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Prix de débarras

juin 7th, 2011 Soeur économe 2 comments
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Question de concrétiser une réflexion de l’été dernier sur les matériaux écolos pour construire un patio, il me faut maintenant identifier une solution adéquate pour nous débarrasser du patio actuel devant être remplacé. Réutiliser, même en partie, apparaît en effet peu envisageable, la pourriture s’étant attaquée à bon nombre de planches et même, apparemment, à des éléments de structure qui nous est de toute façon toujours apparue quelque peu bancale. Sans compter que le dit bois avait été peinturé.

Voici donc une évaluation préliminaire de différents moyens m’ayant été suggérés pour prendre charge adéquatement de cette douzaine de mètres cubes de bois:

  • Transport dans un écocentre: selon l’information fournie, le bois qui est apporté dans ces lieux rendus disponibles dans plusieurs municipalités québécoises est subséquemment broyé pour entrer dans la fabrication de différents produits, et non enfoui. Se prévaloir de cette option implique toutefois de pouvoir disposer d’un moyen de transport approprié à l’important volume en cause, ou d’en louer un, et nécessite un déboursé pour les mètres cubes apportés dépassant le volume de base alloué annuellement à chaque ménage (trois mètres cubes étant alloués par année dans le cas de la Ville de Québec, et chaque mètre cube supplémentaire étant chargé 25$);
  • Collecte des monstres/encombrants: réalisée de manière régulière ou sur demande dans les municipalités, ayant l’avantage d’être gratuite, cette collecte n’apparaît cependant pas une solution particulièrement efficace étant donné que la limite de volume pour les débris de construction est fixée à un mètre cube (dans la Ville de Québec du moins). À moins de vouloir étaler le processus sur près de trois mois…
  • Location d’un conteneur: différentes compagnies offrent ce service qui a l’avantage de permettre d’étaler les travaux sur plusieurs jours, étant donné que la location se fait généralement sur une base hebdomadaire; au tarif de la location doit cependant s’additionner un coût supplémentaire établi en fonction du poids des matériaux. Pour la disposition adéquate des résidus, il faut s’en remettre à l’entreprise, qui pourrait être tentée d’aller au plus simple ou au plus court en matière de tri, encore que dans le cas d’un conteneur rempli de bois, ça n’apparaît pas un réel enjeu.
  • Service de ramassage: dans ce cas également, différentes compagnies se font compétition; probablement l’option la plus simple, elle se monnaie en conséquence. À cet égard, une rapide comparaison permet de constater que l’entreprise qui s’annonce le plus n’est pas nécessairement celle dont les tarifs sont les plus bas, particulièrement lorsque des volumes importants sont en cause.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr alex_smith1

Débordement de papier

mars 7th, 2011 Soeur économe 5 comments
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On a beau tenter de réduire la réception de paperasse de toutes sortes en cessant de recevoir de la publicité et en privilégiant les relevés électroniques (compte de banque, carte de crédit, services), le début de l’année est une période propice à une recrudescence du phénomène. Et avec un classeur déjà bien rempli, il vient un temps où on doit d’abord vider avant de classer ces nouveaux ajouts. Comment choisir ce dont on doit ou on peut se débarrasser ?

Il y a certains documents dont on ne se débarrasse pas tant qu’ils sont pertinents, évidemment. Titres de propriété, garanties, polices d’assurances, contrats et d’autres. Côté impôt, Revenu Québec indique que, pour un particulier, il faut conserver nos pièces justificatives pendant trois ans; Revenu Canada indique pour sa part de les conserver durant six ans, ce qui correspond d’ailleurs à la recommandation générale formulée par l’Office de la protection du consommateur pour cette catégorie de documents.

Parmi les autres documents susceptibles de vous encombrer, les vieux talons de paie et relevés bancaires peuvent y passer; l’OPC recommande tout de même de garder les premiers six ans et les seconds trois ans. En cette matière, le passage aux documents électroniques peut s’avérer particulièrement avantageux parce que l’émetteur vous offre généralement un historique de quelques années; le service Postel de Postes Canada permet pour sa part de conserver jusqu’à sept ans les factures qui vous sont acheminées par son intermédiaire.

