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Archives pour la catégorie ‘Analyse’

À la main et local

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Une connaissance déplorait récemment le manque de qualité et la faible durabilité de plusieurs accessoires pour bébés. Hors du Made in China, point de salut ? Pas nécessairement.

On ne retrouve pas leurs produits dans les grandes surfaces, on n’entend pas leur nom dans des publicités, mais on peut quand même trouver, en se donnant la peine de chercher un peu, toutes sortes de produits pour bébés fabriqués au Québec. Couvertures, serviettes, bavettes, lingettes, porte-bébés, couches lavables, tuques, attache-suces, barettes, sacs, jouets, peluches, et j’en oublie sûrement.

Tous ces objets sont souvent produits à petite échelle, voire de façon artisanale (un à la fois), par des mères qui s’en servent pour avoir un horaire plus flexible, un revenu d’appoint, ou qui se découvrent progressivement une fibre entrepreunariale. Une bonne raison pour faire cet effort supplémentaire pour préférer leurs produits, dont les prix sont souvent similaires pour de meilleurs matériaux, un plus grand soin dans la conception, et leur caractère original.

La difficulté peut être de les trouver, étant donné leurs moyens limités pour réaliser de la promotion autrement qu’en comptant sur le bouche à oreille. Certaines font partie d’un réseau, comme celui des Mamantrepreneures (qui regroupent des mamans entrepreneures dans une diversité de domaines et non uniquement de celles qui confectionnent des produits pour bébés). D’autres se font connaître sur Internet par des forums de discussions destinés aux mamans. Finalement, les produits de celles qui peuvent assurer une fabrication soutenue peuvent trouver leur place dans certaines boutiques d’accessoires pour bébés.

À l’exception de ce qu’on peut se procurer dans des boutiques, il faut compter un certain délai pour obtenir une commande. Pas idéal par exemple pour faire un cadeau ? Il faut simplement planifier un peu et, en général, le résultat compense largement cet effort.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr moohaha

Un bon tuyau

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Comment arrosez-vous vos végétaux extérieurs ? Source importante de consommation d’eau potable durant l’été, cet arrosage peut s’avérer un réel gaspillage ou être réalisé de façon efficace. Voici quelques éléments à prendre en considération.

Tous les systèmes qui projettent de l’eau en l’air causent beaucoup de gaspillage d’eau et une perte de temps. Je pense ici à tout ce qui est rotatif, oscillant ou pulvérisant. D’une part parce que les gens prennent rarement le temps de les ajuster de façon à éviter que la moitié de l’eau se retrouve dans la rue ou dans l’entrée. Et aussi parce qu’une bonne part de l’eau ainsi projetée en l’air s’évapore avant de retomber au sol, surtout lorsqu’ils sont mis en marche au milieu de la journée. Ces systèmes nécessitent également d’être déplacés à intervalles réguliers pour couvrir toutes les surfaces, ce qui est fastidieux. Enfin, en plus d’être source de gaspillage, le fait de projeter de l’eau sur les feuilles n’est pas recommandable. Des taches brunes pourront apparaître lorsque l’arrosage est fait en plein soleil – ce sont des brûlures.

Les systèmes automatisés d’arrosage constitués de tuyaux enfouis et de tiges d’arrosage dissimulées ne trouvent pas tellement grâce à mes yeux. Relativement compliqué à installer et nécessitant de l’entretien, ce système semble déculpabiliser ses utilisateurs d’arroser toutes les nuits, ce qui est une source de gaspillage évidente. Pire, ces systèmes sont généralement installés pour arroser des pelouses… Absolument non pertinent.

Je range également en marge de la catégorie inefficace les tuyaux plats munis de gros trous placés à intervalles réguliers. Bien que la projection et l’évaporation d’eau soient plus limitéees si le tuyau est soigneusement installé, et que la manipulation soit réduite puisqu’on peut les laisser en place sous une haie par exemple, le débit à la sortie des trous est trop élevé. Ceci peut favoriser le ruissellement de l’eau en surface plutôt que son infiltration dans le sol, et empêche d’en brancher plusieurs de suite puisque la pression baisse trop rapidement.

