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Posts Tagged ‘Banques’

La tendance se maintient: le site Wesabe ferme ses portes

août 18th, 2010 Ebenezer 1 comment
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J’ai peu parlé du site Wesabe ici, puisqu’il était surtout disponible aux États-Unis. Il s’agissait d’un site web qui permettait de suivre ses finances personnelles. Un équivalent à Quicken, en somme, mais en ligne et gratuit. Le plus connu des joueurs du secteur est Mint, qui a été acheté par Intuit (Quicken) l’année dernière.

Tout indique que je ne parlerai pas beaucoup plus de Wesabe, puisque ce site a maintenant fermé ses portes. Si on met bout à bout la mort de Microsoft Money, l’achat de Mint par Intuit et les efforts des banques pour nous offrir des rapports sur nos dépenses (Banque Royale, CIBC), on arrive facilement à la conclusion que le marché des solutions de finances personnelles n’est pas promis à un grand avenir.

Une bonne nouvelle?

Le fait que ces services soient de plus en plus offerts par les institutions financières gratuitement est positif, parce que les outils seront ainsi plus accessibles et plus simples d’utilisation (plus besoin de retranscrire nos dépenses dans Quicken, par exemple). Là où je m’inquiète, c’est que ça rendra plus complexe encore pour le consommateur de faire appel à plus d’une institution financière à la fois: il sera impossible d’avoir une vue d’ensemble de ses finances.

Êtes-vous prêts à vous connecter sur AccèsD et y voir un avertissement: «Vous dépensez trop au restaurant»?

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La Banque Royale veut vous aider à gérer vos dépenses

juillet 4th, 2010 Ebenezer 2 comments

rbc_royalbank_frDéjà en décembre 2008, je vous avais parlé du service IntelliCrédit de la CIBC: un rapport annuel et un site web qui vous donnent un résumé de vos dépenses par catégorie. Un peu comme avoir un Quicken bâti automatiquement. L’ennui d’IntelliCrédit, c’est que ce n’est offert que pour les transactions réalisées avec votre carte de crédit.

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À la fin de mai, la Banque Royale a lancé un service similaire. Mais cette fois, le service est relié à l’ensemble de vos comptes avec eux: compte d’opérations, cartes de crédit, etc. On vous offre donc des rapports sur l’ensemble de vos dépenses et revenus (dans la mesure où vous faites affaire exclusivement avec la Banque Royale) et les transactions sont catégorisées. Comme dans Quicken, mais automatiquement!

Gestion budgétaire

En plus, le service vous offre la possibilité d’établir des limites pour les différentes catégories de dépenses (un budget, quoi) avec un système d’alerte si vous dépassez la limite que vous vous êtes donnée. Cette fois-ci, c’est encore mieux que Quicken, qui n’offre pas vraiment de telles fonctionnalités.

Est-ce que ça veut dire que je vais cesser d’utiliser mon ami Quicken et transférer mes finances à la Banque Royale? Non, pas encore. Premièrement, je suis inconfortable avec l’idée d’être dépendant de mon institution financière pour obtenir des rapports sur mes finances. Deuxièmement, tout indique que la compétition fera son oeuvre et que mon institution financière suivra le bal initié par la CIBC et offrira le même genre de produit avant longtemps.

L’avenir ne semble pas rose pour les éditeurs de logiciels de finances personnelles…

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États-Unis: aide financière aux banques camouflée?

juin 12th, 2010 Ebenezer 1 comment
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Comme vous le savez, le gouvernement américain a dû intervenir de façon massive en 2008 et 2009 pour aider le secteur bancaire qui était au bord du gouffre. Heureusement pour lui, le coût de ce programme a été fortement réévalué à la baisse.

On pourrait donc se dire que, finalement, peu d’argent public a été utilisé pour aider les banques à payer des bonus généreux à leurs employés. Or, d’autres programmes du gouvernement, dont le coût s’élève à plusieurs dizaines de milliards, semblent passer sans vagues parce que l’aide aux banques n’est qu’indirecte.

Maintenir la valeur des maisons

Les problèmes financiers des banques sont causés par les pertes sur les prêts hypothécaires (tant résidentiels que commerciaux)… Donc plus la valeur des propriétés baisse, plus les pertes sont grandes. En maintenant la valeur des maisons, le gouvernement aide les banques à réduire leurs pertes.