Les reçus de transaction par carte de crédit ou débit s’accumulent vite aussi et les recommandations à cet égard ne sont pas claires. Néanmoins, étant donné que la période offerte pour contester une transaction est limitée à une trentaine de jours, on peut en déduire qu’il n’est probablement pas utile de les conserver plus de quelques mois, sauf exception.

Une fois le tri réalisé, quoi faire de tout ça ? Si le découragement vous envahit à l’idée de devoir passer chaque feuille dans votre petite déchiqueteuse et que vous préférez finalement continuer d’endurer votre classeur débordant, une solution s’offre à vous. La Sûreté du Québec et différents partenaires organisent depuis quelques années une journée du déchiquetage à la fin de mars. Il s’agit en fait de points de déchiquetage dans plusieurs régions où vous pouvez apporter vos documents à faire déchiqueter de façon sécuritaire. Cette année, elle aura justement lieu le 26 mars, ce qui vous laisse encore quelques semaines pour réaliser un peu de tri.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr erix!

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Décomposition hivernale

janvier 5th, 2011 Soeur économe 1 comment
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Beaucoup de gens cessent d’alimenter leur composteur domestique en hiver. Le fait de devoir enfiler des raquettes pour s’y rendre, ou d’avoir à pelleter pour le retrouver enfoui dans la neige (probablement pas jusqu’à maintenant cet hiver), peuvent effectivement compliquer les choses.

Cela signifie toutefois que sur les quelque 675 kilogrammes de matières organiques produites par une famille durant l’année en moyenne, quelques centaines se retrouveront vraisemblablement dans les lieux d’enfouissement ou à l’incinération. Une réduction de performance non négligeable.

En fait, tant que le composteur reste aisément accessible, il n’y a qu’à continuer à y ajouter les déchets organiques habituels. Encore mieux si on en avait extrait le compost «mature» à l’automne, puisque la hauteur des matières ne fera qu’augmenter jusqu’au retour des températures plus élevées. On lit parfois qu’une certaine activité de décomposition se poursuit dans les composteurs même durant l’hiver , mais à mon avis ça s’applique davantage à des activités industrielles de compostage, ou à des climats plus cléments; au Québec, dans un bac domestique, la matière gèle généralement quasi complètement.

Une fois notre bac plein, ou devenu inaccessible au plus fort de l’hiver, nul besoin de nourrir sa poubelle. On peut simplement continuer d’accumuler les résidus organiques dans un récipient de volume suffisant à l’extérieur. Le contenu du récipient dégèlera au printemps, et il restera à en alimenter le composteur.

Dans tous les cas, il est important de s’assurer, au printemps, d’équilibrer le contenu du composteur en ajoutant de la matière plus chargée en carbone qu’en azote, au contraire des déchets de cuisine. Si vous avez eu la bonne idée d’ajouter des feuilles à votre composteur à l’automne, ou si vous en avez gardé quelques sacs, il ne reste qu’à mélanger. Ou alors, une partie des feuilles qui ont été cachées çà et là sur votre terrain peuvent être transférées dans le composteur. Sinon, un mélange avec la matière partiellement décomposée datant d’avant l’hiver pourra jouer un rôle minimal.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr cranky kat

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Gaspillage alimentaire

décembre 3rd, 2010 Soeur économe Comments off
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On peut déplorer de parfois devoir jeter certains aliments ayant mal vieilli dans notre réfrigérateur. Avez-vous déjà tenté d’estimer la proportion de nourriture qui connaît cette fin chez vous ? Une étude réalisée en Grande-Bretagne en 2009 est arrivée à une estimation s’élevant à 22% de tous les aliments solides et liquides entrant dans une résidence.

