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ING nous donne de mauvais conseils?

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Ceux qui lisent ce blogue depuis longtemps savent que je suis un très grand fan d’ING Direct. Leurs comptes d’épargne sont très utiles pour de l’épargne à court terme, puisqu’ils offrent un haut taux d’intérêts et très peu de contraintes sur les transactions qu’on peut y faire.

Par contre, le 26 février dernier, j’ai reçu un courriel de marketing d’ING qui m’a beaucoup déçu étant donné qu’il m’a semblé présenter une très mauvaise offre: on m’offrait de placer mon argent dans un certificat de placement garanti pour RÉER de 90 jours au taux avantageux de 3%.

Puisque le RÉER est généralement un placement avec un horizon plutôt long (après tout, c’est pour la retraite), vous allez faire quoi avec votre argent après les 90 jours? Il faudrait immobiliser votre argent chez ING pour les cinq prochaines années pour espérer obtenir un taux équivalent!

C’est décevant de la part d’ING de faire miroiter un taux élevé sur du court terme juste pour gagner des clients et ensuite leur offrir des taux qui sont insuffisants pour financer leur retraite!

Je suis sûr qu’ils ne sont pas les seuls à utiliser des stratégies de ce genre, mais ING m’avait habitué à une attitude plus «transparente» que ça avec ses clients…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr The Wolf
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Loto-REÉÉ ?

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Il y a quelques semaines, l’émission La Facture de Radio-Canada présentait un reportage sur les problèmes de certains parents face à des contraintes posées par le régime enregistré d’épargne études (REÉÉ) auquel ils avaient cotisé. On y mentionnait entre autres qu’un enfant sur quatre ne touchait pas à l’argent qui avait été placé pour lui. Alors, les REÉÉ, est-ce vraiment intéressant ?

Le concept et son intérêt

On dépose régulièrement de l’argent dans un compte destiné aux études futures de notre enfant et, pour chaque dollar qu’on y dépose, les gouvernements y versent aussi de l’argent. Le gouvernement fédéral complète avec un montant correspondant à 20%, 30% ou 40% du dépôt, selon le revenu des parents; ça porte le nom de Subvention canadienne pour l’épargne-études. Au total, le gouvernement fédéral peut verser jusqu’à 7200$ par enfant. Quant au gouvernement québécois, l’incitatif québécois à l’épargne-études ajoute 10% du montant déposé jusqu’à un maximum de 250$ par année et de 3600$ au total. Dans les deux cas, des mesures supplémentaires sont offertes aux familles à faible revenu. L’argent versé dans un REÉÉ et celui qui y est ajouté par le gouvernement n’est pas imposable jusqu’à ce qu’il soit versé au bénéficiaire et le revenu de celui-ci étant généralement faible, il pourra ne pas avoir à payer d’impôt.

Les contraintes

Le reportage de La Facture portait sur le cas particulier des REÉÉ dit collectifs qui sont contractés auprès de fondations (en l’occurrence, au Québec, une seule). Il existe aussi les REÉÉ dits individuels et familiaux, qu’offrent plutôt les institutions financières. Si les fondations offrant des REÉÉ collectifs annoncent des rendements «supérieurs», plusieurs contraintes viennent aussi avec: des frais d’adhésion (non remboursables) élevés et un contrat qui engage les contributeurs à verser des sommes constantes sur plusieurs années et les décourage fortement de changer d’idée avant la fin sous peine de pénalités. Également, pour les REÉÉ collectifs, c’est la fondation qui établit les stratégies de placement, alors que pour les autres REÉÉ, ce sont les souscripteurs qui peuvent sélectionner les types d’investissements en fonction de leur tolérance au risque (comme pour des RÉER).

Donc si, après plusieurs années de contribution disciplinée, l’enfant désigné ne faits pas d’études, qu’advient-il des sommes ? (Il faut dire que toutes les études ne sont pas admissibles non plus, ce qui est vrai dans tous les cas mais semble plus contraignant au niveau des REÉÉ collectifs). Il y a la possibilité de changer d’enfant bénéficiaire. Sinon, les subventions versées retournent au gouvernement. Dans le cas des REÉÉ collectifs, il semble que la fondation remette le capital aux parents et garde les intérêts pour les redistribuer aux autres enfants de la même cohorte (de là les rendements élevés mais aussi mon impression de loterie); pour les REÉÉ individuels et familiaux, les parents se verraient plutôt offrir la possibilité de convertir les sommes en REER.

