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Choisir un planificateur financier

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Je connais peu de gens qui sont très satisfaits de leur planificateur financier… quand ils en ont un. Il semble qu’il y ait une grande possibilité d’amélioration dans le marché des services financiers pour connecter ensemble les clients et les conseillers.

En tant que client, on ne veut pas confier plusieurs dizaines de milliers de dollars (voire même des centaines) au premier quidam venu qui nous traitera comme un numéro et nous proposera la même solution qu’à tout le monde sans se préoccuper de notre personnalité et de nos objectifs. On ne veut pas non plus se faire proposer seulement des produits qui sont les plus payants pour la personne qui nous les vend. Et on veut surtout éviter la fraude pure et simple.

Un répertoire en ligne

Un nouveau site web américain (dommage, il ne couvre pas le Québec) tente de répondre à ces préoccupations: ClaroConnect. Il s’agit d’un répertoire en ligne où l’on peut réaliser des recherches par type de produit offert et une floppée d’autres critères:

  • Géographique
  • Montant à gérer (certains conseillers ne sont pas intéressés par des petits montants)
  • Mode de rémunération
  • Sexe
  • Langue parlée
  • Religion

Certains de ces critères paraissent étranges… mais ils sont probablement utiles pour maximiser les chances de trouver un conseiller en qui on aura réellement confiance.

La nécessité d’un planificateur financier

Récemment, un article paru sur le blogue anglophone GetRichSlowly faisait le parallèle entre les planificateurs financiers et les marchands d’épices de l’Antiquité et posait la question: le monde des services financiers est-il devenu tellement simple que tout un chacun puisse s’y débrouiller sans devoir faire appel à (et payer) un conseiller professionnel?

Je trouve la question particulièrement étrange, puisque la récente crise économique a justement été créée par des produits financiers ésotériques suffisamment complexes pour que la presque totalité de la population déclare forfait et dise: «c’est trop compliqué. Si les gens qui ont un doctorat qui ont inventé ça disent que ça marche, ça doit être vrai.»

Bref, je pense que les conseillers ont encore toute leur place, mais que la valeur de leurs services change avec le temps. Historiquement, ils vendaient des transactions. Ces transactions peuvent maintenant être réalisées à peu de frais directement par n’importe qui… Aujourd’hui, nous avons plus que jamais besoin des conseils et de l’esprit critique de nos planificateurs financiers.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr EG_Focus
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Encore la paye des dirigeants

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J’ai déjà abordé à quelques reprises le sujet de la paye des dirigeants de grandes entreprises, entre autres pour affirmer qu’à mon opinion, leur rémunération très élevée n’est pas nécessairement dans le plus grand intérêt des actionnaires.

Le Wall Street Journal citait récemment deux études qui confirment cet état de fait.

Un PDG vedette n’est pas à l’avantage des actionnaires

La première étude s’est attardée spécifiquement sur le salaire du PDG. Les chercheurs ont comparé la proportion de la rémunération de celui-ci relativement aux autres dirigeants de l’entreprise. Plus cette proportion est élevée (le PDG gagne beaucoup plus que ses bras droits), plus le rendement de la compagnie est faible.

1$ de salaire de plus = 100$ de moins dans les poches des actionnaires

La deuxième étude a comparé la rémunération du PDG et le rendement boursier des compagnies. La conclusion? Les firmes qui paient le plus leur PDG leur offrent une rémunération de 23 millions de dollars par année. Le résultats financiers de ces compagnies? Elles appauvrissent leurs actionnaires de 2,4 milliards par année, par rapport à un investissement dans une compagnie qui paie moins cher son PDG.

Je présume que l’étude complète comparerait également la taille de l’entreprise avec le salaire du PDG. On peut présumer que plus l’entreprise est grande, plus son dirigeant sera payé cher. Les résultats de l’étude pourraient alors indiquer que les plus petites compagnies performent mieux que les plus grandes.