Impressionnant ? L’organisme WRAP, qui a réalisé cette étude, fournit encore plus de détails: en poids, les légumes frais et particulièrement la laitue constitueraient près du quart des pertes «évitables», suivis des liquides (excluant le lait) avec 16%, les fruits (13%) et le pain et des pâtisseries avec 10%. Pourquoi ces pertes sont-elles qualifiées d’évitables ? Les deux principales raisons invoquées pour jeter ces aliments sont 1) qu’ils n’ont pas été consommés à temps (54%) ou 2) qu’ils ont été préparés en trop grande quantité (41%). De quoi donner le goût de faire la promotion de la soupe «touski» et des vertus du congélateur…

Si l’on tient aussi compte des pertes d’aliments qui se produisent avant l’achat par le consommateur, que ce soit chez le producteur, chez le grossiste, durant le transport ou chez le détaillant, la proportion totale des aliments produits mais non consommés pourrait atteindre un faramineux 38% (183 kg par personne par année !) selon une étude de Statistique Canada. Ceci découlerait entre autres des exigences esthétiques que s’imposent les producteurs et qu’ont adopté les consommateurs, des délais de transport, des manipulations, des dates de préemption très protectrices…

Dans le plan d’action 2010-2015 de la politique québécoise de gestion des matières résiduelles, on retrouve des mesures pour valoriser la matière organique par la biométhanisation et le compostage afin d’en arriver à ne plus l’envoyer dans les sites d’enfouissement. Intéressant pour la portion gaspillée chez le consommateur (qui devrait prochainement être incité si ce n’est déjà fait à composter au niveau domestique ou à participer à une éventuelle collecte municipale), mais moins concret, possiblement, pour la portion gaspillée chez le grossiste ou le détaillant. Certaines initiatives montrent néanmoins que même à ces endroits, une grande partie des aliments jetés peuvent être valorisés.

Comment réduire son gaspillage alimentaire ? Des suggestions adaptées du blogue The Daily Green:

  • Planifier ses repas pour la semaine en tenant compte des aliments déjà au frigo avant d’acheter
  • À l’épicerie, s’en tenir à sa liste et éviter d’y aller le ventre vide
  • Éviter les paquets de fruits et légumes déjà préparés dont la quantité ne correspond pas à nos besoins
  • S’assurer que son frigo est à la bonne température pour maximiser la durée de conservation
  • Placer les nouveaux aliments dans le fond du frigo et les vieux en avant pour éviter les oublis
  • Transformer les fruits mous en smoothies ou tartes, mettre les légumes moins frais dans une soupe
  • User d’imagination pour incorporer dans un prochain repas un surplus d’aliment d’un repas précédent
  • En mettre moins dans les assiettes, garder le reste dans le chaudron
  • Faire appel à son congélateur pour assurer la conservation des aliments cuisinés en grande quantité
  • Composter les pertes inévitables

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr shimelle

Gestion de feuilles

octobre 21st, 2010 Soeur économe 1 comment
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Que faites-vous des feuilles qui atterrissent en grand nombre sur votre terrain ces temps-ci, outre le traditionnel concours entre voisins à celui qui aura mis au bord de la rue le plus grand nombre de sacs ? Dans le but d’inverser cette tendance et, au contraire, de profiter au maximum de cette manne tout en réduisant la nécessité de préparer et faire ramasser de nombreux sacs, voici mes suggestions pour en disposer chez soi, en ordre de préférence:

- Laisser tomber: non applicable pour la pelouse, mais pour les plates-bandes et sites très ombragés, on a tout avantage à laisser les feuilles là où elles daigneront tomber. Pour peu qu’il s’agisse de feuilles de bouleau ou de peuplier ou d’érable rouge, notamment, dès le printemps les feuilles en question seront en grande partie dégradées mais auront entretemps permis de protéger les racines du gel et d’enrichir le sol. Bien sûr, s’il se forme une couche épaisse de feuilles de chêne ou d’érable de Norvège, un effort printanier sera nécessaire pour les disperser un peu puisqu’elle sont moins aisément dégradables.

- Pousser: au pied des haies, derrière les arbustes, on peut faire disparaître de grandes quantités de feuilles sans avoir à faire l’effort de les mettre dans des sacs. Elles y joueront de surcroît un rôle tout à fait bénéfique.

- Composter: un apport de carbone à votre compost domestique est toujours le bienvenu. Intéressant notamment lorsqu’il faut ramasser des feuilles mouillées par la pluie si votre bac à compost est généralement fermé et que la matière a donc tendance à peu se décomposer par manque chronique d’eau. Également, on peut mettre de côté des sacs de feuilles (sèches dans ce cas-là) qu’on aurait déjà remplis afin de disposer de matière pour équilibrer son compost l’été prochain.