L’arrosage manuel peut être efficace ou non, selon la période de la journée à laquelle on l’utilise, le débit de l’eau et la source utilisée. L’arrosage manuel avec une lance branchée à un tuyau nécessite vraiment, pour être utile aux plantes, qu’il soit réalisé à cadence modérée – un arrosage superficiel implique que l’opération sera à recommencer dans un court délai. Pour les plantes extérieures en pot, l’arrosage manuel reste néanmoins la seule solution. Vaut mieux dans ce cas arroser directement la surface du sol en cessant lorsque l’eau s’écoule par le fond. C’est aussi probablement l’un des usages à privilégier pour l’eau de gouttière recueillie dans un baril.

Ma faveur va aux tuyaux de caoutchouc poreux, ou suintants. Je les ai vus décrits pour la première fois par le Jardinier paresseux, et l’usage m’a convaincu du bien-fondé de sa recommandation à leur endroit. Comme les tuyaux percés que j’évoquais ci-dessus, ils peuvent être installés sous une haie, mais peuvent aussi très aisément serpenter dans une plate-bande ou longer un potager. Leur caractère poreux permet évidemment un arrosage réparti sur toute leur longueur, et le faible débit permet le branchement de quelques uns en série sans problème, tout en favorisant l’infiltration. Et on peut les recouvrir de terre ou, encore mieux, de paillis. Un branchement permanent (durant la saison estivale) avec un baril d’eau de pluie s’avère également intéressante lorsque celui-ci est surélevé pour créer une pression minimale.

On peut viser à réduire autant que possible les besoins d’arrosage de ses plantes extérieures en les choisissant, on peut les border de paillis, mais lorsque les températures élevées et l’absence de pluie persistent, les végétaux finissent souvent par avoir la mine basse. Et à ce moment, suffit de retrouver l’extrémité du tuyau poreux pour apporter le complément d’eau nécessaire pour assurer leur survie jusqu’à la prochaine pluie.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Robert S. Donovan

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Investir dans les fruits et légumes

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Consommez-vous parfois ou fréquemment des fruits et légumes biologiques ? Outre la disponibilité, quels sont les autres critères qui entrent en ligne de compte dans votre choix d’acheter biologique dans un cas et pas dans l’autre? L’apparence ? La différence de prix ? L’organisme Environmental Working Group vous propose de prioriser certains fruits et légumes en fonction de leur niveau de contamination par les pesticides.

L’organisme prépare et met à jour chaque année, à partir de l’ensemble des résultats des dizaines de milliers d’analyses de pesticides réalisées par le US Department of Agriculture et la Food and Drug Administration dans les années précédentes, une compilation des fruits et légumes populaires les plus et les moins contaminés par les pesticides. Voici un extrait de ce palmarès:

Les plus contaminés

Les moins contaminés

Céleri

Oignon

Pêche

Avocat

Fraise

Maïs (congelé)

Pomme

Mangue

Bleuets

Petits pois (congelés)

Nectarine

Asperge

Poivron

Kiwi

Épinards

Chou

Cerises

Aubergine

Chou kale

Cantaloup

(tableau traduit et adapté de Environmental Working Group)

La liste est bâtie à partir d’un indice tenant à la fois compte de la fréquence de détection de pesticides, des concentrations moyennes de ces pesticides et de leur nombre total détectés sur une même espèce. Le tout figure dans un tableau détaillé. Les analyses prennent par ailleurs pour acquis que vous rincez vos aliments avant leur consommation et que vous ne consommez pas indûment de pelure puisqu’il est indiqué que les échantillons sont généralement rincés ou pelés.

Ces résultats s’appliquent-ils intégralement au Canada ? Peut-être pas, notamment pour les aliments parmi cette liste qui sont cultivés ici puisque les pesticides homologués de chaque côté de la frontière ne sont pas nécessairement similaires. Par contre, il apparaît vraisemblable que les fruits et légumes nécessitant le plus de pesticides aux États-Unis pour rencontrer les exigences des consommateurs soient aussi ceux qui, au Canada, se retrouvent dans la même situation. D’autre part, une bonne partie des fruits et légumes retrouvés dans les supermarchés, même en été, est malheureusement importée.

