les paniers et allées semblent spécialement conçus pour provoquer des embouteillages (est-il prévu que cela fasse consommer davantage ?). La répartition parfois erratique des produits nécessite soit une fouille attentive de nombreuses allées ou la consultation du personnel de plancher (encore faut-il en trouver). Les files omniprésentes aux caisses et le temps phénoménal qu’un seul consommateur peut y prendre pour régler ses achats rendent toujours la finale pénible. Sans compter l’immense stationnement et l’abondance de consommateurs pour qui des interdictions de stationner et autres règles de circulation ne semblent pas exister (avez-vous déjà tenté de vous y rendre autrement qu’en voiture ? Mauvaise idée).

Costco offre également certains désagréments de même nature mais, outre le contrôle excessif, je trouve qu’ils y prennent une ampleur moindre. Mon manque d’intérêt provient plutôt des principes mêmes qui sous-tendent ce commerce: le faible nombre de produits et l’achat en grandes quantités.

  • Faible choix: le fait de ne pas offrir cinq marques différentes d’un même produit mais une seule permet certainement d’augmenter les quantités commandées par la compagnie et d’obtenir de meilleurs prix du fournisseur. Le consommateur y trouve-t-il son compte ? Il peut accepter de laisser la chaîne décider pour lui, tenir pour acquis que la marque et le format de ce qui lui est offert est ce qui lui convient le mieux sans comparer, accepter d’être jusqu’à un certain point à la merci de la compagnie. Ça m’agace beaucoup. Ce faible nombre de produits implique aussi généralement qu’un consommateur qui voudrait y réaliser son épicerie hebdomadaire et non simplement aller s’y procurer périodiquement quelques produits bien ciblés doit nécessairement aller compléter ailleurs, nécessitant du temps et des déplacements en voiture qui représentent aussi des coûts.
  • Quantités: je ne réfute pas l’idée d’acheter en plus grande quantité en stockant en vue d’une utilisation future, mais je trouve que ce n’est pas systématiquement pertinent. Pour les produits non périssables, outre l’espace de rangement à y consacrer, cette façon de faire peut être empreinte de certains risques: de réaliser un mauvais choix et de le subir longtemps, de se lasser d’un achat avant d’avoir tout utilisé, ou de voir les produits stockés subir néanmoins une certaine dégradation dans le temps. Ce sont aussi des sommes d’argent qui dorment sous forme d’achats en attente d’utilisation. Du côté des produits périssables, le risque est notamment la tendance au gaspillage (n’en avoir besoin que d’une quantité X et d’en acheter un paquet de 2X en se disant que même s’il on en perd, cela reste néanmoins économique étant donné son bas prix).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr theogeo

Stratégies d’épicerie

juin 22nd, 2010 Soeur économe 1 comment
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Une récente discussion sur les façons d’économiser sur le coût de l’épicerie m’a amenée à constater l’existence d’une variété de stratégies. J’en recense quelques unes, mais vous pouvez faire part de la vôtre !

Stratégies de circulaires

Dans bien des cas, l’objet central des moyens identifiés pour économiser est le publi-sac (en version électronique, préférablement).

  • Visite unique: la stratégie consiste à planifier ses menus de la semaine à partir des rabais identifiés dans la circulaire de la semaine de son supermarché favori. Une façon de faire qui a l’avantage d’être simple mais qui, faute de comparaison plus élargie, peut amener à acheter en fonction de rabais qui n’en sont pas réellement (tout ce qui se trouve dans la circulaire ne fait pas nécessairement l’objet d’un rabais significatif).
  • La tournée: l’idée est d’identifier tous les rabais qui valent la peine dans les circulaires des différents supermarchés situés dans un rayon raisonnable et les visiter tous (dans la version la plus extrême, même les magasins à rayons comme les Zellers et Tigre géant sont inclus). Permet davantage de discriminer les véritables rabais, mais nécessite plus de temps de préparation et de réalisation, et davantage de déplacements. Implique aussi de disposer d’espace de stockage puisque le concept central est de profiter au maximum des rabais importants qui ne reviennent pas chaque semaine.
  • Le choix de la semaine: en fonction de ses besoins et des rabais annoncés aux différents endroits, sélectionner un seul supermarché à visiter chaque semaine parmi ceux situés à proximité. Offre l’avantage de minimiser les déplacements mais amène le risque de gruger les économies sur les quelques aliments à rabais préidentifiés par des achats d’autres articles plus chers qui sont, eux, à prix régulier. Peut permettre de développer des préférences pour des produits offerts à un seul endroit et en faire provision épisodiquement. Les produits étant par ailleurs disposés différemment dans chaque épicerie, peut être mêlant.

