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Du débat budgétaire et des revenus

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Avec la présentation des budgets, tant au provincial qu’au fédéral,qui arrivent à grands pas, on entend de plus en plus souvent parler les ministres des Finances de compression des dépenses. Celles-ci visent à réduire les déficits budgétaires assez gargantuesques merci auxquels on fait face.

Notre ami le directeur parlementaire du budget

J’ai déjà parlé dans le passé du directeur parlementaire du budget. Il s’agit d’une personne (il a une organisation derrière lui, bien entendu) engagée par la Chambre des communes pour analyser la situation financière du gouvernement fédéral. Il publie régulièrement des rapports objectifs sur celle-ci et, je vous l’affirme, il serait bien imprudent d’avoir une opinion arrêtée sur les finances publiques canadiennes en n’écoutant que les médias ou, pire encore, le gouvernement.

Le directeur parlementaire du budget établit entre autres une différence entre le déficit conjoncturel (lié à la situation économique actuelle, période de croissance ou récession) et le déficit structurel (celui relié au fonctionnement normal, en dehors des variations économiques). Un déficit conjoncturel, c’est normal, parce que c’est temporaire par nature. Un déficit structurel, c’est plus inquiétant.

Deux façons de réduire un déficit budgétaire

Puisque vous êtes des lecteurs assidus (n’est-ce pas?) de ce blogue, vous êtes de toute évidence très habiles avec les questions financières de base. Vous savez donc qu’il y a deux moyen de réduire un déficit: augmenter le revenu ou bien réduire les dépenses.

Ce qui m’ennuie dans le discours des ministres des Finances et dans la couverture médiatique, c’est qu’on ne parle que de diminution des dépenses et pas du tout d’augmentation des revenus. D’accord, c’est peu populaire de proposer d’augmenter les taxes, mais il me semble inapproprié de ne pas en discuter.

D’autant plus qu’au niveau fédéral, deux récents rapports du directeur parlementaire du budget laissent croire que le déficit du gouvernement est lié non pas tant à la hausse des dépenses qu’à la baisse des revenus. Voici quelques extraits:

Cela donne à penser que la détérioration du solde structurel par rapport au revenu potentiel est largement attribuable à la baisse des revenus.

(Estimation du PIB potentiel et du solde budgétaire structurel du gouvernement – Janvier 2010. Page 16)

… on peut constater que les recettes demeurent constantes à peine en deçà de 15 pour cent du PIB, comparativement à la moyenne historique à long terme de près de 17 pour cent du PIB.

(Rapport sur la viabilité financière – Février 2010. Page 16)

Je ne suis pas pour l’augmentation des taxes et impôts (en fait, je n’ai pas encore d’opinion sur le sujet), mais je sens que le débat n’est pas complet lorsqu’on occulte l’impact financier des généreuses baisses de taxes et impôts des dernières années.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr House of Sims
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7$ et plus

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Quelqu’un me demandait récemment si, «avec l’impôt et tout ça», le coût de fréquentation d’une garderie non subventionnée par un enfant pouvait revenir au même coût qu’une garderie à 7$. Personnellement ou collectivement, c’est possible mais pas nécessairement.

J’avais déjà donné un aperçu de la situation des garderies québécoises à contribution réduite (à 7$) et de ma perception des raisons pour lesquelles il n’est pas si simple d’y avoir une place pour son enfant. Lorsqu’on n’y a pas accès et qu’on se tourne vers les garderies non subventionnées (dont les tarifs sont établis par chaque responsable et varient généralement entre 20 et 40$ par jour selon les particularités du service ou la rareté dans le secteur), et on peut bénéficier d’un crédit d’impôt remboursable au provincial ainsi que d’une déduction pour frais de garde au fédéral.

Coût pour les parents

Le salaire des parents, leur situation (couple ou monoparental) et le coût journalier de la garderie sont alors les facteurs qui déterminent si le coût net de la garderie non subventionnée représentera un montant équivalent ou plus élevé pour le parent que celle à 7$.

Le taux du crédit d’impôt provincial applicable aux frais chargés aux parents dont l’enfant fréquente un service de garde non subventionné diminue avec l’augmentation du revenu familial. De 75% pour un revenu familial de 30 000$, à 60% si on gagne entre 60 000 et 85 000$, puis à 57% jusqu’à 125 000$ et en allant décroissant ensuite. Logique ? En apparence oui, sauf que le revenu familial n’est pas un critère de priorisation dans l’octroi des places à 7$ et qu’une fois dans ce système, tous les parents paient le même tarif.

