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Archives pour la catégorie ‘Épargne’

CÉLI ou RÉER?

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Les deux, évidemment. Naturellement, ce n’est pas toujours possible en toutes circonstances. Après tout, si vous cotisez aux deux au maximum, cela correspond à 18% de votre salaire pour le RÉER et 5000$ pour le CÉLI… Ça prend toute une discipline pour économiser ce montant.

Un difficile choix?

Si vous devez choisir entre cotiser à un RÉER ou à un CÉLI, je vous suggère de baser votre décisions sur les éléments suivants:

  • Si vous êtes jeune, vous avez intérêt à prioriser le CÉLI en début de carrière et cotiser à votre RÉER plus tard, lorsque votre salaire sera plus élevé… À ce moment, votre taux d’imposition sera probablement plus élevé aussi, le crédit d’impôt du RÉER sera donc plus important.
  • Évaluez également votre niveau de discipline: il est beaucoup plus compliqué et pénalisant de retirer de l’argent d’un RÉER que d’un CÉLI. Si vous voulez vous protéger contre vous-même, cotisez à votre RÉER en premier.
  • Une cotisation à un RÉER vous permet d’accéder à un crédit d’impôt dès maintenant, ce qui vous donne l’occasion de réinvestir cet argent dans vos économies. Vous serez par contre imposé sur l’argent que vous retirerez de votre RÉER à la retraite. Du côté du CÉLI, vous n’avez pas de crédit d’impôt au moment de la cotisation, mais vous n’êtes pas imposé au moment de la retraite.

L’important: économiser

Peu importe le moyen que vous sélectionnez pour économiser, l’important, c’est d’économiser. Même si le véhicule financier choisi n’est pas optimal, c’est mieux que de le dépenser sur des choses qui ne sont pas importantes pour nous!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Bei Shu Lan
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Combien puis-je emprunter?

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Récemment, un ami s’adressait à moi en détresse (pléonasme, me direz-vous, on sait tous qu’il faut être désespéré pour s’adresser à moi!) parce qu’il n’arrivait pas à s’entendre avec sa douce moitié concernant le montant qu’il était raisonnable et prudent d’emprunter pour le futur achat d’une maison.

Les ratios

Un peu partout sur Internet, incluant sur les sites des grandes banques, on vous expliquera que ces dernières utilisent principalement deux ratios pour déterminer le montant maximal qu’elles accepteront de vous prêter. Je ne parlerai pas en long et en large des ratios en questions, d’autres sites le font très bien… et l’utilisation de ces ratios est la moins pire des solutions à la disposition des banques pour évaluer ce que vous êtes capables de payer.

Heureusement, vous êtes mieux équipés qu’elles… n’est-ce pas?

Vive Quicken!

Ou BudgetExpress, ou Excel, ou Mint, c’est à votre choix. L’important, c’est d’effectuer le suivi de vos dépenses de façon exhaustive et régulière, justement pour pouvoir répondre à des questions comme ça!

Donc, combien pouvez-vous emprunter? C’est facile. Prenez vos dépenses de la dernière année, remplacez le montant du logement par le montant souhaité du paiement hypothécaire, ajoutez les taxes (municipales et scolaires), l’électricité, les assurances et, pourquoi pas, un montant forfaitaire en prévision de l’entretien de la maison.

Il ne vous reste plus qu’à vos assurer que l’ajout de ces dépenses vous permet quand même:

  • D’avoir des revenus plus élevés que les dépenses
  • Que l’excédent des revenus sur les dépenses soit suffisant pour faire face à des dépenses imprévues (c’est plus fréquent et plus coûteux avec une maison)
  • Que l’excédent des revenus sur les dépenses soit également suffisant pour pouvoir économiser pour des choses agréables comme des voyages, la retraite et autres billevesées.

Si le montant que vous calculez est plus petit que celui calculé avec les ratios, dites-vous bien que c’est Quicken qui a raison, pas les ratios! D’ailleurs, rappelez-vous que ces ratios vous permettent d’estimer le maximum que vous pouvez emprunter… dans les faits, c’est beaucoup plus sage de se tenir loin de cette limite, à mon avis.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Kyle Rush
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Vider sa tirelire

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J’ai un enfant qui a découvert récemment le plaisir de placer des pièces de monnaie dans une tirelire (puis les en retirer pour recommencer, évidemment). Cela m’a fait réaliser que le nombre desdites pièces dans notre résidence était non négligeable.