Deux programmes contestés

Le premier programme, décrié à peu près unanimement par les économistes, est le First Time Home Buyer Tax Credit, ou crédit d’impôt pour premiers acheteurs. Il accorde un crédit d’impôt de 8000$ (c’est pas rien!) à chaque acheteur de maison qui n’en a pas possédé depuis trois ans. Selon certaines études, pas plus de 25% des acheteurs se qualifiant pour ce crédit d’impôt n’auraient pas acheté sans le programme.

Le deuxième programme est la garantie de prêts hypothécaires: via la Federal Housing Administration (FHA), ce qui se rapproche le plus du côté américain de la SCHL au Canada, le gouvernement américain garantit des prêts hypothécaires consentis par les banques américaines. Les pertes de cet organisme se comptent en milliards.

Bref, plus ça va, plus j’arrive à la conclusion que ces programmes, que les économistes qualifient d’inefficaces, sont en fait une façon moins impopulaire d’aider les banques. Après tout, qui est contre les subventions à l’achat d’une maison?

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Le faux cadeau des remises en argent sur les hypothèques

avril 17th, 2010 Ebenezer 3 comments
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Afin d’attirer des clients potentiels, les institutions financières proposent ces temps-ci des remises en argent. Le concept est simple: pour vous «remercier» de prendre une hypothèque chez eux, on vous offre de vous donner un pourcentage de la valeur de votre prêt en argent comptant (l’offre de la banque TD présentement est de 5% du montant de l’hypothèque).

Une entrée d’argent bien pratique

Il n’y a pas à douter qu’une entrée d’argent de 5000$ (5% sur 100 000$ d’hypothèque) au moment de l’achat d’une maison soit très pratique: lorsqu’on emménage, il y a une panoplie de frais: le notaire, le déménagement, les nouveaux meubles, la taxe de Bienvenue, etc. Bref, cette offre répond probablement à un réel besoin pour plusieurs acheteurs.

Par contre, il faut être prudent: cet argent n’est pas gratuit! Très loin de là!

Un taux d’intérêt hypothécaire plus élevé

Vous vous en doutez certainement, les institutions financières ne nous font pas de cadaux pour nos beaux yeux. En échange de cette remise en argent, on augmente votre taux hypothécaire. Ils ne s’en vantent pas au départ, mais demandez-leur si le taux est plus faible si vous ne prenez pas la remise en argent: la réponse sera certaiment oui.

En simplifiant à l’extrême, la remise en argent, c’est un peu comme emprunter plus que le montant de l’hypothèque: si vous en avez besoin pour des dépenses reliées à l’installation dans la nouvelle maison, ça peut être une bonne idée. Mais il ne serait vraiment pas sage, à mon avis, d’utiliser cet argent pour vous gâter, acheter des jouets ou voyager: vous n’empruntez pas d’habitude pour ce genre de choses, pourquoi le faire dans cette situation?

C’est un peu comme quand vous payez comptant pour l’achat de meubles au lieu de payer dans 12 mois sans intérêts: plus souvent qu’autrement, on vous offre un rabais équivalent aux taxes. Ça donne un rendement de 15% par année! Si vos placements ont un meilleur taux de rendement que ça, vous avez un meilleur planificateur financier que le mien…

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Le dilemme des taux hypothécaires

avril 5th, 2010 Ebenezer Comments off
Question mark made of puzzle pieces

Récemment, j’ai discuté à quelques reprises avec un collègue de travail des taux hypothécaires. Nos hypothèques devront être renouvelées dans les 12 prochains mois, aussi nous écoutons avec une certaine appréhension les «menaces» du gouverneur de la Banque du Canada sur l’augmentation prochaine des taux.

Augmentation des taux

L’économie canadienne va relativement bien, et le taux d’inflation est plus élevé que prévu: deux éléments qui vont peser lourd dans la balance lorsque la Banque du Canada aura à déterminer s’il est temps de relever le taux directeur.

Dans ce contexte, j’ai été agréablement surpris de découvrir qu’au moins une institution financière est prête à geler le taux offert pendant près d’un an! Profiter du taux actuel lorsque viendra le temps de renouveler notre hypothèque devrait nous permettre d’économiser sur les intérêts et rembourser le prêt hypothécaire plus rapidement.

Fixe ou variable?

