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9 nouvelles économiques que vous ne verrez pas en 2010

2177272897_4ab4eda381_mComme je l’ai dit lors de mon dernier article, c’est le temps des Fêtes. On n’a donc pas besoin d’être sérieux. Pour m’amuser, j’ai donc préparé dix titres de nouvelles économiques que vous ne verrez pas en 2010:

  • Le gouvernement fédéral annonce un surplus record et rembourse sa dette
  • Les syndicats et le gouvernement du Québec s’entendent facilement sur les clauses salariales
  • Le taux de chômage américain passe sous la barre des 8%
  • Le dollar canadien redescend à 0,80$ américains: les exportateurs jubilent
  • La Banque Royale du Canada va se scinder en 15 petites banques régionales
  • Le prix de l’essence redescend à 0,70$ le litre
  • Les Nordiques reviennent à Québec
  • Le prix des maisons continue d’augmenter au Canada: le plus riche Canadien est maintenant un agent d’immeuble de l’Alberta
  • Le populaire blogue jesuispauvre.com vendu à Québécor Média pour 2 millions

Naturellement, ce sont mes propres prédictions. J’ai déjà hâte à l’an prochain pour voir lesquelles s’avèrent complètement inexactes! N’hésitez pas à me le signaler en cours d’année si vous tombez sur une de ces nouvelles dans la vraie vie!

N’hésitez pas non plus à suggérer d’autres idées dans les commentaires!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr alancleaver_2000
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La caisse à l’écoute de mes besoins?

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Comme les lecteurs de longue date le savent, madame Ebenezer et moi nous sommes lancés dans des travaux de rénovation d’envergure (fenêtres et revêtement). Je devais ces jours-ci réaliser un versement significatif à l’entrepreneur. J’ai donc initié un transfert de mon compte ING Direct (où sont mes économies) vers mon compte Desjardins (mon compte chèques).

Une alerte pour s’occuper de moi

Bang. Le lendemain (ouvrable, tout de même. On est proactifs, mais sur un horaire bancaire. Non mais.) de l’arrivée de ce montant (bien au-delà du solde moyen des 24 derniers mois), je reçois un appel d’une conseillère de ma Caisse à la maison. Comme je n’étais pas là (il faut bien travailler pour accumuler des montants de cet ordre-là, après tout), j’ai rappelé la dame le lendemain.

Elle voulait m’offrir de placer cet argent dans un véhicule un peu plus efficace qu’un compte avec opérations. Ils reçoivent des alertes automatiques dans des cas similaires, afin d’être proactifs et de proposer aux clients d’accumuler un peu plus d’intérêts.

Oups.

L’ennui, pour elle, a été double. Premièrement, le chèque qui allait faire sortir tout cet argent de mon compte était déjà libellé et je n’étais donc pas du tout intéressé à accepter un placement garanti ou autre avec Desjardins. Ensuite, je lui ai dit que j’utilisais ING Direct pour placer mon argent «à court terme». Elle m’a alors demandé quelles étaient les conditions qu’ING m’offrait… je le lui ai dit (de toute façon, ce n’est pas un secret, c’est sur leur site web) et elle m’a tout simplement répondu: «oh, bonne journée!»

Une bonne pratique?

J’ai été assez agréablement surpris de l’expérience, mais la ligne est fine entre une attitude maternaliste et une aide proactive. Quelle serait votre réaction si votre institution financière vous téléphonait pour vous proposer une optimisation de vos actifs financiers?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr vlima.com
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La paye des banquiers: un symptôme et non la cause

3231577621_87cc755917_mOn a beaucoup parlé, depuis le début de la crise financière, du mode de rémunération des dirigeants de grandes banques. La plupart du temps, c’était pour exprimer de la surprise et de la colère face à des paiements substantiels alors que la performance affichée depuis 2008 est bien en deçà des attentes. Le clou final a été enfoncé lorsqu’il a été révélé que la société Merrill Lynch s’est dépêchée de verser des bonus (15 milliards!) à ses employés quelques jours avant d’être acquise par Bank of America qui, elle, avait reçu plus de 45 milliards d’aide du gouvernement américain pour sauver Merrill Lynch.

