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Augmenter la limite de cotisation des RÉER?

avril 26th, 2010 Ebenezer Comments off
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Dans le contexte des consultations sur la refonte des systèmes de pensions au Canada, certains appellent à l’augmentation de la limite de cotisation aux RÉER. Présentement, cette limite est fixée à 18% du revenu brut et il semble que ça ne soit pas tout à fait suffisant pour assurer une retraite confortable.

Baisser l’impôt des riches?

C’est le blogue du Wealthy Boomer qui a attiré mon attention sur cette recommandation de l’institut CD Howe. Comme cet institut est largement financé par les entreprises de services financiers, on peut imaginer que celles-ci tireraient profit de l’augmentation des contributions à des RÉER en vendant plus de fonds mutuels et autres produits financiers.

Même si on ne peut pas être contre la vertu — et encourager les Canadiens à économiser plus en vue de leur retraite est un bien noble objectif — on peut se demander qui a les moyens d’économiser plus de 18% de son revenu brut! Je pose comme hypothèse qu’il faut être très riche pour avoir les moyens de placer 34% de son revenu brut dans un RÉER (comme il est proposé). De toute façon, étant donné le nom du blogue, aucun riche n’est là pour me lire et me contredire!

Une plus grande contribution à un RÉER donnerait donc accès à des crédits d’impôts plus important… pour les plus riches.

Corriger les iniquités

Dans l’article du Wealthy Boomer, on mentionne que l’objectif est de corriger l’iniquité entre les employés du secteur privé dont le principal véhicule d’économies de retraite est le RÉER et les employés qui peuvent profiter d’un régime de retraite à prestations déterminées. Ce dernier aurait une valeur équivalent à 34% du salaire. Si c’est le cas, il y a effectivement iniquité et elle doit être corrigée, mais je m’étonne: il me semble que la somme de ce que paient les employés et l’employeur pour financer les régimes de retraite n’arrive pas à un total de 34%. Peut-être que certains (bonjour Sourire!) pourront m’éclairer?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Pearly85
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Le truc de la limite de crédit illimitée

avril 23rd, 2010 Ebenezer 4 comments
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Récemment, je discutais avec quelqu’un qui prévoit réaliser un voyage en Europe dans les prochaines semaines (si le volcan islandais veut bien coopérer). Elle me disait qu’elle devait téléphoner à sa banque et espérer qu’ils acceptent d’augmenter sa limite de crédit, qui était bien peu adaptée à un voyage de ce type.

Augmenter sa limite de crédit sans téléphoner

Peu de gens réalisent qu’il est très simple d’augmenter soi-même sa limite de crédit sans devoir demander la permission à personne. À tout le moins pour des besoins ponctuels de ce type, il s’agit tout simplement d’effectuer un paiement sur votre carte de crédit du montant que vous souhaitez pouvoir dépenser. En gros, vous payez d’avance votre compte.

Naturellement, vous devez avoir l’argent dans votre compte à l’avance! Mais si vous disposez d’une limite de crédit limitée sur votre carte (par choix ou parce que vous n’avez pas de revenus réguliers suffisants pour la justifier), ça peut s’avérer très pratique.

Éviter les intérêts sur les avances de fonds

L’autre utilité de ce truc, c’est d’éviter les frais d’intérêts sur les avances de fonds. Encore une fois, si vous allez en voyage à l’étranger, il est parfois plus simple de retirer de l’argent dans un guichet à l’aide d’une carte de crédit. En temps normal, cette façon de procéder vous oblige à payer des frais d’intérêts dès le moment du retrait, et ce, jusqu’au paiement complet. Si, au moment du retrait, c’est la compagnie de carte de crédit qui vous doit de l’argent et non l’inverse, vous ne serez pas sujet à des intérêts.

Naturellement, si vous prévoyez retirer 500$ en argent comptant, il ne faut pas oublier que les dépenses standard (hôtel, restaurants, etc.) viendront consommer l’argent que vous avez déposé d’avance. N’est-ce pas, cher collègue de travail?