Par ailleurs, le gouvernement a grandement publicisé, à la suite de son budget 2009-2010, qu’avec la bonification du crédit d’impôt, le coût net du service de garde non subventionné et du service de garde à 7$ devenaient équivalents pour les parents gagnant jusqu’à 125 000$… en utilisant comme base de comparaison un tarif journalier de 25$. Pour un tarif plus élevé, le seuil de revenu maximal où les deux modes de garde s’équivalent est évidemment beaucoup plus bas. Or, 25$ reste peut-être la norme dans certaines régions, mais là où la demande est importante, ce n’est probablement plus très représentatif des tarifs chargés.

Le remboursement anticipé du crédit d’impôt pour frais de garde instauré en 2005 par le gouvernement provincial allège certainement la situation financière des parents au jour le jour. Ceux-ci devraient autrement défrayer entre 6000$ et 10 000$ sur une année et ne se faire rembourser la partie correspondant au crédit d’impôt que l’année suivante. Par ailleurs, je ne sais pas si beaucoup de gens s’en prévalent, mais le gouvernement fédéral offre aussi de tenir compte des frais de garde encourus dans l’ajustement des retenues à la source. Malgré ces mesures, certains parents dont les revenus sont peu élevés peuvent difficilement assumer l’ensemble des frais pour les quelques mois avant le premier remboursement anticipé du provincial.

Coût pour le gouvernement

Un centre de la petite enfance et une garderie en installation qui sont accrédités par le gouvernement voient celui-ci leur remettre respectivement 40$ et 33$ par jour par place (et le parent complète avec son 7$). Pour une garderie en milieu familial accréditée, c’est 18$. Dans ce contexte, pour bon nombre d’hypothèses de calcul, on peut constater que la garderie non subventionnée représente un coût moindre pour le gouvernement (donc pour les contribuables) que le programme à 7$. Particulièrement pour les garderies en installation, où il faudrait que les parents paient autour de 50$ par jour pour l’atteindre. Au niveau du milieu familial, on atteint 18$ et plus de remboursement avec un taux de 60% seulement à partir d’un tarif de 30$.

Faire ses calculs

Pour faire vos propres calculs, le ministère des Finances offre un calculateur vous permettant d’entrer des données correspondant à votre situation… mais dans lequel on ne peut pas entrer un tarif journalier de plus de 35$. Pour les demandes de remboursement anticipé, c’est du côté du ministère du Revenu qu’il faut aller chercher le formulaire.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr TedsBlog

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Mon cher enfant

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Depuis près de deux ans maintenant, j’ai régulièrement cette question: «Et puis, un bébé, trouves-tu que ça coûte cher ?» J’esquisse généralement une moue dubitative et j’indique que mon impression générale est que non, ça ne coûte nécessairement si cher. Sauf que je n’avais jamais véritablement cherché à quantifier le tout.

Il y a un peu partout ces fameux chiffres qui datent d’on ne sait quand et qui comprennent on ne sait quoi et qui disent grosso modo qu’un enfant, de la naissance à 18 ans, ça coûte 180 000$. Selon d’autres sources, ça accapare 20% du revenu des parents. Ce que je crois, c’est que ça varie de façon importante notamment selon la nécessité qu’on peut se créer de devoir se procurer une montagne de gadgets, de tout acheter neuf, ou au contraire de vouloir minimiser l’empreinte écologique de son enfant.

Les achats de départ

Qu’on veuille faire simple ou compliqué, on peut identifier en vue de la naissance un mobilier de base dont la plupart des parents ne se passent pas et d’autres morceaux dont l’utilité réelle est plus limitée. Si siège d’auto, poussette, couchette, commode et chaise haute peuvent être identifiés comme des incontournables dès la première année (pas nécessairement neufs), je considère que la table à langer, la balançoire, le parc et les moniteurs sont des morceaux utiles mais non essentiels. Quant au moïse, au tapis d’éveil, au petit bain et à l’ensemble de literie-assortie-et-tous-ses-accessoires, ils ne méritent pas d’être achetés à fort prix; s’ils sont prêtés, donnés ou achetés à petit prix ça laisse moins une impression d’argent gaspillé. Je place à part le porte-bébé, le coussin d’allaitement, le tire-lait, le chauffe-biberon et la chaise berçante, qui peuvent devenir des incontournables mais gagnent à attendre qu’on ait vu aller les choses un peu avant d’être achetés.

