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Le dilemme des taux hypothécaires

avril 5th, 2010 Ebenezer Comments off
Question mark made of puzzle pieces

Récemment, j’ai discuté à quelques reprises avec un collègue de travail des taux hypothécaires. Nos hypothèques devront être renouvelées dans les 12 prochains mois, aussi nous écoutons avec une certaine appréhension les «menaces» du gouverneur de la Banque du Canada sur l’augmentation prochaine des taux.

Augmentation des taux

L’économie canadienne va relativement bien, et le taux d’inflation est plus élevé que prévu: deux éléments qui vont peser lourd dans la balance lorsque la Banque du Canada aura à déterminer s’il est temps de relever le taux directeur.

Dans ce contexte, j’ai été agréablement surpris de découvrir qu’au moins une institution financière est prête à geler le taux offert pendant près d’un an! Profiter du taux actuel lorsque viendra le temps de renouveler notre hypothèque devrait nous permettre d’économiser sur les intérêts et rembourser le prêt hypothécaire plus rapidement.

Fixe ou variable?

Le dilemme suivant sera de choisir entre une hypothèque à taux fixe ou à taux variable. Cet article de Les Affaires sur le sujet confirme ce que j’avais déjà entendu: historiquement, c’est beaucoup moins cher de prendre un taux variable. Par contre, dans un contexte où les taux hypothécaires ne peuvent que remonter, je m’interroge…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Horia Varlan
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Sondage sur les modes de paiement

mars 23rd, 2010 Ebenezer 1 comment
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Je parle régulièrement des modes de paiement sur jesuispauvre.com (les chèques, les cartes de crédit, le téléphone, etc.) et c’est effectivement un sujet à la fois fascinant et important dans le domaine des finances personnelles. L’Union des consommateurs est de toute évidence d’accord avec moi puisqu’elle vient de publier les résultats d’un sondage sur les modes de paiement.

Domination de la carte de crédit

On y découvre que la carte de crédit est le mode de paiement le plus populaire, assez loin devant la carte de débit et l’argent comptant (on ne s’étonnera pas que les chèques ne figurent pas parmi les options…). Le communiqué mentionne que «la carte de crédit est en train de surclasser la carte de débit», ce qui concorde avec les récentes affirmations du réseau Interac qui réclamait le droit de changer sa structure.

Je m’inquiète toutefois du fait que 20% des répondant ne paient leur solde de carte de crédit qu’occasionnellement ou moins souvent! Ces gens doivent s’appauvrir très très rapidement…

Les frais des commerçants

Le sondage s’est préoccupé (tout comme nous par le passé) des frais qui sont chargés aux commerçants lorsque nous utilisons notre carte de crédit pour payer. Premièrement, de façon assez évidente, les frais de transactions sont un facteur important ou moyennement important pour plus de 83% des répondants lorsque vient de le temps de choisir un mode de paiement.

Par contre, plus de 50% (52,1) des répondants pensent que cette situation ne concerne que le commerçant et son institution financière. Je pense que cette moitié de la population a tort! La meilleure façon de faire jouer la compétition et de garder les frais de transactions au minimum me semble de faire payer les frais par ceux qui font le choix du mode de paiement. Ainsi les différents joueurs (Interac, Visa, Mastercard et de nouveaux compétiteurs, peut-être) auront tout intérêt à rivaliser d’ingéniosité pour minimiser les frais chargés lors des transactions.

Présentement, ces même joueurs sont encouragés à augmenter les frais de transactions en nous offrant une portion de cette augmentation en récompenses qu’on pense gratuites.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr whiteafrican
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Le jeu du budget L’actualité.com

mars 13th, 2010 Ebenezer Comments off
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Soeur Économe a attiré mon attention sur une section amusante du site de L’actualité: le jeu du budget. Le concept est simple: vous êtes le ministre des Finances du Québec et vous devez prendre des décisions pour équilibrer le budget de la province.

Amusant, mais crédible?

Les options sont classées dans six catégories: trois de compressions des dépenses et trois d’augmentations des revenus. En essayant quelques combinaisons, on réalise rapidement qu’il est plus facile de réduire le déficit via une augmentation des revenus que par une diminution des dépenses.

