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Archive for the ‘Épargne’ Category

Stratégies d’épicerie

juin 22nd, 2010 Soeur économe 1 comment
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Une récente discussion sur les façons d’économiser sur le coût de l’épicerie m’a amenée à constater l’existence d’une variété de stratégies. J’en recense quelques unes, mais vous pouvez faire part de la vôtre !

Stratégies de circulaires

Dans bien des cas, l’objet central des moyens identifiés pour économiser est le publi-sac (en version électronique, préférablement).

  • Visite unique: la stratégie consiste à planifier ses menus de la semaine à partir des rabais identifiés dans la circulaire de la semaine de son supermarché favori. Une façon de faire qui a l’avantage d’être simple mais qui, faute de comparaison plus élargie, peut amener à acheter en fonction de rabais qui n’en sont pas réellement (tout ce qui se trouve dans la circulaire ne fait pas nécessairement l’objet d’un rabais significatif).
  • La tournée: l’idée est d’identifier tous les rabais qui valent la peine dans les circulaires des différents supermarchés situés dans un rayon raisonnable et les visiter tous (dans la version la plus extrême, même les magasins à rayons comme les Zellers et Tigre géant sont inclus). Permet davantage de discriminer les véritables rabais, mais nécessite plus de temps de préparation et de réalisation, et davantage de déplacements. Implique aussi de disposer d’espace de stockage puisque le concept central est de profiter au maximum des rabais importants qui ne reviennent pas chaque semaine.
  • Le choix de la semaine: en fonction de ses besoins et des rabais annoncés aux différents endroits, sélectionner un seul supermarché à visiter chaque semaine parmi ceux situés à proximité. Offre l’avantage de minimiser les déplacements mais amène le risque de gruger les économies sur les quelques aliments à rabais préidentifiés par des achats d’autres articles plus chers qui sont, eux, à prix régulier. Peut permettre de développer des préférences pour des produits offerts à un seul endroit et en faire provision épisodiquement. Les produits étant par ailleurs disposés différemment dans chaque épicerie, peut être mêlant.

En général, ces stratégies misent sur le stockage, et requièrent donc une certaine élasticité du budget pour les achats de masse lorsque les offres sont alléchantes. Dans le cas des aliments à conserver au congélateur, il faut aussi disposer de suffisamment d’espace et bien gérer ses stocks de façon à éviter d’avoir à se débarrasser d’aliments défraîchis.

Autres stratégies

Certaines personnes ne sont pas adeptes de la consultation compulsive de la circulaire hebdomadaire et privilégient d’autres façons d’économiser.

  • Les marques maison: l’idée est d’acheter la marque maison pour tous les produits où le choix est offert, en rabais ou pas, au fur et à mesure que les besoins se présentent. Dans plusieurs cas les produits sont pareils ou plutôt similaires, et les différences de prix cumulées permettraient d’économiser des sommes significatives sans devoir stocker.
  • Sortir du supermarché: en achetant la viande à la boucherie et les fruits et légumes à la fruiterie, entre autres, on peut gagner en fraîcheur et qualité tout en payant moins cher. Un peu comme dans le cas de la stratégie de la tournée, par contre, on augmente les déplacements et le temps à y consacrer. À ne pas oublier (en saison estivale surtout), le fermier de famille et les marchés publics.
  • Le «fait maison»: en combinaison ou non avec la recherche de rabais en circulaires, cette stratégie préconise l’économie en préparant sa nourriture plutôt qu’en l’achetant déjà préparée. Valide pour les sauces, repas du midi, pain, biscuits, céréales… Le prix des ingrédients est souvent beaucoup moindre que celui des aliments déjà préparés, et ceux-ci peuvent être de meilleure qualité.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr nateOne

Conseils d’ingénieurs

juin 8th, 2010 Ebenezer 1 comment
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Un ami m’a récemment remis un document d’information du Fonds Férique, des fonds de placements réservés aux ingénieurs, ingénieurs forestiers, aux diplômés en génie, à leur famille et entreprises. Le point intéressant du document, c’est la liste des sept comportements financiers irrationnels.