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Choisir un planificateur financier

avril 20th, 2010 Ebenezer Comments off
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Je connais peu de gens qui sont très satisfaits de leur planificateur financier… quand ils en ont un. Il semble qu’il y ait une grande possibilité d’amélioration dans le marché des services financiers pour connecter ensemble les clients et les conseillers.

En tant que client, on ne veut pas confier plusieurs dizaines de milliers de dollars (voire même des centaines) au premier quidam venu qui nous traitera comme un numéro et nous proposera la même solution qu’à tout le monde sans se préoccuper de notre personnalité et de nos objectifs. On ne veut pas non plus se faire proposer seulement des produits qui sont les plus payants pour la personne qui nous les vend. Et on veut surtout éviter la fraude pure et simple.

Un répertoire en ligne

Un nouveau site web américain (dommage, il ne couvre pas le Québec) tente de répondre à ces préoccupations: ClaroConnect. Il s’agit d’un répertoire en ligne où l’on peut réaliser des recherches par type de produit offert et une floppée d’autres critères:

  • Géographique
  • Montant à gérer (certains conseillers ne sont pas intéressés par des petits montants)
  • Mode de rémunération
  • Sexe
  • Langue parlée
  • Religion

Certains de ces critères paraissent étranges… mais ils sont probablement utiles pour maximiser les chances de trouver un conseiller en qui on aura réellement confiance.

La nécessité d’un planificateur financier

Récemment, un article paru sur le blogue anglophone GetRichSlowly faisait le parallèle entre les planificateurs financiers et les marchands d’épices de l’Antiquité et posait la question: le monde des services financiers est-il devenu tellement simple que tout un chacun puisse s’y débrouiller sans devoir faire appel à (et payer) un conseiller professionnel?

Je trouve la question particulièrement étrange, puisque la récente crise économique a justement été créée par des produits financiers ésotériques suffisamment complexes pour que la presque totalité de la population déclare forfait et dise: «c’est trop compliqué. Si les gens qui ont un doctorat qui ont inventé ça disent que ça marche, ça doit être vrai.»

Bref, je pense que les conseillers ont encore toute leur place, mais que la valeur de leurs services change avec le temps. Historiquement, ils vendaient des transactions. Ces transactions peuvent maintenant être réalisées à peu de frais directement par n’importe qui… Aujourd’hui, nous avons plus que jamais besoin des conseils et de l’esprit critique de nos planificateurs financiers.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr EG_Focus
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Le faux cadeau des remises en argent sur les hypothèques

avril 17th, 2010 Ebenezer 3 comments
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Afin d’attirer des clients potentiels, les institutions financières proposent ces temps-ci des remises en argent. Le concept est simple: pour vous «remercier» de prendre une hypothèque chez eux, on vous offre de vous donner un pourcentage de la valeur de votre prêt en argent comptant (l’offre de la banque TD présentement est de 5% du montant de l’hypothèque).

Une entrée d’argent bien pratique

Il n’y a pas à douter qu’une entrée d’argent de 5000$ (5% sur 100 000$ d’hypothèque) au moment de l’achat d’une maison soit très pratique: lorsqu’on emménage, il y a une panoplie de frais: le notaire, le déménagement, les nouveaux meubles, la taxe de Bienvenue, etc. Bref, cette offre répond probablement à un réel besoin pour plusieurs acheteurs.

Par contre, il faut être prudent: cet argent n’est pas gratuit! Très loin de là!

Un taux d’intérêt hypothécaire plus élevé

Vous vous en doutez certainement, les institutions financières ne nous font pas de cadaux pour nos beaux yeux. En échange de cette remise en argent, on augmente votre taux hypothécaire. Ils ne s’en vantent pas au départ, mais demandez-leur si le taux est plus faible si vous ne prenez pas la remise en argent: la réponse sera certaiment oui.

En simplifiant à l’extrême, la remise en argent, c’est un peu comme emprunter plus que le montant de l’hypothèque: si vous en avez besoin pour des dépenses reliées à l’installation dans la nouvelle maison, ça peut être une bonne idée. Mais il ne serait vraiment pas sage, à mon avis, d’utiliser cet argent pour vous gâter, acheter des jouets ou voyager: vous n’empruntez pas d’habitude pour ce genre de choses, pourquoi le faire dans cette situation?