- Déchiqueter et pailler: applicable sur des feuilles sèches, la technique qui consiste à passer la tondeuse (installez-lui son sac) dans un tas de feuilles permet de les déchiqueter en petits morceaux qui deviennent alors une matière idéale à appliquer dans les plates-bandes et autour des arbres et des arbustes. Un très bon paillis, donc, avec tous les bénéfices qu’on lui connaît — réduction des mauvaises herbes et des besoins en arrosage, amélioration des qualités du sol. Sinon, le déchiquetage préalable a au moins comme avantage de réduire grandement le nombre de sacs de feuilles mis à la rue.

À éviter, surtout si vous avez des tendances compulsives comme mon voisin, l’aspirateur à feuilles qui, en plus de jouer avec les nerfs des habitants du quartier par son bruit infernal, pourrait vous amener à vouloir extirper de votre terrain toute trace du plus petit morceau de feuille, voire de tenter de les aspirer directement sur les arbustes. Avec notamment pour conséquences un compactage grandissant et un appauvrissement et progressif du sol de vos plates-bandes que vous devrez ensuite combler à renfort de sacs de terre et d’engrais.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr  sugarfrizz

S’acheter du crédit

octobre 7th, 2010 Soeur économe 4 comments
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Un aller-retour Québec-Paris pour deux personnes générerait presque autant de gaz à effet de serre que l’utilisation d’une petite voiture durant un an. Plus de trois tonnes d’équivalent CO2. Certaines compagnies aériennes, dont Air France, Air Canada et plusieurs autres, proposent à leurs passagers d’acheter des crédits permettant de «compenser» les gaz à effet de serre générés par leur voyage. Une bonne idée ou encore du greenwashing ?

À l’échelle mondiale, les vols d’avion représenteraient entre 4 et 10% de la contribution humaine à l’augmentation des gaz à effet de serre. Et les distances totales parcourues sont en augmentation. De surcroît, comme les émissions de gaz provenant des avions se produisent dans la haute atmosphère et non au niveau du sol, leur impact est plus important que le nombre de tonnes qui en résulte pourrait l’indiquer. Pour peu qu’une personne réalise quelques voyages en avion, ceux-ci représentent probablement une part majeure de son empreinte carbone individuelle.

Comment les crédits fonctionnent-ils ? Qu’on achète ces crédits directement à l’achat d’un billet d’avion ou par la suite auprès d’une entreprise spécialisée dans le domaine, le montant payé sert à financer des projets permettant de soulager l’atmosphère d’une quantité équivalente de gaz à effet de serre dans un autre lieu. Il faut se défaire de l’idée que ça revient nécessairement à «planter des arbres». En fait, la plantation d’arbres est, par beaucoup, vue comme un moyen relativement peu efficace de compenser les émissions, pour plusieurs raisons. Ainsi, la totalité de la quantité produite n’est alors compensée qu’après de nombreuses années de croissance d’un arbre et non à court terme; le réservoir de carbone constitué par l’arbre est anéanti si un incendie ravage la plantation ou si l’arbre est éventuellement utilisé pour des produits non durables. Les projets de réduction d’émissions à valoriser seraient plutôt de ceux qui viseraient une transition vers des énergies renouvelables ou l’amélioration du rendement énergétique, notamment.

Mesure valable ou pas ? Certains organismes environnementaux dont la Fondation David Suzuki présentent la compensation des gaz à effet de serre comme une alternative valable pour la portion de notre production qu’on ne peut raisonnablement réduire en changeant nos habitudes de vie. D’autres organismes dénoncent justement l’effet déculpabilisant et l’illusion de cette dépense somme toute faible qui nous justifierait de ne rien changer à notre mode de vie à production élevée de CO2. L’absence de norme universelle garantissant la valeur des crédits vendus est un autre argument des détracteurs, encore que plusieurs normes reconnues se sont développées dans le domaine dont Gold Standard.

Selon les fournisseurs, la compensation d’un aller-retour Québec-Paris pour deux personnes peut coûter de 40 à 120$. Deux fois plus environ si on veut tenir compte de l’impact accru des émissions en haute atmosphère. Si le concept vous intéresse, la Fondation David Suzuki et l’Institut Pembina ont réalisé une évaluation de différents fournisseurs de crédits de carbone que vous pouvez consulter afin de choisir un fournisseur… crédible.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr peasap

À la main et local

septembre 2nd, 2010 Soeur économe 3 comments
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Une connaissance déplorait récemment le manque de qualité et la faible durabilité de plusieurs accessoires pour bébés. Hors du Made in China, point de salut ? Pas nécessairement.