Le document est disponible sur leur site web. Le comportement qui m’intéresse aujourd’hui, c’est le premier, qu’ils appellent «comptabilité mentale».

Le comportement irrationnel, c’est séparer dans des comptes distincts l’argent que vous économisez en fonction de ce à quoi il va servir.

Par exemple: j’ai un compte d’épargne général, un compte d’épargne pour l’éventuel achat d’une nouvelle voiture et finalement une hypothèque. Le taux d’intérêt sur mon épargne est plus faible que le taux d’intérêt payé sur l’hypothèque. C’est donc illogique de ne pas appliquer mes épargnes directement sur l’hypothèque.

C’est d’ailleurs le concept derrière les comptes du type de Manuvie Un.

Par contre, les faits nous démontrent que ce n’est pas tout le monde qui est parfaitement rationnel dans sa gestion des finances. Ça prend beaucoup de discipline pour ne pas toucher à nos épargnes pour s’acheter quelque chose de moyennement utile, alors qu’on économise pour quelque chose de plus important. Pour ceux qui ont de la difficulté avec cette discipline, la solution d’utiliser des comptes d’épargne séparés est la meilleure.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr MorroBayChuck
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Le truc de la limite de crédit illimitée

avril 23rd, 2010 Ebenezer 4 comments
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Récemment, je discutais avec quelqu’un qui prévoit réaliser un voyage en Europe dans les prochaines semaines (si le volcan islandais veut bien coopérer). Elle me disait qu’elle devait téléphoner à sa banque et espérer qu’ils acceptent d’augmenter sa limite de crédit, qui était bien peu adaptée à un voyage de ce type.

Augmenter sa limite de crédit sans téléphoner

Peu de gens réalisent qu’il est très simple d’augmenter soi-même sa limite de crédit sans devoir demander la permission à personne. À tout le moins pour des besoins ponctuels de ce type, il s’agit tout simplement d’effectuer un paiement sur votre carte de crédit du montant que vous souhaitez pouvoir dépenser. En gros, vous payez d’avance votre compte.

Naturellement, vous devez avoir l’argent dans votre compte à l’avance! Mais si vous disposez d’une limite de crédit limitée sur votre carte (par choix ou parce que vous n’avez pas de revenus réguliers suffisants pour la justifier), ça peut s’avérer très pratique.

Éviter les intérêts sur les avances de fonds

L’autre utilité de ce truc, c’est d’éviter les frais d’intérêts sur les avances de fonds. Encore une fois, si vous allez en voyage à l’étranger, il est parfois plus simple de retirer de l’argent dans un guichet à l’aide d’une carte de crédit. En temps normal, cette façon de procéder vous oblige à payer des frais d’intérêts dès le moment du retrait, et ce, jusqu’au paiement complet. Si, au moment du retrait, c’est la compagnie de carte de crédit qui vous doit de l’argent et non l’inverse, vous ne serez pas sujet à des intérêts.

Naturellement, si vous prévoyez retirer 500$ en argent comptant, il ne faut pas oublier que les dépenses standard (hôtel, restaurants, etc.) viendront consommer l’argent que vous avez déposé d’avance. N’est-ce pas, cher collègue de travail?

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Choisir un planificateur financier

avril 20th, 2010 Ebenezer Comments off
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Je connais peu de gens qui sont très satisfaits de leur planificateur financier… quand ils en ont un. Il semble qu’il y ait une grande possibilité d’amélioration dans le marché des services financiers pour connecter ensemble les clients et les conseillers.

En tant que client, on ne veut pas confier plusieurs dizaines de milliers de dollars (voire même des centaines) au premier quidam venu qui nous traitera comme un numéro et nous proposera la même solution qu’à tout le monde sans se préoccuper de notre personnalité et de nos objectifs. On ne veut pas non plus se faire proposer seulement des produits qui sont les plus payants pour la personne qui nous les vend. Et on veut surtout éviter la fraude pure et simple.