En effet, si on regarde la somme des options possibles du côté des réduction de dépenses, on arrive à 2,7 milliards (le déficit actuel est à 4,7 milliards), tandis que si on aditionne toutes les options d’augmentation des revenus, on arrive à 9,5 milliards.

Par contre, je me questionne sur certains points… On présente le Fonds des générations comme une dépense, alors que ce n’en est pas réellement une. Il s’agit plutôt d’une augmentation de la dette aujourd’hui pour la rembourser plus tard. De plus, certaines options semblent avoir été peu fouillées: une des options présentées s’intitule «Investir dans la lutte contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale» et permettrait d’augmenter les revenus du gouvernement de 1,8 milliard… selon la CSN!

Une belle illustration de la complexité du débat

Cela dit, les failles du «jeu» permettent au moins d’illustrer que le travail du ministre des Finances n’est pas simple et que ceux qui ont à prendre des décisions sur le budget n’ont probablement pas toute l’information objective nécessaire pour faire les choix les plus éclairés…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Matt From London

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ING nous donne de mauvais conseils?

mars 9th, 2010 Ebenezer Comments off
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Ceux qui lisent ce blogue depuis longtemps savent que je suis un très grand fan d’ING Direct. Leurs comptes d’épargne sont très utiles pour de l’épargne à court terme, puisqu’ils offrent un haut taux d’intérêts et très peu de contraintes sur les transactions qu’on peut y faire.

Par contre, le 26 février dernier, j’ai reçu un courriel de marketing d’ING qui m’a beaucoup déçu étant donné qu’il m’a semblé présenter une très mauvaise offre: on m’offrait de placer mon argent dans un certificat de placement garanti pour RÉER de 90 jours au taux avantageux de 3%.

Puisque le RÉER est généralement un placement avec un horizon plutôt long (après tout, c’est pour la retraite), vous allez faire quoi avec votre argent après les 90 jours? Il faudrait immobiliser votre argent chez ING pour les cinq prochaines années pour espérer obtenir un taux équivalent!

C’est décevant de la part d’ING de faire miroiter un taux élevé sur du court terme juste pour gagner des clients et ensuite leur offrir des taux qui sont insuffisants pour financer leur retraite!

Je suis sûr qu’ils ne sont pas les seuls à utiliser des stratégies de ce genre, mais ING m’avait habitué à une attitude plus «transparente» que ça avec ses clients…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr The Wolf
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Loto-REÉÉ ?

mars 1st, 2010 Soeur économe 4 comments
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Il y a quelques semaines, l’émission La Facture de Radio-Canada présentait un reportage sur les problèmes de certains parents face à des contraintes posées par le régime enregistré d’épargne études (REÉÉ) auquel ils avaient cotisé. On y mentionnait entre autres qu’un enfant sur quatre ne touchait pas à l’argent qui avait été placé pour lui. Alors, les REÉÉ, est-ce vraiment intéressant ?

Le concept et son intérêt

On dépose régulièrement de l’argent dans un compte destiné aux études futures de notre enfant et, pour chaque dollar qu’on y dépose, les gouvernements y versent aussi de l’argent. Le gouvernement fédéral complète avec un montant correspondant à 20%, 30% ou 40% du dépôt, selon le revenu des parents; ça porte le nom de Subvention canadienne pour l’épargne-études. Au total, le gouvernement fédéral peut verser jusqu’à 7200$ par enfant. Quant au gouvernement québécois, l’incitatif québécois à l’épargne-études ajoute 10% du montant déposé jusqu’à un maximum de 250$ par année et de 3600$ au total. Dans les deux cas, des mesures supplémentaires sont offertes aux familles à faible revenu. L’argent versé dans un REÉÉ et celui qui y est ajouté par le gouvernement n’est pas imposable jusqu’à ce qu’il soit versé au bénéficiaire et le revenu de celui-ci étant généralement faible, il pourra ne pas avoir à payer d’impôt.