Combien peut-on dépenser dans cette catégorie? Une famille qui se ferait tout prêter ou donner ne dépenserait à peu près rien. Acheter les articles essentiels, accessoires et les incontournables potentiels dans le neuf représente entre 1500$ et 3700$ environ, et plus vraisemblablement quelque part autour de 2500$. Dans une formule hybride de neuf et d’usagé (car on peut raisonnablement hésiter à acheter un siège d’auto ou un tire-lait usagé par exemple), on peut s’en tirer pour 1000$.

Les achats récurrents

Une fois le bébé arrivé, certaines décisions peuvent influencer de façon importante les achats réguliers qui lui seront associés dans les premières années. Couches jetables ou lavables ? Selon le cas, on débourse une fois 500$ ou alors on en jette pour 50 à 60$ par mois pendant au minimum deux ans. Le même principe s’applique aux lingettes. Allaitement ou lait maternisé ? Aucun coût direct dans un cas, sinon le lait maternisé de base pourrait coûter environ 100$ par mois durant les premiers 9 à 12 mois. En matière de linge, la première année verra passer minimalement quatre grandeurs de pyjamas et autres habits, mais quelques trucs permettent de réduire de beaucoup les dépenses à cet égard, et s’appliquent aussi en grande partie aux jouets. Enfin, à l’épicerie, je calcule que la dépense supplémentaire associée aux premières années d’un enfant se situe principalement entre 6 et 12 mois, la période des céréales pour bébés et des purées, après quoi son alimentation devient similaire à celle de ses parents et n’augmente que faiblement les quantités totales achetées. J’estime que cette catégorie peut générer un coût total variant entre 1000$ et 5000$ pour les deux premières années, selon les choix ou circonstances.

Coûts associés

Une diminution des revenus durant la période des congés de maternité, paternité et congé parental est à prévoir, compte tenu que le programme québécois de base couvre 70% du revenu antérieur jusqu’à concurrence de 62 500$, et le congé parental, une courte période à 70% et le reste à 55% (plus de détails ici). Les programmes d’allocations (Soutien aux enfants au provincial, Prestation fiscale canadienne pour enfants et Prestation universelle pour la garde d’enfants au fédéral) en réduiront un peu l’écart, mais faiblement à moins d’un revenu antérieur plutôt bas. Par exemple, pour des parents dont le revenu approcherait le maximum couvert, ça donnerait une réduction du salaire brut d’environ 13 000$, et des allocations avoisinant 2300$.

Par ailleurs, si l’arrivée d’un enfant engendre les dépenses précédemment mentionnées, on peut s’attendre en contrepartie à une diminution de certaines autres dépenses au budget familial, dont les sorties. Quant à la garderie, s’il y a lieu, une place à 7$ par jour ne représente qu’un faible pourcentage du revenu, mais dans la perspective où ces places sont peu disponibles, une dépense de 25 à 35$ par jour pour une garderie non subventionnée peut davantage affecter un budget, même si elle est temporaire puisque la différence sera en bonne partie retournée aux parents lors du rapport d’impôt.

Alors, ça coûte cher ?

Beaucoup de choix influenceront les dépenses que peuvent engendrer l’arrivée d’un enfant, mais dans bien des cas, la diminution de revenu associée aux congés de maternité, paternité et parental est probablement le «coût» (ou l’investissement) principal des premières années. Quant aux fameux 180 000$, dans 16 ans j’aurai le verdict :)

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr M.ADA

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M. Flaherty, le Canada n’a pas besoin d’un deuxième plan d’action

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La semaine dernière, le ministre fédéral des Finances a lancé des consultations pour le budget 2010 dans le contexte de la deuxième phase du Plan d’action économique du Canada. Puisque le Canada est récemment sorti de la récession, je pense qu’il n’est pas nécessaire de stimuler plus l’économie.

Le temps est venu d’augmenter les taux

J’ai mentionné ici à quelques reprises que je crois qu’il y a une bulle immobilière au Québec, au moins, sinon au Canada. Malgré l‘opinion contradictoire de certains. De plus, cette semaine également, la Banque du Canada a estimé dans un nouveau rapport que l’endettement croissant des Canadiens constitue un important risque financier pour l’économie du pays.

Bref, la situation économique canadienne commence de plus en plus à ressembler à celle des États-Unis il y a quelques années. Avant la Grande Récession. Dites-moi que le gouvernement canadien et la Banque du Canada ont appris des erreurs de nos voisins américains!