Un répertoire en ligne

Un nouveau site web américain (dommage, il ne couvre pas le Québec) tente de répondre à ces préoccupations: ClaroConnect. Il s’agit d’un répertoire en ligne où l’on peut réaliser des recherches par type de produit offert et une floppée d’autres critères:

  • Géographique
  • Montant à gérer (certains conseillers ne sont pas intéressés par des petits montants)
  • Mode de rémunération
  • Sexe
  • Langue parlée
  • Religion

Certains de ces critères paraissent étranges… mais ils sont probablement utiles pour maximiser les chances de trouver un conseiller en qui on aura réellement confiance.

La nécessité d’un planificateur financier

Récemment, un article paru sur le blogue anglophone GetRichSlowly faisait le parallèle entre les planificateurs financiers et les marchands d’épices de l’Antiquité et posait la question: le monde des services financiers est-il devenu tellement simple que tout un chacun puisse s’y débrouiller sans devoir faire appel à (et payer) un conseiller professionnel?

Je trouve la question particulièrement étrange, puisque la récente crise économique a justement été créée par des produits financiers ésotériques suffisamment complexes pour que la presque totalité de la population déclare forfait et dise: «c’est trop compliqué. Si les gens qui ont un doctorat qui ont inventé ça disent que ça marche, ça doit être vrai.»

Bref, je pense que les conseillers ont encore toute leur place, mais que la valeur de leurs services change avec le temps. Historiquement, ils vendaient des transactions. Ces transactions peuvent maintenant être réalisées à peu de frais directement par n’importe qui… Aujourd’hui, nous avons plus que jamais besoin des conseils et de l’esprit critique de nos planificateurs financiers.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr EG_Focus
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CÉLI ou RÉER?

janvier 31st, 2010 Ebenezer 4 comments
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Les deux, évidemment. Naturellement, ce n’est pas toujours possible en toutes circonstances. Après tout, si vous cotisez aux deux au maximum, cela correspond à 18% de votre salaire pour le RÉER et 5000$ pour le CÉLI… Ça prend toute une discipline pour économiser ce montant.

Un difficile choix?

Si vous devez choisir entre cotiser à un RÉER ou à un CÉLI, je vous suggère de baser votre décisions sur les éléments suivants:

  • Si vous êtes jeune, vous avez intérêt à prioriser le CÉLI en début de carrière et cotiser à votre RÉER plus tard, lorsque votre salaire sera plus élevé… À ce moment, votre taux d’imposition sera probablement plus élevé aussi, le crédit d’impôt du RÉER sera donc plus important.
  • Évaluez également votre niveau de discipline: il est beaucoup plus compliqué et pénalisant de retirer de l’argent d’un RÉER que d’un CÉLI. Si vous voulez vous protéger contre vous-même, cotisez à votre RÉER en premier.
  • Une cotisation à un RÉER vous permet d’accéder à un crédit d’impôt dès maintenant, ce qui vous donne l’occasion de réinvestir cet argent dans vos économies. Vous serez par contre imposé sur l’argent que vous retirerez de votre RÉER à la retraite. Du côté du CÉLI, vous n’avez pas de crédit d’impôt au moment de la cotisation, mais vous n’êtes pas imposé au moment de la retraite.

L’important: économiser

Peu importe le moyen que vous sélectionnez pour économiser, l’important, c’est d’économiser. Même si le véhicule financier choisi n’est pas optimal, c’est mieux que de le dépenser sur des choses qui ne sont pas importantes pour nous!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Bei Shu Lan
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Combien puis-je emprunter?

janvier 24th, 2010 Ebenezer 3 comments
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Récemment, un ami s’adressait à moi en détresse (pléonasme, me direz-vous, on sait tous qu’il faut être désespéré pour s’adresser à moi!) parce qu’il n’arrivait pas à s’entendre avec sa douce moitié concernant le montant qu’il était raisonnable et prudent d’emprunter pour le futur achat d’une maison.