Pour bien choisir

L’Union des consommateurs présente une série de recommandations aux parents songeant à cotiser à un REÉÉ. Ressources humaines et Développement des compétences Canada vous permet de consulter une liste de tous les fournisseurs reconnus de REÉÉ.

Et pour éviter de vous faire harceler, mieux vaut inviter de fournir gracieusement vos coordonnées aux organisations en remplissant des coupons de pseudo-concours lors de salons et autres occasions…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Will Hale


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Interac veut changer!

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Soeur économe m’a récemment fait suivre une nouvelle à propos d’Interac. Un nom que tout le monde connaît (selon Le Devoir, 60% des transactions effectuées au Canada le sont avec une carte de débit), mais qui fait très rarement les manchettes.

La compétition arrive

Interac est une organisation sans but lucratif (oui oui!) qui regroupe des institutions financières, des commerçants et d’autres compagnies connexes qui se sont associées pour offrir aux Canadiens une solution de paiement par carte de débit (leur site web se plaît à ajouter «à faible coût»… ce qui n’est peut-être pas si faux).

Pourquoi parler de faible coût quand une transaction Interac implique des frais et que l’utilisation d’une carte de crédit est gratuite? Parce que les frais de la carte de crédit sont cachés… c’est le commerçant qui doit les payer! Pour les détails, je vous réfère à l’excellent article de Soeur économe sur le sujet: Sans frais, les cartes de crédit? Ça dépend pour qui.

Bref, la compétition arrive: Visa et Mastercard souhaitent envahir le marché en offrant des cartes de débit à leur sauce, c’est-à-dire que, pour le marchand, elles sont traitées comme des cartes de crédit, mais votre marge de crédit est égale au solde de votre compte de banque et vos achats sont automatiquement déduits. Dans ce scénario, vous l’aurez deviné, ça sera encore les commerçants qui assumeront les frais… et nous les refileront à travers une hausse de prix.

De deux maux…

J’utilise depuis des années de façon quasi systématique ma carte de crédit pour mes achats courants (et je paie le solde à tous les mois!)… Mais mes convictions sont de plus en plus ébranlées: puisque de toute façon des frais de transaction seront perçus pour l’utilisation d’une carte de paiement, ne serait-il pas mieux, pour maintenir ces frais au minimum et faire agir la concurrence, que les frais en question soient exposés à la personne qui fait le choix du mode de paiement, le consommateur?

J’approche de plus en plus de la conclusion que la meilleure façon de garder ces frais au minimum est de les faire payer par le consommateur (à la méthode Interac) plutôt que par le commerçant…

Mais tout ça ne répond pas à la question de Soeur économe dans son message d’origine: en quoi le statut d’organisme sans but lucratif empêche Interac de compétitionner à armes égales avec Visa et Mastercard

Du débat budgétaire et des revenus

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Avec la présentation des budgets, tant au provincial qu’au fédéral,qui arrivent à grands pas, on entend de plus en plus souvent parler les ministres des Finances de compression des dépenses. Celles-ci visent à réduire les déficits budgétaires assez gargantuesques merci auxquels on fait face.

Notre ami le directeur parlementaire du budget

J’ai déjà parlé dans le passé du directeur parlementaire du budget. Il s’agit d’une personne (il a une organisation derrière lui, bien entendu) engagée par la Chambre des communes pour analyser la situation financière du gouvernement fédéral. Il publie régulièrement des rapports objectifs sur celle-ci et, je vous l’affirme, il serait bien imprudent d’avoir une opinion arrêtée sur les finances publiques canadiennes en n’écoutant que les médias ou, pire encore, le gouvernement.

Le directeur parlementaire du budget établit entre autres une différence entre le déficit conjoncturel (lié à la situation économique actuelle, période de croissance ou récession) et le déficit structurel (celui relié au fonctionnement normal, en dehors des variations économiques). Un déficit conjoncturel, c’est normal, parce que c’est temporaire par nature. Un déficit structurel, c’est plus inquiétant.