Bien sûr, on peut penser que d’autres dangers plus grands que les pesticides nous menacent, et que la consommation régulière de faibles concentrations de multiples pesticides sur des aliments n’est pas synonyme de risque important. On peut aussi espérer que l’Agence canadienne d’inspection des aliments fasse un travail suffisamment bon pour nous protéger – même si le Bureau du vérificateur général du Canada a souligné en 2008 plusieurs faiblesses à l’égard de son travail.

Vous voulez en savoir plus sur des façons de s’approvisionner en aliments biologiques et, en prime, locaux? J’en ai traité ici. Et tant qu’à réaliser des achats biologiques et débourser un peu plus, aussi bien qu’ils soient certifiés.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr jetsandzeppelins

Perméable et satisfaite de l’être

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L’asphalte et les pavés standard utilisés pour les stationnements ont en commun d’éviter le plus possible l’infiltration de la pluie et de la diriger vers la rue, avec plusieurs conséquences financières et environnementales. Pour éviter d’y ajouter ma contribution, c’est donc pour des pavés perméables que j’ai opté au moment de faire refaire l’entrée de la maison.

Constatant rapidement l’efficacité du produit pour infiltrer la pluie plutôt que la faire ruisseler vers la rue, je soulevais tout de même certaines préoccupations liées d’une part aux conditions hivernales, et d’autre part face à l’accumulation possible de matière dans les interstices.

Le pavé a passé l’hiver sans coup férir. L’eau infiltrée doit s’être évacuée comme prévu car rien n’a bougé — la possibilité de mouvement constituait une crainte évoquée par l’entrepreneur. Cette éventualité aurait pu se produire si jamais une grande quantité d’eau s’était accumulée avant la saison hivernale. De là l’importance, de s’assurer que le fond du trou se trouve plus bas que la chaîne de rue et de lui donner une légère pente.

Le pavé n’a pas non plus posé de difficulté pour le déneigement. Nous n’avons pas fait affaire avec un entrepreneur en déneigement mais je considère que le pavé perméable devrait se comporter de la même façon qu’un pavé standard à cet égard. Sa surface étant légèrement plus  irrégulière qu’une asphalte ou un pavé standard, il vaudrait tout de même probablement mieux ne pas forcer à outrance le grattage. La pierre placée dans les interstices n’a pas non plus profité de l’hiver pour s’éclipser — aucun ajout ne s’est avéré nécessaire jusqu’à maintenant.

Un peu de matière organique s’est retrouvée entre les pavés depuis l’été dernier, rien toutefois qui semble compromettre l’infiltration d’eau. À défaut d’utiliser un jet d’eau pour déloger ladite matière (même si cette eau s’y infiltrerait, vous comprendrez sûrement pourquoi), ou une balayeuse à feuilles (adieu les petites pierres si l’aspiration est efficace), un balai fait très bien l’affaire.

Certaines municipalités qui offrent une aide financière à l’achat de toilettes à faible débit ou de barils d’eau de pluie par leurs citoyens pourraient avoir envie d’inciter également l’utilisation de pavés perméables ou d’y faire appel elles-mêmes dans leurs projets, qui sait.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr D’Arcy Norman

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Plantez… bien

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Mai est un mois où il s’effectue des distributions d’arbres un peu partout (le programme Mon arbre à moi pour souligner l’arrivée d’un nouvel enfant, ainsi que plusieurs municipalités, arrondissements et autres organismes dans toutes les régions). C’est aussi un moment propice pour réaliser des achats réfléchis ou tout à fait impulsifs dans les centres jardins qui offrent une grande variété de végétaux. Quelques trucs pour vous éviter de dépenser pour rien et pour donner une chance à vos protégés de croître raisonnablement.

Ne pas nuire

En choisissant l’espèce et l’emplacement de la plantation, il faut penser en fonction du futur. La hauteur et l’envergure à maturité doivent faire partie des données considérées, ne serait-ce que pour lui éviter de devoir subir une coupe en Y sous les fils électriques ou d’empiéter indûment chez le voisin. Sur le site d’Hydro-Québec on retrouve un répertoire de plusieurs centaines d’espèces pour lesquelles la distance minimale recommandée avec des fils électriques est présentée. Leur guide papier est encore plus complet pour une panoplie d’autres renseignements relatifs aux espèces.