Dans tous les cas, les mécanismes qui permettent de déterminer la rémunération des dirigeants d’entreprises et de la relier avec leur performance dans l’intérêt des propriétaires de l’entreprise (les actionnaires) pourraient être améliorés (un euphémisme, disons).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr chris friese

Les fonds indiciels et négociés en bourse

2438005410_6100c23246_mJ’ai écrit quelques articles il y a quelques mois au sujet des fonds indiciels et des fonds négociés en bourse. J’aime beaucoup cette méthode d’investissement: je trouve qu’il s’agit d’un bon compromis qui permet d’obtenir le rendement historiquement plus intéressant des actions tout en réduisant les frais de gestion qui sont inhérents aux fonds d’actions standards.

Pas d’unanimité pour les FNB

En fait, les fonds négociés en bourse (FNB) me semblaient tellement efficaces que j’ai été étonné de lire sur le site du Wealthy Boomer que plusieurs personnes trouvent que ceux-ci ne sont pas une bonne option, allant même jusqu’à dire qu’ils sont un racket!

En fait, en lisant un peu plus des articles proposés par le Wealthy Boomer, on réalise qu’un très grand nombre de FNB ont été créés et, parfois, ceux-ci sont basés sur des indices ésotériques et très spécialisés. Parfois même, des FNB ont été créés pour être inversement correlés avec l’indice de référence, en utilisant des ventes à découvert, entre autres.

Le pouvoir du courtage à escompte

En fait, la principale réserve que je retiendrais par rapport aux FNB, c’est qu’en utilisant un courtier à escompte (ce n’est pas mon cas, mais j’ai parfois l’impression que ça pourrait être une bonne idée), on réduit suffisamment le coût des commissions à payer pour acheter chacune des actions dans un indice qu’il peut être avantageux de répliquer celui-ci «à la main» en achetant chacun des titres indivuellement. Cette technique permet d’éviter les frais de gestion du FNB.

Le commun des mortels: le public cible pour les FNB

Mon opinion reste donc la même: les FNB sont un excellent moyen pour  un investisseur peu actif de profiter des rendements offerts par les marchés boursiers sans y investir le temps nécessaire pour faire le suivi régulier nécessaire pour bien s’informer sur les actions individuelles. Par contre, la règle d’or en investissement demeure en vigueur: assurez-vous de bien comprendre le produit que vous sélectionnez pour vos investissements. Si le produit est trop complexe, posez des questions jusqu’à ce que vous compreniez, ou abstenez-vous!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Don Hankins
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Commentaire: pas de lunettes roses pour Ebenezer

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Bon, ce n’est pas dans mon habitude, mais je me laisse aller à émettre mon opinion sur l’économie en général et, surtout, sur la question: a-t-on enfin atteint le fond du baril ? (J’avais tenté moins habilement que plus d’y répondre en décembre et en février derniers) Mais, tout d’abord, je vous sers un avertissement: j’ai tendance à être plus inquiet que nécessaire.

Un fond spongieux

La plupart des indicateurs économiques (pertes d’emplois, volume de ventes de maisons aux États-Unis, les indices boursiers, la confiance des consommateurs) démontrent clairement que la chute libre est terminée. C’est déjà une excellente nouvelle! Par contre, on ne parle pas encore de croissance significative de l’économie.

Ici, mon côté pessimiste reprend le dessus: certains éléments m’inquiètent beaucoup et m’amènent à me ranger du côté de ceux qui craignent une seconde récession (double-dip, en anglais) plutôt que l’hyperinflation:

Heureusement, les projets d’infrastructures du plan de relance devraient se mettre en branle sérieusement cet automne. On peut donc espérer que cet apport d’argent compensera les trois éléments qui m’inquiètent!

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Registre des planificateurs financiers

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Les récentes histoires d’horreur de «conseillers financiers» qui ont fraudé leurs clients peuvent avoir soulevé l’inquiétude de plusieurs. En effet, avec tout l’effort qu’économiser requiert, il est paniquant d’envisager que quelqu’un d’autre parte avec la caisse.

Par contre, quelques mesures bien simples et l’application de la Règle d’or peuvent réduire considérablement les risques tout en vous permettant de profiter des conseils d’un expert dans le domaine.