Deux façons de réduire un déficit budgétaire

Puisque vous êtes des lecteurs assidus (n’est-ce pas?) de ce blogue, vous êtes de toute évidence très habiles avec les questions financières de base. Vous savez donc qu’il y a deux moyen de réduire un déficit: augmenter le revenu ou bien réduire les dépenses.

Ce qui m’ennuie dans le discours des ministres des Finances et dans la couverture médiatique, c’est qu’on ne parle que de diminution des dépenses et pas du tout d’augmentation des revenus. D’accord, c’est peu populaire de proposer d’augmenter les taxes, mais il me semble inapproprié de ne pas en discuter.

D’autant plus qu’au niveau fédéral, deux récents rapports du directeur parlementaire du budget laissent croire que le déficit du gouvernement est lié non pas tant à la hausse des dépenses qu’à la baisse des revenus. Voici quelques extraits:

Cela donne à penser que la détérioration du solde structurel par rapport au revenu potentiel est largement attribuable à la baisse des revenus.

(Estimation du PIB potentiel et du solde budgétaire structurel du gouvernement – Janvier 2010. Page 16)

… on peut constater que les recettes demeurent constantes à peine en deçà de 15 pour cent du PIB, comparativement à la moyenne historique à long terme de près de 17 pour cent du PIB.

(Rapport sur la viabilité financière – Février 2010. Page 16)

Je ne suis pas pour l’augmentation des taxes et impôts (en fait, je n’ai pas encore d’opinion sur le sujet), mais je sens que le débat n’est pas complet lorsqu’on occulte l’impact financier des généreuses baisses de taxes et impôts des dernières années.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr House of Sims
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Resserrement des conditions de crédit hypothécaire au Canada

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Depuis plusieurs semaines, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, parle de modifier les conditions selon lesquelles la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) accepte d’assurer les prêts hypothécaires. Cette semaine, les banquiers se sont levés en chœur pour contester ces changements, prédisant le retour à la récession si le gouvernement fédéral va de l’avant.

Les changements proposés

Le ministre des Finances semble convaincu que le marché immobilier canadien surchauffe (voire qu’il y a une bulle)… et ce n’est pas moi qui lui donnerai tort. Il a donc proposé que la SCHL modifie ses règles et refuse d’assurer des prêts hypothécaires de plus de 30 ans (la limite actuelle est de 35) et pour lesquelles les acheteurs fournissent une mise de fonds inférieure à 10% de la valeur de la maison (par rapport à 5% actuellement).

L’importance de la SCHL dans tout ça

La SCHL est un organisme du gouvernement fédéral qui assure les prêts hypothécaires des Canadiens qui souhaitent acheter une maison, mais qui ne remplissent pas toutes les conditions pour profiter du meilleur taux auprès de leur banque. J’ai déjà écrit un article sur le sujet, d’ailleurs. Ce que ça implique, c’est que les banques n’accepteront plus d’accorder des prêts hypothécaires sous ces conditions si la SCHL refuse de les assurer. Ceux qui ont fait récemment l’acquisition d’une maison ou en magasinent une activement savent qu’une mise de fonds de 10% représente un montant considérable, surtout au prix actuel des propriétés.

Dans les faits, on peut facilement présumer que plusieurs acheteurs potentiels devront ainsi se résoudre à attendre encore quelques années avant de devenir propriétaires. Puisque la demande diminuera, on peut espérer qu’à tout le moins, le prix des maisons cessera de monter… peut-être descendera-t-il un peu, même (ça, je le croirai quand je le verrai…).

La leçon américaine

À la mi-janvier, la commission d’enquête américaine sur la crise économique s’est mise en branle et les grands banquiers ont été appelés à la barre pour qu’ils puissent donner leur opinion sur les causes de celle-ci. Je reprendrai les mots du prix Nobel d’économie Paul Krugman dans le NY Times:

O.K., not in so many words. But the bankers’ testimony showed a stunning failure, even now, to grasp the nature and extent of the current crisis. And that’s important: It tells us that as Congress and the administration try to reform the financial system, they should ignore advice coming from the supposed wise men of Wall Street, who have no wisdom to offer.

En résumé (et en français): les banquiers de Wall Street ont démontré par leurs réponses qu’encore aujourd’hui, ils n’ont pas compris ce qui s’était passé. Ils ne nous sont d’aucune aide sur le sujet.