On ne retrouve pas leurs produits dans les grandes surfaces, on n’entend pas leur nom dans des publicités, mais on peut quand même trouver, en se donnant la peine de chercher un peu, toutes sortes de produits pour bébés fabriqués au Québec. Couvertures, serviettes, bavettes, lingettes, porte-bébés, couches lavables, tuques, attache-suces, barettes, sacs, jouets, peluches, et j’en oublie sûrement.

Tous ces objets sont souvent produits à petite échelle, voire de façon artisanale (un à la fois), par des mères qui s’en servent pour avoir un horaire plus flexible, un revenu d’appoint, ou qui se découvrent progressivement une fibre entrepreunariale. Une bonne raison pour faire cet effort supplémentaire pour préférer leurs produits, dont les prix sont souvent similaires pour de meilleurs matériaux, un plus grand soin dans la conception, et leur caractère original.

La difficulté peut être de les trouver, étant donné leurs moyens limités pour réaliser de la promotion autrement qu’en comptant sur le bouche à oreille. Certaines font partie d’un réseau, comme celui des Mamantrepreneures (qui regroupent des mamans entrepreneures dans une diversité de domaines et non uniquement de celles qui confectionnent des produits pour bébés). D’autres se font connaître sur Internet par des forums de discussions destinés aux mamans. Finalement, les produits de celles qui peuvent assurer une fabrication soutenue peuvent trouver leur place dans certaines boutiques d’accessoires pour bébés.

À l’exception de ce qu’on peut se procurer dans des boutiques, il faut compter un certain délai pour obtenir une commande. Pas idéal par exemple pour faire un cadeau ? Il faut simplement planifier un peu et, en général, le résultat compense largement cet effort.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr moohaha

Un bon tuyau

août 16th, 2010 Soeur économe Comments off
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Comment arrosez-vous vos végétaux extérieurs ? Source importante de consommation d’eau potable durant l’été, cet arrosage peut s’avérer un réel gaspillage ou être réalisé de façon efficace. Voici quelques éléments à prendre en considération.

Tous les systèmes qui projettent de l’eau en l’air causent beaucoup de gaspillage d’eau et une perte de temps. Je pense ici à tout ce qui est rotatif, oscillant ou pulvérisant. D’une part parce que les gens prennent rarement le temps de les ajuster de façon à éviter que la moitié de l’eau se retrouve dans la rue ou dans l’entrée. Et aussi parce qu’une bonne part de l’eau ainsi projetée en l’air s’évapore avant de retomber au sol, surtout lorsqu’ils sont mis en marche au milieu de la journée. Ces systèmes nécessitent également d’être déplacés à intervalles réguliers pour couvrir toutes les surfaces, ce qui est fastidieux. Enfin, en plus d’être source de gaspillage, le fait de projeter de l’eau sur les feuilles n’est pas recommandable. Des taches brunes pourront apparaître lorsque l’arrosage est fait en plein soleil – ce sont des brûlures.

Les systèmes automatisés d’arrosage constitués de tuyaux enfouis et de tiges d’arrosage dissimulées ne trouvent pas tellement grâce à mes yeux. Relativement compliqué à installer et nécessitant de l’entretien, ce système semble déculpabiliser ses utilisateurs d’arroser toutes les nuits, ce qui est une source de gaspillage évidente. Pire, ces systèmes sont généralement installés pour arroser des pelouses… Absolument non pertinent.

Je range également en marge de la catégorie inefficace les tuyaux plats munis de gros trous placés à intervalles réguliers. Bien que la projection et l’évaporation d’eau soient plus limitéees si le tuyau est soigneusement installé, et que la manipulation soit réduite puisqu’on peut les laisser en place sous une haie par exemple, le débit à la sortie des trous est trop élevé. Ceci peut favoriser le ruissellement de l’eau en surface plutôt que son infiltration dans le sol, et empêche d’en brancher plusieurs de suite puisque la pression baisse trop rapidement.