Le gouvernement fédéral veut votre opinion

Tout comme le gouvernement provincial, le gouvernement fédéral fait un appel à la population en général via ce site web. Malheureusement, la version fédérale souffre des mêmes défauts que le premier essai provincial, en février dernier: questions orientées et clairement partisanes. De plus, il s’agit uniquement de questions ouvertes… Si cette consultation est populaire, il sera impossible pour le ministère des Finances de tirer quoi que ce soit d’utile à partir de réponses ouvertes.

Bref, j’ai hâte à l’année prochaine, parce que cette année, ça ne vaut pas très cher comme essai…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr M_Eriksson
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Consultations prébudgétaires 2010-2011

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En février dernier, le gouvernement avait lancé des consultations prébudgétaires sur le Web. L’initiative avait reçu un accueil mitigé, certains prétendant que les choix de réponses étaient dirigés, alors que d’autres (dont jesuispauvre.com) accueillaient favorablement l’ouverture du gouvernement.

Une amélioration

La mouture 2009-2010, comme toute bonne première version, n’était pas parfaite. La deuxième version s’est clairement améliorée, tant au point de vue du contenu que de l’utilisation: les réponses possibles couvrent un plus large éventail d’opinions, les mises en contexte précédant les questions me semblaient balancées, ce qui m’a étonné!

Du côté de l’utilisation, je salue l’initiative d’offrir les résultats des 50 derniers répondants en conclusion. C’est intéressant (mais malheureusement prévisible) de voir ce que les autres ont répondu. Dans mon cas, j’ai pu observer ce qui suit:

  • La répartition est à peu près égale des trois côtés concernant l’avenir de l’économmie québécoise: amélioration, détérioration ou stabilité;
  • Les deux éléments les plus importants sont reliés à la santé, les deux points jugés les moins importants ont trait à la métropole et à l’industrie culturelle;
  • Seulement 12% des répondants pensent qu’on devrait envisager une augmentation des revenus du gouvernement, alors que 45% pensent qu’on doit diminuer les dépenses et 42% optent plutôt pour un mélange des deux;
  • Du côté des méthodes pour augmenter les revenus, l’augmentation des tarifs est la plus populaire tandis que l’augmentation des impôts est la moins populaire.

Bref, je vous suggère fortement d’aller donner votre opinion! Et laissez-nous savoir dans les commentaires si les résultats que vous observez diffèrent significativement de ceux qui m’ont été présentés.

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Comment bien utiliser ING

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Nous vous avons déjà vanté les avantages des comptes à intérêts élevés comme celui d’ING. Mais la flexibilité de votre compte ING vous permet aussi de mettre en œuvre une façon différente d’épargner pour vos projets que nous appellerons, pour les besoins de la cause, l’épargne ciblée.

Une fois que votre compte principal est créé, vous pouvez ajouter de nouveaux comptes à votre guise. Par exemple, en plus de mon compte initial, j’ai un compte appelé Bébé 1 et un autre appelé Bébé 2 dans lesquels je transfère les cadeaux reçus par mes filles. Quand elles auront l’âge de la responsabilité financière (cet âge reste à déterminer, dans mon cas ça a été 29 ans), elles auront la joie de voir que tout cet argent aura fructifié.

Mais le plus intéressant est que vous pouvez faire transférer de l’argent automatiquement dans n’importe quel compte que vous créez. Par exemple, vous pouvez transférer 20$ par semaine dans un compte nommé « Vacances ». Votre fonds de vacances sera ainsi amassé sans que vous ayiez à lever le petit doigt.

Et n’oublions pas que ce fonds générera même de jolis intérêts et qu’il sera libre d’impôt si vous créez le compte dans le cadre de votre CÉLI. En utilisant cette méthode, il devient plus facile d’accumuler de l’argent pour les dépenses qui viennent : vacances, nouveaux pneus, nouveau matelas, rentrée scolaire, etc.

À vos comptes ING!

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Le chiffrier de jesuispauvre.com pour votre budget personnel

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Au début du mois, je vous demandais quelles étaient les catégories que vous utilisiez dans le suivi de vos dépenses, afin de préparer un «fichier officiel, approuvé par jesuispauvre.com». Merci de vos commentaires! Aujourd’hui, je vous présente le résultat.

C’est rien de compliqué, et c’est le but. N’hésitez surtout pas à le modifier comme bon vous semble afin de l’adapter à vos besoins particuliers. Vous n’avez qu’à cliquer ici pour accéder au chiffrier de budget personnel jesuispauvre.com.