C’est un peu comme quand vous payez comptant pour l’achat de meubles au lieu de payer dans 12 mois sans intérêts: plus souvent qu’autrement, on vous offre un rabais équivalent aux taxes. Ça donne un rendement de 15% par année! Si vos placements ont un meilleur taux de rendement que ça, vous avez un meilleur planificateur financier que le mien…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr daveynin
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Le vrai débat à propos de l’impôt santé

avril 11th, 2010 Ebenezer 5 comments
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Comme je l’ai laissé entendre lors de mon article du 1er avril dernier, à mon avis, le vrai débat au sujet de l’impôt santé n’est pas de trouver que ça coûte trop cher, que nos impôts augmentent toujours et que les compagnies devraient payer plus et non nous. Non, augmenter les impôts pour payer les coûts croissants du système de santé, surtout dans le contexte où, depuis 2003, les impôts ont baissé de 5,4 milliards, ça se défend.

Mise à jour: Suite aux commentaires qu’à suscité cet article, je réalise qu’il n’est pas clair si je parle de l’impôt santé de 200$ par année ou plutôt du ticket modérateur. Or, je parle bel et bien de l’impôt santé qui sera imposé à tout le monde. Le ticket modérateur est un sujet bien trop complexe pour que j’ose émettre une opinion!

Impôt fixe, à taux fixe et à taux progressif

Le système fiscal, tant au fédéral qu’au provincial, est basé sur un taux progressif: plus votre revenu est élevé, plus votre taux d’imposition sera élevé. Je simplifie un peu pour les besoins de la cause… L’ADQ a déjà proposé (il y a une ou deux élections) un système à taux fixe: peu importe votre revenu, tout le monde paie selon le même taux. C’est un système qui est plus généreux envers les riches que le système actuel et, à l’inverse, moins intéressant pour ceux dont le revenu est plus faible.

Aux fins d’illustration, j’ai bâti trois scénarios avec différents niveaux de revenus. Dans tous les cas, on a quatre personnes qui doivent au total contribuer pour 25 000$ d’impôts. Voici comment on y arrive avec un montant forfaitaire, un taux fixe et un taux progressif.

  • Forfaitaire: on divise 25 000$ par quatre.
  • Taux fixe: Les premiers 10 000$ de revenus sont exempts d’impôts. Pour arriver à 25 000$ d’impôts, le taux est donc de 10,417%
  • Taux progressif: c’est le plus compliqué à expliquer, voici donc un tableau:
Revenu Taux
0 – 14 999$ 0%
15 000 – 29 999$ 5%
30 000 – 59 999$ 10%
60 000 – 119 999$ 15%
Plus de 120 000$ 20%

Maintenant, considérons l’effet des trois scénarios sur des revenus faibles, moyennement faibles, moyennement élevés et élevés:

Revenus Forfaitaire Taux fixe Taux progressif
15 000$ 6250 520,85 0
40 000$ 6250 3125,10 1750
75 000$ 6250 6771,05 6000
150 000$ 6250 14 583 18 750
Total 25 000 25 000 26 500

Conclusion: le taux progressif est plus avantageux pour tout le monde, sauf pour les riches. Le scénario avec un montant forfaitaire est particulièrement «brutal» pour la personne pauvre, puisque plus du tiers de son revenu doit être payé en impôts. De l’autre côté, le taux progressif impose un taux de 12,5% à la personne qui a un revenu de 150 000$. C’est élevé, mais on présume qu’il ou elle trouvera un moyen de payer son loyer et son épicerie avec l’argent qui reste…

Impôt santé forfaitaire?