Le dilemme suivant sera de choisir entre une hypothèque à taux fixe ou à taux variable. Cet article de Les Affaires sur le sujet confirme ce que j’avais déjà entendu: historiquement, c’est beaucoup moins cher de prendre un taux variable. Par contre, dans un contexte où les taux hypothécaires ne peuvent que remonter, je m’interroge…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Horia Varlan
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Sondage sur les modes de paiement

mars 23rd, 2010 Ebenezer 1 comment
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Je parle régulièrement des modes de paiement sur jesuispauvre.com (les chèques, les cartes de crédit, le téléphone, etc.) et c’est effectivement un sujet à la fois fascinant et important dans le domaine des finances personnelles. L’Union des consommateurs est de toute évidence d’accord avec moi puisqu’elle vient de publier les résultats d’un sondage sur les modes de paiement.

Domination de la carte de crédit

On y découvre que la carte de crédit est le mode de paiement le plus populaire, assez loin devant la carte de débit et l’argent comptant (on ne s’étonnera pas que les chèques ne figurent pas parmi les options…). Le communiqué mentionne que «la carte de crédit est en train de surclasser la carte de débit», ce qui concorde avec les récentes affirmations du réseau Interac qui réclamait le droit de changer sa structure.

Je m’inquiète toutefois du fait que 20% des répondant ne paient leur solde de carte de crédit qu’occasionnellement ou moins souvent! Ces gens doivent s’appauvrir très très rapidement…

Les frais des commerçants

Le sondage s’est préoccupé (tout comme nous par le passé) des frais qui sont chargés aux commerçants lorsque nous utilisons notre carte de crédit pour payer. Premièrement, de façon assez évidente, les frais de transactions sont un facteur important ou moyennement important pour plus de 83% des répondants lorsque vient de le temps de choisir un mode de paiement.

Par contre, plus de 50% (52,1) des répondants pensent que cette situation ne concerne que le commerçant et son institution financière. Je pense que cette moitié de la population a tort! La meilleure façon de faire jouer la compétition et de garder les frais de transactions au minimum me semble de faire payer les frais par ceux qui font le choix du mode de paiement. Ainsi les différents joueurs (Interac, Visa, Mastercard et de nouveaux compétiteurs, peut-être) auront tout intérêt à rivaliser d’ingéniosité pour minimiser les frais chargés lors des transactions.

Présentement, ces même joueurs sont encouragés à augmenter les frais de transactions en nous offrant une portion de cette augmentation en récompenses qu’on pense gratuites.

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Interac veut changer!

février 25th, 2010 Ebenezer 1 comment
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Soeur économe m’a récemment fait suivre une nouvelle à propos d’Interac. Un nom que tout le monde connaît (selon Le Devoir, 60% des transactions effectuées au Canada le sont avec une carte de débit), mais qui fait très rarement les manchettes.

La compétition arrive

Interac est une organisation sans but lucratif (oui oui!) qui regroupe des institutions financières, des commerçants et d’autres compagnies connexes qui se sont associées pour offrir aux Canadiens une solution de paiement par carte de débit (leur site web se plaît à ajouter «à faible coût»… ce qui n’est peut-être pas si faux).

Pourquoi parler de faible coût quand une transaction Interac implique des frais et que l’utilisation d’une carte de crédit est gratuite? Parce que les frais de la carte de crédit sont cachés… c’est le commerçant qui doit les payer! Pour les détails, je vous réfère à l’excellent article de Soeur économe sur le sujet: Sans frais, les cartes de crédit? Ça dépend pour qui.

Bref, la compétition arrive: Visa et Mastercard souhaitent envahir le marché en offrant des cartes de débit à leur sauce, c’est-à-dire que, pour le marchand, elles sont traitées comme des cartes de crédit, mais votre marge de crédit est égale au solde de votre compte de banque et vos achats sont automatiquement déduits. Dans ce scénario, vous l’aurez deviné, ça sera encore les commerçants qui assumeront les frais… et nous les refileront à travers une hausse de prix.

De deux maux…

J’utilise depuis des années de façon quasi systématique ma carte de crédit pour mes achats courants (et je paie le solde à tous les mois!)… Mais mes convictions sont de plus en plus ébranlées: puisque de toute façon des frais de transaction seront perçus pour l’utilisation d’une carte de paiement, ne serait-il pas mieux, pour maintenir ces frais au minimum et faire agir la concurrence, que les frais en question soient exposés à la personne qui fait le choix du mode de paiement, le consommateur?

