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Encore la paye des dirigeants

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J’ai déjà abordé à quelques reprises le sujet de la paye des dirigeants de grandes entreprises, entre autres pour affirmer qu’à mon opinion, leur rémunération très élevée n’est pas nécessairement dans le plus grand intérêt des actionnaires.

Le Wall Street Journal citait récemment deux études qui confirment cet état de fait.

Un PDG vedette n’est pas à l’avantage des actionnaires

La première étude s’est attardée spécifiquement sur le salaire du PDG. Les chercheurs ont comparé la proportion de la rémunération de celui-ci relativement aux autres dirigeants de l’entreprise. Plus cette proportion est élevée (le PDG gagne beaucoup plus que ses bras droits), plus le rendement de la compagnie est faible.

1$ de salaire de plus = 100$ de moins dans les poches des actionnaires

La deuxième étude a comparé la rémunération du PDG et le rendement boursier des compagnies. La conclusion? Les firmes qui paient le plus leur PDG leur offrent une rémunération de 23 millions de dollars par année. Le résultats financiers de ces compagnies? Elles appauvrissent leurs actionnaires de 2,4 milliards par année, par rapport à un investissement dans une compagnie qui paie moins cher son PDG.

Je présume que l’étude complète comparerait également la taille de l’entreprise avec le salaire du PDG. On peut présumer que plus l’entreprise est grande, plus son dirigeant sera payé cher. Les résultats de l’étude pourraient alors indiquer que les plus petites compagnies performent mieux que les plus grandes.

Dans tous les cas, les mécanismes qui permettent de déterminer la rémunération des dirigeants d’entreprises et de la relier avec leur performance dans l’intérêt des propriétaires de l’entreprise (les actionnaires) pourraient être améliorés (un euphémisme, disons).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr chris friese

Les fonds indiciels et négociés en bourse

2438005410_6100c23246_mJ’ai écrit quelques articles il y a quelques mois au sujet des fonds indiciels et des fonds négociés en bourse. J’aime beaucoup cette méthode d’investissement: je trouve qu’il s’agit d’un bon compromis qui permet d’obtenir le rendement historiquement plus intéressant des actions tout en réduisant les frais de gestion qui sont inhérents aux fonds d’actions standards.

Pas d’unanimité pour les FNB

En fait, les fonds négociés en bourse (FNB) me semblaient tellement efficaces que j’ai été étonné de lire sur le site du Wealthy Boomer que plusieurs personnes trouvent que ceux-ci ne sont pas une bonne option, allant même jusqu’à dire qu’ils sont un racket!

En fait, en lisant un peu plus des articles proposés par le Wealthy Boomer, on réalise qu’un très grand nombre de FNB ont été créés et, parfois, ceux-ci sont basés sur des indices ésotériques et très spécialisés. Parfois même, des FNB ont été créés pour être inversement correlés avec l’indice de référence, en utilisant des ventes à découvert, entre autres.

Le pouvoir du courtage à escompte

En fait, la principale réserve que je retiendrais par rapport aux FNB, c’est qu’en utilisant un courtier à escompte (ce n’est pas mon cas, mais j’ai parfois l’impression que ça pourrait être une bonne idée), on réduit suffisamment le coût des commissions à payer pour acheter chacune des actions dans un indice qu’il peut être avantageux de répliquer celui-ci «à la main» en achetant chacun des titres indivuellement. Cette technique permet d’éviter les frais de gestion du FNB.

Le commun des mortels: le public cible pour les FNB

Mon opinion reste donc la même: les FNB sont un excellent moyen pour  un investisseur peu actif de profiter des rendements offerts par les marchés boursiers sans y investir le temps nécessaire pour faire le suivi régulier nécessaire pour bien s’informer sur les actions individuelles. Par contre, la règle d’or en investissement demeure en vigueur: assurez-vous de bien comprendre le produit que vous sélectionnez pour vos investissements. Si le produit est trop complexe, posez des questions jusqu’à ce que vous compreniez, ou abstenez-vous!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Don Hankins
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Registre des planificateurs financiers

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Les récentes histoires d’horreur de «conseillers financiers» qui ont fraudé leurs clients peuvent avoir soulevé l’inquiétude de plusieurs. En effet, avec tout l’effort qu’économiser requiert, il est paniquant d’envisager que quelqu’un d’autre parte avec la caisse.