L’arrosage manuel peut être efficace ou non, selon la période de la journée à laquelle on l’utilise, le débit de l’eau et la source utilisée. L’arrosage manuel avec une lance branchée à un tuyau nécessite vraiment, pour être utile aux plantes, qu’il soit réalisé à cadence modérée – un arrosage superficiel implique que l’opération sera à recommencer dans un court délai. Pour les plantes extérieures en pot, l’arrosage manuel reste néanmoins la seule solution. Vaut mieux dans ce cas arroser directement la surface du sol en cessant lorsque l’eau s’écoule par le fond. C’est aussi probablement l’un des usages à privilégier pour l’eau de gouttière recueillie dans un baril.

Ma faveur va aux tuyaux de caoutchouc poreux, ou suintants. Je les ai vus décrits pour la première fois par le Jardinier paresseux, et l’usage m’a convaincu du bien-fondé de sa recommandation à leur endroit. Comme les tuyaux percés que j’évoquais ci-dessus, ils peuvent être installés sous une haie, mais peuvent aussi très aisément serpenter dans une plate-bande ou longer un potager. Leur caractère poreux permet évidemment un arrosage réparti sur toute leur longueur, et le faible débit permet le branchement de quelques uns en série sans problème, tout en favorisant l’infiltration. Et on peut les recouvrir de terre ou, encore mieux, de paillis. Un branchement permanent (durant la saison estivale) avec un baril d’eau de pluie s’avère également intéressante lorsque celui-ci est surélevé pour créer une pression minimale.

On peut viser à réduire autant que possible les besoins d’arrosage de ses plantes extérieures en les choisissant, on peut les border de paillis, mais lorsque les températures élevées et l’absence de pluie persistent, les végétaux finissent souvent par avoir la mine basse. Et à ce moment, suffit de retrouver l’extrémité du tuyau poreux pour apporter le complément d’eau nécessaire pour assurer leur survie jusqu’à la prochaine pluie.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Robert S. Donovan

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«Je fais mon épicerie chez Walmart et Costco parce que j’ai le préjugé que c’est moins cher»

juillet 30th, 2010 Soeur économe 3 comments
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Une connaissance me décrivait en ces termes sa stratégie d’épicerie. Et en observant de loin les immenses stationnements remplis, on peut raisonnablement penser que beaucoup de gens suivent la même ligne de pensée (évidemment pas uniquement pour l’épicerie).

Je fréquente pour ma part le moins possible les deux dites chaînes. À côté de tous les gens amateurs de chutes de prix et fiers adeptes d’économies de gros, je considère néanmoins que pour l’épicerie et même le reste, je ne suis pas si perdante. Alors, à tout le moins pour le bénéfice de mon collègue qui voulait connaître le fond de ma pensée sur le sujet:

Dans le cas de Walmart, le problème est fondamental: je calcule que les rabais escomptés sont généralement loin d’égaler l’importance du désagrément vécu, particulièrement pour des produits d’épicerie. Ces désagréments ne sont évidemment pas propres à cette chaîne uniquement, mais ils m’y apparaissent exacerbés. Les paniers et allées semblent spécialement conçus pour provoquer des embouteillages (est-il prévu que cela fasse consommer davantage ?). La répartition parfois erratique des produits nécessite soit une fouille attentive de nombreuses allées ou la consultation du personnel de plancher (encore faut-il en trouver). Les files omniprésentes aux caisses et le temps phénoménal qu’un seul consommateur peut y prendre pour régler ses achats rendent toujours la finale pénible. Sans compter l’immense stationnement et l’abondance de consommateurs pour qui des interdictions de stationner et autres règles de circulation ne semblent pas exister (avez-vous déjà tenté de vous y rendre autrement qu’en voiture ? Mauvaise idée).

Costco offre également certains désagréments de même nature mais, outre le contrôle excessif, je trouve qu’ils y prennent une ampleur moindre. Mon manque d’intérêt provient plutôt des principes mêmes qui sous-tendent ce commerce: le faible nombre de produits et l’achat en grandes quantités.