J’approche de plus en plus de la conclusion que la meilleure façon de garder ces frais au minimum est de les faire payer par le consommateur (à la méthode Interac) plutôt que par le commerçant…

Mais tout ça ne répond pas à la question de Soeur économe dans son message d’origine: en quoi le statut d’organisme sans but lucratif empêche Interac de compétitionner à armes égales avec Visa et Mastercard

Resserrement des conditions de crédit hypothécaire au Canada

février 13th, 2010 Ebenezer 4 comments
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Depuis plusieurs semaines, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, parle de modifier les conditions selon lesquelles la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) accepte d’assurer les prêts hypothécaires. Cette semaine, les banquiers se sont levés en chœur pour contester ces changements, prédisant le retour à la récession si le gouvernement fédéral va de l’avant.

Les changements proposés

Le ministre des Finances semble convaincu que le marché immobilier canadien surchauffe (voire qu’il y a une bulle)… et ce n’est pas moi qui lui donnerai tort. Il a donc proposé que la SCHL modifie ses règles et refuse d’assurer des prêts hypothécaires de plus de 30 ans (la limite actuelle est de 35) et pour lesquelles les acheteurs fournissent une mise de fonds inférieure à 10% de la valeur de la maison (par rapport à 5% actuellement).

L’importance de la SCHL dans tout ça

La SCHL est un organisme du gouvernement fédéral qui assure les prêts hypothécaires des Canadiens qui souhaitent acheter une maison, mais qui ne remplissent pas toutes les conditions pour profiter du meilleur taux auprès de leur banque. J’ai déjà écrit un article sur le sujet, d’ailleurs. Ce que ça implique, c’est que les banques n’accepteront plus d’accorder des prêts hypothécaires sous ces conditions si la SCHL refuse de les assurer. Ceux qui ont fait récemment l’acquisition d’une maison ou en magasinent une activement savent qu’une mise de fonds de 10% représente un montant considérable, surtout au prix actuel des propriétés.

Dans les faits, on peut facilement présumer que plusieurs acheteurs potentiels devront ainsi se résoudre à attendre encore quelques années avant de devenir propriétaires. Puisque la demande diminuera, on peut espérer qu’à tout le moins, le prix des maisons cessera de monter… peut-être descendera-t-il un peu, même (ça, je le croirai quand je le verrai…).

La leçon américaine

À la mi-janvier, la commission d’enquête américaine sur la crise économique s’est mise en branle et les grands banquiers ont été appelés à la barre pour qu’ils puissent donner leur opinion sur les causes de celle-ci. Je reprendrai les mots du prix Nobel d’économie Paul Krugman dans le NY Times:

O.K., not in so many words. But the bankers’ testimony showed a stunning failure, even now, to grasp the nature and extent of the current crisis. And that’s important: It tells us that as Congress and the administration try to reform the financial system, they should ignore advice coming from the supposed wise men of Wall Street, who have no wisdom to offer.

En résumé (et en français): les banquiers de Wall Street ont démontré par leurs réponses qu’encore aujourd’hui, ils n’ont pas compris ce qui s’était passé. Ils ne nous sont d’aucune aide sur le sujet.

M. Flaherty, s’il vous plaît, n’écoutez pas les économistes en chef des banques.

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Vider sa tirelire

janvier 20th, 2010 Soeur économe 8 comments
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J’ai un enfant qui a découvert récemment le plaisir de placer des pièces de monnaie dans une tirelire (puis les en retirer pour recommencer, évidemment). Cela m’a fait réaliser que le nombre desdites pièces dans notre résidence était non négligeable.

Certains accumulent les pièces de monnaie dans une tirelire pour alléger leurs poches ou leur porte-monnaie. D’autres pour se constituer, sans y penser, une petite réserve à dépenser éventuellement. Selon les pièces qu’on y place, une simple tirelire peut facilement renfermer plusieurs dizaines sinon centaines de dollars.

Ces pièces accumulées, que la Monnaie royale canadienne doit remplacer pour en assurer un nombre suffisant en circulation, génèrent des coûts. D’après cette société, 846 millions de pièces de un cent ont été produites en 2007, de même que 218 millions de pièces de cinq cents et 284 millions de pièces de dix cents. Dans un plaidoyer pour le retrait de la pièce de un cent, Desjardins avait indiqué en 2007 qu’en plus de coûter au gouvernement 1,5 cent par pièce produite, le maintien de la pièce de un cent générait des coûts annuels de gestion par les banques, commerces et consommateurs de plus d’une centaine de millions de dollars.