M. Flaherty, s’il vous plaît, n’écoutez pas les économistes en chef des banques.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Mike Licht

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Encore la paye des dirigeants

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J’ai déjà abordé à quelques reprises le sujet de la paye des dirigeants de grandes entreprises, entre autres pour affirmer qu’à mon opinion, leur rémunération très élevée n’est pas nécessairement dans le plus grand intérêt des actionnaires.

Le Wall Street Journal citait récemment deux études qui confirment cet état de fait.

Un PDG vedette n’est pas à l’avantage des actionnaires

La première étude s’est attardée spécifiquement sur le salaire du PDG. Les chercheurs ont comparé la proportion de la rémunération de celui-ci relativement aux autres dirigeants de l’entreprise. Plus cette proportion est élevée (le PDG gagne beaucoup plus que ses bras droits), plus le rendement de la compagnie est faible.

1$ de salaire de plus = 100$ de moins dans les poches des actionnaires

La deuxième étude a comparé la rémunération du PDG et le rendement boursier des compagnies. La conclusion? Les firmes qui paient le plus leur PDG leur offrent une rémunération de 23 millions de dollars par année. Le résultats financiers de ces compagnies? Elles appauvrissent leurs actionnaires de 2,4 milliards par année, par rapport à un investissement dans une compagnie qui paie moins cher son PDG.

Je présume que l’étude complète comparerait également la taille de l’entreprise avec le salaire du PDG. On peut présumer que plus l’entreprise est grande, plus son dirigeant sera payé cher. Les résultats de l’étude pourraient alors indiquer que les plus petites compagnies performent mieux que les plus grandes.

Dans tous les cas, les mécanismes qui permettent de déterminer la rémunération des dirigeants d’entreprises et de la relier avec leur performance dans l’intérêt des propriétaires de l’entreprise (les actionnaires) pourraient être améliorés (un euphémisme, disons).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr chris friese

Ottawa veut modifier les conditions de retraite de ses fonctionnaires

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Merci à Romain qui se souvenait qu’on aime bien parler de régimes de retraite ici et qui a attiré mon attention sur cet article du Devoir.

Afin de contrôler le déficit du gouvernement fédéral et limiter les problèmes de manque de main-d’œuvre, le gouvernement étudie la possibilité d’éliminer la retraite anticipée à 55 ans pour les employés cumulant 30 ans de service. Le changement s’appliquerait toutefois seulement aux nouveaux employés de la fonction publique fédérale.

Dans un contexte où le déficit budgétaire à Ottawa atteint des niveaux record, on peut comprendre le gouvernement de chercher à économiser partout où il le peut… d’autant plus que le gouvernement fédéral défraie présentement plus de la moitié (68% aujourd’hui, 60% en 2013) du coût du régime de retraite de ses employés. Au provincial, l’employé et l’employeur contribuent à parts égales.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr 416style
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Est-ce payant d’aider les banques?

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À l’automne 2008, l’apocalypse financière était à nos portes: Lehman Brothers venait de déclarer faillite et les prêts hypothécaires peu judicieux (on va rester polis…) menaçaient d’entraîner plusieurs autres banques vers le fond. Le gouvernement américain a donc lancé de toute urgence un programme d’aide aux banques: 700 milliards de dollars ont été alloués pour accorder des prêts avec intérêts aux institutions financières en difficulté.

Un an et quelques mois plus tard (disons cinq trimestres, puisqu’on parle de finances), combien a coûté ce programme de sauvetage des banques?

Plusieurs remboursements

J’avais présenté, en septembre dernier, un tableau des plus grandes banques américaines mettant en relation l’aide gouvernementale reçue et leurs profits trimestriels. Je reprends le tableau, en comparant le montant d’aide reçue à l’origine, le montant remboursé et le revenu pour le gouvernement.

Le revenu pour le gouvernement provient de deux sources: les intérêts payés sur l’aide (il s’agissait de prêts avec intérêts) et le profit sur la vente des options d’achats obtenues par le gouvernement dans le cadre de l’aide.

Banque Aide gouv. Remboursé Revenus gouv.
JP Morgan Chase 25 25 1,75
Morgan Stanley 10 10 1,27
Goldman Sachs 10 10 1,42
Bank of America 45 45 2,82
Citigroup 45 20 2,52
Wells Fargo 25 25 1,31
Données de l’aide gouvernementale provenant du site ProPublica

Dans le lot, il n’y a que Citigroup qui n’a pas encore tout remboursé l’aide et à, moins qu’elle ne rembourse pas les 25 milliards restants, le gouvernement américain aura réalisé des profits avec son aide aux banques.

