Archive

Posts Tagged ‘Banques’

Le monde du paiement par cellulaire continue d’évoluer

décembre 12th, 2009 Ebenezer No comments
3488683970_13ef82b83a_m

Il y a déjà deux semaines, un nouveau service a été lancé pour permettre d’effectuer des paiements par téléphone cellulaire. Ceux qui lisent ce blogue depuis longtemps savent que je trouve que les méthodes de paiement actuelles sont sous-optimales et que j’ai bien hâte que le paiement par cellulaire devienne mature.

Une solution pour les marchands

Grosso modo, le nouveau produit, intitulé Square, permet à quelqu’un d’accepter un paiement par carte de crédit en utilisant son iPhone (et bientôt son Blackberry ou son Android) plutôt que la petite machine à laquelle nous sommes habitués depuis longtemps.

Il s’agit probablement d’une excellente solution pour des marchands occasionels (marchés aux puces?, artistes dans des expositions?) puisque, pour fonctionner, le marchand sinon doit acquérir un gadget pour lire la carte de crédit. Une fois celle-ci lue et le montant spécifié, le marchand tend l’iPhone à l’acheteur qui signe avec son doigt et reçoit un reçut par courriel.

Toujours esclaves des frais d’administration

L’information n’a pas encore été communiquée, mais on peut présumer que les marchands qui souhaiteront accepter des paiements par carte de crédit avec ce service devront payer les mêmes frais exorbitants que doivent payer présentement les marchands qui acceptent les cartes de crédit.

Bref, on fait du progrès, mais on n’a pas encore atteint une réelle solution qui contournerait complètement les services financiers traditionnels (banques et cartes de crédit). Je rêve toujours de payer des achats en présentant mon téléphone cellulaire pour que le montant de l’achat soit déduit du solde de mon cellulaire prépayé!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr markhillary

Encore une baisse des taux hypothécaires

décembre 11th, 2009 Ebenezer No comments
2404496853_a7af5dfe79_m

Cette semaine encore, quatre grandes banques canadiennes ont abaissé leur taux hypothécaire sur cinq ans. Tout le monde s’est suivi et a baissé son taux de 0,1%!

Voici un petit résumé de la situation par banque. Merci au compte Twitter du service d’analyse de marché de la Fédération des chambres immobilières du Québec pour les infos:

Banque Variation Nouveau taux
CIBC -0,1 5,49%
BMO -0,1 5,49%
RBC Banque Royale -0,1 5,49%
Banque TD -0,1 5,49%
Image disponible sous license CC de l’usager Flickr wwarby
Categories: Actualité Tags: ,

À qui les gouvernements empruntent-ils?

décembre 2nd, 2009 Ebenezer No comments

2895964373_59043de786_mUn lecteur (merci Roger Léger!) a posé une question cette semaine relativement à un article qui date déjà de quelques mois. Elle est tellement pertinente que je vous fais tous profiter de la réponse. Voici donc la question:

Lorsque l’on dit que le Canada ou les USA sont endettés, à qui doivent-ils cet argent?
alors que le dollar américain est l’étalon de la planète?

La première portion de la réponse est assez simple, la deuxième devient de plus en plus complexe!

À qui les gouvernements doivent-ils de l’argent?

Le gouvernement émet des obligations d’épargne pour emprunter de l’argent. Si vous avez acheté des obligations d’épargne dans le passé afin d’économiser, vous avez prêté de l’argent au gouvernement du Canada!

Comme vous pouvez l’imaginer, l’ensemble des citoyens canadiens n’ont pas suffisamment d’argent à prêter au gouvernement pour répondre à son appétit grandissant (en ces années de déficit) pour la dette. Des étrangers, gouvernements, compagnies et particuliers achètent également des obligations émises par le gouvernement canadien.

Le dollar américain, l’étalon de la planète?

La deuxième partie de la question de M. Léger, c’est le lien entre le fait que le dollar américain est la devise de référence pour la majorité des pays de la planète et la dette du gouvernement américain. C’est un sujet qui nécessiterait deux ou trois bons livres, tellement il est fascinant et complexe.