Par contre, quelques mesures bien simples et l’application de la Règle d’or peuvent réduire considérablement les risques tout en vous permettant de profiter des conseils d’un expert dans le domaine.

L’Autorité des marchés financiers

Lorsque vous vous mettez à la recherche d’un planificateur financier (Soeur Économe m’a fait remarquer que l’AMF interdit aux professionnels dûment autorisés d’employer le titre de conseiller financier, ils doivent utiliser celui de planificateur financier), il est important de savoir que ceux-ci doivent posséder un permis de l’Autorité des marchés financiers pour exercer. N’hésitez pas à visiter ce site Web pour effectuer une recherche à partir du nom de votre planificateur financier. À noter que ce n’est pas le même lien si vous vous adressez à un planificateur financier à son compte ou bien à quelqu’un travaillant dans une succursale d’institution financière.

Sur le site Web, il est indiqué qu’on peut téléphoner pour obtenir plus de détails sur la personne… par exemple, savoir s’il y a déjà fait l’objet de plaintes auprès de l’AMF. Une visite sur le site et un appel à l’AMF m’apparaissent essentiels dans le processus de sélection d’un planificateur!

Des relevés de comptes accessibles

Un autre aspect important, ce sont les relevés de comptes. Dans un monde idéal, vous auriez accès à un site Web pour réaliser le suivi de vos placements… Dans mon cas, mon planificateur est un indépendant qui travaille sous la bannière Financière Banque Nationale: j’accède donc au site de cette dernière pour consulter l’état de mon RÉER, ce qui me rassure sur le fait que je possède vraiment cette «fortune»!

De plus, si vous détenez des actions de compagnies publiques, assurez-vous de recevoir à votre adresse le rapport annuel ou, à tout le moins, une communication écrite de la compagnie qui confirme que vous êtes bien un actionnaire officiel!

La Règle d’or

Si la règle d’or des cartes de crédit c’est de payer son compte en entier à la fin de chaque mois, la règle d’or en investissement est la suivante: si vous ne comprenez pas comment fonctionne le produit financier qu’on vous propose, demandez-en un que vous comprenez! (Vous pouvez aussi poser des questions jusqu’à ce que vous compreniez).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr amanderson2

Pourquoi je n’aime pas les placements garantis liés aux marchés

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J’ai déjà parlé en bien des fonds indiciels et des fonds négociés en bourse, les désignant comme d’excellents moyens de profiter du rendement généralement supérieur de la bourse (et qui dit rendement supérieur dit également risque plus grand). Par contre, il ne faut pas confondre ces produits avec ce que Desjardins appelle les placements garantis à rendement boursier, ou ce que la Banque Nationale nomme CPG à rendement variable (et je suis sûr que toutes les institutions ont leur équivalent)… Et il se trouve que, malgré leur attrait apparent, je ne suis pas un grand fan de ces produits.

Capital garanti et rendement boursier: le meilleur de deux mondes?

La proposition de ces produits est très alléchante: combiner la sécurité d’un placement garanti (en garantissant le capital) avec le rendement plus intéressant des indices boursiers! Naturellement, il y a des limites, sinon les banques ne trouveraient pas leur profit avec ce genre de produit. Il y a donc un maximum au rendement offert; si l’indice monte davantage que ce taux, c’est la banque qui conserve les profits. Cette disposition est tout à fait normale et ce n’est pas ce qui justifie mes réserves.