La solution n’est pas un diachylon gouvernemental

Depuis, des cris se sont élevés des deux côtés de l’Atlantique pour que les gouvernements encadrent mieux la rémunération des dirigeants des grandes banques. La logique étant que le modèle actuel récompense très généreusement les preneurs de risques lorsque l’économie va bien et ne les punit pas lorsque ça va mal: le gouvernement vient plutôt les sauver.

Cette situation constitue effectivement un problème et ne devrait plus être tolérée, je suis bien d’accord. Par contre, la solution est très imparfaite et, surtout, elle camoufle un problème bien plus grave: les actionnaires des compagnies n’exercent pas efficacement leur devoir de gestion et de contrôle de la compagnie… et pas seulement dans le domaine bancaire.

Faire fonctionner le système capitaliste

Le problème, tel que j’ai pu l’observer lors de l’assemblée annuelle des actionnaires de la Banque Nationale, en février dernier, c’est que la théorie voulant que les propriétaires de la compagnie (les actionnaires) soient ceux qui aient le plus à cœur la pérennité et la rentabilité de la compagnie est valide mais qu’en pratique ça ne fonctionne pas. Trop souvent, les actionnaires sont trop petits et isolés pour avoir de l’impact et, surtout, dans bien des cas, ils n’ont pas investi le temps nécessaire pour bien comprendre le marché et se forger une opinion éclairée sur la façon de gérer l’entreprise dont ils sont propriétaires (inscrivez-moi dans cette catégorie, malheureusement).

Le problème est profond et n’est certainement pas simple à régler. Et je ne serais pas étonné que la montée en popularité des fonds négociés en bourse (et fonds indiciels) accentuent le problème, puisqu’il n’y a pas de gestionnaire actif dans ces fonds pour faire pression sur les dirigeants des compagnies.

Je crains qu’un contrôle gouvernemental de la rémunération des banquiers ne camoufle le réel problème et que, dans cinq, dix ou quinze ans d’ici, un autre problème similaire mais dans un autre domaine surviendra alors qu’il pourrait être prévenu!

Qu’en pensez-vous? Suis-je dans l’errance la plus totale?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Tim Green aka atoach

Commentaire: pas de lunettes roses pour Ebenezer

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Bon, ce n’est pas dans mon habitude, mais je me laisse aller à émettre mon opinion sur l’économie en général et, surtout, sur la question: a-t-on enfin atteint le fond du baril ? (J’avais tenté moins habilement que plus d’y répondre en décembre et en février derniers) Mais, tout d’abord, je vous sers un avertissement: j’ai tendance à être plus inquiet que nécessaire.

Un fond spongieux

La plupart des indicateurs économiques (pertes d’emplois, volume de ventes de maisons aux États-Unis, les indices boursiers, la confiance des consommateurs) démontrent clairement que la chute libre est terminée. C’est déjà une excellente nouvelle! Par contre, on ne parle pas encore de croissance significative de l’économie.

Ici, mon côté pessimiste reprend le dessus: certains éléments m’inquiètent beaucoup et m’amènent à me ranger du côté de ceux qui craignent une seconde récession (double-dip, en anglais) plutôt que l’hyperinflation:

Heureusement, les projets d’infrastructures du plan de relance devraient se mettre en branle sérieusement cet automne. On peut donc espérer que cet apport d’argent compensera les trois éléments qui m’inquiètent!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr brewrat

La poste: a-t-on besoin d’une livraison quotidienne?

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Une récente annonce du dirigeant (président? directeur général? postier en chef?) du service postal américain évoquant l’abolition de la livraison du courrier le samedi a suscité deux vives réactions chez moi:

  • Quoi? Ils ont la poste le samedi?
  • Pourquoi diable continue-t-on d’avoir un service quotidien de livraison?