Je vais simplifier à l’extrême (comme d’habitude, me direz-vous): les différentes banques centrales dans le monde conservent dans leurs coffres des réserves de valeurs (au sens large) pour «équivaloir» à la valeur des devises locales en circulation. Au début du siècle, ces réserves étaient en or, depuis les années 70, les banques centrales utilisent un ensemble d’outils: des métaux précieux et des devises étrangères. C’est donc de cette façon que les banques centrales ont accumulé des sommes considérables, le plus souvent en dollars américains.

Par contre, elles ne mettent pas des billets verts dans leurs coffres-forts. Le plus souvent, les banques centrales achètent des obligations émises par les différents pays — c’est de cette façon que la Chine est devenue un des plus grands prêteurs du gouvernement américain.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr woodleywonderworks
Categories: Analyse Tags: , , ,

Trop grosses pour échouer

novembre 15th, 2009 Ebenezer No comments
3832155303_951189d81b_m

Il y a environ un an, le gouvernement américain a dû débourser des centaines de milliards de dollars afin de sauver les plus grandes institutions bancaires américaines, qui étaient au bord de la faillite. La justification étant qu’elles étaient trop grosses et que leur disparition aurait un effet dévastateur sur l’économie. Il était moins coûteux pour la société de les sauver (à coups de centaines de milliards, je le rappelle) que de vivre la turbulence extrême qu’aurait entraîné leur faillite.

Comment éviter cette situation?

Peu de gens ont pu sérieusement attaquer le bien-fondé de l’intervention du gouvernement au moment de la crise, mais il y a beaucoup beaucoup de discussions sur la façon d’empêcher qu’une compagnie privée soit si grosse qu’on ne puisse la laisser déclarer faillite si elle prend des risques inconsidérés.

Les grandes banques et leur puissants lobbys sont naturellement d’avis qu’elles peuvent très bien s’autoréguler et que le marché s’assurera que tout ira bien. Si vous rencontrez quelqu’un qui est de cet avis, montrez-lui l’état de vos épargnes à la fin de 2008 comparativement à un an plus tôt. Le gouvernement américain propose plutôt d’augmenter la réglementation entourant et encadrant la prise de risque par les banques en la rendant de plus en plus contraignante au fur et à mesure que les institutions financières grossissent.

Finalement, certains économistes (dont l’équipe d’élite de Baselinescenario.com) préfèrent plutôt l’éclatement des grandes banques en banques plus petites. Un peu comme le sort qu’a connu A&T au début des années 80.

Je vous recommande donc, si l’anglais ne vous fait pas peur, l’écoute de ce podcast de PlanetMoney: Breaking up Big Banks

Et au Canada?

La crise financière a peu touché le Canada. Les banques n’avaient pas pris de risques exagérés et elles ont pu passer à travers la crise avec une aide mineure du gouvernement. Par contre, on pourrait facilement prétendre que chacune des cinq grandes banques canadiennes est trop grosse pour échouer et que si l’une (ou plusieurs) d’entre elles se mettait dans le trouble, il y a fort à parier que le gouvernement canadien devrait voler à son secours. La discussion devrait-elle également être ouverte au nord de la frontière?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr xavierla
Categories: Analyse Tags: , ,

La caisse à l’écoute de mes besoins?

octobre 21st, 2009 Ebenezer 3 comments
2994723741_556a043115_m

Comme les lecteurs de longue date le savent, madame Ebenezer et moi nous sommes lancés dans des travaux de rénovation d’envergure (fenêtres et revêtement). Je devais ces jours-ci réaliser un versement significatif à l’entrepreneur. J’ai donc initié un transfert de mon compte ING Direct (où sont mes économies) vers mon compte Desjardins (mon compte chèques).

Une alerte pour s’occuper de moi

Bang. Le lendemain (ouvrable, tout de même. On est proactifs, mais sur un horaire bancaire. Non mais.) de l’arrivée de ce montant (bien au-delà du solde moyen des 24 derniers mois), je reçois un appel d’une conseillère de ma Caisse à la maison. Comme je n’étais pas là (il faut bien travailler pour accumuler des montants de cet ordre-là, après tout), j’ai rappelé la dame le lendemain.

Elle voulait m’offrir de placer cet argent dans un véhicule un peu plus efficace qu’un compte avec opérations. Ils reçoivent des alertes automatiques dans des cas similaires, afin d’être proactifs et de proposer aux clients d’accumuler un peu plus d’intérêts.

Oups.