Les contraintes

Le reportage de La Facture portait sur le cas particulier des REÉÉ dit collectifs qui sont contractés auprès de fondations (en l’occurrence, au Québec, une seule). Il existe aussi les REÉÉ dits individuels et familiaux, qu’offrent plutôt les institutions financières. Si les fondations offrant des REÉÉ collectifs annoncent des rendements «supérieurs», plusieurs contraintes viennent aussi avec: des frais d’adhésion (non remboursables) élevés et un contrat qui engage les contributeurs à verser des sommes constantes sur plusieurs années et les décourage fortement de changer d’idée avant la fin sous peine de pénalités. Également, pour les REÉÉ collectifs, c’est la fondation qui établit les stratégies de placement, alors que pour les autres REÉÉ, ce sont les souscripteurs qui peuvent sélectionner les types d’investissements en fonction de leur tolérance au risque (comme pour des RÉER).

Donc si, après plusieurs années de contribution disciplinée, l’enfant désigné ne faits pas d’études, qu’advient-il des sommes ? (Il faut dire que toutes les études ne sont pas admissibles non plus, ce qui est vrai dans tous les cas mais semble plus contraignant au niveau des REÉÉ collectifs). Il y a la possibilité de changer d’enfant bénéficiaire. Sinon, les subventions versées retournent au gouvernement. Dans le cas des REÉÉ collectifs, il semble que la fondation remette le capital aux parents et garde les intérêts pour les redistribuer aux autres enfants de la même cohorte (de là les rendements élevés mais aussi mon impression de loterie); pour les REÉÉ individuels et familiaux, les parents se verraient plutôt offrir la possibilité de convertir les sommes en REER.

Pour bien choisir

L’Union des consommateurs présente une série de recommandations aux parents songeant à cotiser à un REÉÉ. Ressources humaines et Développement des compétences Canada vous permet de consulter une liste de tous les fournisseurs reconnus de REÉÉ.

Et pour éviter de vous faire harceler, mieux vaut inviter de fournir gracieusement vos coordonnées aux organisations en remplissant des coupons de pseudo-concours lors de salons et autres occasions…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Will Hale


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Interac veut changer!

février 25th, 2010 Ebenezer 1 comment
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Soeur économe m’a récemment fait suivre une nouvelle à propos d’Interac. Un nom que tout le monde connaît (selon Le Devoir, 60% des transactions effectuées au Canada le sont avec une carte de débit), mais qui fait très rarement les manchettes.

La compétition arrive

Interac est une organisation sans but lucratif (oui oui!) qui regroupe des institutions financières, des commerçants et d’autres compagnies connexes qui se sont associées pour offrir aux Canadiens une solution de paiement par carte de débit (leur site web se plaît à ajouter «à faible coût»… ce qui n’est peut-être pas si faux).

Pourquoi parler de faible coût quand une transaction Interac implique des frais et que l’utilisation d’une carte de crédit est gratuite? Parce que les frais de la carte de crédit sont cachés… c’est le commerçant qui doit les payer! Pour les détails, je vous réfère à l’excellent article de Soeur économe sur le sujet: Sans frais, les cartes de crédit? Ça dépend pour qui.

Bref, la compétition arrive: Visa et Mastercard souhaitent envahir le marché en offrant des cartes de débit à leur sauce, c’est-à-dire que, pour le marchand, elles sont traitées comme des cartes de crédit, mais votre marge de crédit est égale au solde de votre compte de banque et vos achats sont automatiquement déduits. Dans ce scénario, vous l’aurez deviné, ça sera encore les commerçants qui assumeront les frais… et nous les refileront à travers une hausse de prix.

De deux maux…

J’utilise depuis des années de façon quasi systématique ma carte de crédit pour mes achats courants (et je paie le solde à tous les mois!)… Mais mes convictions sont de plus en plus ébranlées: puisque de toute façon des frais de transaction seront perçus pour l’utilisation d’une carte de paiement, ne serait-il pas mieux, pour maintenir ces frais au minimum et faire agir la concurrence, que les frais en question soient exposés à la personne qui fait le choix du mode de paiement, le consommateur?

J’approche de plus en plus de la conclusion que la meilleure façon de garder ces frais au minimum est de les faire payer par le consommateur (à la méthode Interac) plutôt que par le commerçant…

Mais tout ça ne répond pas à la question de Soeur économe dans son message d’origine: en quoi le statut d’organisme sans but lucratif empêche Interac de compétitionner à armes égales avec Visa et Mastercard

Du débat budgétaire et des revenus

février 20th, 2010 Ebenezer 7 comments
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Avec la présentation des budgets, tant au provincial qu’au fédéral,qui arrivent à grands pas, on entend de plus en plus souvent parler les ministres des Finances de compression des dépenses. Celles-ci visent à réduire les déficits budgétaires assez gargantuesques merci auxquels on fait face.