Le contexte

Certaines statistiques sur le service postal américain (USPS) sont éloquentes: un déficit annuel de 7 milliards de dollars, une diminution du volume de lettres de 20 milliards en un an et 200 000 boîtes aux lettres de moins sur le territoire. Et pour ceux qui hésitaient encore à croire qu’il y a là un problème à régler, le vérificateur général américain (Government Accountability Office) a jugé que le service postal était un source de risque financier élevé pour le gouvernement.

Pourquoi se limiter au samedi?

Même si la situation canadienne est loin d’être aussi dramatique (Postes Canada a réalisé un bénéfice net de 90 millions de dollars en 2008), je me questionne sur la nécessité de continuer à livrer le courrier quotidiennement, en 2009. Avec la quantité de choses qui sont traitées par Internet (ou même par télécopieur…) plutôt que par la poste, ce qui continue à transiter en mode physique est rarement urgent au point de ne pouvoir être retardé d’une journée ou deux.

Je pense qu’il est donc temps que Postes Canada commence à réfléchir publiquement à la possibilité d’éliminer la livraison quotidienne du courrier. On économiserait tous (via une diminution du coût des timbres, et des produits moins chers puisque les coûts des compagnies expéditrices seraient moins élevés) et on n’y perdrait pas vraiment au change. Sans parler des réductions de gaz à effet de serre!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr jason.kaechler

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Une discussion sur les fonds de pension

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Le sujet des fonds de pension en est un passionnant que j’aborde plutôt rarement, parce que mes connaissances en la matière sont particulièrement limitées. C’est pourquoi la «montée de lait» de Michel Monette (blogueurcitoyen.com) sur le sujet a attiré mon attention.

Les régimes de retraite à prestation déterminée

Le gros du débat porte naturellement sur le sujet des régimes de retraite à prestation déterminée… Pourquoi ce type de régime est-il aussi coûteux pour l’employeur et avantageux pour les employés? Logiquement, le résultat devrait être comparable à un régime à cotisation déterminée à long terme… mais la réalité semble tout autre. Que se passe-t-il?

L’hypothèse qui me semble la plus probable à l’heure actuelle est que les gestionnaires des fonds de pension surestiment systématiquement le rendement attendu afin de réduire les cotisations payées par les employés et l’employeur. Mais c’est une opinion basée sur quelques articles ici et là, pas sur une compréhension complète du problème.

Je vous suggère donc (quitte à faire de la publicité pour la «compétition»!) d’aller lire la discussion sur le site de Michel Monette.

Réforme des régimes de pension au Canada

Après avoir écrit l’essentiel de cet article, je suis tombé sur un article du Financial Post à propos de la tournée canadienne de Ted Menzies, secrétaire parlementaire du ministre des Finances. Ce dernier réalise des consultations sur la meilleure façon de solutionner les déficits chroniques des plans de pensions, tant privés que publics, au pays. À lire absolument. Certains des scénarios évoqués m’inquiètent… mais ce qui m’inquiète encore plus, c’est de ne pas avoir plus entendu parler de cette tournée dans les médias plus traditionnels!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr markeff66
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Taux d’intérêt négatif?!

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C’est tellement de la science-fiction, cette histoire, que je l’ai laissée mijoter plus d’une semaine avant d’en faire un article. C’est d’abord apparu via la veille de CFD, puis sur PlanetMoney: il est suggéré, pour stimuler l’économie, de réduire le taux d’intérêt sous la barre de 0%. Vous avez bien lu: un taux d’intérêt négatif.

Sommes-nous passés «de l’autre côté du miroir»?

Comme dans Alice au pays des merveilles… et pourtant, ce n’est pas le National Inquirer et le Allô Police qui suggèrent cette idée saugrenue: d’abord le New York Times puis le Times de Londres. Le problème avec un taux d’intérêt négatif, c’est qu’en déposant votre argent à la banque, vous perdriez de l’argent avec le temps! C’est pourquoi il est impossible de suggérer un taux d’intérêt négatif sans éliminer complètement l’argent comptant. En effet, sinon nous retirerions tout simplement notre argent et le mettrions sous notre matelas!