L’ennui, pour elle, a été double. Premièrement, le chèque qui allait faire sortir tout cet argent de mon compte était déjà libellé et je n’étais donc pas du tout intéressé à accepter un placement garanti ou autre avec Desjardins. Ensuite, je lui ai dit que j’utilisais ING Direct pour placer mon argent «à court terme». Elle m’a alors demandé quelles étaient les conditions qu’ING m’offrait… je le lui ai dit (de toute façon, ce n’est pas un secret, c’est sur leur site web) et elle m’a tout simplement répondu: «oh, bonne journée!»

Une bonne pratique?

J’ai été assez agréablement surpris de l’expérience, mais la ligne est fine entre une attitude maternaliste et une aide proactive. Quelle serait votre réaction si votre institution financière vous téléphonait pour vous proposer une optimisation de vos actifs financiers?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr vlima.com
Categories: Opinion Tags: , ,

Icesave: quand la faillite d’une banque cause un incident diplomatique

octobre 8th, 2009 Ebenezer 1 comment
2955709406_e962cd5a34_m

Depuis le début de la crise financière, on entend parler de la situation apparemment catastrophique de l’Islande mais, de mon côté, je m’étais rarement informé plus en profondeur sur le sujet. Néanmoins, un nom revenait régulièrement dans les nouvelles que je lisais: Icesave.

Expansion d’une banque islandaise en Europe!

À partir de 2006, la banque Landsbanki a ouvert une division en Angleterre sous le nom d’Icesave. Il s’agissait d’une banque en ligne qui offrait des comptes d’épargne — en fait, ça devait ressembler beaucoup à ce qu’est ING Direct. En mai 2008, la banque a également ouvert une division aux Pays-Bas. Comme les taux d’épargne offerts étaient très généreux (plus de 5%), les clients ont été nombreux, et les dépôts totalisaient 5,7 milliards d’euros.

Automne 2008 — la Grande Faucheuse des banques passe

En septembre 2008, Lehman Brothers disparaît, emportée par son exposition au papier commercial. Début octobre 2008, la maison mère d’Icesave, Landsbanki, déclare également faillite. Les déposants britanniques et néerlandais — et leurs gouvernements — s’adressent donc rapidement au gouvernement islandais: va-t-il couvrir les dépôts hors-Islande de cette banque en faillite?

La réponse est venue du gouverneur de la banque centrale islandaise: «nous n’avons pas l’intention de rembourser les dettes des banques qui ont été trop téméraires».

On peut comprendre pourquoi: l’état islandais n’était pas en mesure de rembourser des dettes, contractées par des compagnies privées, totalisant la moitié de son PIB de 2009.

La réponse des Britanniques et des Néerlandais fut essentiellement de dire que c’était à l’état islandais de réguler correctement ses banques pour les empêcher de mettre le pays au complet dans le trouble. (En fait, je vous épargne tous les détails légaux, mais vous pouvez les lire en entier dans cet article de Wikipédia)

Pression du Fonds monétaire international

Puisque l’économie islandaise était en train de s’écrouler, le budget du gouvernement était fortement déficitaire et celui-ci avait (a toujours, d’ailleurs) une dette considérable. Le gouvernement devait donc emprunter (et renouveler des prêts) auprès du Fonds monétaire international (FMI). Or, les gouvernements britanniques et néerlandais firent pression sur le FMI pour que celui-ci refuse de prêter à l’Islande tant que la dispute au sujet d’Icesave ne serait pas réglée.

Naturellement, je résume beaucoup. L’exemple islandais est fascinant puisqu’il démontre comment les mauvaises décisions de compagnies privées peuvent entraîner tout un pays dans un merdier total et faire perdre au gouvernement une partie de sa souveraineté. En gros: ce n’est pas pour rien que le marché financier doit être réglementé!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Shiny Things – Il s’agit d’un taxi affichant une publicité pour Icesave
Categories: Historique Tags: , , ,

La bombe à retardement des Options ARM

octobre 2nd, 2009 Ebenezer No comments
2049627574_1a39c12424_m

Depuis que je lis le blogue américain CalculatedRisk, on y mentionne régulièrement un produit financier particulier, les hypothèques Option ARM (Adjustable Rate Mortgages). Ça m’a pris un moment avant de comprendre ce que c’était —les prêts hypothécaires avec des taux variables sont monnaie courante ici au Canada et personne ne s’inquiète du danger qu’ils peuvent poser.