En général, ces stratégies misent sur le stockage, et requièrent donc une certaine élasticité du budget pour les achats de masse lorsque les offres sont alléchantes. Dans le cas des aliments à conserver au congélateur, il faut aussi disposer de suffisamment d’espace et bien gérer ses stocks de façon à éviter d’avoir à se débarrasser d’aliments défraîchis.

Autres stratégies

Certaines personnes ne sont pas adeptes de la consultation compulsive de la circulaire hebdomadaire et privilégient d’autres façons d’économiser.

  • Les marques maison: l’idée est d’acheter la marque maison pour tous les produits où le choix est offert, en rabais ou pas, au fur et à mesure que les besoins se présentent. Dans plusieurs cas les produits sont pareils ou plutôt similaires, et les différences de prix cumulées permettraient d’économiser des sommes significatives sans devoir stocker.
  • Sortir du supermarché: en achetant la viande à la boucherie et les fruits et légumes à la fruiterie, entre autres, on peut gagner en fraîcheur et qualité tout en payant moins cher. Un peu comme dans le cas de la stratégie de la tournée, par contre, on augmente les déplacements et le temps à y consacrer. À ne pas oublier (en saison estivale surtout), le fermier de famille et les marchés publics.
  • Le «fait maison»: en combinaison ou non avec la recherche de rabais en circulaires, cette stratégie préconise l’économie en préparant sa nourriture plutôt qu’en l’achetant déjà préparée. Valide pour les sauces, repas du midi, pain, biscuits, céréales… Le prix des ingrédients est souvent beaucoup moindre que celui des aliments déjà préparés, et ceux-ci peuvent être de meilleure qualité.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr nateOne

Matériaux écolos pour un patio ?

mai 2nd, 2010 Soeur économe 1 comment
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Un patio dont la décrépitude grandissante pourrait nécessiter des travaux ou un remplacement dans les prochains mois m’a amenée à réaliser quelques recherches sur des considérations environnementales et monétaires associées au choix possible de différents matériaux de patio ou terrasse. Je vous partage mes premiers constats.

Critères

Je ne souhaite pas utiliser un matériau dont la production nécessite de grandes quantités d’eau ou qui génère d’importantes quantités de gaz à effet de serre. La durabilité est aussi un critère important en vue de réduire la quantité de matière consommée, un élément à contrebalancer cependant avec la capacité d’en disposer adéquatement une fois sa vie utile terminée. J’ai également tenté de prendre en considération l’aspect de l’entretien puisque ça implique d’y passer du temps de façon récurrente et que ça implique généralement des produits chimiques.