Les ratios

Un peu partout sur Internet, incluant sur les sites des grandes banques, on vous expliquera que ces dernières utilisent principalement deux ratios pour déterminer le montant maximal qu’elles accepteront de vous prêter. Je ne parlerai pas en long et en large des ratios en questions, d’autres sites le font très bien… et l’utilisation de ces ratios est la moins pire des solutions à la disposition des banques pour évaluer ce que vous êtes capables de payer.

Heureusement, vous êtes mieux équipés qu’elles… n’est-ce pas?

Vive Quicken!

Ou BudgetExpress, ou Excel, ou Mint, c’est à votre choix. L’important, c’est d’effectuer le suivi de vos dépenses de façon exhaustive et régulière, justement pour pouvoir répondre à des questions comme ça!

Donc, combien pouvez-vous emprunter? C’est facile. Prenez vos dépenses de la dernière année, remplacez le montant du logement par le montant souhaité du paiement hypothécaire, ajoutez les taxes (municipales et scolaires), l’électricité, les assurances et, pourquoi pas, un montant forfaitaire en prévision de l’entretien de la maison.

Il ne vous reste plus qu’à vos assurer que l’ajout de ces dépenses vous permet quand même:

  • D’avoir des revenus plus élevés que les dépenses
  • Que l’excédent des revenus sur les dépenses soit suffisant pour faire face à des dépenses imprévues (c’est plus fréquent et plus coûteux avec une maison)
  • Que l’excédent des revenus sur les dépenses soit également suffisant pour pouvoir économiser pour des choses agréables comme des voyages, la retraite et autres billevesées.

Si le montant que vous calculez est plus petit que celui calculé avec les ratios, dites-vous bien que c’est Quicken qui a raison, pas les ratios! D’ailleurs, rappelez-vous que ces ratios vous permettent d’estimer le maximum que vous pouvez emprunter… dans les faits, c’est beaucoup plus sage de se tenir loin de cette limite, à mon avis.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Kyle Rush
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Vider sa tirelire

janvier 20th, 2010 Soeur économe 8 comments
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J’ai un enfant qui a découvert récemment le plaisir de placer des pièces de monnaie dans une tirelire (puis les en retirer pour recommencer, évidemment). Cela m’a fait réaliser que le nombre desdites pièces dans notre résidence était non négligeable.

Certains accumulent les pièces de monnaie dans une tirelire pour alléger leurs poches ou leur porte-monnaie. D’autres pour se constituer, sans y penser, une petite réserve à dépenser éventuellement. Selon les pièces qu’on y place, une simple tirelire peut facilement renfermer plusieurs dizaines sinon centaines de dollars.

Ces pièces accumulées, que la Monnaie royale canadienne doit remplacer pour en assurer un nombre suffisant en circulation, génèrent des coûts. D’après cette société, 846 millions de pièces de un cent ont été produites en 2007, de même que 218 millions de pièces de cinq cents et 284 millions de pièces de dix cents. Dans un plaidoyer pour le retrait de la pièce de un cent, Desjardins avait indiqué en 2007 qu’en plus de coûter au gouvernement 1,5 cent par pièce produite, le maintien de la pièce de un cent générait des coûts annuels de gestion par les banques, commerces et consommateurs de plus d’une centaine de millions de dollars.

Alors, quelles sont les façons de faire votre part pour réduire l’impact de la production de toutes ces pièces tout en vous permettant de placer à meilleur escient les dollars qui dorment dans votre tirelire ?