L’Autorité des marchés financiers

Lorsque vous vous mettez à la recherche d’un planificateur financier (Soeur Économe m’a fait remarquer que l’AMF interdit aux professionnels dûment autorisés d’employer le titre de conseiller financier, ils doivent utiliser celui de planificateur financier), il est important de savoir que ceux-ci doivent posséder un permis de l’Autorité des marchés financiers pour exercer. N’hésitez pas à visiter ce site Web pour effectuer une recherche à partir du nom de votre planificateur financier. À noter que ce n’est pas le même lien si vous vous adressez à un planificateur financier à son compte ou bien à quelqu’un travaillant dans une succursale d’institution financière.

Sur le site Web, il est indiqué qu’on peut téléphoner pour obtenir plus de détails sur la personne… par exemple, savoir s’il y a déjà fait l’objet de plaintes auprès de l’AMF. Une visite sur le site et un appel à l’AMF m’apparaissent essentiels dans le processus de sélection d’un planificateur!

Des relevés de comptes accessibles

Un autre aspect important, ce sont les relevés de comptes. Dans un monde idéal, vous auriez accès à un site Web pour réaliser le suivi de vos placements… Dans mon cas, mon planificateur est un indépendant qui travaille sous la bannière Financière Banque Nationale: j’accède donc au site de cette dernière pour consulter l’état de mon RÉER, ce qui me rassure sur le fait que je possède vraiment cette «fortune»!

De plus, si vous détenez des actions de compagnies publiques, assurez-vous de recevoir à votre adresse le rapport annuel ou, à tout le moins, une communication écrite de la compagnie qui confirme que vous êtes bien un actionnaire officiel!

La Règle d’or

Si la règle d’or des cartes de crédit c’est de payer son compte en entier à la fin de chaque mois, la règle d’or en investissement est la suivante: si vous ne comprenez pas comment fonctionne le produit financier qu’on vous propose, demandez-en un que vous comprenez! (Vous pouvez aussi poser des questions jusqu’à ce que vous compreniez).

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Pourquoi je n’aime pas les placements garantis liés aux marchés

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J’ai déjà parlé en bien des fonds indiciels et des fonds négociés en bourse, les désignant comme d’excellents moyens de profiter du rendement généralement supérieur de la bourse (et qui dit rendement supérieur dit également risque plus grand). Par contre, il ne faut pas confondre ces produits avec ce que Desjardins appelle les placements garantis à rendement boursier, ou ce que la Banque Nationale nomme CPG à rendement variable (et je suis sûr que toutes les institutions ont leur équivalent)… Et il se trouve que, malgré leur attrait apparent, je ne suis pas un grand fan de ces produits.

Capital garanti et rendement boursier: le meilleur de deux mondes?

La proposition de ces produits est très alléchante: combiner la sécurité d’un placement garanti (en garantissant le capital) avec le rendement plus intéressant des indices boursiers! Naturellement, il y a des limites, sinon les banques ne trouveraient pas leur profit avec ce genre de produit. Il y a donc un maximum au rendement offert; si l’indice monte davantage que ce taux, c’est la banque qui conserve les profits. Cette disposition est tout à fait normale et ce n’est pas ce qui justifie mes réserves.

La bourse, c’est payant à long terme

Comme je le disais en introduction, la bourse est plus risquée qu’un placement garanti… mais, historiquement, c’est toujours plus payant qu’un placement garanti sur une très longue période (10 ans et plus). Pour des périodes plus courtes, il arrive plus ou moins régulièrement que la bourse s’avère non seulement moins payante qu’un placement garanti mais, en plus, qu’on puisse y perdre notre précieux capital. L’ennui des produits comme les placements garantis liés aux marchés, c’est que l’échéance est fixe… Vous devez vous retirer du marché à une date donnée, qu’elle vous soit favorable ou non.

Comme je l’indiquais, je ne suis pas un fan de ces produits pour moi… et j’ai l’impression que les gens qui en achètent oublient le désagrément qu’est l’échéance fixe. Par contre, ce pourrait être intéressant pour un investisseur débutant qui veut «tester» sa résilience émotionnelle face aux variations de la bourse.