La différence, naturellement, c’est le mot «Option». Ce sont des prêts hypothécaires qui permettent à l’emprunter de choisir le montant du paiement mensuel… et le paiement minimum n’a pas besoin de couvrir les intérêts au complet. Comment la banque espère-t-elle se faire rembouser un jour, alors?

Très simple: le prix des maisons ne baisse jamais aux États-Unis (reportez-vous en 2006)… la banque sera remboursée lorsque la maison sera vendue.

Ai-je besoin d’en dire plus?

À classer dans les produits financiers ésotériques

Naturellement, les banques qui ont émis ces prêts se dirigent tout droit vers des pertes colossales. Lorsque le terme de ces prêts viendra à échéance, les emprunteurs se retrouveront avec une maison qui vaut moins cher que lors de l’achat et pour laquelle ils doivent plus d’argent qu’au moment de l’achat. Leur paiement hypothécaire augmentera considérablement (il est peu probable qu’on leur propose un autre prêt du même type)… les chances qu’ils ne soient pas en mesure de faire face à ces paiements plus élevés sont donc très élevées.

Bref, un autre produit qu’on peut partiellement blâmer pour la bulle immobilière qui a entraîné toute l’économie américaine lorsqu’elle a éclaté. Je sais bien que ça ne s’applique pas beaucoup au marché canadien, mais je trouve le sujet quand même fascinant. Si ce n’est pas votre cas, faites-le-moi savoir!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Chris Makarsky – il s’agit d’un détonateur thermique… comme dans la Guerre des étoiles

La paye des banquiers: un symptôme et non la cause

septembre 30th, 2009 Ebenezer 2 comments

3231577621_87cc755917_mOn a beaucoup parlé, depuis le début de la crise financière, du mode de rémunération des dirigeants de grandes banques. La plupart du temps, c’était pour exprimer de la surprise et de la colère face à des paiements substantiels alors que la performance affichée depuis 2008 est bien en deçà des attentes. Le clou final a été enfoncé lorsqu’il a été révélé que la société Merrill Lynch s’est dépêchée de verser des bonus (15 milliards!) à ses employés quelques jours avant d’être acquise par Bank of America qui, elle, avait reçu plus de 45 milliards d’aide du gouvernement américain pour sauver Merrill Lynch.

La solution n’est pas un diachylon gouvernemental

Depuis, des cris se sont élevés des deux côtés de l’Atlantique pour que les gouvernements encadrent mieux la rémunération des dirigeants des grandes banques. La logique étant que le modèle actuel récompense très généreusement les preneurs de risques lorsque l’économie va bien et ne les punit pas lorsque ça va mal: le gouvernement vient plutôt les sauver.

Cette situation constitue effectivement un problème et ne devrait plus être tolérée, je suis bien d’accord. Par contre, la solution est très imparfaite et, surtout, elle camoufle un problème bien plus grave: les actionnaires des compagnies n’exercent pas efficacement leur devoir de gestion et de contrôle de la compagnie… et pas seulement dans le domaine bancaire.

Faire fonctionner le système capitaliste

Le problème, tel que j’ai pu l’observer lors de l’assemblée annuelle des actionnaires de la Banque Nationale, en février dernier, c’est que la théorie voulant que les propriétaires de la compagnie (les actionnaires) soient ceux qui aient le plus à cœur la pérennité et la rentabilité de la compagnie est valide mais qu’en pratique ça ne fonctionne pas. Trop souvent, les actionnaires sont trop petits et isolés pour avoir de l’impact et, surtout, dans bien des cas, ils n’ont pas investi le temps nécessaire pour bien comprendre le marché et se forger une opinion éclairée sur la façon de gérer l’entreprise dont ils sont propriétaires (inscrivez-moi dans cette catégorie, malheureusement).

Le problème est profond et n’est certainement pas simple à régler. Et je ne serais pas étonné que la montée en popularité des fonds négociés en bourse (et fonds indiciels) accentuent le problème, puisqu’il n’y a pas de gestionnaire actif dans ces fonds pour faire pression sur les dirigeants des compagnies.

Je crains qu’un contrôle gouvernemental de la rémunération des banquiers ne camoufle le réel problème et que, dans cinq, dix ou quinze ans d’ici, un autre problème similaire mais dans un autre domaine surviendra alors qu’il pourrait être prévenu!

