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Archive for the ‘Opinion’ Category

Taux d’intérêt négatif?!

juillet 4th, 2009 Ebenezer 4 comments
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C’est tellement de la science-fiction, cette histoire, que je l’ai laissée mijoter plus d’une semaine avant d’en faire un article. C’est d’abord apparu via la veille de CFD, puis sur PlanetMoney: il est suggéré, pour stimuler l’économie, de réduire le taux d’intérêt sous la barre de 0%. Vous avez bien lu: un taux d’intérêt négatif.

Sommes-nous passés «de l’autre côté du miroir»?

Comme dans Alice au pays des merveilles… et pourtant, ce n’est pas le National Inquirer et le Allô Police qui suggèrent cette idée saugrenue: d’abord le New York Times puis le Times de Londres. Le problème avec un taux d’intérêt négatif, c’est qu’en déposant votre argent à la banque, vous perdriez de l’argent avec le temps! C’est pourquoi il est impossible de suggérer un taux d’intérêt négatif sans éliminer complètement l’argent comptant. En effet, sinon nous retirerions tout simplement notre argent et le mettrions sous notre matelas!

Vivre selon nos moyens

Je ne suis pas un économiste de formation (et j’ai conséquemment classé cette article dans la section opinion) mais mon intuition me chuchote à l’oreille que si la croissance économique est faible malgré un taux d’intérêt effectif de 0% (aux États-Unis), c’est parce que l’économie mondiale ne croît pas plus vite. Il faudra se faire à l’idée que le rythme de croissance vécu depuis le milieu des années 90 est tout simplement insoutenable. J’aimerais bien entendre le contre-argument à mon point de vue. Quelle serait une justification valide pour réduire les taux d’intérêts sous la barre de 0%?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Smath.
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Appel à la discussion: la Caisse de dépôt

juin 8th, 2009 Ebenezer No comments
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Bon.

Le sujet de la Caisse de dépôt et placement du Québec me nargue et me hante. C’est un sujet d’actualité, il touche tout le monde au Québec et je me sens complètement dépourvu non seulement de faits, mais même d’opinion sur les différents développements.

J’ai d’abord été prudent lors du dévoilement des résultats de la Caisse, cherchant à éviter les conclusions émotives… Mais la poussière est maintenant retombée et, à la fin de mai, la commission parlementaire spéciale sur le sujet a reçu les témoignages de plusieurs dirigeants de la Caisse. Ces témoignages ont eu peu d’écho dans les médias et la population, mais certains faits mentionnés sont troublants.

Je sollicite donc les commentaires de notre extraordinaire lectorat pour me suggérer des pistes de réflexion sur le sujet. Qu’est-ce qui vous trouble le plus? Où devrait s’arrêter l’implication du gouvernement dans la gestion de la Caisse? Les dirigeants de la Caisse sont-ils trop bien ou trop peu payés pour qu’on s’assure qu’ils sont bons et qu’ils veillent aux intérêts de la population?

Pour faire bonne mesure, je pointe vers quelques articles sur le sujet:

Faites-nous part de votre opinion! Via les commentaires ici, ou bien via twitter, par courriel ou même en personne, si vous restez à Québec!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr kimba
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Pertes de temps extérieures

mai 18th, 2009 Soeur économe No comments
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Depuis quelques fins de semaine, mes voisins s’activent à entretenir leur terrain. Comme je suis généralement en accord avec les principes véhiculés par le Jardinier paresseux, d’une part, et que je privilégie d’autre part, comme le devraient la plupart des gens, d’éviter le gaspillage (de temps, d’argent et de matières premières), je ne peux m’empêcher de déplorer plusieurs des comportements que j’observe.

Zélé

- Le déchaumage: un peu tard pour le mentionner, puisque plusieurs s’y sont activés depuis la fonte de la neige déjà, mais inutile. Le gazon poussera quand même si des brins morts restent au sol, et une fois poussé, rien n’y paraîtra plus.

- L’annihilation de toute matière organique en décomposition: la balayeuse dans les plates-bandes, enlevez-moi ces feuilles mortes et ces petites tiges restantes jusqu’à la dernière ! Et pourquoi ? Pour mieux devoir ajouter des sacs de compost cet été et de l’engrais parce que le sol s’est appauvri et que la végétation peine à pousser ?