L’ambition racinaire peut aussi être un point à considérer. Certains craignent l’intrusion des racines dans des drains ou des conduites, une situation qui serait toutefois susceptible de se produire surtout dans le cas d’espèces vraiment assoiffées comme les saules, ou lorsque les conduites présentent déjà des fuites. Également, un arbre à enracinement important et superficiel serait peu approprié tout à côté d’une piscine hors-terre par exemple, puisqu’il pourrait affecter éventuellement sa stabilité.

Des conditions raisonnables de croissance

Pour espérer qu’un arbre survive et prospère, il faut choisir un emplacement qui ne convient pas seulement à nos considérations esthétiques ou pratiques (on peut viser à se créer de l’ombre et, selon l’orientation, réduire un peu l’augmentation de la température de notre maison l’été), mais qui lui conviendra aussi. Ainsi, dans des secteurs où la neige est soufflée sur les terrains l’hiver, il s’avère peu approprié de planter un arbre dans la zone de soufflage (à moins d’aimer vraiment installer à chaque automne d’affreuses structures de bois pas toujours très efficaces). De même, la plupart des conifères et certains feuillus sont sensibles aux sels de déglaçage alors vaut mieux les en éloigner raisonnablement.

Il faut aussi considérer que certains arbres toléreront l’ombre d’autres arbres (mais nécessiteront quand même peut-être plus d’eau que ce que ces arbres bien installés daigneront bien lui laisser), tandis que d’autres auront besoin d’un plein ensoleillement pour assurer leur croissance.

Sur bien des terrains, on n’est pas certain du sol qu’on retrouvera avant d’avoir creusé puisque le matériau de remplissage est plutôt hétérogène. Vaut mieux vérifier avant de planter, et ne pas tenter de créer un sol idéal en ajoutant simplement de la «belle terre noire», ce qui ne servira pas du tout la cause de l’arbre planté. Un bon paillis à la base est cependant une aide raisonnable à offrir à une nouvelle plantation, de même qu’un ajout de mycorhizes qui faciliteront son acquisition de nutriments. Oubliez les tuteurs que je classe parmi les pertes de temps dans la plupart des cas.

Des espèces raisonnables

Choisissez une espèce en fonction des conditions que vous pourrez lui offrir et non en fonction de ses fleurs ou de sa grandeur au centre jardin, autrement vous risquez fort d’être déçu. La zone de rusticité d’une espèce n’est pas à négliger puisqu’un arbre qui se trouverait dans une zone d’un nombre plus faible que sa limite est susceptible de voir ses bourgeons geler durant l’hiver et de développer un air plutôt maladif voire de geler complètement durant un hiver plus difficile. Le répertoire en ligne d’Hydro-Québec indique la zone de rusticité des espèces, ne reste plus qu’à identifier la vôtre !

Il faut disposer d’un espace suffisant pour l’espace que nécessitera l’arbre une fois à maturité, autrement vous vous créez la nécessité de le tailler et provoquerez ainsi autant de plaies qui deviendront des portes d’entrées pour des organismes pathogènes. Je suggère également d’éviter les espèces greffées, «horticuturellement difformes», mutilées pour l’esthétisme et autres aberrations du genre, à moins d’être prêts à vous acharner de façon récurrente à les tailler et les protéger pour en maintenir l’allure non naturelle.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr woodleywonderworks

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Matériaux écolos pour un patio ?

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Un patio dont la décrépitude grandissante pourrait nécessiter des travaux ou un remplacement dans les prochains mois m’a amenée à réaliser quelques recherches sur des considérations environnementales et monétaires associées au choix possible de différents matériaux de patio ou terrasse. Je vous partage mes premiers constats.

Critères

Je ne souhaite pas utiliser un matériau dont la production nécessite de grandes quantités d’eau ou qui génère d’importantes quantités de gaz à effet de serre. La durabilité est aussi un critère important en vue de réduire la quantité de matière consommée, un élément à contrebalancer cependant avec la capacité d’en disposer adéquatement une fois sa vie utile terminée. J’ai également tenté de prendre en considération l’aspect de l’entretien puisque ça implique d’y passer du temps de façon récurrente et que ça implique généralement des produits chimiques.