  • Les fameux rouleaux: c’est la façon traditionnelle de les ramener dans le circuit, mais c’est une opération fastidieuse qui en décourage plusieurs. Si préparer des rouleaux de pièces de cinq, dix ou vingt-cinq cents est relativement payant, les rouleaux de un cent, à 0,50$ pièce, sont probablement moins motivants. J’avais par ailleurs entendu dire que certaines institutions financières chargeaient maintenant des frais lorsqu’un client souhaitait déposer des rouleaux, mais lorsque l’année dernière j’ai ainsi rapporté le produit d’une heure ou deux de labeur à une caisse populaire, on ne m’a pas chargé quoi que ce soit.
  • Les machines automatisées: implantées depuis quelques années dans toutes sortes d’endroits dont des épiceries et magasins à grande surface, ces machines trient rapidement la monnaie qu’on y place et fournissent un reçu à aller échanger au comptoir contre des billets. La Monnaie royale canadienne en fait même la promotion (avec les données ci-dessus, pas besoin de chercher pourquoi). Seul inconvénient: la machine retient environ 10% de la valeur des pièces triées en frais de service. À vous d’évaluer si le temps épargné en préparation de rouleaux et transport à la banque le vaut.

Enfin, compte tenu de ce moyen rapide de transformer une multitude de pièces en billets, je me dis que peut-être des organismes de bienfaisance ou des campagnes de levées de fonds pourraient solliciter les gens en les invitant à contribuer avec une partie ou l’ensemble de leur tirelire. D’une part la personne qui donne n’a pas l’impression que la somme en jeu est significative (puisque de toute façon elle la laisse dormir dans un contenant) alors qu’elle peut l’être, et, d’autre part, les bénéfices peuvent être significatifs pour un effort assez faible.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr .jo.hardell.

La technique des enveloppes

décembre 8th, 2009 Ebenezer Comments off
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Non, je ne parlerai pas des enveloppes brunes dans le monde de la construction. Ce n’est pas l’envie qui manque, par contre. Je vous présente plutôt une technique de budgétisation vraiment peu technologique!

En effet, je suis de ceux qui préfèrent une gestion traditionnelle pour laquelle j’enregistre toutes mes dépenses dans un logiciel pour consultation (dans mon cas, j’utilise une vieille version de Quicken). Par contre, certains peuvent trouver que c’est trop lourd comme méthode et ils ne trouvent jamais la motivation pour réaliser la saisie des transactions. Pour ceux-ci, la méthode des enveloppes peut être très utile.

Le vidéo original

L’idée originale a été suggérée par un blogue anglophone intitulé No Credit Needed. L’auteur a fait un court vidéo de 4 minutes expliquant très bien la méthode, je l’inclus donc ici:

L’explication en français

En gros, le concept est le suivant:

  • Au début du mois, vous faites tous les paiements obligatoires directement à partir de votre compte de banque (loyer, électricité, etc.)
  • Vous retirez en argent comptant tout l’argent que vous prévoyez dépenser pendant le mois – Cette méthode ne permet pas l’utilisation de carte de débit ou de crédit
  • Vous déterminez vos catégories de dépenses pour le mois (ex. épicerie, restaurant, essence, etc. Pour une liste plus exhaustive, voir cet article);
  • Vous placez, dans chacune des enveloppes, le montant (en argent comptant) que vous avez le droit de dépenser pour chacune des catégories;
  • Tout au cours du mois, vous utilisez l’argent de chacune des enveloppes, tel que prévu;
  • À la fin du mois, vous prenez tout l’argent qui reste dans vos enveloppes et vous l’utilisez pour rembourser vos dettes ou économiser.

Cette méthode est idéale si vous vous retrouvez souvent avec des dépenses plus grandes que prévues sur vos cartes de crédit à la fin de chaque mois: elle vous permet de façon très visuelle de suivre le rythme de vos dépenses tout au cours du mois.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr zappowbang
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Les hypothèques inversées

octobre 31st, 2009 Ebenezer 2 comments
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Dans la catégorie des produits financiers pas vraiment ésotériques mais certainement hors du commun, Soeur Économe me suggérait récemment d’aborder les hypothèques inversées. Certains s’inquiètent d’ailleurs de leur grandissante popularité auprès des baby boomers.

D’abord, qu’est-ce que c’est, une hypothèque inversée?