Certains accumulent les pièces de monnaie dans une tirelire pour alléger leurs poches ou leur porte-monnaie. D’autres pour se constituer, sans y penser, une petite réserve à dépenser éventuellement. Selon les pièces qu’on y place, une simple tirelire peut facilement renfermer plusieurs dizaines sinon centaines de dollars.

Ces pièces accumulées, que la Monnaie royale canadienne doit remplacer pour en assurer un nombre suffisant en circulation, génèrent des coûts. D’après cette société, 846 millions de pièces de un cent ont été produites en 2007, de même que 218 millions de pièces de cinq cents et 284 millions de pièces de dix cents. Dans un plaidoyer pour le retrait de la pièce de un cent, Desjardins avait indiqué en 2007 qu’en plus de coûter au gouvernement 1,5 cent par pièce produite, le maintien de la pièce de un cent générait des coûts annuels de gestion par les banques, commerces et consommateurs de plus d’une centaine de millions de dollars.

Alors, quelles sont les façons de faire votre part pour réduire l’impact de la production de toutes ces pièces tout en vous permettant de placer à meilleur escient les dollars qui dorment dans votre tirelire ?

  • Les fameux rouleaux: c’est la façon traditionnelle de les ramener dans le circuit, mais c’est une opération fastidieuse qui en décourage plusieurs. Si préparer des rouleaux de pièces de cinq, dix ou vingt-cinq cents est relativement payant, les rouleaux de un cent, à 0,50$ pièce, sont probablement moins motivants. J’avais par ailleurs entendu dire que certaines institutions financières chargeaient maintenant des frais lorsqu’un client souhaitait déposer des rouleaux, mais lorsque l’année dernière j’ai ainsi rapporté le produit d’une heure ou deux de labeur à une caisse populaire, on ne m’a pas chargé quoi que ce soit.
  • Les machines automatisées: implantées depuis quelques années dans toutes sortes d’endroits dont des épiceries et magasins à grande surface, ces machines trient rapidement la monnaie qu’on y place et fournissent un reçu à aller échanger au comptoir contre des billets. La Monnaie royale canadienne en fait même la promotion (avec les données ci-dessus, pas besoin de chercher pourquoi). Seul inconvénient: la machine retient environ 10% de la valeur des pièces triées en frais de service. À vous d’évaluer si le temps épargné en préparation de rouleaux et transport à la banque le vaut.

Enfin, compte tenu de ce moyen rapide de transformer une multitude de pièces en billets, je me dis que peut-être des organismes de bienfaisance ou des campagnes de levées de fonds pourraient solliciter les gens en les invitant à contribuer avec une partie ou l’ensemble de leur tirelire. D’une part la personne qui donne n’a pas l’impression que la somme en jeu est significative (puisque de toute façon elle la laisse dormir dans un contenant) alors qu’elle peut l’être, et, d’autre part, les bénéfices peuvent être significatifs pour un effort assez faible.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr .jo.hardell.

La technique des enveloppes

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Non, je ne parlerai pas des enveloppes brunes dans le monde de la construction. Ce n’est pas l’envie qui manque, par contre. Je vous présente plutôt une technique de budgétisation vraiment peu technologique!

En effet, je suis de ceux qui préfèrent une gestion traditionnelle pour laquelle j’enregistre toutes mes dépenses dans un logiciel pour consultation (dans mon cas, j’utilise une vieille version de Quicken). Par contre, certains peuvent trouver que c’est trop lourd comme méthode et ils ne trouvent jamais la motivation pour réaliser la saisie des transactions. Pour ceux-ci, la méthode des enveloppes peut être très utile.

Le vidéo original

L’idée originale a été suggérée par un blogue anglophone intitulé No Credit Needed. L’auteur a fait un court vidéo de 4 minutes expliquant très bien la méthode, je l’inclus donc ici:

L’explication en français

En gros, le concept est le suivant:

  • Au début du mois, vous faites tous les paiements obligatoires directement à partir de votre compte de banque (loyer, électricité, etc.)
  • Vous retirez en argent comptant tout l’argent que vous prévoyez dépenser pendant le mois – Cette méthode ne permet pas l’utilisation de carte de débit ou de crédit
  • Vous déterminez vos catégories de dépenses pour le mois (ex. épicerie, restaurant, essence, etc. Pour une liste plus exhaustive, voir cet article);
  • Vous placez, dans chacune des enveloppes, le montant (en argent comptant) que vous avez le droit de dépenser pour chacune des catégories;
  • Tout au cours du mois, vous utilisez l’argent de chacune des enveloppes, tel que prévu;
  • À la fin du mois, vous prenez tout l’argent qui reste dans vos enveloppes et vous l’utilisez pour rembourser vos dettes ou économiser.