Différentes possibilités

  • Bois traité: ce bois est traité chimiquement, mais le traitement n’implique plus d’arsenic et de chrome comme auparavant, étant donné les risques liés à l’exposition notamment pour les jeunes enfants. Le traitement est maintenant plutôt réalisé avec des produits chimiques comprenant du cuivre. Un tel traitement implique qu’une fois sa vie utile terminée, ce bois devient un déchet dont on doit disposer adéquatement pour éviter un relargage de ces composés chimiques dans le sol, l’eau ou l’atmosphère. Généralement considérée comme la solution la moins chère pour bâtir un patio, c’en est aussi une dont le transport est susceptible de générer des gaz à effet de serre, puisque le bois est rarement d’origine locale. C’est également un matériau qui nécessite des entretiens réguliers — teinture, scellant, alouette. Tout comme n’importe quel autre bois, on peut à tout le moins le considérer comme une forme de stockage de carbone.
  • Bois torréfié: au contraire du bois traité, ce bois ne fait pas l’objet d’un traitement chimique mais est plutôt «cuit» à température élevée, ce qui représente une dépense énergétique et donc probablement des émissions atmosphériques. Un tel traitement rend apparemment le bois plus imperméable et plus résistant à la pourriture — un bon point au niveau de la durabilité. L’impact du transport varie selon la provenance du bois faisant l’objet du dit traitement, mais il semble que la torréfaction a l’avantage de rendre utilisables différentes essences susceptibles d’être d’origine locale, et qu’au moins une entreprise québécoise en produise. Quant à l’entretien, certaines sources indiquent qu’il n’y en a pas tandis que d’autres font mention d’un scellant à appliquer sur le bois une fois mis en place.
  • Bois imputrescible: certaines essences de bois, notamment le Thuya plicata (cèdre rouge de l’Ouest), ont l’avantage d’être naturellement résistantes à la pourriture et de ne pas nécessiter de traitement préalablement à leur utilisation. Par contre, le nom l’indique, le cèdre rouge de l’Ouest ne trouve pas sa source localement et sa croissance est lente, ce qui implique une pression importante sur cette ressource (à moins d’acheter du bois certifié FSC). Son prix représenterait environ deux fois celui du bois traité. Un élément dérangeant susceptible de réduire sa durabilité: malgré son imputrescibilité, s’agit d’un bois mou, ce qui implique qu’il peut s’abîmer plus rapidement en surface.
  • Bois composite: ce matériau qui tente d’imiter l’apparence du bois est constitué d’un mélange de bran de scie et de plastique (recyclé ou non). Puisqu’il s’agit de matières qui peuvent autrement devenir des déchets, on peut considérer que la pression sur les ressources naturelles associée à sa production est faible. Comme de la colle est nécessaire pour maintenir les ingrédients ensemble, il est cependant probable que ce produit libère des composés organiques volatils. Sa durabilité semble bonne puisqu’il n’y a pas de risque de pourriture et que la coloration ajoutée serait stable, bien qu’il semble qu’il soit facilement rayé en surface. Il ne requiert aucun entretien. Toutefois, le coût du matériau représenterait environ trois à quatre fois celui du bois traité.
  • «Planches» de plastique: ce matériau est entièrement constitué de plastique recyclé, qui est teint et moulé pour lui donner une certaine apparence de bois. Présentant l’avantage de ne pas utiliser de nouvelles ressources, le produit s’avère également de nouveau recyclable lorsqu’on s’en débarrasse. La durabilité semble bonne, étant donné l’absence de risque de pourriture, mais je n’ai rien vu de très élaboré sur sa stabilité face aux rayons UV qui affectent à la longue la coloration et la résistance de bien des plastiques. Il est également réputé sans aucun entretien. Son prix serait similaire à celui du composite.
  • Fibre de verre: il s’agit en fait de panneaux de contreplaqué recouverts de fibre de verre. Si le contreplaqué est formé à partir de sapin de Douglas, comme c’est recommandé, l’impact environnemental résultant de son transport sur d’importantes distances est inévitable. Quant à l’entretien, il semble que la qualité de l’installation fasse foi de tout: s’il est installé sans prendre toutes les précautions requises, il est sujet à fendiller puis à pourrir à l’intérieur, donc sa durabilité est compromise. Il peut aussi se fissurer s’il subit des variations rapides de température, ce qui implique alors des réparations.

