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Posts Tagged ‘Caisse de dépôt’

Appel à la discussion: la Caisse de dépôt

juin 8th, 2009 Ebenezer No comments
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Bon.

Le sujet de la Caisse de dépôt et placement du Québec me nargue et me hante. C’est un sujet d’actualité, il touche tout le monde au Québec et je me sens complètement dépourvu non seulement de faits, mais même d’opinion sur les différents développements.

J’ai d’abord été prudent lors du dévoilement des résultats de la Caisse, cherchant à éviter les conclusions émotives… Mais la poussière est maintenant retombée et, à la fin de mai, la commission parlementaire spéciale sur le sujet a reçu les témoignages de plusieurs dirigeants de la Caisse. Ces témoignages ont eu peu d’écho dans les médias et la population, mais certains faits mentionnés sont troublants.

Je sollicite donc les commentaires de notre extraordinaire lectorat pour me suggérer des pistes de réflexion sur le sujet. Qu’est-ce qui vous trouble le plus? Où devrait s’arrêter l’implication du gouvernement dans la gestion de la Caisse? Les dirigeants de la Caisse sont-ils trop bien ou trop peu payés pour qu’on s’assure qu’ils sont bons et qu’ils veillent aux intérêts de la population?

Pour faire bonne mesure, je pointe vers quelques articles sur le sujet:

Faites-nous part de votre opinion! Via les commentaires ici, ou bien via twitter, par courriel ou même en personne, si vous restez à Québec!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr kimba
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Le quiz sur la Caisse de dépôt

mai 8th, 2009 Ebenezer No comments
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Désolé pour la fréquence considérablement réduite des articles cette semaine. Je débute un nouvel emploi et, visiblement, j’ai de la misère à m’ajuster à l’horaire! Vous pouvez en profiter pour faire un appel aux autres collaborateurs et leur dire que vous attendez impatiemment de leurs nouvelles! (On attend entre autres le résultat de l’expérience de Roger Tremblay sur le contrôle des dépenses alimentaires…)

C’est donc un article très léger pour aujourd’hui: un pointeur vers un petit quiz mis en ligne par Les Affaires qui teste vos connaissances sur la Caisse de dépôt et placements du Québec, dont nous avons déjà parlé abondamment: ici, ici et ici.

J’ai obtenu une note bien ordinaire de 8/10. Et comme il y a un délai de 20 secondes pour répondre à la question, ça élimine les recherches Google pendant le quiz. Mais rien ne vous empêche de prendre cinq minutes pour lire sur le sujet avant, ce qui devrait vous permettre de pulvériser mon score.

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Fonds des générations

mars 26th, 2009 Ebenezer 3 comments
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Tiens, une semaine après le budget provincial, j’ai effectué quelques recherches sur le Fonds des générations, ce mécanisme créé en 2006 par le gouvernement libéral en réponse aux nombreux acteurs publics qui s’inquiétaient de l’ampleur de la dette du Québec. En gros, il s’agit de mettre de l’argent de côté afin de rembourser la dette plus tard.

S’endetter pour investir

À première vue, ça semble une façon bien étrange de faire les choses. En effet, la façon simple d’agir, c’est de rembourser sa dette quand on a des surplus et de s’endetter quand on connaît un déficit. Dans le cas du Fonds des générations, on y cotise qu’il y ait des surplus ou non. C’est considéré comme une dépense dans le budget du gouvernement.

En situation de surplus, cette façon de faire est acceptable si on admet la prémisse que l’argent placé (et géré par la Caisse de dépôt) donnera un meilleur rendement que les intérêts qu’on paie sur la dette. Sinon, on devrait rembourser la dette directement. En 2008, la Caisse a perdu de l’argent… Avoir su, il aurait été bien plus avantageux de prendre la totalité du Fonds des générations et de l’appliquer à la dette au début de 2008. Le gouvernement agit donc de la meilleure même manière que la plusieurs d’entre nous, qui choisissons de placer (par exemple dans un RÉER) notre argent avant de rembourser notre prêt auto ou notre hypothèque.

En situation de déficit budgétaire, la situation est encore plus étrange! Comme le gouvernement considère sa cotisation au Fonds des générations comme une dépense, il crée une nouvelle dette pour placer de l’argent pour rembourser cette dette plus tard. Le risque est évidemment d’empirer le problème si les placements donnent un moins bon rendement que l’intérêt payé sur la dette.

Réduire les dépenses par la pénurie

La technique utilisée par le gouvernement libérale est connue aux États-Unis sous l’expression «starve the beast»: on réduit l’argent disponible pour les dépenses du gouvernement, ce qui force celui-ci à réduire ses dépenses en conséquence. En créant une dépense artificielle pour réduire la dette, on présume que d’autres dépenses seront réduites pour compenser et garder un budget aussi équilibré que possible. Il ne semble pas exister de confirmation du bien-fondé de cette façon de voir les choses, ni rien pour indiquer que c’est faux.