La bourse, c’est payant à long terme

Comme je le disais en introduction, la bourse est plus risquée qu’un placement garanti… mais, historiquement, c’est toujours plus payant qu’un placement garanti sur une très longue période (10 ans et plus). Pour des périodes plus courtes, il arrive plus ou moins régulièrement que la bourse s’avère non seulement moins payante qu’un placement garanti mais, en plus, qu’on puisse y perdre notre précieux capital. L’ennui des produits comme les placements garantis liés aux marchés, c’est que l’échéance est fixe… Vous devez vous retirer du marché à une date donnée, qu’elle vous soit favorable ou non.

Comme je l’indiquais, je ne suis pas un fan de ces produits pour moi… et j’ai l’impression que les gens qui en achètent oublient le désagrément qu’est l’échéance fixe. Par contre, ce pourrait être intéressant pour un investisseur débutant qui veut «tester» sa résilience émotionnelle face aux variations de la bourse.

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La valeur des ménages canadiens quartier par quartier

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Le Globe and Mail a publié cette semaine un article détaillant la variation dans la valeur des ménages canadiens. L’article en soi est intéressant, mais sans plus. Ce qui rend le travail du Globe and Mail digne de mention, c’est que les auteurs ont inclus une carte détaillée et «zoomable» de huit grands centres canadiens. Malheureusement, la ville de Québec n’en fait pas partie!

La valeur nette des ménages

La valeur nette des ménages mesure tout simplement la différence entre les dettes d’une famille et l’ensemble de ses actifs. Les dettes les plus fréquentes sont les hypothèques, les prêts auto, les marges de crédit et les cartes de crédit. Du côté des actifs, on retrouve la maison, les placements (actions, obligations, fonds d’action, etc), le chalet et autres éléments de valeur. Entre 2007 et 2008 (la période couverte par l’article), les actifs des Canadiens ont diminué sur deux fronts: la valeur des maisons a baissé (surtout dans l’Ouest canadien) et le marché boursier a subi une très forte baisse.

Au Québec, comme le marché immobilier est resté essentiellement stable en 2008 (voire, il a continué d’augmenter), je présume que les zones où les pertes sont les plus grandes sont celles où les ménages détenaient un important portefeuille de placements en 2007… qui a été amputé de 20% de sa valeur en 2008, en moyenne. Ironiquement, les coins les plus riches sont donc probablement ceux qui seraient en rouge sur une telle carte!

Image disponbible sous licence CC de l’usager flickr Daquella manera

Rebalancement du portfolio: augmenter le rendement et réduire le risque

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Il est généralement accepté (avec raison!) qu’une bonne façon de réduire le risque est de diversifier son portfolio. Par exemple, si vous avez 10 000$ à investir, vous avez le choix d’acheter uniquement des actions d’Apple ou bien d’acheter un fonds indiciel canadien et un fonds d’obligations.

Dans la première situation, vous avez l’opportunité de gagner beaucoup d’argent! Mais le risque de perdre est également grand. Avec des fonds, les gains seront moins spectaculaires, mais les pertes, s’il y en a, seront modérées.

Rebalancer périodiquement

Le concept du rebalancement, c’est que vous décidez d’avance de la proportion de chacun des fonds à tous les deux ans. Vous vendez les fonds qui ont bien fait pendant l’année et vous achetez ceux qui ont moins bien fait.

Quoi?

Je vends les titres qui vont bien et j’achète ce qui ne va pas bien??

Oui oui.

Le raisonnement est le suivant: si vous avez sélectionné certaines proportions au départ, c’était pour une bonne raison, cela reflétait votre profil d’investisseur. Assez de rendement pour atteindre vos objectifs, mais pas trop de risque pour vous inquiéter. Il est important de se tenir à ses objectifs.

De plus, si vous vendez ce qui a bien fait dans le passé, il y a des chances raisonnables pour que ça n’augmente plus, ou moins rapidement, dans l’avenir. De la même façon, en achetant plus de ce qui a baissé durant toute l’année, il y a de bonnes chances pour que la tendance s’inverse dans le futur.