Cette méthode est idéale si vous vous retrouvez souvent avec des dépenses plus grandes que prévues sur vos cartes de crédit à la fin de chaque mois: elle vous permet de façon très visuelle de suivre le rythme de vos dépenses tout au cours du mois.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr zappowbang
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Les hypothèques inversées

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Dans la catégorie des produits financiers pas vraiment ésotériques mais certainement hors du commun, Soeur Économe me suggérait récemment d’aborder les hypothèques inversées. Certains s’inquiètent d’ailleurs de leur grandissante popularité auprès des baby boomers.

D’abord, qu’est-ce que c’est, une hypothèque inversée?

Le concept est relativement simple. Prenons comme hypothèse de base, pour la simplicité, que votre maison est complètement payée: vous allez voir la banque et vous lui dites que vous souhaitez prendre une hypothèque inversée sur votre maison. Admettons que votre maison vaut 200 000$, la banque vous donne alors 80 000$ et vous dit: Allez-y, amusez-vous! Pas de paiement mensuel! La belle vie, quoi! Rien à rembourser tant que vous restez dans votre maison!

Le hic, c’est qu’il s’agit tout de même d’un prêt, et que, pendant ce temps, les intérêts s’accumulent quand même. Donc, au moment de quitter votre maison, vous devez rembourser l’argent emprunté et les intérêts accumulés. Dans bien des cas, ça veut dire qu’au moment de vendre votre maison, la grande majorité du produit de la vente ira directement à la banque pour rembourser l’hypothèque inversée.

Potentiellement toxiques

Même si une hypothèque inversée peut parfois être utile — par exemple, pour quelqu’un dont la santé décline et qui doit se payer des auxiliaires médicales, ou pour apporter des ajustements significatifs pour rester dans sa maison, plutôt que d’aller dans un CHSLD — le produit est présentement vendu à toutes les sauces aux États-Unis. On l’offre aux baby boomers qui débutent leur retraite et qui utilisent cet argent pour se payer du luxe (comme un véhicule récréatif, un chalet ou des voyages)… Or, en prenant une hypothèque inversée relativement tôt, on court le risque, si le prix des maisons n’augmente pas beaucoup, de devoir vendre notre maison à perte au moment d’aller s’installer dans un foyer pour personnes âgées. Le blogue de Consumer Reports s’inquiète qu’une vague de faillites personnelles survienne dans les rangs des baby boomers dans 15 ou 20 ans, au moment où il quitteront leur maison.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Paul Keleher

La rente viagère: des prestations déterminées

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La récente question de Roger Léger en commentaire à mon article sur le service proactif de ma caisse m’amène à introduire un produit dont je connaissais l’existence, mais non les détails. D’après ses commentaires, il a un montant d’argent qu’il souhaite utiliser comme supplément de revenu de retraite. L’option «de base» est de laisser cet argent dans un compte épargne à intérêts élevés et d’en retirer une portion à chaque mois.

L’alternative: la rente viagère

Une alternative est de faire l’acquisition d’une rente viagère. Le concept de base est le suivant: vous donnez à une institution financière (le plus souvent, une compagnie d’assurance) un gros montant d’argent. En échange, cette institution vous versera, jusqu’à la fin de votre vie, un montant mensuel. Ça ressemble beaucoup à un régime de retraite à prestations déterminées, mais financé complètement par l’acheteur de la rente.

Les deux principaux avantages que je vois à cette méthode sont:

  • Un revenu garanti, peu importe la situation économique (dans la mesure où la compagnie d’assurance qui fournit la rente ne fait pas faillite, je présume).
  • Élimine le souci de devoir déterminer comment placer notre argent à un moment de notre vie où notre état de santé ne nous permet pas nécessairement de suivre attentivement nos finances.

Du côté des désavantages:

  • Le taux de rendement calculé dans la rente est probablement plus faible en période de boom économique que des placements dans des actions.
  • C’est un produit relativement complexe, il faut très bien s’informer avant d’en faire l’acquisition.

Et, bien sûr, la véritable valeur d’une rente viagère dépend énormément d’une grande inconnue, autant pour vous que pour la compagnie d’assurance: le moment de votre décès. Plus vous vivez longtemps, plus vous êtes avantagé, financièrement.