Le concept est relativement simple. Prenons comme hypothèse de base, pour la simplicité, que votre maison est complètement payée: vous allez voir la banque et vous lui dites que vous souhaitez prendre une hypothèque inversée sur votre maison. Admettons que votre maison vaut 200 000$, la banque vous donne alors 80 000$ et vous dit: Allez-y, amusez-vous! Pas de paiement mensuel! La belle vie, quoi! Rien à rembourser tant que vous restez dans votre maison!

Le hic, c’est qu’il s’agit tout de même d’un prêt, et que, pendant ce temps, les intérêts s’accumulent quand même. Donc, au moment de quitter votre maison, vous devez rembourser l’argent emprunté et les intérêts accumulés. Dans bien des cas, ça veut dire qu’au moment de vendre votre maison, la grande majorité du produit de la vente ira directement à la banque pour rembourser l’hypothèque inversée.

Potentiellement toxiques

Même si une hypothèque inversée peut parfois être utile — par exemple, pour quelqu’un dont la santé décline et qui doit se payer des auxiliaires médicales, ou pour apporter des ajustements significatifs pour rester dans sa maison, plutôt que d’aller dans un CHSLD — le produit est présentement vendu à toutes les sauces aux États-Unis. On l’offre aux baby boomers qui débutent leur retraite et qui utilisent cet argent pour se payer du luxe (comme un véhicule récréatif, un chalet ou des voyages)… Or, en prenant une hypothèque inversée relativement tôt, on court le risque, si le prix des maisons n’augmente pas beaucoup, de devoir vendre notre maison à perte au moment d’aller s’installer dans un foyer pour personnes âgées. Le blogue de Consumer Reports s’inquiète qu’une vague de faillites personnelles survienne dans les rangs des baby boomers dans 15 ou 20 ans, au moment où il quitteront leur maison.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Paul Keleher

La rente viagère: des prestations déterminées

octobre 29th, 2009 Ebenezer Comments off
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La récente question de Roger Léger en commentaire à mon article sur le service proactif de ma caisse m’amène à introduire un produit dont je connaissais l’existence, mais non les détails. D’après ses commentaires, il a un montant d’argent qu’il souhaite utiliser comme supplément de revenu de retraite. L’option «de base» est de laisser cet argent dans un compte épargne à intérêts élevés et d’en retirer une portion à chaque mois.

L’alternative: la rente viagère

Une alternative est de faire l’acquisition d’une rente viagère. Le concept de base est le suivant: vous donnez à une institution financière (le plus souvent, une compagnie d’assurance) un gros montant d’argent. En échange, cette institution vous versera, jusqu’à la fin de votre vie, un montant mensuel. Ça ressemble beaucoup à un régime de retraite à prestations déterminées, mais financé complètement par l’acheteur de la rente.

Les deux principaux avantages que je vois à cette méthode sont:

  • Un revenu garanti, peu importe la situation économique (dans la mesure où la compagnie d’assurance qui fournit la rente ne fait pas faillite, je présume).
  • Élimine le souci de devoir déterminer comment placer notre argent à un moment de notre vie où notre état de santé ne nous permet pas nécessairement de suivre attentivement nos finances.

Du côté des désavantages:

  • Le taux de rendement calculé dans la rente est probablement plus faible en période de boom économique que des placements dans des actions.
  • C’est un produit relativement complexe, il faut très bien s’informer avant d’en faire l’acquisition.

Et, bien sûr, la véritable valeur d’une rente viagère dépend énormément d’une grande inconnue, autant pour vous que pour la compagnie d’assurance: le moment de votre décès. Plus vous vivez longtemps, plus vous êtes avantagé, financièrement.

Attention: consultez un (des!) professionnel

Comme je le disais, ce genre de produit n’est pas un simple compte épargne et cet article ne se veut en rien une explication complète de comment ça fonctionne. Avant d’en faire l’acquisition, consultez un ou même des professionnels qui vous expliqueront toutes les variantes possibles du produit et vous permettront de faire un choix éclairé.

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