Bref, le vrai débat sur l’impôt santé, c’est sa forme. Le gouvernement a réduit au cours des dernières années l’imposition à taux progressif et augmente maintenant les impôts d’un montant forfaitaire. C’est une méthode qui pénalise beaucoup plus les pauvres que les riches. La société québécoise doit décider si cette avenue concorde avec ses meilleurs intérêts.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr cdsessums
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Fin du programme écoÉNERGIE

avril 8th, 2010 Ebenezer 3 comments
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Ceux qui lisent ce blogue depuis longtemps savent qu’à l’automne dernier, nous avons profité de programmes gouvernementaux pour réaliser des rénovations dans le but d’améliorer l’efficacité énergétique de notre maison:

  • Les crédits d’impôts à la rénovation au fédéral et au provincial
  • Le programme écoÉNERGIE du fédéral
  • Le programme Rénoclimat

C’était le temps d’en profiter

Avec la nouvelle année, les crédits d’impôt à la rénovation n’ont pas été renouvelés, et le gouvernement fédéral vient d’annoncer la fin du programme écoÉNERGIE! De plus, l’Agence de l’efficacité énergétique du Québec, qui administre le programme Rénoclimat, disparaîtra et ses activités seront intégrées au ministère des Ressources naturelles et de la Faune. D’après le communiqué, le programme, lui, demeurera.

À partir de cette année, il devient donc beaucoup moins intéressant financièrement d’apporter des améliorations énergétiques à sa résidence principale. C’est bien dommage, parce qu’au bas prix actuel de l’électricité au Québec, les rénovations majeures sont difficiles à rentabiliser!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr woodleywonderworks

Le dilemme des taux hypothécaires

avril 5th, 2010 Ebenezer Comments off
Question mark made of puzzle pieces

Récemment, j’ai discuté à quelques reprises avec un collègue de travail des taux hypothécaires. Nos hypothèques devront être renouvelées dans les 12 prochains mois, aussi nous écoutons avec une certaine appréhension les «menaces» du gouverneur de la Banque du Canada sur l’augmentation prochaine des taux.

Augmentation des taux

L’économie canadienne va relativement bien, et le taux d’inflation est plus élevé que prévu: deux éléments qui vont peser lourd dans la balance lorsque la Banque du Canada aura à déterminer s’il est temps de relever le taux directeur.

Dans ce contexte, j’ai été agréablement surpris de découvrir qu’au moins une institution financière est prête à geler le taux offert pendant près d’un an! Profiter du taux actuel lorsque viendra le temps de renouveler notre hypothèque devrait nous permettre d’économiser sur les intérêts et rembourser le prêt hypothécaire plus rapidement.

Fixe ou variable?

Le dilemme suivant sera de choisir entre une hypothèque à taux fixe ou à taux variable. Cet article de Les Affaires sur le sujet confirme ce que j’avais déjà entendu: historiquement, c’est beaucoup moins cher de prendre un taux variable. Par contre, dans un contexte où les taux hypothécaires ne peuvent que remonter, je m’interroge…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Horia Varlan
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Un budget acclamé

avril 1st, 2010 Ebenezer 3 comments
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Le budget du gouvernement provincial présenté cette semaine a été accueilli par un torrent de louanges. Le gouvernement a enfin décidé d’adopter une stratégie gagnante qui fera certainement des petits à Ottawa l’an prochain: augmenter les taxes et diminuer les services des Autres.

Les syndicats jubilent

Grâce aux hausses de taxes imposées aux Autres, le gouvernement a pu trouver la marge de manœuvre nécessaire pour accéder à toutes les demandes syndicales. Les grands leaders syndicaux se sont dit ravis que leurs recommandations aient été suivies à la lettre! Une porte-parole de la FTQ aurait même déclaré:

J’ai hâte de rencontrer le ministre Bachand en personne pour lui en mettre une [grosse bise, vraisemblablement] en pleine face.

Le Conseil du patronat salue la prudence du budget

Les représentants des patrons d’entreprises étaient également satisfaits du budget proposé. Les compressions annoncées dans les services offerts aux Autres permettront au gouvernement de continuer à financer les subventions à l’innovation essentielles au développement économique du Québec.

Un vox pop rapide dans les rues nous a permis, de la même façon, de constater que les réactions étaient toutes positives. Un inconnu a résumé le tout de cette façon:

Les impôts ne cessent d’augmenter depuis 50 ans et on n’est jamais capables d’avoir des services. Il était temps que les autres payent pour mes services!