Vivre selon nos moyens

Je ne suis pas un économiste de formation (et j’ai conséquemment classé cette article dans la section opinion) mais mon intuition me chuchote à l’oreille que si la croissance économique est faible malgré un taux d’intérêt effectif de 0% (aux États-Unis), c’est parce que l’économie mondiale ne croît pas plus vite. Il faudra se faire à l’idée que le rythme de croissance vécu depuis le milieu des années 90 est tout simplement insoutenable. J’aimerais bien entendre le contre-argument à mon point de vue. Quelle serait une justification valide pour réduire les taux d’intérêts sous la barre de 0%?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Smath.
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Appel à la discussion: la Caisse de dépôt

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Bon.

Le sujet de la Caisse de dépôt et placement du Québec me nargue et me hante. C’est un sujet d’actualité, il touche tout le monde au Québec et je me sens complètement dépourvu non seulement de faits, mais même d’opinion sur les différents développements.

J’ai d’abord été prudent lors du dévoilement des résultats de la Caisse, cherchant à éviter les conclusions émotives… Mais la poussière est maintenant retombée et, à la fin de mai, la commission parlementaire spéciale sur le sujet a reçu les témoignages de plusieurs dirigeants de la Caisse. Ces témoignages ont eu peu d’écho dans les médias et la population, mais certains faits mentionnés sont troublants.

Je sollicite donc les commentaires de notre extraordinaire lectorat pour me suggérer des pistes de réflexion sur le sujet. Qu’est-ce qui vous trouble le plus? Où devrait s’arrêter l’implication du gouvernement dans la gestion de la Caisse? Les dirigeants de la Caisse sont-ils trop bien ou trop peu payés pour qu’on s’assure qu’ils sont bons et qu’ils veillent aux intérêts de la population?

Pour faire bonne mesure, je pointe vers quelques articles sur le sujet:

Faites-nous part de votre opinion! Via les commentaires ici, ou bien via twitter, par courriel ou même en personne, si vous restez à Québec!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr kimba
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Pertes de temps extérieures

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Depuis quelques fins de semaine, mes voisins s’activent à entretenir leur terrain. Comme je suis généralement en accord avec les principes véhiculés par le Jardinier paresseux, d’une part, et que je privilégie d’autre part, comme le devraient la plupart des gens, d’éviter le gaspillage (de temps, d’argent et de matières premières), je ne peux m’empêcher de déplorer plusieurs des comportements que j’observe.

Zélé

- Le déchaumage: un peu tard pour le mentionner, puisque plusieurs s’y sont activés depuis la fonte de la neige déjà, mais inutile. Le gazon poussera quand même si des brins morts restent au sol, et une fois poussé, rien n’y paraîtra plus.

- L’annihilation de toute matière organique en décomposition: la balayeuse dans les plates-bandes, enlevez-moi ces feuilles mortes et ces petites tiges restantes jusqu’à la dernière ! Et pourquoi ? Pour mieux devoir ajouter des sacs de compost cet été et de l’engrais parce que le sol s’est appauvri et que la végétation peine à pousser ?

- Le pissenlit maudit: si vous ressentez encore une réprobation de vos voisins face à de joyeux pissenlits sur votre terrain et que vous vous astreignez à leur enlèvement, prenez au moins le soin de semer quelques graines de gazon après chaque arrachage. Autrement, ces sites seront aussitôt recolonisés par une autre espèce opportuniste, voire la même, et le travail sera à recommencer.

- Ramasser les résidus de tonte: herbicyclez, plutôt. Moins de travail, moins de déchets, les mêmes résultats. Et si vous persistez, ne vous payez pas en plus des épandages d’engrais, votre argent se retrouvera presque directement dans vos sacs.