Attention: consultez un (des!) professionnel

Comme je le disais, ce genre de produit n’est pas un simple compte épargne et cet article ne se veut en rien une explication complète de comment ça fonctionne. Avant d’en faire l’acquisition, consultez un ou même des professionnels qui vous expliqueront toutes les variantes possibles du produit et vous permettront de faire un choix éclairé.

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RÉER: pas de conseil!

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À la suite de mon récent article sur les RÉER, Nicolas me demandait ce que j’allais conseiller aux lecteurs, avec l’arrivée de la saison des RÉER et de l’avalanche de publicité qui vient avec. Comme l’indique le titre de cet article, il sera probablement déçu par ma réponse, mais je pense tout de même qu’elle est d’intérêt général.

Ça dépend de votre situation

Les conseils en placement, c’est un travail qu’exercent à temps plein des professionnels! Je ne prétendrai jamais être une alternative valide. Par contre, je peux vous dire que les conseils varieront largement en fonction de votre situation. Les éléments suivants doivent être considérés:

  • Horizon de placement (combien de temps avant d’utiliser vos placements – retraite ou RAP pour achat de maison)
  • Votre tolérance au risque
  • Vos connaissances en finances
  • Votre situation financière actuelle

En fait, le seul vrai conseil que je peux donner, c’est toujours le même: informez-vous sur les différents produits offerts, assurez-vous de bien les comprendre et utilisez votre propre jugement pour faire des choix éclairés.

Et la publicité, elle?

Je trouve que la publicité sur les produits RÉER est rarement très utile. Trop souvent, les RÉER sont présentés comme un produit financier en soi, alors qu’il s’agit simplement d’un mécanisme pour placer de l’argent à l’abri de l’impôt — on peut y mettre à peu près n’importe quel produit financier normal comme des fonds d’actions, des placements garantis, des actions, etc. Pour déterminer ce qui vous convient le mieux, informez-vous d’abord sur les différentes façons de placer votre argent. Quand vous aurez sélectionné un produit qui vous intéresse, adressez-vous ensuite à une institution financière pour voir si cette option est pratique dans votre situation (il peut arriver que que certaines options nécessitent un montant minimum significatif).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr nate steiner
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Obligations d’épargne et obligations prime du Canada

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C’est l’automne et, si vous êtes comme les écureuils qui envahissent notre cours à cette période-ci de l’année pour faire des provisions de graines de tournesol, vous avez porté attention aux récentes publicités sur les obligations d’épargne du Canada.

Le gouvernement emprunte

Comme nous l’avons vu lorsqu’on a discuté des obligations en général, les obligations sont un moyen pour le Canada d’emprunter l’argent nécessaire à son fonctionnement. Avec un déficit budgétaire record prévu pour l’année en cours, l’état canadien a donc doublement besoin des fonds qu’il récoltera via l’émission de ces obligations.

Deux types d’obligations

Le gouvernement offre deux types d’obligations: les obligations d’épargne, qui sont encaissables en tout temps, et les obligations de prime, qui ne sont encaissables qu’une fois par année, mais qui offrent un taux plus élevé. La première s’apparente donc à un compte épargne à intérêts élevés, alors que la deuxième ressemble plus à un certificat de placement garanti.

Cette année, les obligations d’épargne du Canada n’offrent qu’un taux de 0,4% (comparativement à 1,05% dans un compte d’épargne ING Direct) alors que les obligations de prime offrent un taux qui augmente d’année en année sur trois ans pour un rendement cumulatif de 1,39%. Un placement garanti d’un an chez ING Direct offre 1,25%. Si vous vous engagez plutôt pour trois ans, on vous offre 2,5%.

C’est mieux que d’emprunter à l’étranger

Sur le plan macro-économique, emprunter auprès de la population canadienne est beaucoup plus efficace que d’emprunter à l’étranger: les intérêts versés par le gouvernement fédéral sont versés à des Canadiens qui (présumément) utiliseront ensuite cet argent dans l’économie canadienne. Si, au contraire, le gouvernement doit emprunter auprès d’étrangers, les intérêts versés sur la dette sortent complètement de l’économie canadienne. C’est pourquoi, lorsqu’on parle de la dette d’un pays, on fera souvent une distinction entre sa dette intérieure (détenue par des citoyens du pays) et sa dette extérieure.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Gilles Gonthier
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Registre des planificateurs financiers

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Les récentes histoires d’horreur de «conseillers financiers» qui ont fraudé leurs clients peuvent avoir soulevé l’inquiétude de plusieurs. En effet, avec tout l’effort qu’économiser requiert, il est paniquant d’envisager que quelqu’un d’autre parte avec la caisse.