Un risque inutile

Je vous offre ici une opinion bien personnelle (bien que partagée par Jean-Paul Gagné du magazine Les Affaires): le Fonds des génération repose sur une hypothèse plausible mais non vérifiée qui ne vaut pas le risque d’emprunter pour rembourser plus tard. Les derniers mois nous ont prouvé qu’il n’est pas prudent de souhaiter se fier à une croissance éternelle de 10% lorsqu’on place notre argent à la bourse.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr ezioman

La Caisse de dépôt n’est pas seule au fond…

mars 6th, 2009 Ebenezer 3 comments
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La semaine dernière, j’écrivais que je ne voulais pas écrire au sujet des résultats de la Caisse de dépôt parce que le sujet était trop politisé. L’annonce faite par le gouvernement qu’il n’y aurait pas de commission parlementaire sur le sujet n’aide pas à rationaliser le débat. Snif.

Mon opinion (pas nécessairement pleinement informée) est qu’un débat public s’impose, ne serait-ce que pour l’effet pédagogique sur la population. Par contre, comme tout bon plan de retraite, il ne faut pas se mettre à changer l’orientation de la Caisse à toutes les modifications de contexte économique. Voilà.

Les fonds de pension aux États-Unis

Un blogue que j’ai commencé à suivre récemment, Calculated Risk (en anglais), a attiré mon attention sur cet article de Bloomberg qui nous avertit qu’au sud de la frontière, les fonds de pension publics sont en bien mauvaise posture. Pas seulement parce que le plus gros d’entre eux (le fonds de pension des employés de la Californie) a perdu 27% de sa valeur en 2008… comparativement à 25% de perte pour la Caisse de dépôt. (Naturellement, il faut faire attention avec ces comparaisons, le fonds américain ayant été plus influencé par la crise, essentiellement américaine, que la Caisse.)

Des lunettes roses, pour ne pas effrayer les contribuables

Il semble que la majorité des fonds de pension publics se fixent des objectifs de rendement non réalistes. Et ici, je note le besoin de préparer un ou des articles sur le fonctionnement d’un fonds de pension. Ça viendra. Bref, le résultat est que la plupart des fonds américains étaient en difficulté avant la crise financière.

La situation actuelle? L’ensemble des fonds de pension publics américains ont des obligations (des paiements de pension prévus pour les employés à la retraite) qui sont supérieures à leurs actifs (l’argent à la banque) de 1000 milliards de dollars.

Il y a deux façons de résorber ce déficit: augmenter les cotisations (des employés et des employeurs, soit le gouvernement) ou bien espérer une augmentation du capital actuel (via l’augmentation de la valeur des actions détenues et les revenus d’intérêts sur les placements garantis). Le consensus semble être que l’option 2 ne sera pas suffisante.

Le chiffre qui nous intéresse vraiment

Ce qui m’amène à la vraie question que j’ai pour la Caisse de dépôt et placement du Québec: quelle est la différence entre les obligations de la caisse et son actif actuel? Quelqu’un a vu cette information quelque part?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr rileyroxx

Papier commercial: Quid?

février 27th, 2009 Ebenezer No comments
Pouf! Le risque est disparu! (Yeah, right)

Pouf! Le risque est disparu!

Roger Tremblay, dans un courriel qu’il souhaitait, à n’en pas douter, garder privé, me faisait la remarque suivante:

je suggère de faire un article qui va expliquer c’est quoi les fameux papiers commerciaux de la CDPQ.. je pensais que c’était des actifs de papetière!!!!

Je lui donne raison sur toute la ligne. C’est une excellente idée de parler des PCAA (papier commercial adossé à des actifs) et non, ils n’ont rien à voir avec les compagnies papetières.

Répondre à un besoin de rendement

Le papier commercial adossé à des actifs semble être un véhicule financier créé spécifiquement pour être complexe (voir notre opinion sur l’achat de produits financiers qu’on ne comprend pas; merci à Bernard Madoff pour la démonstration retentissante). Ce que j’en ai compris, c’est qu’une banque prend tout un tas de prêts qu’elle a accordés à ses clients, principalement des prêts hypothécaires. Pour elle, ces prêts sont un actif (pour nous, pauvres propriétaires, c’est une dette!). Donc, elle met dans un tas toutes sortes de prêts de qualité inégale et les vend en bloc à un investisseur, avec promesse de les racheter à court terme — 30 à 120 jours.

L’investisseur achète donc ce paquet sans être capable d’en évaluer le risque, mais est heureux parce que le rendement offert par la banque est plus élevé que les bons du trésor (qui sont très bas, pour stimuler l’économie). Ce «paquet», c’est ce qu’on appelle du papier commercial adossé à des actifs.

Avec l’argent reçu de l’investisseur, la banque retourne voir les acheteurs de maisons et leur prête encore plus d’argent, confiante qu’elle va pouvoir refiler ces hypothèques à d’autres investisseurs. Le processus est expliqué à merveille dans le vidéo (en anglais) qui circule depuis lundi sur Internet: The Crisis of Credit Visualized. Merci encore à Isabelle Lopez qui a été la première à le signaler (je l’ai vu à plusieurs autres endroits depuis… et si vous suivez notre fil de veille, vous l’avez vu lundi matin vous aussi!).