Qu’en pensez-vous? Suis-je dans l’errance la plus totale?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Tim Green aka atoach

Il y a un an: la crise commençait

septembre 15th, 2009 Ebenezer No comments
3545072377_907dced27b_m

Il y a un an aujourd’hui, la crise financière débutait. C’est en effet le 15 septembre 2008 que la firme Lehman Brothers a déclaré faillite, à cause de ses investissements peu judicieux dans le papier commercial de mauvaise qualité. Cette faillite a entraîné la baisse quotidienne du Dow Jones la plus importante depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Le début d’une réaction en chaîne

On associe généralement le début de la crise avec la faillite de Lehman Brothers parce que celle-ci menaçait de débuter une réaction en chaîne. Plusieurs compagnies et fonds d’investissements avaient en effet prêté de l’argent à Lehman Brothers et perdaient ainsi leur investissement. La question qui leur brûlait les lèvres désormais était: qui sera la prochaine à faire faillite? En attendant de savoir, plus personne ne voulait prêter d’argent à personne. Les dépôts des citoyens sont protégés par la FDIC, mais les investissements corporatifs, eux, ne le sont pas. On a donc assisté à l’équivalent d’une panique bancaire dans le monde des entreprises. L’ennui, c’est qu’une très grande majorité des entreprises américaines ont besoin d’emprunter de l’argent sur une base quotidienne pour financer leurs opérations. (Pour plus de détails sur cet épisode, je vous encourage à écouter cette émission de radio (en anglais), qui explique le tout très simplement.)

La crise du crédit: l’économie américaine au bord de l’apocalypse

Cet enchaînement très rapide d’événements a amené le secrétaire au trésor d’alors (l’équivalent de notre ministre des Finances) à proposer un ambitieux plan de 700 milliards de dollars afin de sauver les banques qui n’étaient pas encore tombées. Lui et le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, auraient rencontré à huis clos des dirigeants influents du Sénat le 18 septembre 2008 (trois jours seulement après la faillite de Lehman Borthers) en leur disant que si le plan de sauvetage n’était pas adopté rapidement, on ne parlerait plus de la Grande Dépression des années 30… parce que celle à venir serait bien pire.

Ce n’est pas tous les jours qu’on n’a que trois jours pour décider de dépenser plus que la dette du gouvernement fédéral canadien.

Aurait-on dû sauver Lehman Brothers?

Je présume que plusieurs doctorats seront rédigés dans les prochaines années pour analyser si c’était une erreur ou non pour le gouvernement américain de laisser Lehman Brothers déclarer faillite. Avait-on sous-estimé l’effet domino? Étant donné l’ampleur de la bulle qui existait, un tel choc était-il inévitable pour revenir à une situation normale?

Le PDG de la Banque Nationale avait déclaré, lors de l’assemblée annuelle des actionnaires, être clairement du côté de ceux qui croient que ce fut une grave erreur.

Toutes ces questions méritent d’être explorées, non pas pour trouver qui blâmer, mais plutôt pour savoir quoi faire la prochaine fois que ça se présentera.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Tom T
Categories: Historique Tags: , ,

Hausse du montant pour référence chez ING

septembre 6th, 2009 Ebenezer 2 comments
2488059144_4c86bb5a61_m

Mes lecteurs de longue date savent que je suis un grand fan des comptes à intérêts élevés et, plus spécifiquement, d’ING Direct. La plupart d’entre vous savez également que si vous êtes un client d’ING et que vous y référez un nouveau client, vous recevez chacun un encouragement financier.

C’est le blogue finir-riche.net qui m’a appris qu’ING a augmenté le montant de récompense lorsqu’on réfère un nouveau client. Jusqu’à récemment, lorsque vous le faisiez, on vous donnait à vous et au nouveau client un montant de 13$ ! La somme était basée sur le montant moyen des frais bancaires payés par les Canadiens.

Ce montant a été bonifié récemment à 25$. Les autres modalités semblent être les mêmes.

Si vous voulez en savoir plus sur les comptes d’épargne à intérêts élevés (dont ING Direct), vous pouvez lire cet article de Roger Tremblay ou bien cette introduction au sujet.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr René Ehrhardt
-->