Grand coût deviendra petit

Initialement, le gouvernement américain s’attendait à ce que le programme d’aide lui coûte 341 milliards de dollars (il s’attendait de toute façon à récupérer une portion du 700 milliards promis). En décembre, le gouvernement a réévalué le coût à 141 milliards… ce qui est une excellente nouvelle pour un pays qui s’apprête à constater un déficit gouvernemental de 1 400 milliards de dollars.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr KRSPO
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Cartes cellulaires prépayées: pas de réponse définitive

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Il y a dix jours, j’ai souligné l’adoption de la Loi 60. Celle-ci amène de nombreuses améliorations, dont celle d’éliminer les dates d’expiration sur les certificats-cadeaux et cartes prépayées. Chantons! Dansons! s’étaient exclamés en cœur les adeptes du cellulaire «à la carte», dont je fais partie.

Pas si vite!

Malheureusement, en lisant la loi attentivement (qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour ses lecteurs?), j’ai remarqué que l’article 187.3 ouvrait la porte à une exception. Je le reproduis ici:

187.3. Sous réserve de ce qui peut être prévu par règlement, est interdite la stipulation prévoyant une date de péremption de la carte prépayée sauf si le contrat prévoit une utilisation illimitée d’un service.

J’ai donc envoyé un courriel à l’Office de protection du consommateur, leur demandant s’il était possible de clarifier cette ambiguité.

Voici donc leur réponse (qui a été beaucoup plus rapide que le délai de dix jours qui s’est écoulé depuis mon article original pourrait le laisser croire, je vous l’assure):

Les cartes prépayées pour des services de téléphonie cellulaire sont visées par les nouvelles dispositions. Elles ne pourront donc plus avoir de date de péremption sauf si le règlement prévoit une exemption.

Les dispositions règlementaires relatives aux cartes prépayées dont les exemptions ne sont pas encore connues. L’office est à consulter certaines associations et organisations afin d’élaborer les exemptions aux règles applicables. Ces dispositions règlementaires devraient être connues au printemps prochain et devraient entrer en vigueur en même temps que la loi, c’est-à-dire au plus tard le 30 juin 2010.

La conclusion est donc que la situation des cartes cellulaires prépayées n’est pas encore décidée. Il faut donc rester à l’écoute, les exceptions (s’il y en a) seront connues d’ici le 30 juin prochain.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr enmoto

M. Flaherty, le Canada n’a pas besoin d’un deuxième plan d’action

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La semaine dernière, le ministre fédéral des Finances a lancé des consultations pour le budget 2010 dans le contexte de la deuxième phase du Plan d’action économique du Canada. Puisque le Canada est récemment sorti de la récession, je pense qu’il n’est pas nécessaire de stimuler plus l’économie.

Le temps est venu d’augmenter les taux

J’ai mentionné ici à quelques reprises que je crois qu’il y a une bulle immobilière au Québec, au moins, sinon au Canada. Malgré l‘opinion contradictoire de certains. De plus, cette semaine également, la Banque du Canada a estimé dans un nouveau rapport que l’endettement croissant des Canadiens constitue un important risque financier pour l’économie du pays.

Bref, la situation économique canadienne commence de plus en plus à ressembler à celle des États-Unis il y a quelques années. Avant la Grande Récession. Dites-moi que le gouvernement canadien et la Banque du Canada ont appris des erreurs de nos voisins américains!

Le gouvernement fédéral veut votre opinion

Tout comme le gouvernement provincial, le gouvernement fédéral fait un appel à la population en général via ce site web. Malheureusement, la version fédérale souffre des mêmes défauts que le premier essai provincial, en février dernier: questions orientées et clairement partisanes. De plus, il s’agit uniquement de questions ouvertes… Si cette consultation est populaire, il sera impossible pour le ministère des Finances de tirer quoi que ce soit d’utile à partir de réponses ouvertes.

Bref, j’ai hâte à l’année prochaine, parce que cette année, ça ne vaut pas très cher comme essai…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr M_Eriksson
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