J’arrête ici parce que je sens que Soeur Économe s’apprête à venir vandaliser mon clavier pour y retirer les touches ( et ) pour abus de parenthèses dans mes textes. Pas si fort le soupir de soulagement, j’ai entendu…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr askthepixel.

Non, je n’écrirai pas sur la Caisse de dépôt

février 26th, 2009 Ebenezer No comments
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Au moment d’écrire ces lignes, les résultats financiers de la Caisse de dépôt et placement du Québec pour l’année 2008 ne sont pas encore annoncés.

Ce que je vous annonce, c’est que je n’en parlerai pas!

Premièrement, parce que ce n’est pas un sujet directement lié aux finances personnelles. Plusieurs me répondront que j’ai déjà abordé à plusieurs reprises des sujets qui s’en éloignaient beaucoup.

Ma vraie de vraie raison, c’est que la récupération politique du dossier par le gouvernement et les partis d’opposition est un très mauvais exemple à donner aux épargnants! Le meilleur conseil qu’on peut offrir à un particulier dans la gestion de ses économies en vue de la retraite, c’est de ne pas prendre de décisions émotives. Surtout dans des moments de grande volatilité (baisse ou hausse rapide des marchés).

Le débat public sur la Caisse est émotif et ça sape mon intérêt pour ce sujet qui devrait être fascinant.

Si vous souhaitez lire au sujet de la Caisse sans tomber dans la dramatisation, lisez Gérald Fillion.

La Caisse de dépôt, partie 2

décembre 5th, 2008 Ebenezer No comments

Le 25 novembre dernier, j’ai parlé de la Caisse de dépôt et placement du Québec. J’avais conclu que le sujet était intéressant et qu’on y reviendrait.

En effet, l’aspect intéressant de la Caisse, c’est qu’elle a accès à un capital considérable (155 milliards) en étant le gestionnaire privilégié des différents organismes du Gouvernement du Québec. Dans les autres provinces et États, ces organismes gèrent de façon indépendante leurs fonds, ce qui fait que la Caisse est l’un des plus gros gestionnaire de fonds publics en Amérique du Nord.

Cette concentration de fonds a permis à la Caisse d’avoir un impact réel et direct sur l’économie québécoise entre sa fondation, en 1965, et 2005. Durant cette période, la Caisse a régulièrement investi dans des entreprises québécoises afin de les aider à prospérer (ou même à les sauver!). Les milliards de la Caisse étaient donc un moyen pour la société québécoise de supporter le développement économique de la province. Elle a donc investi dans des compagnies comme: Vidéotron, Ivanhoé, Provigo, Noranda, Bombardier Produits Récréatifs, Gaz Métropolitain et j’en passe.

En 2005, le Gouvernement du Québec modifie la mission de la Caisse. Tel qu’annoncé avant la campagne électorale, les libéraux limitent le pouvoir d’intervention de la Caisse dans l’économie en lui donnant comme objectif la croissance de ses actifs avant le développement économique de la province.

La caisse de dépôt

novembre 25th, 2008 Ebenezer No comments

La Caisse de dépôt et placement du Québec a beaucoup fait parler d’elle ces derniers temps dans l’actualité et certains d’entre vous ont pu se demander: mais qu’est-ce au juste, que la Caisse de dépôt et placement du Québec? Et pourquoi est-elle si importante?

La caisse, et je simplifie à l’extrême, est le conseiller financier du Gouvernement du Québec.

Ce qu’on oublie régulièrement, c’est que malgré la dette importante de l’État, plusieurs organismes ont en banque (pour de bonnes raisons!) des sommes colossales. Il s’agit principalement des fonds de retraite des employés du gouvernement, du Régime de rentes du Québec, de la SAAQ et de la CSST. Au 31 décembre 2007, le montant total s’élevait à 155,4 milliards de dollars.

Comme c’est, ultimement, notre argent qui est là, on souhaite que le rendement soit supérieur à un certificat de placement garanti à la caisse populaire du coin à 1,90% pour un an. ING Direct, qu’on aime beaucoup, offre 2,70%… mais je m’écarte. Les gestionnaires de la Caisse de dépôt placent donc tous ces milliards dans des actions, des obligations et tous les outils financiers qu’ils jugent pertinents pour maximiser le rendement global moyen des investissements.

Pourquoi Mario Dumont cherche-t-il à faire publier les chiffres de la Caisse pendant la campagne électorale? Notre hypothèse: la Bourse de Toronto a enregistré une chute de près de 40% depuis le 31 décembre 2007. Si la Caisse a connu un rendement équivalent, ça représente une perte de 60 milliards! Ça serait drôlement embarrassant… même si c’est le même rendement que tout le monde.

Y a-t-il un vrai scandale? On pense que non.

La Caisse de dépôt est-elle un sujet fascinant? Oui! On y reviendra…

Voir la suite de cet article ici.

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