Cet article est largement inspiré d’un article (en anglais) du blogue Get Rich Slowly qui contient, en plus, des exemples chiffrés démontrant l’intérêt de cette stratégie.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr rightee
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La ristourne en parts

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Je suis un client de Desjardins pour un ensemble de raisons, la plus importante étant probablement la paresse. Notre hypothèque est également chez Desjardins, et ça nous donne droit à des ristournes annuelles. Le montant de cette année est un peu moins de la moitié de celui des deux années précédentes. J’en conclus donc que ce ne sont pas que les banques américaines qui ont vu leurs profits diminuer.

Une offre nouvelle?

Cette semaine, nous avons reçu une lettre de Desjardins nous offrant, pour l’année prochaine, de recevoir notre ristourne non pas via un dépôt dans notre compte, mais en «parts». Naturellement, la publicité présente ça de façon alléchante: notre ristourne sera majorée de 30% si nous choisissons cette option.

Ça m’a étonné (en fait, ça m’étonne encore!), puisque les parts qu’on nous offre sont équivalentes à des actions privilégiées et que le mouvement coopératif fonctionne sous le principe de un membre, un vote… Alors un individu ou une entreprise qui détiendrait une grande quantité de parts pourrait éventuellement avoir une influence contraire au principe sur les dirigeants des caisses. Je suis intrigué.

Les petits caractères

Naturellement, il y a des petits caractères. Et suffisamment pour me convaincre de mettre la lettre au recyclage sans y donner suite.

  • On ne peut pas retirer nos parts avant notre retraite. À condition qu’on les détienne depuis au moins sept ans.
  • Les parts ne sont pas assurées par le programme de l’Assurance-dépôts du Canada
  • Le rendement versé sur ces parts «pourrait atteindre celui de l’épargne à terme d’un an majoré de 1,3%». Aucune garantie de rendement, donc, et le taux de l’épargne à terme un an chez Desjardins est présentement 1,1% plus faible que celui offert chez ING Direct.

En gros, on vous donne 30% de prime à l’acquisition de risque pour un tas d’incertitudes. Ça ressemble beaucoup au programme du Fonds de Solidarité de la FTQ. Et je ne suis pas tellement plus un fan…

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Qu’est-ce que la titrisation?

http://www.flickr.com/photos/jinthai/3204335424/

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La titrisation (securitization, en anglais) est le processus utilisé par les génies (hum) de la finance pour transformer un actif financier en titres de placement (securities) qui peuvent ensuite être transigés sur les marchés boursiers.

C’est simple, non?

Pas vraiment, en effet. Prenons un exemple concret, ça devrait nous aider: vous êtes convaincu que le prix du baril de pétrole augmentera significativement dans les cinq prochaines années. Vous voulez donc en acheter maintenant et le revendre dans cinq ans avec un profit intéressant. Par contre, votre douce moitié n’est pas vraiment intéressée à stocker 3-4 barils de pétrole dans votre sous-sol. Que faire pour néanmoins profiter de cette opportunité de placement?

La solution? Une entreprise (généralement une institution financière) fait l’acquisition de plusieurs millions de barils de pétrole, au coût de quelques centaines de millions de dollars. Admettons 200 millions, pour faire un chiffre rond. Elle vous offre ensuite de contribuer à une portion du coût d’achat, qui vous donnera accès à la même proportion du prix de vente du pétrole. Vous ne possédez pas le pétrole, vous possédez des parts dans un fonds qui lui a un stock de barils de pétrole. Et celui-ci vous charge des frais d’administration pour le stockage et la gestion financière de l’ensemble.

Le processus de création d’un fonds pour acheter du pétrole et en vendre des parts, c’est la titrisation. Le monde financier a un peu abusé du procédé ces dernières années. Le papier commercial adossé à des actifs est l’exemple le plus connu.

L’autre aspect intéressant de la titrisation, c’est que si, après un an, vous changez d’avis, vous pouvez vendre vos parts du fonds sur le marché financier, comme une action normale. Ceux qui s’y connaissent vraiment diront que je simplifie un peu trop… mais ça devrait vous donner une idée.