- Le pissenlit maudit: si vous ressentez encore une réprobation de vos voisins face à de joyeux pissenlits sur votre terrain et que vous vous astreignez à leur enlèvement, prenez au moins le soin de semer quelques graines de gazon après chaque arrachage. Autrement, ces sites seront aussitôt recolonisés par une autre espèce opportuniste, voire la même, et le travail sera à recommencer.

- Ramasser les résidus de tonte: herbicyclez, plutôt. Moins de travail, moins de déchets, les mêmes résultats. Et si vous persistez, ne vous payez pas en plus des épandages d’engrais, votre argent se retrouvera presque directement dans vos sacs.

De bonnes intentions

- Le paillis de «cèdre» orange: oui, du paillis permet de réduire la fréquence d’arrosage et la pousse des mauvaises herbes dans les plates-bandes, mais vaut mieux qu’il soit décomposable pour, à la longue, s’intégrer au sol et l’enrichir plutôt que de rester intact (puisque de toute façon on en ajoute à chaque année). En plus d’être franchement non naturel comme couleur.

- Le tuteur étrangleur: les tuteurs sont généralement très peu utiles, même pour de nouvelles acquisitions végétales, mais si cela vous sécurise de le faire, enlevez-les après un an. Après quatre ou cinq ans, c’est généralement l’arbre qui retient le tuteur, quand ce dernier n’est pas carrément en voie de l’étrangler. Triste.

Au secours

- Le nettoyage de l’entrée d’auto au boyau d’arrosage: balais. Balais !

- Enlever tout le gazon existant pour mieux faire poser du gazon en plaques: que de travail et d’argent pour strictement rien. Un peu de terre et un semis par-dessus le gazon existant auraient amplement fait le travail de le regarnir au goût du proprio.

- L’art topiaire intensif: il n’y a guère d’arbustes qui supportent bien ces coupes à répétition dans notre climat. Une haie de forme carrée ou une épinette en cône parfait, c’est sensé être joli ? Ménagez le sécateur.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr G & A Sattler

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Le danger des multinationales

avril 22nd, 2009 Ebenezer No comments

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Bon, je me lance sur un terrain glissant, mais le titre est plus épeurant que le contenu de cet article. Dans le grand débat de la gauche et de la droite, du capitalisme et du socialisme, nous n’avons jamais pris position directement et rarement indirectement. Cet article ne fera pas exception à l’habitude. L’objectif est plutôt d’alimenter votre réflexion et même de susciter la discussion via les commentaires.

Il y a peu de choses plus agréables pour un blogue que de générer des commentaires et, cette semaine, on est servis!

Le grand débat sur la vente d’entreprises locales

Pendant plusieurs années, un sujet récurrent des nouvelles économiques était le rachat par une firme étrangère d’un fleuron québécois ou canadien. On n’a qu’à penser à Alcan (Rio Tinto), la Bourse de Montréal (le Groupe TSX), Abitibi-Consol (Bowater), ATI Technologies (AMD), la chaîne hôtelière Fairmont (un prince saoudien), La compagnie de la Baie d’Hudson (Jerry Zucker) et Domtar (Weyerhaeuser) qui ont fait les nouvelles dernièrement.

On n’en entend plus parler maintenant parce que, souvent, ces acquisitions sont financées par du crédit et, depuis le début de la crise économique, celui-ci est très difficile à obtenir (voir pour cela ma série d’articles sur les obligations). Et quand ce n’est pas financé avec du crédit, c’est une transaction en actions… et tous ceux qui possèdent des investissements liés de près ou de loin à la bourse savent que ça ne vaut pas autant qu’avant.

En dehors des arguments émotifs sur la fierté que ces grandes compagnies soient considérées comme québécoises ou canadiennes, les récents déboires d’AbitibiBowater illustrent bien l’un des arguments de ceux qui s’opposaient à ces transactions.