Bien sûr, s’il avait été question d’une terrasse entièrement au niveau du sol, d’autres options dont la pierre et les pavés perméables auraient pu être examinées. Pour le moment, le plastique et le composite m’apparaissent deux options intéressantes pour leur faible impact sur les ressources naturelles.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr mccun934

Le faux cadeau des remises en argent sur les hypothèques

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Afin d’attirer des clients potentiels, les institutions financières proposent ces temps-ci des remises en argent. Le concept est simple: pour vous «remercier» de prendre une hypothèque chez eux, on vous offre de vous donner un pourcentage de la valeur de votre prêt en argent comptant (l’offre de la banque TD présentement est de 5% du montant de l’hypothèque).

Une entrée d’argent bien pratique

Il n’y a pas à douter qu’une entrée d’argent de 5000$ (5% sur 100 000$ d’hypothèque) au moment de l’achat d’une maison soit très pratique: lorsqu’on emménage, il y a une panoplie de frais: le notaire, le déménagement, les nouveaux meubles, la taxe de Bienvenue, etc. Bref, cette offre répond probablement à un réel besoin pour plusieurs acheteurs.

Par contre, il faut être prudent: cet argent n’est pas gratuit! Très loin de là!

Un taux d’intérêt hypothécaire plus élevé

Vous vous en doutez certainement, les institutions financières ne nous font pas de cadaux pour nos beaux yeux. En échange de cette remise en argent, on augmente votre taux hypothécaire. Ils ne s’en vantent pas au départ, mais demandez-leur si le taux est plus faible si vous ne prenez pas la remise en argent: la réponse sera certaiment oui.

En simplifiant à l’extrême, la remise en argent, c’est un peu comme emprunter plus que le montant de l’hypothèque: si vous en avez besoin pour des dépenses reliées à l’installation dans la nouvelle maison, ça peut être une bonne idée. Mais il ne serait vraiment pas sage, à mon avis, d’utiliser cet argent pour vous gâter, acheter des jouets ou voyager: vous n’empruntez pas d’habitude pour ce genre de choses, pourquoi le faire dans cette situation?

C’est un peu comme quand vous payez comptant pour l’achat de meubles au lieu de payer dans 12 mois sans intérêts: plus souvent qu’autrement, on vous offre un rabais équivalent aux taxes. Ça donne un rendement de 15% par année! Si vos placements ont un meilleur taux de rendement que ça, vous avez un meilleur planificateur financier que le mien…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr daveynin
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Energy Star: une certification toujours pertinente?

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Parmi les recommandations de base pour économiser l’énergie ou réduire son impact environnemental, on retrouve généralement l’utilisation d’appareils homologués Energy Star. De tels appareils peuvent permettre, nous indique-t-on par exemple sur le site de l’Agence de l’efficacité énergétique, «de réduire de 30 à 50 % vos coûts énergétiques et vos frais d’utilisation».

Toutefois, le fameux logo semble perdre de son éclat depuis quelque temps. Sa réputation devient-elle surfaite ?

Récents rapports

Aux États-Unis, le Government Accountability Office publiait il y a quelques semaines un rapport dans lequel il faisait état de la vulnérabilité du programme américain Energy Star face à des possibles fraudes. Compte tenu des sommes investies par le gouvernement dans l’Appliance Rebate Program (la version pour appareils électroniques du programme de mise au rebut de vieilles voitures surnommé Cash for clunkers), la vérification s’avérait probablement une façon de s’assurer que les sommes sont bien investies. Or, d’après les vérifications réalisées par l’organisme, le programme n’exige pas systématiquement de rapport d’un tiers sur les allégations du fabricant à l’égard des performances de son produit, ne réalise pas non plus de contrevérification, et semble compter sur le fait que les entreprises testeront les produits de leurs compétiteurs et dénonceront des produits non conformes. Le rapport fait également état d’un manque d’uniformité dans le traitement des demandes.