Différentes possibilités

  • Bois traité: ce bois est traité chimiquement, mais le traitement n’implique plus d’arsenic et de chrome comme auparavant, étant donné les risques liés à l’exposition notamment pour les jeunes enfants. Le traitement est maintenant plutôt réalisé avec des produits chimiques comprenant du cuivre. Un tel traitement implique qu’une fois sa vie utile terminée, ce bois devient un déchet dont on doit disposer adéquatement pour éviter un relargage de ces composés chimiques dans le sol, l’eau ou l’atmosphère. Généralement considérée comme la solution la moins chère pour bâtir un patio, c’en est aussi une dont le transport est susceptible de générer des gaz à effet de serre, puisque le bois est rarement d’origine locale. C’est également un matériau qui nécessite des entretiens réguliers — teinture, scellant, alouette. Tout comme n’importe quel autre bois, on peut à tout le moins le considérer comme une forme de stockage de carbone.
  • Bois torréfié: au contraire du bois traité, ce bois ne fait pas l’objet d’un traitement chimique mais est plutôt «cuit» à température élevée, ce qui représente une dépense énergétique et donc probablement des émissions atmosphériques. Un tel traitement rend apparemment le bois plus imperméable et plus résistant à la pourriture — un bon point au niveau de la durabilité. L’impact du transport varie selon la provenance du bois faisant l’objet du dit traitement, mais il semble que la torréfaction a l’avantage de rendre utilisables différentes essences susceptibles d’être d’origine locale, et qu’au moins une entreprise québécoise en produise. Quant à l’entretien, certaines sources indiquent qu’il n’y en a pas tandis que d’autres font mention d’un scellant à appliquer sur le bois une fois mis en place.
  • Bois imputrescible: certaines essences de bois, notamment le Thuya plicata (cèdre rouge de l’Ouest), ont l’avantage d’être naturellement résistantes à la pourriture et de ne pas nécessiter de traitement préalablement à leur utilisation. Par contre, le nom l’indique, le cèdre rouge de l’Ouest ne trouve pas sa source localement et sa croissance est lente, ce qui implique une pression importante sur cette ressource (à moins d’acheter du bois certifié FSC). Son prix représenterait environ deux fois celui du bois traité. Un élément dérangeant susceptible de réduire sa durabilité: malgré son imputrescibilité, s’agit d’un bois mou, ce qui implique qu’il peut s’abîmer plus rapidement en surface.
  • Bois composite: ce matériau qui tente d’imiter l’apparence du bois est constitué d’un mélange de bran de scie et de plastique (recyclé ou non). Puisqu’il s’agit de matières qui peuvent autrement devenir des déchets, on peut considérer que la pression sur les ressources naturelles associée à sa production est faible. Comme de la colle est nécessaire pour maintenir les ingrédients ensemble, il est cependant probable que ce produit libère des composés organiques volatils. Sa durabilité semble bonne puisqu’il n’y a pas de risque de pourriture et que la coloration ajoutée serait stable, bien qu’il semble qu’il soit facilement rayé en surface. Il ne requiert aucun entretien. Toutefois, le coût du matériau représenterait environ trois à quatre fois celui du bois traité.
  • «Planches» de plastique: ce matériau est entièrement constitué de plastique recyclé, qui est teint et moulé pour lui donner une certaine apparence de bois. Présentant l’avantage de ne pas utiliser de nouvelles ressources, le produit s’avère également de nouveau recyclable lorsqu’on s’en débarrasse. La durabilité semble bonne, étant donné l’absence de risque de pourriture, mais je n’ai rien vu de très élaboré sur sa stabilité face aux rayons UV qui affectent à la longue la coloration et la résistance de bien des plastiques. Il est également réputé sans aucun entretien. Son prix serait similaire à celui du composite.
  • Fibre de verre: il s’agit en fait de panneaux de contreplaqué recouverts de fibre de verre. Si le contreplaqué est formé à partir de sapin de Douglas, comme c’est recommandé, l’impact environnemental résultant de son transport sur d’importantes distances est inévitable. Quant à l’entretien, il semble que la qualité de l’installation fasse foi de tout: s’il est installé sans prendre toutes les précautions requises, il est sujet à fendiller puis à pourrir à l’intérieur, donc sa durabilité est compromise. Il peut aussi se fissurer s’il subit des variations rapides de température, ce qui implique alors des réparations.

Bien sûr, s’il avait été question d’une terrasse entièrement au niveau du sol, d’autres options dont la pierre et les pavés perméables auraient pu être examinées. Pour le moment, le plastique et le composite m’apparaissent deux options intéressantes pour leur faible impact sur les ressources naturelles.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr mccun934

Interac veut changer!

février 25th, 2010 Ebenezer 1 comment
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Soeur économe m’a récemment fait suivre une nouvelle à propos d’Interac. Un nom que tout le monde connaît (selon Le Devoir, 60% des transactions effectuées au Canada le sont avec une carte de débit), mais qui fait très rarement les manchettes.

La compétition arrive

Interac est une organisation sans but lucratif (oui oui!) qui regroupe des institutions financières, des commerçants et d’autres compagnies connexes qui se sont associées pour offrir aux Canadiens une solution de paiement par carte de débit (leur site web se plaît à ajouter «à faible coût»… ce qui n’est peut-être pas si faux).

Pourquoi parler de faible coût quand une transaction Interac implique des frais et que l’utilisation d’une carte de crédit est gratuite? Parce que les frais de la carte de crédit sont cachés… c’est le commerçant qui doit les payer! Pour les détails, je vous réfère à l’excellent article de Soeur économe sur le sujet: Sans frais, les cartes de crédit? Ça dépend pour qui.

Bref, la compétition arrive: Visa et Mastercard souhaitent envahir le marché en offrant des cartes de débit à leur sauce, c’est-à-dire que, pour le marchand, elles sont traitées comme des cartes de crédit, mais votre marge de crédit est égale au solde de votre compte de banque et vos achats sont automatiquement déduits. Dans ce scénario, vous l’aurez deviné, ça sera encore les commerçants qui assumeront les frais… et nous les refileront à travers une hausse de prix.

De deux maux…

J’utilise depuis des années de façon quasi systématique ma carte de crédit pour mes achats courants (et je paie le solde à tous les mois!)… Mais mes convictions sont de plus en plus ébranlées: puisque de toute façon des frais de transaction seront perçus pour l’utilisation d’une carte de paiement, ne serait-il pas mieux, pour maintenir ces frais au minimum et faire agir la concurrence, que les frais en question soient exposés à la personne qui fait le choix du mode de paiement, le consommateur?

