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Archives pour la catégorie ‘Actualité’

Le problème de la dette des pays

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Plus tôt cet été, les problèmes financiers de la Grèce ont été abondamment discutés dans les médias. La grande question étant: est-ce que la Grèce aura la capacité de rembourser sa dette, ou bien devra-t-elle faire l’équivalent de déclarer faillite?

Un pays, ça peut faire faillite?

Évidemment, il n’y a pas de loi internationale des faillites qui protège les états souverains contre leurs créanciers. Par contre, il est déjà arrivé à plusieurs reprises que des pays décident unilatéralement de ne pas rembourser leur dette, généralement en partie.

Au Canada, ça serait un peu comme si vous aviez acquis 1000$ d’obligations d’épargne du Canada et qu’un bon matin, le gouvernement vous annonce qu’au lieu de vous rembourser 1000$, il vous redonnera 600$, plutôt.

Ne pas payer ses dettes, ça arrive souvent?

Pas trop souvent, mais plus qu’on ne peut l’imaginer. Depuis 1974, c’est arrivé 122 fois qu’un pays n’a pas rempli toutes ses obligations sur des dettes qu’il avait contractées. La plupart du temps, il s’agit de pays en développement, et certains pays sont revenus sur la liste plus d’une fois.

Tout ça est évidemment fascinant et, si vous êtes de mon avis, je vous pointe vers une série d’articles de l’excellent blogue (en anglais) CalculatedRisk sur le sujet. Vous y trouverez tous les détails: quels sont les pays les plus endettés (le Japon est 1er, le Canada est 8e), quels sont les pays qui n’ont pas remboursé leurs dettes dans le passé, quel est le lien entre la santé des banque et les finances nationales, etc.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr robertstinnett
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La loi 60 et les cartes prépayées

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Depuis la présentation du projet de loi 60, puis son adoption par l’Assemblée nationale, j’avais hâte de savoir comment seraient traitées les cartes prépayées pour les téléphones cellulaires dans cette «rénovation» de la Loi sur la protection du consommateur.

En effet, le projet de loi prévoyait l’abolition des dates d’expiration sur les cartes prépayées, entre autres. (Pour les autres changements, je vous réfère à l’article original.)

Exception pour la téléphonie mobile

En décembre dernier, j’avais contacté un porte-parole de l’Office de protection du consommateur, et on m’avait répondu qu’à moins d’une exception, il n’y aurait plus de date d’expiration. J’ai recontacté le même porte-parole récemment et, dans sa réponse, il m’a pointé cette page de leur site.

Comme nous l’avait déjà indiqué le fidèle lecteur Nicolas en commentaire de l’article original, l’Office y indique clairement que les services de téléphonie mobile sont dans une catégorie à part et qu’une exception existe bel et bien. Donc pas de changement majeur de ce côté. Je suis un peu déçu, mais pas forcément surpris.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Andy Butkaj
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États-Unis: aide financière aux banques camouflée?

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Comme vous le savez, le gouvernement américain a dû intervenir de façon massive en 2008 et 2009 pour aider le secteur bancaire qui était au bord du gouffre. Heureusement pour lui, le coût de ce programme a été fortement réévalué à la baisse.

On pourrait donc se dire que, finalement, peu d’argent public a été utilisé pour aider les banques à payer des bonus généreux à leurs employés. Or, d’autres programmes du gouvernement, dont le coût s’élève à plusieurs dizaines de milliards, semblent passer sans vagues parce que l’aide aux banques n’est qu’indirecte.

Maintenir la valeur des maisons

Les problèmes financiers des banques sont causés par les pertes sur les prêts hypothécaires (tant résidentiels que commerciaux)… Donc plus la valeur des propriétés baisse, plus les pertes sont grandes. En maintenant la valeur des maisons, le gouvernement aide les banques à réduire leurs pertes.

Deux programmes contestés

Le premier programme, décrié à peu près unanimement par les économistes, est le First Time Home Buyer Tax Credit, ou crédit d’impôt pour premiers acheteurs. Il accorde un crédit d’impôt de 8000$ (c’est pas rien!) à chaque acheteur de maison qui n’en a pas possédé depuis trois ans. Selon certaines études, pas plus de 25% des acheteurs se qualifiant pour ce crédit d’impôt n’auraient pas acheté sans le programme.