Une région durement touchée

AbitibiBowater est présentement le deuxième joueur économique au Saguenay-Lac-Saint-Jean et sa faillite — causée en grande partie par la dette colossale amassée par la maison-mère et pas nécessairement pas l’inefficacité des usines — aura un effet dévastateur sur cette région. De la même façon que nous diversifions nos placements pour limiter les risques, je me demande s’il était sage de permettre une telle dépendance économique envers une seule compagnie.

D’un autre côté, je suis généralement pour la liberté des propriétaires privés d’entreprises d’agir selon leur bon jugement. De plus, si on les empêchait de procéder à une vente qui est financièrement avantageuse pour eux pour protéger la société en général (ou une région du Québec), devraient-ils être dédommagés?

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plandaction.gc.ca: une risée

avril 4th, 2009 Ebenezer No comments
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Le monsieur est fâché

Quand le gouvernement fédéral a lancé le site plandaction.gc.ca, j’ai salué l’initiative mais j’avais également souligné le fait que c’était loin de la perfection. Pas tout à fait un mois plus tard, je lance un cri d’alarme: il n’y a pas eu d’amélioration et il y a même un bogue idiot avec leur fil RSS (au moins en français).

Fil RSS brisé

Chers amis administrateurs de plandaction.gc.ca, je souhaite porter à votre attention un problème que je qualifierais de majeur avec votre fil RSS en français. Il manque un / entre le .gc.ca et le fra dans l’URL du titre de chacun des articles… ce qui fait qu’il est impossible d’aller lire l’article complet à partir du fil RSS. Mise à jour: mon courriel envoyé au webmestre du site à ce sujet est resté lettre morte, mais le bug est désormais corrigé.

Contenu déficient

Dans mon article, j’accusais l’initiative d’être un exercice de communication avant d’en être un de transparence. Rien n’a changé. Pourtant, l’inspiration est simple: le site américain recovery.gov et la page dédiée au plan de relance sur chacun des sites des ministères américains nous donnent toute l’information détaillée requise pour savoir qu’est-ce qui est dépensé et où. Prenez par exemple le département de la Défense ou bien le département de l’Agriculture.

Provincial

Oh. Et pourquoi le provincial ne reprendrait pas cette bonne idée?

Mise à jour: depuis la parution initiale de cet article, les données disponibles ont été améliorées. Vous pouvez lire mon article au sujet de la carte interactive des investissements du plan d’action.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr _gee_
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Quand ça va mal, on change les règles?

mars 19th, 2009 Ebenezer No comments
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Désolé pour les âmes sensibles, mais je ne peux m’empêcher d’aborder un sujet qui s’éloigne passablement des finances personnelles et qui, j’en ai bien peur, mériterait une introduction plus détaillée. L’ordre des comptables américains (le Financial Accounting Standards Board) envisage, à la suite de pressions des élus, de changer les règles utilisées pour déterminer la valeurs des actifs des compagnies (on vise principalement les banques).

Banques américaines en faillite?

Une banque est considérée en faillite si la somme de l’argent qui a été déposée chez elle est plus grande que la somme des actifs (prêts, hypothèques, actions, etc.) qu’elle possède. Présentement, une portion des actifs détenus par les banques est sous forme de papier commercial adossé à des actifs (PCAA)… et la valeur de ces PCAA est présentement incertaine, puisque plus personne ne veut en acheter!

La règle actuelle oblige les banques à présenter tous leurs actifs à la valeur du marché. Dans le cas des PCAA, ça viendrait réduire considérablement l’actif total des banques… En fait, cela pourrait en pousser certaines à la faillite, ce qui serait très embêtant pour tout le monde.

La poussière sous le tapis

La réponse souhaitée par plusieurs politiciens américains est donc de changer la règle (lire: envoyer la poussière sous le tapis) et permettre aux banques de sélectionner d’autres méthodes pour établir la valeur de ces actifs. L’alternative pour le gouvernement américain est soit d’acheter ces actifs à perte ou de nationaliser les banques… des options respectivement très coûteuse et contre la philosophie américaine.

Quelqu’un se porte volontaire pour téléphoner à Washington et leur dire d’attaquer le problème au lieu de l’envoyer sous le tapis? (C’est probablement pour ça que les gens s’enfargent dans les fleurs dudit tapis… il y a tellement de poussière dessous qu’il n’est plus au niveau.)

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Evil Erin
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