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Nouveau site sur les droits des investisseurs

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La semaine dernière, Les Affaires nous signalait le lancement d’un nouveau site Web: Le guide des droits des investisseurs, réalisé par l’Autorité des marchés financiers et l’Observatoire du droit québécois des valeurs mobilières. Je suis étonné que le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires n’ait pas participé!

De l’information assez pointue

En naviguant sur le site droitsdesinvestisseurs.com, on réalise que l’information disponible est très complète et souvent assez pointue. On y explique entre autres quelles sont les obligations des différentes parties dans le cas des transactions d’initiés. On peut présumer que cette information s’avérera peu utile pour un lecteur régulier de jesuispauvre.com. Par contre, quand on se pose une question bien spécifique, les chances sont grandes pour que la réponse se trouve sur le site. Les sujets sont bien segmentés, mais la terminologie utilisée n’est pas nécessairement à la portée de tous.

La section FAQ, disponible dans la portion de droite de chacune des pages, contient parfois des réponses intéressantes. Par exemple:

On retrouve également un lexique des différents termes du monde financier. Il est bien caché dans le bas de la colonne de gauche, mais il est très pertinent!

Détails techniques

D’un point de vue purement fonctionnel, il aurait été intéressant de disposer d’un outil de recherche propre au site. Comme je l’ai mentionné plus haut, il s’agit avant tout d’un site de référence et non un site de consultation générale. De plus, je ne suis pas sûr d’apprécier la mise en page avec des points d’information au centre et les FAQ à droite. Finalement, comme une grande quantité de jargon financier se retrouve dans les articles, les renseignements du lexique y sont intégrés. Il suffit de placer votre souris sur un terme souligné et vous pourrez lire sa définition, et ce, sans changer de page.

Conclusion

À ajouter à vos signets pour référence ultérieure lorsque vous aurez des questions spécifiques, mais pas nécessairement à lire en entier dès aujourd’hui. Merci à l’Autorité des marchés financiers et à l’Observatoire du droit québécois des valeurs mobilières.

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Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires

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Le (plus ou moins) récent passage d’Yves Michaud à l’émission Tout le monde en parle, ainsi que ma (à peine plus) récente visite à l’assemblée générale des actionnaires de la Banque Nationale, me servent de prétexte pour parler du MÉDAC, le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires.

Robin des banques

Yves Michaud, le fondateur du MÉDAC, est surnommé le «Robin des banques» à cause de la mission qu’il s’était donné de défendre les petits actionnaires (les pauvres) contre les dirigeants des grandes banques canadiennes, qui sont généralement beaucoup plus riches que les susmentionnés actionnaires. Comme je le disais dans le compte rendu de ma visite à l’assemblée générale des actionnaires, les intérêts des petits actionnaires sont généralement mal représentés dans ce genre d’événements. Le MÉDAC l’a compris bien avant moi et travaille depuis des années (1995) à éduquer les actionnaires sur leurs droits et à tenter de faire bouger l’establishment de vestons-cravates  qui règne dans ces assemblées en proposant, par exemple, de soumettre la rémunération des dirigeants de la banque à un vote des actionnaires (une proposition qui a d’ailleurs reçu une majorité de votes à l’assemblée de la Banque Nationale le 27 février dernier).

La meilleure défense, c’est la prudence

La mission d’information et d’éducation du MÉDAC est complémentaire à ce que nous faisons ici sur jesuispauvre.com: nous croyons fortement qu’on peut être un peu mieux informé sur le monde financier et ainsi réaliser une gestion beaucoup plus sereine de notre argent. Non seulement je salue, mais j’applaudis!

Là où j’ai des réserves, c’est qu’en voulant défendre les droits des petits actionnaires, cet organisme «cautionne» l’achat d’actions de compagnies comme étant un véhicule de placement approprié pour ceux-ci. Or, mon opinion est qu’on est mieux de s’en tenir à des fonds indiciels, quand on n’a pas quelques centaines de milliers de dollars à investir. Et ici, on s’appelle jesuispauvre.com.

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