Le deuxième programme est la garantie de prêts hypothécaires: via la Federal Housing Administration (FHA), ce qui se rapproche le plus du côté américain de la SCHL au Canada, le gouvernement américain garantit des prêts hypothécaires consentis par les banques américaines. Les pertes de cet organisme se comptent en milliards.

Bref, plus ça va, plus j’arrive à la conclusion que ces programmes, que les économistes qualifient d’inefficaces, sont en fait une façon moins impopulaire d’aider les banques. Après tout, qui est contre les subventions à l’achat d’une maison?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr _G2

Remplir son baril

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Depuis quelques mois, plusieurs municipalités québécoises ont annoncé des programmes pour inciter leurs citoyens à se doter de barils récupérateurs d’eau de pluie. Les bas niveaux d’eau dans les rivières ces dernières semaines et la consommation excessive d’eau potable dans bon nombre de municipalités pourraient accentuer ce mouvement.

Pourquoi ? Accumuler l’eau de pluie canalisée par les gouttières dans un tel contenant comporte deux avantages: celui de réduire la consommation d’eau potable pour l’arrosage extérieur, et celui de réduire le volume d’eau à l’égout en récupérant l’eau des gouttières avant qu’elle ne se retrouve à la rue  (j’en parlais ici). Les municipalités, qui doivent autrement produire l’une et épurer l’autre, réalisent donc des économies. Je suppose qu’elles ont fait leurs calculs, dans la lignée des programmes pour l’achat de composteurs ou de couches lavables.

Certains programmes municipaux sont particulièrement intéressants: Laval offre une remise de 50$ sur l’achat d’un baril, tandis qu’à Repentigny et Terrebonne, on les vend au bas prix de 35$. En Estrie, les prix des barils dont quelques municipalités font la promotion sont substantiellement plus élevés (environ 70$). Sur l’île de Montréal, les éco-quartiers vendraient également de tels barils au prix approximatif de 80$, ce qui représente plus ou moins le prix en magasin.

Si vous pouvez vous procurer un baril usagé, c’est encore mieux (dans une optique de réutilisation) et moins coûteux (il ne vous manquera que quelques babioles pour compléter l’installation). Évitez évidemment les barils ayant contenu des produits chimiques… Plusieurs fournissent des plans de montage, dont la Ville d’Ottawa; l’émission La Vie en vert de Télé-Québec en traite aussi. Si vous êtes plus ambitieux et souhaitez pouvoir disposer de plus grandes réserves d’eau, vous pourriez envisager d’en connecter plusieurs en série, ou même de vous installer un réservoir de beaucoup plus grande capacité pour pourvoir tous vos besoins d’arrosage extérieur.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr fireballsdecai

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Goldman Sachs: parier contre sa propre équipe

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Je sais, je suis un peu en retard dans les nouvelles. Mais l’histoire a reçu relativement peu de couverture ici au Québec et l’explication n’est pas toujours claire (ça ne veut pas dire que je réussirai à l’être plus… simplement que j’essaie!).

Les joueurs

D’abord, le joueur principal: Goldman Sachs. La plus grande banque d’affaires aux États-Unis et l’institution financière qui s’est, de loin, la mieux tirée d’affaire pendant la crise. Elle a vendu des produits financiers dont le rendement était basé sur des hypothèques de mauvaise qualité. Ensuite, il y a une firme de capital de risque du nom de Paulson & Co. Celle-ci a conseillé Goldman Sachs sur la sélection des hypothèques à utiliser pour «maximiser» le rendement des produits financiers.