Dès l’automne 2009, un audit du Department of Energy des États-Unis à l’égard de sa participation à l’administration du programme Energy Star en était arrivé à des conclusions similaires sur l’absence de certification par un tiers pour plusieurs catégories d’appareils. L’audit faisait également état du manque de vérification de l’utilisation du logo sur les produits sur le marché, ainsi que d’aberrations comme le fait que dans la catégorie des ampoules fluocompactes, plus 90% des produits sur le marché soient certifiés Energy Star.

Au Canada

Le programme Energy Star en place au Canada est administré par le ministère fédéral des Ressources naturelles et les conclusions américaines ne s’y appliquent donc pas intégralement, bien que certaines catégories de produits homologués aux États-Unis soient automatiquement considérés homologués au Canada aussi. Certains questionnements demeurent néanmoins.

Le magazine Protégez-vous a réalisé, dans son numéro de mars 2010, des calculs sur les économies qu’on peut espérer réaliser en achetant des appareils qui sont homologués Energy Star, en comparant leur consommation énergétique avec celle d’appareils non certifiés. Conclusion: à peine quelques dollars par an dans le cas d’un réfrigérateur par exemple.

On ne peut donc systématiquement compter sur le petit logo pour espérer combler un coût d’achat qui serait significativement plus élevé pour un appareil Energy Star. Ce qui ne veut pas dire qu’on doive complètement mettre de côté ce critère pour autant: les appareils homologués peuvent également présenter d’autres bénéfices (dont une consommation d’eau moindre dans le cas des appareils en utilisant). Une consultation attentive des listes de produits homologués sur le site de Ressources naturelles Canada peut également permettre d’identifier les plus performants parmi tous ceux qui arborent le logo.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Rosa y Dani

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Le vrai débat à propos de l’impôt santé

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Comme je l’ai laissé entendre lors de mon article du 1er avril dernier, à mon avis, le vrai débat au sujet de l’impôt santé n’est pas de trouver que ça coûte trop cher, que nos impôts augmentent toujours et que les compagnies devraient payer plus et non nous. Non, augmenter les impôts pour payer les coûts croissants du système de santé, surtout dans le contexte où, depuis 2003, les impôts ont baissé de 5,4 milliards, ça se défend.

Mise à jour: Suite aux commentaires qu’à suscité cet article, je réalise qu’il n’est pas clair si je parle de l’impôt santé de 200$ par année ou plutôt du ticket modérateur. Or, je parle bel et bien de l’impôt santé qui sera imposé à tout le monde. Le ticket modérateur est un sujet bien trop complexe pour que j’ose émettre une opinion!

Impôt fixe, à taux fixe et à taux progressif

Le système fiscal, tant au fédéral qu’au provincial, est basé sur un taux progressif: plus votre revenu est élevé, plus votre taux d’imposition sera élevé. Je simplifie un peu pour les besoins de la cause… L’ADQ a déjà proposé (il y a une ou deux élections) un système à taux fixe: peu importe votre revenu, tout le monde paie selon le même taux. C’est un système qui est plus généreux envers les riches que le système actuel et, à l’inverse, moins intéressant pour ceux dont le revenu est plus faible.

Aux fins d’illustration, j’ai bâti trois scénarios avec différents niveaux de revenus. Dans tous les cas, on a quatre personnes qui doivent au total contribuer pour 25 000$ d’impôts. Voici comment on y arrive avec un montant forfaitaire, un taux fixe et un taux progressif.

  • Forfaitaire: on divise 25 000$ par quatre.
  • Taux fixe: Les premiers 10 000$ de revenus sont exempts d’impôts. Pour arriver à 25 000$ d’impôts, le taux est donc de 10,417%
  • Taux progressif: c’est le plus compliqué à expliquer, voici donc un tableau:
Revenu Taux
0 – 14 999$ 0%
15 000 – 29 999$ 5%
30 000 – 59 999$ 10%
60 000 – 119 999$ 15%
Plus de 120 000$ 20%

Maintenant, considérons l’effet des trois scénarios sur des revenus faibles, moyennement faibles, moyennement élevés et élevés:

Revenus Forfaitaire Taux fixe Taux progressif
15 000$ 6250 520,85 0
40 000$ 6250 3125,10 1750
75 000$ 6250 6771,05 6000
150 000$ 6250 14 583 18 750
Total 25 000 25 000 26 500