J’approche de plus en plus de la conclusion que la meilleure façon de garder ces frais au minimum est de les faire payer par le consommateur (à la méthode Interac) plutôt que par le commerçant…

Mais tout ça ne répond pas à la question de Soeur économe dans son message d’origine: en quoi le statut d’organisme sans but lucratif empêche Interac de compétitionner à armes égales avec Visa et Mastercard

Vider sa tirelire

janvier 20th, 2010 Soeur économe 8 comments
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J’ai un enfant qui a découvert récemment le plaisir de placer des pièces de monnaie dans une tirelire (puis les en retirer pour recommencer, évidemment). Cela m’a fait réaliser que le nombre desdites pièces dans notre résidence était non négligeable.

Certains accumulent les pièces de monnaie dans une tirelire pour alléger leurs poches ou leur porte-monnaie. D’autres pour se constituer, sans y penser, une petite réserve à dépenser éventuellement. Selon les pièces qu’on y place, une simple tirelire peut facilement renfermer plusieurs dizaines sinon centaines de dollars.

Ces pièces accumulées, que la Monnaie royale canadienne doit remplacer pour en assurer un nombre suffisant en circulation, génèrent des coûts. D’après cette société, 846 millions de pièces de un cent ont été produites en 2007, de même que 218 millions de pièces de cinq cents et 284 millions de pièces de dix cents. Dans un plaidoyer pour le retrait de la pièce de un cent, Desjardins avait indiqué en 2007 qu’en plus de coûter au gouvernement 1,5 cent par pièce produite, le maintien de la pièce de un cent générait des coûts annuels de gestion par les banques, commerces et consommateurs de plus d’une centaine de millions de dollars.

Alors, quelles sont les façons de faire votre part pour réduire l’impact de la production de toutes ces pièces tout en vous permettant de placer à meilleur escient les dollars qui dorment dans votre tirelire ?

  • Les fameux rouleaux: c’est la façon traditionnelle de les ramener dans le circuit, mais c’est une opération fastidieuse qui en décourage plusieurs. Si préparer des rouleaux de pièces de cinq, dix ou vingt-cinq cents est relativement payant, les rouleaux de un cent, à 0,50$ pièce, sont probablement moins motivants. J’avais par ailleurs entendu dire que certaines institutions financières chargeaient maintenant des frais lorsqu’un client souhaitait déposer des rouleaux, mais lorsque l’année dernière j’ai ainsi rapporté le produit d’une heure ou deux de labeur à une caisse populaire, on ne m’a pas chargé quoi que ce soit.
  • Les machines automatisées: implantées depuis quelques années dans toutes sortes d’endroits dont des épiceries et magasins à grande surface, ces machines trient rapidement la monnaie qu’on y place et fournissent un reçu à aller échanger au comptoir contre des billets. La Monnaie royale canadienne en fait même la promotion (avec les données ci-dessus, pas besoin de chercher pourquoi). Seul inconvénient: la machine retient environ 10% de la valeur des pièces triées en frais de service. À vous d’évaluer si le temps épargné en préparation de rouleaux et transport à la banque le vaut.

Enfin, compte tenu de ce moyen rapide de transformer une multitude de pièces en billets, je me dis que peut-être des organismes de bienfaisance ou des campagnes de levées de fonds pourraient solliciter les gens en les invitant à contribuer avec une partie ou l’ensemble de leur tirelire. D’une part la personne qui donne n’a pas l’impression que la somme en jeu est significative (puisque de toute façon elle la laisse dormir dans un contenant) alors qu’elle peut l’être, et, d’autre part, les bénéfices peuvent être significatifs pour un effort assez faible.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr .jo.hardell.

Mon cher enfant

janvier 6th, 2010 Soeur économe Comments off
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Depuis près de deux ans maintenant, j’ai régulièrement cette question: «Et puis, un bébé, trouves-tu que ça coûte cher ?» J’esquisse généralement une moue dubitative et j’indique que mon impression générale est que non, ça ne coûte nécessairement si cher. Sauf que je n’avais jamais véritablement cherché à quantifier le tout.

Il y a un peu partout ces fameux chiffres qui datent d’on ne sait quand et qui comprennent on ne sait quoi et qui disent grosso modo qu’un enfant, de la naissance à 18 ans, ça coûte 180 000$. Selon d’autres sources, ça accapare 20% du revenu des parents. Ce que je crois, c’est que ça varie de façon importante notamment selon la nécessité qu’on peut se créer de devoir se procurer une montagne de gadgets, de tout acheter neuf, ou au contraire de vouloir minimiser l’empreinte écologique de son enfant.