Parier contre son équipe

Le problème: Paulson & Co. qui, on se le rappelle, a aidé à choisir quelles hypothèques à risque seraient incluses dans le produit que Goldman Sachs offrirait à ses clients, choisissait plutôt de son côté de vendre à découvert ces mêmes titres. C’est un peu comme si votre conseiller financier détenait des actions d’une compagnie qu’il pense en difficulté financière. Il vous appelle donc en vous suggérant d’en acheter en laissant entendre qu’il trouve que c’est un bon choix: il en a dans son propre portefeuille. Vous acceptez et procédez à l’achat des actions sur le marché. Simultanément, votre conseiller vend ses actions au prix actuel. Le mois suivant, la faillite est annoncée et vous vous retrouvez avec rien du tout. (Je simplifie un peu…)

Ou, puisque j’écris ces lignes au moment où le Canadien joue son sixième match, c’est un peu comme si Jacques Martin pariait sur la défaite de son équipe… et choisissait d’envoyer Carey Price garder le filet. Voilà, c’est la première fois que je parle de hockey sur jesuispauvre.com et je n’entends pas récidiver de sitôt!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Kaloozer (C’est Pete Rose, qui s’était fait prendre dans des histoires de paris alors qu’il était gérant des Reds de Cincinnati)
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Le vérificateur général et les commissions scolaires

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Suis-je le seul, en entendant la couverture médiatique du rapport du vérificateur général du Québec sur les économies possibles dans les commissions scolaires, à m’être passé la réflexion que c’est un peu comme dire à un propriétaire de Toyota Prius qu’il pourrait économiser de l’essence en prenant l’autobus (ou le vélo)?

Je suis sûr que c’est techniquement exact. Mais c’est difficile de croire qu’il n’y a pas quelques Ford F-150 sur la route à côté de la Prius…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr greekgeek
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Augmenter la limite de cotisation des RÉER?

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Dans le contexte des consultations sur la refonte des systèmes de pensions au Canada, certains appellent à l’augmentation de la limite de cotisation aux RÉER. Présentement, cette limite est fixée à 18% du revenu brut et il semble que ça ne soit pas tout à fait suffisant pour assurer une retraite confortable.

Baisser l’impôt des riches?

C’est le blogue du Wealthy Boomer qui a attiré mon attention sur cette recommandation de l’institut CD Howe. Comme cet institut est largement financé par les entreprises de services financiers, on peut imaginer que celles-ci tireraient profit de l’augmentation des contributions à des RÉER en vendant plus de fonds mutuels et autres produits financiers.

Même si on ne peut pas être contre la vertu — et encourager les Canadiens à économiser plus en vue de leur retraite est un bien noble objectif — on peut se demander qui a les moyens d’économiser plus de 18% de son revenu brut! Je pose comme hypothèse qu’il faut être très riche pour avoir les moyens de placer 34% de son revenu brut dans un RÉER (comme il est proposé). De toute façon, étant donné le nom du blogue, aucun riche n’est là pour me lire et me contredire!

Une plus grande contribution à un RÉER donnerait donc accès à des crédits d’impôts plus important… pour les plus riches.

Corriger les iniquités

Dans l’article du Wealthy Boomer, on mentionne que l’objectif est de corriger l’iniquité entre les employés du secteur privé dont le principal véhicule d’économies de retraite est le RÉER et les employés qui peuvent profiter d’un régime de retraite à prestations déterminées. Ce dernier aurait une valeur équivalent à 34% du salaire. Si c’est le cas, il y a effectivement iniquité et elle doit être corrigée, mais je m’étonne: il me semble que la somme de ce que paient les employés et l’employeur pour financer les régimes de retraite n’arrive pas à un total de 34%. Peut-être que certains (bonjour Sourire!) pourront m’éclairer?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Pearly85
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Fin du programme écoÉNERGIE

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Ceux qui lisent ce blogue depuis longtemps savent qu’à l’automne dernier, nous avons profité de programmes gouvernementaux pour réaliser des rénovations dans le but d’améliorer l’efficacité énergétique de notre maison:

  • Les crédits d’impôts à la rénovation au fédéral et au provincial
  • Le programme écoÉNERGIE du fédéral
  • Le programme Rénoclimat

C’était le temps d’en profiter

Avec la nouvelle année, les crédits d’impôt à la rénovation n’ont pas été renouvelés, et le gouvernement fédéral vient d’annoncer la fin du programme écoÉNERGIE! De plus, l’Agence de l’efficacité énergétique du Québec, qui administre le programme Rénoclimat, disparaîtra et ses activités seront intégrées au ministère des Ressources naturelles et de la Faune. D’après le communiqué, le programme, lui, demeurera.