De bonnes intentions

- Le paillis de «cèdre» orange: oui, du paillis permet de réduire la fréquence d’arrosage et la pousse des mauvaises herbes dans les plates-bandes, mais vaut mieux qu’il soit décomposable pour, à la longue, s’intégrer au sol et l’enrichir plutôt que de rester intact (puisque de toute façon on en ajoute à chaque année). En plus d’être franchement non naturel comme couleur.

- Le tuteur étrangleur: les tuteurs sont généralement très peu utiles, même pour de nouvelles acquisitions végétales, mais si cela vous sécurise de le faire, enlevez-les après un an. Après quatre ou cinq ans, c’est généralement l’arbre qui retient le tuteur, quand ce dernier n’est pas carrément en voie de l’étrangler. Triste.

Au secours

- Le nettoyage de l’entrée d’auto au boyau d’arrosage: balais. Balais !

- Enlever tout le gazon existant pour mieux faire poser du gazon en plaques: que de travail et d’argent pour strictement rien. Un peu de terre et un semis par-dessus le gazon existant auraient amplement fait le travail de le regarnir au goût du proprio.

- L’art topiaire intensif: il n’y a guère d’arbustes qui supportent bien ces coupes à répétition dans notre climat. Une haie de forme carrée ou une épinette en cône parfait, c’est sensé être joli ? Ménagez le sécateur.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr G & A Sattler

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Le danger des multinationales

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Bon, je me lance sur un terrain glissant, mais le titre est plus épeurant que le contenu de cet article. Dans le grand débat de la gauche et de la droite, du capitalisme et du socialisme, nous n’avons jamais pris position directement et rarement indirectement. Cet article ne fera pas exception à l’habitude. L’objectif est plutôt d’alimenter votre réflexion et même de susciter la discussion via les commentaires.

Il y a peu de choses plus agréables pour un blogue que de générer des commentaires et, cette semaine, on est servis!

Le grand débat sur la vente d’entreprises locales

Pendant plusieurs années, un sujet récurrent des nouvelles économiques était le rachat par une firme étrangère d’un fleuron québécois ou canadien. On n’a qu’à penser à Alcan (Rio Tinto), la Bourse de Montréal (le Groupe TSX), Abitibi-Consol (Bowater), ATI Technologies (AMD), la chaîne hôtelière Fairmont (un prince saoudien), La compagnie de la Baie d’Hudson (Jerry Zucker) et Domtar (Weyerhaeuser) qui ont fait les nouvelles dernièrement.

On n’en entend plus parler maintenant parce que, souvent, ces acquisitions sont financées par du crédit et, depuis le début de la crise économique, celui-ci est très difficile à obtenir (voir pour cela ma série d’articles sur les obligations). Et quand ce n’est pas financé avec du crédit, c’est une transaction en actions… et tous ceux qui possèdent des investissements liés de près ou de loin à la bourse savent que ça ne vaut pas autant qu’avant.

En dehors des arguments émotifs sur la fierté que ces grandes compagnies soient considérées comme québécoises ou canadiennes, les récents déboires d’AbitibiBowater illustrent bien l’un des arguments de ceux qui s’opposaient à ces transactions.

Une région durement touchée

AbitibiBowater est présentement le deuxième joueur économique au Saguenay-Lac-Saint-Jean et sa faillite — causée en grande partie par la dette colossale amassée par la maison-mère et pas nécessairement pas l’inefficacité des usines — aura un effet dévastateur sur cette région. De la même façon que nous diversifions nos placements pour limiter les risques, je me demande s’il était sage de permettre une telle dépendance économique envers une seule compagnie.

D’un autre côté, je suis généralement pour la liberté des propriétaires privés d’entreprises d’agir selon leur bon jugement. De plus, si on les empêchait de procéder à une vente qui est financièrement avantageuse pour eux pour protéger la société en général (ou une région du Québec), devraient-ils être dédommagés?

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