Notez par contre que je vois ce fichier comme un point de départ, mais mon opinion personnelle est qu’un logiciel de finances personnelles (Quicken, Microsoft Money ou BudgetExpress) devient plus simple à utiliser avec le temps et permet aussi de réaliser des rapports plus rapidement.

Les conseils du lecteur

J’en profite pour vous pointer les commentaires de BeachBoy sur mon article initial, qui méritent d’être repris ici parce qu’ils résument si bien ma pensée générale sur le sujet du suivi des dépenses et du budget personnel:

Au début tu sépares tout en bien trop de catégories, pour finalement préférer moins de catégories où il est plus facile de faire un budget

La clé du succès, c’est de persévérer et de ne pas avoir peur de changer d’idée sur les catégories qu’on met en place.

Une expérience

La curiosité me gagne et je vous propose quelque chose. J’avoue qu’étant donné le nombre relativement restreint de lecteurs, je serais étonné que ça fonctionne, mais si je ne lance pas l’idée, c’est sûr que ça n’ira pas plus loin. Il serait intéressant de fournir un guide sur le pourcentage «approprié» à chacune des catégories de dépenses. Pour y arriver je vous propose de m’envoyer par courriel le fichier Excel avec, à côté du nom de la catégorie, le pourcentage de vos dépenses (pas de vos revenus) que chacune représente. Si j’ai un minimum de 30 réponses, j’ajouterai une colonne dans le chiffrier de budget personnel avec la moyenne des lecteurs de jesuispauvre.com, afin d’avoir une base de comparaison.

Même si je n’ai pas du tout l’intention d’utiliser ces informations pour autre chose que ce qui est mentionné ici, je ne suis pas en mesure de vous garantir que ces informations seront parfaitement encryptées et sécurisées lors du transport ou de l’archivage et à l’abri de toute intention malveillante extérieure à jesuispauvre.com. C’est pourquoi je ne m’intéresse qu’au pourcentage relatif de chacune des catégories par rapport à vos dépenses et pas à votre revenu. En tout état de cause, si vous êtes inconfortable avec la publication de ces informations, s’il-vous-plaît, n’envoyez rien!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr caterina
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Quelles catégories utilisez-vous pour votre budget?

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Il arrive régulièrement que, dans l’analyse des visites de jesuispauvre.com, je constate que des gens viennent visiter le site dans l’espoir d’y trouver un gabarit de chiffrier Excel pour effectuer le suivi de leurs dépenses. Malheureusement, nous n’avons rien actuellement pour répondre à leur besoin.

Appel à tous

Je me propose donc de préparer un gabarit de budget offrant les différentes catégories de revenus et dépenses les plus fréquentes. Comme je sais que nos lecteurs ont sûrement plusieurs idées sur le sujet, je fais donc un appel à tous: quelles sont les catégories de revenus et dépenses que vous utilisez dans votre budget personnel?

Pour vous aider à vous dégêner, j’ai pris les catégories que j’utilise dans Quicken et j’en ai ajouté quelques unes en m’inspirant du fichier suggéré par l’ACEF, qui est cependant trop compliqué pour la majorité des cas, selon moi. Voici le résultat:

Revenus

  • Salaire (en fait, je le sépare même en salaire brut et différentes retenues à la source. Comme ça, je sais d’où les variations viennent, d’une augmentation de salaire ou d’une baisse des impôts… bien quoi, il faut être optimiste)
  • Intérêts et dividendes

Dépenses

(par ordre alphabétique et non pas selon l’importance relative)

  • Amusement (DVDs, cinéma… il semble que j’y place même mon abonnement à World of Warcraft)
  • Animaux (on a deux pinsons et six poissons…)
  • Assurances
  • Auto (séparée en trois sous-catégories: entretien, essence et paiement mensuel)
  • Câble télé
  • Cadeaux
  • Électricité
  • Épicerie
  • Équipement (euh… c’est pour quand on se rend au Home Depot ou bien au Canadian Tire)
  • Finance (essentiellement pour les frais annuels de mon RÉER autogéré — pourrait aussi servir pour des frais bancaires… mais, dans la majorité des cas, vous ne devriez pas en payer)
  • Garderie
  • Intérêts (pour la maison)
  • Frais médicaux
  • Ordinateur (pour les dépenses que madame Ebenezer juge inutiles…)
  • Restaurant
  • Taxes municipales et scolaires
  • Télécommunications (séparé en deux: téléphone et Internet — je présume que j’aurais aussi pu séparer entre téléphone standard, cellulaire et Internet)
  • Vacances
  • Vêtements

Alors? Qu’ai-je oublié? Qu’est-ce qui n’est pas pertinent?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr keela84
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plandaction.gc.ca: une risée

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Le monsieur est fâché

Quand le gouvernement fédéral a lancé le site plandaction.gc.ca, j’ai salué l’initiative mais j’avais également souligné le fait que c’était loin de la perfection. Pas tout à fait un mois plus tard, je lance un cri d’alarme: il n’y a pas eu d’amélioration et il y a même un bogue idiot avec leur fil RSS (au moins en français).