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La valeur des ménages canadiens quartier par quartier

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Le Globe and Mail a publié cette semaine un article détaillant la variation dans la valeur des ménages canadiens. L’article en soi est intéressant, mais sans plus. Ce qui rend le travail du Globe and Mail digne de mention, c’est que les auteurs ont inclus une carte détaillée et «zoomable» de huit grands centres canadiens. Malheureusement, la ville de Québec n’en fait pas partie!

La valeur nette des ménages

La valeur nette des ménages mesure tout simplement la différence entre les dettes d’une famille et l’ensemble de ses actifs. Les dettes les plus fréquentes sont les hypothèques, les prêts auto, les marges de crédit et les cartes de crédit. Du côté des actifs, on retrouve la maison, les placements (actions, obligations, fonds d’action, etc), le chalet et autres éléments de valeur. Entre 2007 et 2008 (la période couverte par l’article), les actifs des Canadiens ont diminué sur deux fronts: la valeur des maisons a baissé (surtout dans l’Ouest canadien) et le marché boursier a subi une très forte baisse.

Au Québec, comme le marché immobilier est resté essentiellement stable en 2008 (voire, il a continué d’augmenter), je présume que les zones où les pertes sont les plus grandes sont celles où les ménages détenaient un important portefeuille de placements en 2007… qui a été amputé de 20% de sa valeur en 2008, en moyenne. Ironiquement, les coins les plus riches sont donc probablement ceux qui seraient en rouge sur une telle carte!

Image disponbible sous licence CC de l’usager flickr Daquella manera

Rebalancement du portfolio: augmenter le rendement et réduire le risque

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Il est généralement accepté (avec raison!) qu’une bonne façon de réduire le risque est de diversifier son portfolio. Par exemple, si vous avez 10 000$ à investir, vous avez le choix d’acheter uniquement des actions d’Apple ou bien d’acheter un fonds indiciel canadien et un fonds d’obligations.

Dans la première situation, vous avez l’opportunité de gagner beaucoup d’argent! Mais le risque de perdre est également grand. Avec des fonds, les gains seront moins spectaculaires, mais les pertes, s’il y en a, seront modérées.

Rebalancer périodiquement

Le concept du rebalancement, c’est que vous décidez d’avance de la proportion de chacun des fonds à tous les deux ans. Vous vendez les fonds qui ont bien fait pendant l’année et vous achetez ceux qui ont moins bien fait.

Quoi?

Je vends les titres qui vont bien et j’achète ce qui ne va pas bien??

Oui oui.

Le raisonnement est le suivant: si vous avez sélectionné certaines proportions au départ, c’était pour une bonne raison, cela reflétait votre profil d’investisseur. Assez de rendement pour atteindre vos objectifs, mais pas trop de risque pour vous inquiéter. Il est important de se tenir à ses objectifs.

De plus, si vous vendez ce qui a bien fait dans le passé, il y a des chances raisonnables pour que ça n’augmente plus, ou moins rapidement, dans l’avenir. De la même façon, en achetant plus de ce qui a baissé durant toute l’année, il y a de bonnes chances pour que la tendance s’inverse dans le futur.

Cet article est largement inspiré d’un article (en anglais) du blogue Get Rich Slowly qui contient, en plus, des exemples chiffrés démontrant l’intérêt de cette stratégie.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr rightee
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Qu’est-ce que la titrisation?

http://www.flickr.com/photos/jinthai/3204335424/

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La titrisation (securitization, en anglais) est le processus utilisé par les génies (hum) de la finance pour transformer un actif financier en titres de placement (securities) qui peuvent ensuite être transigés sur les marchés boursiers.

C’est simple, non?

Pas vraiment, en effet. Prenons un exemple concret, ça devrait nous aider: vous êtes convaincu que le prix du baril de pétrole augmentera significativement dans les cinq prochaines années. Vous voulez donc en acheter maintenant et le revendre dans cinq ans avec un profit intéressant. Par contre, votre douce moitié n’est pas vraiment intéressée à stocker 3-4 barils de pétrole dans votre sous-sol. Que faire pour néanmoins profiter de cette opportunité de placement?