Par contre, quelques mesures bien simples et l’application de la Règle d’or peuvent réduire considérablement les risques tout en vous permettant de profiter des conseils d’un expert dans le domaine.

L’Autorité des marchés financiers

Lorsque vous vous mettez à la recherche d’un planificateur financier (Soeur Économe m’a fait remarquer que l’AMF interdit aux professionnels dûment autorisés d’employer le titre de conseiller financier, ils doivent utiliser celui de planificateur financier), il est important de savoir que ceux-ci doivent posséder un permis de l’Autorité des marchés financiers pour exercer. N’hésitez pas à visiter ce site Web pour effectuer une recherche à partir du nom de votre planificateur financier. À noter que ce n’est pas le même lien si vous vous adressez à un planificateur financier à son compte ou bien à quelqu’un travaillant dans une succursale d’institution financière.

Sur le site Web, il est indiqué qu’on peut téléphoner pour obtenir plus de détails sur la personne… par exemple, savoir s’il y a déjà fait l’objet de plaintes auprès de l’AMF. Une visite sur le site et un appel à l’AMF m’apparaissent essentiels dans le processus de sélection d’un planificateur!

Des relevés de comptes accessibles

Un autre aspect important, ce sont les relevés de comptes. Dans un monde idéal, vous auriez accès à un site Web pour réaliser le suivi de vos placements… Dans mon cas, mon planificateur est un indépendant qui travaille sous la bannière Financière Banque Nationale: j’accède donc au site de cette dernière pour consulter l’état de mon RÉER, ce qui me rassure sur le fait que je possède vraiment cette «fortune»!

De plus, si vous détenez des actions de compagnies publiques, assurez-vous de recevoir à votre adresse le rapport annuel ou, à tout le moins, une communication écrite de la compagnie qui confirme que vous êtes bien un actionnaire officiel!

La Règle d’or

Si la règle d’or des cartes de crédit c’est de payer son compte en entier à la fin de chaque mois, la règle d’or en investissement est la suivante: si vous ne comprenez pas comment fonctionne le produit financier qu’on vous propose, demandez-en un que vous comprenez! (Vous pouvez aussi poser des questions jusqu’à ce que vous compreniez).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr amanderson2

Pourquoi je n’aime pas les placements garantis liés aux marchés

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J’ai déjà parlé en bien des fonds indiciels et des fonds négociés en bourse, les désignant comme d’excellents moyens de profiter du rendement généralement supérieur de la bourse (et qui dit rendement supérieur dit également risque plus grand). Par contre, il ne faut pas confondre ces produits avec ce que Desjardins appelle les placements garantis à rendement boursier, ou ce que la Banque Nationale nomme CPG à rendement variable (et je suis sûr que toutes les institutions ont leur équivalent)… Et il se trouve que, malgré leur attrait apparent, je ne suis pas un grand fan de ces produits.

Capital garanti et rendement boursier: le meilleur de deux mondes?

La proposition de ces produits est très alléchante: combiner la sécurité d’un placement garanti (en garantissant le capital) avec le rendement plus intéressant des indices boursiers! Naturellement, il y a des limites, sinon les banques ne trouveraient pas leur profit avec ce genre de produit. Il y a donc un maximum au rendement offert; si l’indice monte davantage que ce taux, c’est la banque qui conserve les profits. Cette disposition est tout à fait normale et ce n’est pas ce qui justifie mes réserves.

La bourse, c’est payant à long terme

Comme je le disais en introduction, la bourse est plus risquée qu’un placement garanti… mais, historiquement, c’est toujours plus payant qu’un placement garanti sur une très longue période (10 ans et plus). Pour des périodes plus courtes, il arrive plus ou moins régulièrement que la bourse s’avère non seulement moins payante qu’un placement garanti mais, en plus, qu’on puisse y perdre notre précieux capital. L’ennui des produits comme les placements garantis liés aux marchés, c’est que l’échéance est fixe… Vous devez vous retirer du marché à une date donnée, qu’elle vous soit favorable ou non.

Comme je l’indiquais, je ne suis pas un fan de ces produits pour moi… et j’ai l’impression que les gens qui en achètent oublient le désagrément qu’est l’échéance fixe. Par contre, ce pourrait être intéressant pour un investisseur débutant qui veut «tester» sa résilience émotionnelle face aux variations de la bourse.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr jimwhimpey
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