Notre ami le directeur parlementaire du budget

J’ai déjà parlé dans le passé du directeur parlementaire du budget. Il s’agit d’une personne (il a une organisation derrière lui, bien entendu) engagée par la Chambre des communes pour analyser la situation financière du gouvernement fédéral. Il publie régulièrement des rapports objectifs sur celle-ci et, je vous l’affirme, il serait bien imprudent d’avoir une opinion arrêtée sur les finances publiques canadiennes en n’écoutant que les médias ou, pire encore, le gouvernement.

Le directeur parlementaire du budget établit entre autres une différence entre le déficit conjoncturel (lié à la situation économique actuelle, période de croissance ou récession) et le déficit structurel (celui relié au fonctionnement normal, en dehors des variations économiques). Un déficit conjoncturel, c’est normal, parce que c’est temporaire par nature. Un déficit structurel, c’est plus inquiétant.

Deux façons de réduire un déficit budgétaire

Puisque vous êtes des lecteurs assidus (n’est-ce pas?) de ce blogue, vous êtes de toute évidence très habiles avec les questions financières de base. Vous savez donc qu’il y a deux moyen de réduire un déficit: augmenter le revenu ou bien réduire les dépenses.

Ce qui m’ennuie dans le discours des ministres des Finances et dans la couverture médiatique, c’est qu’on ne parle que de diminution des dépenses et pas du tout d’augmentation des revenus. D’accord, c’est peu populaire de proposer d’augmenter les taxes, mais il me semble inapproprié de ne pas en discuter.

D’autant plus qu’au niveau fédéral, deux récents rapports du directeur parlementaire du budget laissent croire que le déficit du gouvernement est lié non pas tant à la hausse des dépenses qu’à la baisse des revenus. Voici quelques extraits:

Cela donne à penser que la détérioration du solde structurel par rapport au revenu potentiel est largement attribuable à la baisse des revenus.

(Estimation du PIB potentiel et du solde budgétaire structurel du gouvernement – Janvier 2010. Page 16)

… on peut constater que les recettes demeurent constantes à peine en deçà de 15 pour cent du PIB, comparativement à la moyenne historique à long terme de près de 17 pour cent du PIB.

(Rapport sur la viabilité financière – Février 2010. Page 16)

Je ne suis pas pour l’augmentation des taxes et impôts (en fait, je n’ai pas encore d’opinion sur le sujet), mais je sens que le débat n’est pas complet lorsqu’on occulte l’impact financier des généreuses baisses de taxes et impôts des dernières années.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr House of Sims
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Resserrement des conditions de crédit hypothécaire au Canada

février 13th, 2010 Ebenezer 4 comments
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Depuis plusieurs semaines, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, parle de modifier les conditions selon lesquelles la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) accepte d’assurer les prêts hypothécaires. Cette semaine, les banquiers se sont levés en chœur pour contester ces changements, prédisant le retour à la récession si le gouvernement fédéral va de l’avant.

Les changements proposés

Le ministre des Finances semble convaincu que le marché immobilier canadien surchauffe (voire qu’il y a une bulle)… et ce n’est pas moi qui lui donnerai tort. Il a donc proposé que la SCHL modifie ses règles et refuse d’assurer des prêts hypothécaires de plus de 30 ans (la limite actuelle est de 35) et pour lesquelles les acheteurs fournissent une mise de fonds inférieure à 10% de la valeur de la maison (par rapport à 5% actuellement).

L’importance de la SCHL dans tout ça

La SCHL est un organisme du gouvernement fédéral qui assure les prêts hypothécaires des Canadiens qui souhaitent acheter une maison, mais qui ne remplissent pas toutes les conditions pour profiter du meilleur taux auprès de leur banque. J’ai déjà écrit un article sur le sujet, d’ailleurs. Ce que ça implique, c’est que les banques n’accepteront plus d’accorder des prêts hypothécaires sous ces conditions si la SCHL refuse de les assurer. Ceux qui ont fait récemment l’acquisition d’une maison ou en magasinent une activement savent qu’une mise de fonds de 10% représente un montant considérable, surtout au prix actuel des propriétés.