Les achats de départ

Qu’on veuille faire simple ou compliqué, on peut identifier en vue de la naissance un mobilier de base dont la plupart des parents ne se passent pas et d’autres morceaux dont l’utilité réelle est plus limitée. Si siège d’auto, poussette, couchette, commode et chaise haute peuvent être identifiés comme des incontournables dès la première année (pas nécessairement neufs), je considère que la table à langer, la balançoire, le parc et les moniteurs sont des morceaux utiles mais non essentiels. Quant au moïse, au tapis d’éveil, au petit bain et à l’ensemble de literie-assortie-et-tous-ses-accessoires, ils ne méritent pas d’être achetés à fort prix; s’ils sont prêtés, donnés ou achetés à petit prix ça laisse moins une impression d’argent gaspillé. Je place à part le porte-bébé, le coussin d’allaitement, le tire-lait, le chauffe-biberon et la chaise berçante, qui peuvent devenir des incontournables mais gagnent à attendre qu’on ait vu aller les choses un peu avant d’être achetés.

Combien peut-on dépenser dans cette catégorie? Une famille qui se ferait tout prêter ou donner ne dépenserait à peu près rien. Acheter les articles essentiels, accessoires et les incontournables potentiels dans le neuf représente entre 1500$ et 3700$ environ, et plus vraisemblablement quelque part autour de 2500$. Dans une formule hybride de neuf et d’usagé (car on peut raisonnablement hésiter à acheter un siège d’auto ou un tire-lait usagé par exemple), on peut s’en tirer pour 1000$.

Les achats récurrents

Une fois le bébé arrivé, certaines décisions peuvent influencer de façon importante les achats réguliers qui lui seront associés dans les premières années. Couches jetables ou lavables ? Selon le cas, on débourse une fois 500$ ou alors on en jette pour 50 à 60$ par mois pendant au minimum deux ans. Le même principe s’applique aux lingettes. Allaitement ou lait maternisé ? Aucun coût direct dans un cas, sinon le lait maternisé de base pourrait coûter environ 100$ par mois durant les premiers 9 à 12 mois. En matière de linge, la première année verra passer minimalement quatre grandeurs de pyjamas et autres habits, mais quelques trucs permettent de réduire de beaucoup les dépenses à cet égard, et s’appliquent aussi en grande partie aux jouets. Enfin, à l’épicerie, je calcule que la dépense supplémentaire associée aux premières années d’un enfant se situe principalement entre 6 et 12 mois, la période des céréales pour bébés et des purées, après quoi son alimentation devient similaire à celle de ses parents et n’augmente que faiblement les quantités totales achetées. J’estime que cette catégorie peut générer un coût total variant entre 1000$ et 5000$ pour les deux premières années, selon les choix ou circonstances.

Coûts associés

Une diminution des revenus durant la période des congés de maternité, paternité et congé parental est à prévoir, compte tenu que le programme québécois de base couvre 70% du revenu antérieur jusqu’à concurrence de 62 500$, et le congé parental, une courte période à 70% et le reste à 55% (plus de détails ici). Les programmes d’allocations (Soutien aux enfants au provincial, Prestation fiscale canadienne pour enfants et Prestation universelle pour la garde d’enfants au fédéral) en réduiront un peu l’écart, mais faiblement à moins d’un revenu antérieur plutôt bas. Par exemple, pour des parents dont le revenu approcherait le maximum couvert, ça donnerait une réduction du salaire brut d’environ 13 000$, et des allocations avoisinant 2300$.

Par ailleurs, si l’arrivée d’un enfant engendre les dépenses précédemment mentionnées, on peut s’attendre en contrepartie à une diminution de certaines autres dépenses au budget familial, dont les sorties. Quant à la garderie, s’il y a lieu, une place à 7$ par jour ne représente qu’un faible pourcentage du revenu, mais dans la perspective où ces places sont peu disponibles, une dépense de 25 à 35$ par jour pour une garderie non subventionnée peut davantage affecter un budget, même si elle est temporaire puisque la différence sera en bonne partie retournée aux parents lors du rapport d’impôt.

Alors, ça coûte cher ?

Beaucoup de choix influenceront les dépenses que peuvent engendrer l’arrivée d’un enfant, mais dans bien des cas, la diminution de revenu associée aux congés de maternité, paternité et parental est probablement le «coût» (ou l’investissement) principal des premières années. Quant aux fameux 180 000$, dans 16 ans j’aurai le verdict :)

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr M.ADA

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