À partir de cette année, il devient donc beaucoup moins intéressant financièrement d’apporter des améliorations énergétiques à sa résidence principale. C’est bien dommage, parce qu’au bas prix actuel de l’électricité au Québec, les rénovations majeures sont difficiles à rentabiliser!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr woodleywonderworks

Le dilemme des taux hypothécaires

Question mark made of puzzle pieces

Récemment, j’ai discuté à quelques reprises avec un collègue de travail des taux hypothécaires. Nos hypothèques devront être renouvelées dans les 12 prochains mois, aussi nous écoutons avec une certaine appréhension les «menaces» du gouverneur de la Banque du Canada sur l’augmentation prochaine des taux.

Augmentation des taux

L’économie canadienne va relativement bien, et le taux d’inflation est plus élevé que prévu: deux éléments qui vont peser lourd dans la balance lorsque la Banque du Canada aura à déterminer s’il est temps de relever le taux directeur.

Dans ce contexte, j’ai été agréablement surpris de découvrir qu’au moins une institution financière est prête à geler le taux offert pendant près d’un an! Profiter du taux actuel lorsque viendra le temps de renouveler notre hypothèque devrait nous permettre d’économiser sur les intérêts et rembourser le prêt hypothécaire plus rapidement.

Fixe ou variable?

Le dilemme suivant sera de choisir entre une hypothèque à taux fixe ou à taux variable. Cet article de Les Affaires sur le sujet confirme ce que j’avais déjà entendu: historiquement, c’est beaucoup moins cher de prendre un taux variable. Par contre, dans un contexte où les taux hypothécaires ne peuvent que remonter, je m’interroge…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Horia Varlan
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Sondage sur les modes de paiement

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Je parle régulièrement des modes de paiement sur jesuispauvre.com (les chèques, les cartes de crédit, le téléphone, etc.) et c’est effectivement un sujet à la fois fascinant et important dans le domaine des finances personnelles. L’Union des consommateurs est de toute évidence d’accord avec moi puisqu’elle vient de publier les résultats d’un sondage sur les modes de paiement.

Domination de la carte de crédit

On y découvre que la carte de crédit est le mode de paiement le plus populaire, assez loin devant la carte de débit et l’argent comptant (on ne s’étonnera pas que les chèques ne figurent pas parmi les options…). Le communiqué mentionne que «la carte de crédit est en train de surclasser la carte de débit», ce qui concorde avec les récentes affirmations du réseau Interac qui réclamait le droit de changer sa structure.

Je m’inquiète toutefois du fait que 20% des répondant ne paient leur solde de carte de crédit qu’occasionnellement ou moins souvent! Ces gens doivent s’appauvrir très très rapidement…

Les frais des commerçants

Le sondage s’est préoccupé (tout comme nous par le passé) des frais qui sont chargés aux commerçants lorsque nous utilisons notre carte de crédit pour payer. Premièrement, de façon assez évidente, les frais de transactions sont un facteur important ou moyennement important pour plus de 83% des répondants lorsque vient de le temps de choisir un mode de paiement.

Par contre, plus de 50% (52,1) des répondants pensent que cette situation ne concerne que le commerçant et son institution financière. Je pense que cette moitié de la population a tort! La meilleure façon de faire jouer la compétition et de garder les frais de transactions au minimum me semble de faire payer les frais par ceux qui font le choix du mode de paiement. Ainsi les différents joueurs (Interac, Visa, Mastercard et de nouveaux compétiteurs, peut-être) auront tout intérêt à rivaliser d’ingéniosité pour minimiser les frais chargés lors des transactions.

Présentement, ces même joueurs sont encouragés à augmenter les frais de transactions en nous offrant une portion de cette augmentation en récompenses qu’on pense gratuites.

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