Fil RSS brisé

Chers amis administrateurs de plandaction.gc.ca, je souhaite porter à votre attention un problème que je qualifierais de majeur avec votre fil RSS en français. Il manque un / entre le .gc.ca et le fra dans l’URL du titre de chacun des articles… ce qui fait qu’il est impossible d’aller lire l’article complet à partir du fil RSS. Mise à jour: mon courriel envoyé au webmestre du site à ce sujet est resté lettre morte, mais le bug est désormais corrigé.

Contenu déficient

Dans mon article, j’accusais l’initiative d’être un exercice de communication avant d’en être un de transparence. Rien n’a changé. Pourtant, l’inspiration est simple: le site américain recovery.gov et la page dédiée au plan de relance sur chacun des sites des ministères américains nous donnent toute l’information détaillée requise pour savoir qu’est-ce qui est dépensé et où. Prenez par exemple le département de la Défense ou bien le département de l’Agriculture.

Provincial

Oh. Et pourquoi le provincial ne reprendrait pas cette bonne idée?

Mise à jour: depuis la parution initiale de cet article, les données disponibles ont été améliorées. Vous pouvez lire mon article au sujet de la carte interactive des investissements du plan d’action.

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Fonds des générations

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Tiens, une semaine après le budget provincial, j’ai effectué quelques recherches sur le Fonds des générations, ce mécanisme créé en 2006 par le gouvernement libéral en réponse aux nombreux acteurs publics qui s’inquiétaient de l’ampleur de la dette du Québec. En gros, il s’agit de mettre de l’argent de côté afin de rembourser la dette plus tard.

S’endetter pour investir

À première vue, ça semble une façon bien étrange de faire les choses. En effet, la façon simple d’agir, c’est de rembourser sa dette quand on a des surplus et de s’endetter quand on connaît un déficit. Dans le cas du Fonds des générations, on y cotise qu’il y ait des surplus ou non. C’est considéré comme une dépense dans le budget du gouvernement.

En situation de surplus, cette façon de faire est acceptable si on admet la prémisse que l’argent placé (et géré par la Caisse de dépôt) donnera un meilleur rendement que les intérêts qu’on paie sur la dette. Sinon, on devrait rembourser la dette directement. En 2008, la Caisse a perdu de l’argent… Avoir su, il aurait été bien plus avantageux de prendre la totalité du Fonds des générations et de l’appliquer à la dette au début de 2008. Le gouvernement agit donc de la meilleure même manière que la plusieurs d’entre nous, qui choisissons de placer (par exemple dans un RÉER) notre argent avant de rembourser notre prêt auto ou notre hypothèque.

En situation de déficit budgétaire, la situation est encore plus étrange! Comme le gouvernement considère sa cotisation au Fonds des générations comme une dépense, il crée une nouvelle dette pour placer de l’argent pour rembourser cette dette plus tard. Le risque est évidemment d’empirer le problème si les placements donnent un moins bon rendement que l’intérêt payé sur la dette.

Réduire les dépenses par la pénurie

La technique utilisée par le gouvernement libérale est connue aux États-Unis sous l’expression «starve the beast»: on réduit l’argent disponible pour les dépenses du gouvernement, ce qui force celui-ci à réduire ses dépenses en conséquence. En créant une dépense artificielle pour réduire la dette, on présume que d’autres dépenses seront réduites pour compenser et garder un budget aussi équilibré que possible. Il ne semble pas exister de confirmation du bien-fondé de cette façon de voir les choses, ni rien pour indiquer que c’est faux.

Un risque inutile

Je vous offre ici une opinion bien personnelle (bien que partagée par Jean-Paul Gagné du magazine Les Affaires): le Fonds des génération repose sur une hypothèse plausible mais non vérifiée qui ne vaut pas le risque d’emprunter pour rembourser plus tard. Les derniers mois nous ont prouvé qu’il n’est pas prudent de souhaiter se fier à une croissance éternelle de 10% lorsqu’on place notre argent à la bourse.

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