La solution? Une entreprise (généralement une institution financière) fait l’acquisition de plusieurs millions de barils de pétrole, au coût de quelques centaines de millions de dollars. Admettons 200 millions, pour faire un chiffre rond. Elle vous offre ensuite de contribuer à une portion du coût d’achat, qui vous donnera accès à la même proportion du prix de vente du pétrole. Vous ne possédez pas le pétrole, vous possédez des parts dans un fonds qui lui a un stock de barils de pétrole. Et celui-ci vous charge des frais d’administration pour le stockage et la gestion financière de l’ensemble.

Le processus de création d’un fonds pour acheter du pétrole et en vendre des parts, c’est la titrisation. Le monde financier a un peu abusé du procédé ces dernières années. Le papier commercial adossé à des actifs est l’exemple le plus connu.

L’autre aspect intéressant de la titrisation, c’est que si, après un an, vous changez d’avis, vous pouvez vendre vos parts du fonds sur le marché financier, comme une action normale. Ceux qui s’y connaissent vraiment diront que je simplifie un peu trop… mais ça devrait vous donner une idée.

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La bourse remonte?

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Depuis un creux atteint le 9 mars dernier, l’indice du Dow Jones Industrial Average a remonté de 21% (1377 points). Je présume donc que, comme moi, plusieurs lecteurs se demandent si le vent a commencé à tourner sérieusement où s’il s’agit simplement d’un soubresaut avant une nouvelle plongée.

Personne n’est un devin

Tout d’abord, sachez que ce que j’écris ne doit pas être interprété comme des conseils de placement… je ne suis pas un devin. Et comme ce reportage (en anglais) de la CBC vous le démontrera, même les meilleurs économistes admettent qu’ils n’en sont pas non plus. On l’a déjà dit ici et je le répète: faites appel à votre jugement.

Des nouvelles positives

Depuis une semaine ou deux, le ton des nouvelles financières semble avoir changé. De plus en plus souvent, on présente les résultats d’une façon moins négative: l’augmentation du nombre de nouveaux chômeurs a ralenti, la baisse du PIB est un peu moins forte que prévu, les ventes de biens durables augmente, le nombre de ventes de maisons existantes augmente aux États-Unis, etc. Ce que je ne suis pas en mesure d’évaluer, c’est s’il s’agit simplement d’une attitude plus jovialiste des commentateurs ou bien si la situation empire moins vite qu’avant (il semble clair qu’on ne parle pas encore d’amélioration).

Pas de panique

La magie, ça n’existe pas. Les problèmes structurels de l’économie sont réels. La majorité de la «croissance» économique américaine des années 2000 s’est faite non pas à la suite d’une augmentation de la richesse de la population, mais parce que celle-ci s’est endettée pour financer un rythme de vie plus élevé que ce qu’elle pouvait se permettre. On s’approche probablement du fond du baril, mais quand on va commencer à ressortir, ça devrait aller lentement, logiquement. J’ai lu des inquiétudes concernant les mauvaises créances des cartes de crédit (qui pourraient empirer la situation pour les banques en difficulté), une baisse encore à venir de la valeur des immeubles commerciaux (la baisse est essentiellement dans le monde résidentiel… jusqu’à maintenant), alors il ne faut pas crier victoire tout de suite.

L’analyse technique

Bien que je ne sois pas un partisan de l’analyse technique, j’en ai discuté avec notre analyste technique en résidence (qui tient à garder l’anonymat pour l’instant). Il m’affirme que: «on n’a pas brisé la tendance baissière» et que «on arrive à une résistance». Il appuie ses dires sur ce graphique.

Conclusion

Comme je l’ai dit au début, utilisez votre propre jugement pour prendre vos décisions financières. C’est ma personnalité, mais je préfère errer du côté de la prudence…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr David Paul Ohmer
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