Un appel logé à l’association des Autres du Québec n’a, étrangement, pas été retourné, bien qu’ils représentent plus de 7 millions de personnes au Québec…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr gcfairch
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Sondage sur les modes de paiement

mars 23rd, 2010 Ebenezer 1 comment
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Je parle régulièrement des modes de paiement sur jesuispauvre.com (les chèques, les cartes de crédit, le téléphone, etc.) et c’est effectivement un sujet à la fois fascinant et important dans le domaine des finances personnelles. L’Union des consommateurs est de toute évidence d’accord avec moi puisqu’elle vient de publier les résultats d’un sondage sur les modes de paiement.

Domination de la carte de crédit

On y découvre que la carte de crédit est le mode de paiement le plus populaire, assez loin devant la carte de débit et l’argent comptant (on ne s’étonnera pas que les chèques ne figurent pas parmi les options…). Le communiqué mentionne que «la carte de crédit est en train de surclasser la carte de débit», ce qui concorde avec les récentes affirmations du réseau Interac qui réclamait le droit de changer sa structure.

Je m’inquiète toutefois du fait que 20% des répondant ne paient leur solde de carte de crédit qu’occasionnellement ou moins souvent! Ces gens doivent s’appauvrir très très rapidement…

Les frais des commerçants

Le sondage s’est préoccupé (tout comme nous par le passé) des frais qui sont chargés aux commerçants lorsque nous utilisons notre carte de crédit pour payer. Premièrement, de façon assez évidente, les frais de transactions sont un facteur important ou moyennement important pour plus de 83% des répondants lorsque vient de le temps de choisir un mode de paiement.

Par contre, plus de 50% (52,1) des répondants pensent que cette situation ne concerne que le commerçant et son institution financière. Je pense que cette moitié de la population a tort! La meilleure façon de faire jouer la compétition et de garder les frais de transactions au minimum me semble de faire payer les frais par ceux qui font le choix du mode de paiement. Ainsi les différents joueurs (Interac, Visa, Mastercard et de nouveaux compétiteurs, peut-être) auront tout intérêt à rivaliser d’ingéniosité pour minimiser les frais chargés lors des transactions.

Présentement, ces même joueurs sont encouragés à augmenter les frais de transactions en nous offrant une portion de cette augmentation en récompenses qu’on pense gratuites.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr whiteafrican
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Le jeu du budget L’actualité.com

mars 13th, 2010 Ebenezer Comments off
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Soeur Économe a attiré mon attention sur une section amusante du site de L’actualité: le jeu du budget. Le concept est simple: vous êtes le ministre des Finances du Québec et vous devez prendre des décisions pour équilibrer le budget de la province.

Amusant, mais crédible?

Les options sont classées dans six catégories: trois de compressions des dépenses et trois d’augmentations des revenus. En essayant quelques combinaisons, on réalise rapidement qu’il est plus facile de réduire le déficit via une augmentation des revenus que par une diminution des dépenses.

En effet, si on regarde la somme des options possibles du côté des réduction de dépenses, on arrive à 2,7 milliards (le déficit actuel est à 4,7 milliards), tandis que si on aditionne toutes les options d’augmentation des revenus, on arrive à 9,5 milliards.

Par contre, je me questionne sur certains points… On présente le Fonds des générations comme une dépense, alors que ce n’en est pas réellement une. Il s’agit plutôt d’une augmentation de la dette aujourd’hui pour la rembourser plus tard. De plus, certaines options semblent avoir été peu fouillées: une des options présentées s’intitule «Investir dans la lutte contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale» et permettrait d’augmenter les revenus du gouvernement de 1,8 milliard… selon la CSN!

Une belle illustration de la complexité du débat

Cela dit, les failles du «jeu» permettent au moins d’illustrer que le travail du ministre des Finances n’est pas simple et que ceux qui ont à prendre des décisions sur le budget n’ont probablement pas toute l’information objective nécessaire pour faire les choix les plus éclairés…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Matt From London

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