Dans les faits, on peut facilement présumer que plusieurs acheteurs potentiels devront ainsi se résoudre à attendre encore quelques années avant de devenir propriétaires. Puisque la demande diminuera, on peut espérer qu’à tout le moins, le prix des maisons cessera de monter… peut-être descendera-t-il un peu, même (ça, je le croirai quand je le verrai…).

La leçon américaine

À la mi-janvier, la commission d’enquête américaine sur la crise économique s’est mise en branle et les grands banquiers ont été appelés à la barre pour qu’ils puissent donner leur opinion sur les causes de celle-ci. Je reprendrai les mots du prix Nobel d’économie Paul Krugman dans le NY Times:

O.K., not in so many words. But the bankers’ testimony showed a stunning failure, even now, to grasp the nature and extent of the current crisis. And that’s important: It tells us that as Congress and the administration try to reform the financial system, they should ignore advice coming from the supposed wise men of Wall Street, who have no wisdom to offer.

En résumé (et en français): les banquiers de Wall Street ont démontré par leurs réponses qu’encore aujourd’hui, ils n’ont pas compris ce qui s’était passé. Ils ne nous sont d’aucune aide sur le sujet.

M. Flaherty, s’il vous plaît, n’écoutez pas les économistes en chef des banques.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Mike Licht

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Encore la paye des dirigeants

février 4th, 2010 Ebenezer 5 comments
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J’ai déjà abordé à quelques reprises le sujet de la paye des dirigeants de grandes entreprises, entre autres pour affirmer qu’à mon opinion, leur rémunération très élevée n’est pas nécessairement dans le plus grand intérêt des actionnaires.

Le Wall Street Journal citait récemment deux études qui confirment cet état de fait.

Un PDG vedette n’est pas à l’avantage des actionnaires

La première étude s’est attardée spécifiquement sur le salaire du PDG. Les chercheurs ont comparé la proportion de la rémunération de celui-ci relativement aux autres dirigeants de l’entreprise. Plus cette proportion est élevée (le PDG gagne beaucoup plus que ses bras droits), plus le rendement de la compagnie est faible.

1$ de salaire de plus = 100$ de moins dans les poches des actionnaires

La deuxième étude a comparé la rémunération du PDG et le rendement boursier des compagnies. La conclusion? Les firmes qui paient le plus leur PDG leur offrent une rémunération de 23 millions de dollars par année. Le résultats financiers de ces compagnies? Elles appauvrissent leurs actionnaires de 2,4 milliards par année, par rapport à un investissement dans une compagnie qui paie moins cher son PDG.

Je présume que l’étude complète comparerait également la taille de l’entreprise avec le salaire du PDG. On peut présumer que plus l’entreprise est grande, plus son dirigeant sera payé cher. Les résultats de l’étude pourraient alors indiquer que les plus petites compagnies performent mieux que les plus grandes.

Dans tous les cas, les mécanismes qui permettent de déterminer la rémunération des dirigeants d’entreprises et de la relier avec leur performance dans l’intérêt des propriétaires de l’entreprise (les actionnaires) pourraient être améliorés (un euphémisme, disons).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr chris friese

Ottawa veut modifier les conditions de retraite de ses fonctionnaires

janvier 18th, 2010 Ebenezer 2 comments
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Merci à Romain qui se souvenait qu’on aime bien parler de régimes de retraite ici et qui a attiré mon attention sur cet article du Devoir.

Afin de contrôler le déficit du gouvernement fédéral et limiter les problèmes de manque de main-d’œuvre, le gouvernement étudie la possibilité d’éliminer la retraite anticipée à 55 ans pour les employés cumulant 30 ans de service. Le changement s’appliquerait toutefois seulement aux nouveaux employés de la fonction publique fédérale.

Dans un contexte où le déficit budgétaire à Ottawa atteint des niveaux record, on peut comprendre le gouvernement de chercher à économiser partout où il le peut… d’autant plus que le gouvernement fédéral défraie présentement plus de la moitié (68% aujourd’hui, 60% en 2013) du coût du régime de retraite de ses employés. Au provincial, l’employé et l’employeur contribuent à parts égales.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr 416style
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