Conclusion: le taux progressif est plus avantageux pour tout le monde, sauf pour les riches. Le scénario avec un montant forfaitaire est particulièrement «brutal» pour la personne pauvre, puisque plus du tiers de son revenu doit être payé en impôts. De l’autre côté, le taux progressif impose un taux de 12,5% à la personne qui a un revenu de 150 000$. C’est élevé, mais on présume qu’il ou elle trouvera un moyen de payer son loyer et son épicerie avec l’argent qui reste…

Impôt santé forfaitaire?

Bref, le vrai débat sur l’impôt santé, c’est sa forme. Le gouvernement a réduit au cours des dernières années l’imposition à taux progressif et augmente maintenant les impôts d’un montant forfaitaire. C’est une méthode qui pénalise beaucoup plus les pauvres que les riches. La société québécoise doit décider si cette avenue concorde avec ses meilleurs intérêts.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr cdsessums
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Combien ça vaut, un régime de retraite?

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Note d’Ebenezer: Chantons, dansons! Sourire nous a pondu un autre article sur les régimes de retraite. Si vous voulez lire ses articles précédents sur le sujet, c’est par ici!

J’avais promis un article sur la valeur d’un régime de retraite pour un individu, article que j’ai grandement tardé à livrer. En fait, s’il est difficile d’attacher un chiffre précis à un régime de retraite pour l’ensemble de ses participants, cela s’avère encore plus difficile pour un individu en particulier. On ne peut plus compter sur la loi des grands nombres!

Je vais tracer un parallèle avec une assurance automobile. La plupart des années, on peut avoir l’impression d’avoir payé pour rien, vu qu’on n’a fait aucune réclamation. Pourtant, nonobstant le caractère obligatoire d’une telle assurance, je pense que la plupart des gens avisés ne songeraient pas à ne pas s’assurer. Avec une assurance automobile, je pense qu’on achète d’abord et avant tout une tranquillité d’esprit.

C’est un peu pareil avec un régime de retraite: il procure une tranquillité d’esprit. Que l’on vive longtemps ou non, on est certain de ne pas se retrouver sans source de revenu. Que la bourse s’effondre ou s’envole, on a une certaine assurance de recevoir sa rente encore le mois prochain, et le suivant, et l’autre d’après! En fait, la principale doléance de ceux qui ont droit à une rente d’un régime de retraite a souvent trait à l’absence de pleine indexation.

Mais cela ne répond toujours pas à la question: combien ça vaut, un régime de retraite? Eh bien, l’une de mes caractéristiques étant la prudence typique de ceux que la profession actuarielle attire, j’hésitais à me prononcer! Or, un article paru dans le numéro de février/mars 2010 de MoneySense est venu à la rescousse!

« Research shows that if you retire at age 65 [...] you would need a nest egg that’s 25 times the annual amount you plan to withdraw to ensure little risk of ever running out of money.» En français, cela veut dire que, pour une retraite à 65 ans, selon les études, il faut avoir des économies égales à 25 fois le montant annuel désiré pour encourir un faible risque de se retrouver sans le sou.

Et pour prendre sa retraite à 55 ans, «research suggests that you should multiply your cash flow needs by about 33», ce qui  veut dire que le multiple nécessaire augmente à environ 33.

Donc, par exemple, pour avoir 50 000 $ par année à vie, il faudrait avoir accumulé 1 250 000 $ si on prend sa retraite à 65 ans, ou 1 650 000 $ à 55 ans.

Je rappelle que les études ont calculé le montant à prévoir pour que le risque d’épuiser ses économies soit faible, et non nul. C’est une nuance importante! Même pour les régimes de retraite, la certitude n’est pas à 100 %, mais dépend de la survie de l’entité qui offre le régime de retraite ou de l’achat par cette entité de rentes auprès d’une compagnie d’assurances. Or, quand on parle du gouvernement — l’article de David Aston traitait du cas d’un couple de fonctionnaires fédéraux — on est plutôt pas mal certain de ne pas voir sa rente diminuée à cause de difficultés financières de la compagnie!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr TommyClicks
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