Alors, quelles sont les façons de faire votre part pour réduire l’impact de la production de toutes ces pièces tout en vous permettant de placer à meilleur escient les dollars qui dorment dans votre tirelire ?

  • Les fameux rouleaux: c’est la façon traditionnelle de les ramener dans le circuit, mais c’est une opération fastidieuse qui en décourage plusieurs. Si préparer des rouleaux de pièces de cinq, dix ou vingt-cinq cents est relativement payant, les rouleaux de un cent, à 0,50$ pièce, sont probablement moins motivants. J’avais par ailleurs entendu dire que certaines institutions financières chargeaient maintenant des frais lorsqu’un client souhaitait déposer des rouleaux, mais lorsque l’année dernière j’ai ainsi rapporté le produit d’une heure ou deux de labeur à une caisse populaire, on ne m’a pas chargé quoi que ce soit.
  • Les machines automatisées: implantées depuis quelques années dans toutes sortes d’endroits dont des épiceries et magasins à grande surface, ces machines trient rapidement la monnaie qu’on y place et fournissent un reçu à aller échanger au comptoir contre des billets. La Monnaie royale canadienne en fait même la promotion (avec les données ci-dessus, pas besoin de chercher pourquoi). Seul inconvénient: la machine retient environ 10% de la valeur des pièces triées en frais de service. À vous d’évaluer si le temps épargné en préparation de rouleaux et transport à la banque le vaut.

Enfin, compte tenu de ce moyen rapide de transformer une multitude de pièces en billets, je me dis que peut-être des organismes de bienfaisance ou des campagnes de levées de fonds pourraient solliciter les gens en les invitant à contribuer avec une partie ou l’ensemble de leur tirelire. D’une part la personne qui donne n’a pas l’impression que la somme en jeu est significative (puisque de toute façon elle la laisse dormir dans un contenant) alors qu’elle peut l’être, et, d’autre part, les bénéfices peuvent être significatifs pour un effort assez faible.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr .jo.hardell.

Est-ce payant d’aider les banques?

janvier 12th, 2010 Ebenezer Comments off
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À l’automne 2008, l’apocalypse financière était à nos portes: Lehman Brothers venait de déclarer faillite et les prêts hypothécaires peu judicieux (on va rester polis…) menaçaient d’entraîner plusieurs autres banques vers le fond. Le gouvernement américain a donc lancé de toute urgence un programme d’aide aux banques: 700 milliards de dollars ont été alloués pour accorder des prêts avec intérêts aux institutions financières en difficulté.

Un an et quelques mois plus tard (disons cinq trimestres, puisqu’on parle de finances), combien a coûté ce programme de sauvetage des banques?

Plusieurs remboursements

J’avais présenté, en septembre dernier, un tableau des plus grandes banques américaines mettant en relation l’aide gouvernementale reçue et leurs profits trimestriels. Je reprends le tableau, en comparant le montant d’aide reçue à l’origine, le montant remboursé et le revenu pour le gouvernement.

Le revenu pour le gouvernement provient de deux sources: les intérêts payés sur l’aide (il s’agissait de prêts avec intérêts) et le profit sur la vente des options d’achats obtenues par le gouvernement dans le cadre de l’aide.

Banque Aide gouv. Remboursé Revenus gouv.
JP Morgan Chase 25 25 1,75
Morgan Stanley 10 10 1,27
Goldman Sachs 10 10 1,42
Bank of America 45 45 2,82
Citigroup 45 20 2,52
Wells Fargo 25 25 1,31
Données de l’aide gouvernementale provenant du site ProPublica

Dans le lot, il n’y a que Citigroup qui n’a pas encore tout remboursé l’aide et à, moins qu’elle ne rembourse pas les 25 milliards restants, le gouvernement américain aura réalisé des profits avec son aide aux banques.

Grand coût deviendra petit

Initialement, le gouvernement américain s’attendait à ce que le programme d’aide lui coûte 341 milliards de dollars (il s’attendait de toute façon à récupérer une portion du 700 milliards promis). En décembre, le gouvernement a réévalué le coût à 141 milliards… ce qui est une excellente nouvelle pour un pays qui s’apprête à constater un déficit gouvernemental de 1 400 milliards de dollars.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr KRSPO
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