  • Faible choix: le fait de ne pas offrir cinq marques différentes d’un même produit mais une seule permet certainement d’augmenter les quantités commandées par la compagnie et d’obtenir de meilleurs prix du fournisseur. Le consommateur y trouve-t-il son compte ? Il peut accepter de laisser la chaîne décider pour lui, tenir pour acquis que la marque et le format de ce qui lui est offert est ce qui lui convient le mieux sans comparer, accepter d’être jusqu’à un certain point à la merci de la compagnie. Ça m’agace beaucoup. Ce faible nombre de produits implique aussi généralement qu’un consommateur qui voudrait y réaliser son épicerie hebdomadaire et non simplement aller s’y procurer périodiquement quelques produits bien ciblés doit nécessairement aller compléter ailleurs, nécessitant du temps et des déplacements en voiture qui représentent aussi des coûts.
  • Quantités: je ne réfute pas l’idée d’acheter en plus grande quantité en stockant en vue d’une utilisation future, mais je trouve que ce n’est pas systématiquement pertinent. Pour les produits non périssables, outre l’espace de rangement à y consacrer, cette façon de faire peut être empreinte de certains risques: de réaliser un mauvais choix et de le subir longtemps, de se lasser d’un achat avant d’avoir tout utilisé, ou de voir les produits stockés subir néanmoins une certaine dégradation dans le temps. Ce sont aussi des sommes d’argent qui dorment sous forme d’achats en attente d’utilisation. Du côté des produits périssables, le risque est notamment la tendance au gaspillage (n’en avoir besoin que d’une quantité X et d’en acheter un paquet de 2X en se disant que même s’il on en perd, cela reste néanmoins économique étant donné son bas prix).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr theogeo

Investir dans les fruits et légumes

juillet 15th, 2010 Soeur économe 2 comments
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Consommez-vous parfois ou fréquemment des fruits et légumes biologiques ? Outre la disponibilité, quels sont les autres critères qui entrent en ligne de compte dans votre choix d’acheter biologique dans un cas et pas dans l’autre? L’apparence ? La différence de prix ? L’organisme Environmental Working Group vous propose de prioriser certains fruits et légumes en fonction de leur niveau de contamination par les pesticides.

L’organisme prépare et met à jour chaque année, à partir de l’ensemble des résultats des dizaines de milliers d’analyses de pesticides réalisées par le US Department of Agriculture et la Food and Drug Administration dans les années précédentes, une compilation des fruits et légumes populaires les plus et les moins contaminés par les pesticides. Voici un extrait de ce palmarès:

Les plus contaminés

Les moins contaminés

Céleri

Oignon

Pêche

Avocat

Fraise

Maïs (congelé)

Pomme

Mangue

Bleuets

Petits pois (congelés)

Nectarine

Asperge

Poivron

Kiwi

Épinards

Chou

Cerises

Aubergine

Chou kale

Cantaloup

(tableau traduit et adapté de Environmental Working Group)

La liste est bâtie à partir d’un indice tenant à la fois compte de la fréquence de détection de pesticides, des concentrations moyennes de ces pesticides et de leur nombre total détectés sur une même espèce. Le tout figure dans un tableau détaillé. Les analyses prennent par ailleurs pour acquis que vous rincez vos aliments avant leur consommation et que vous ne consommez pas indûment de pelure puisqu’il est indiqué que les échantillons sont généralement rincés ou pelés.

Ces résultats s’appliquent-ils intégralement au Canada ? Peut-être pas, notamment pour les aliments parmi cette liste qui sont cultivés ici puisque les pesticides homologués de chaque côté de la frontière ne sont pas nécessairement similaires. Par contre, il apparaît vraisemblable que les fruits et légumes nécessitant le plus de pesticides aux États-Unis pour rencontrer les exigences des consommateurs soient aussi ceux qui, au Canada, se retrouvent dans la même situation. D’autre part, une bonne partie des fruits et légumes retrouvés dans les supermarchés, même en été, est malheureusement importée.

Bien sûr, on peut penser que d’autres dangers plus grands que les pesticides nous menacent, et que la consommation régulière de faibles concentrations de multiples pesticides sur des aliments n’est pas synonyme de risque important. On peut aussi espérer que l’Agence canadienne d’inspection des aliments fasse un travail suffisamment bon pour nous protéger – même si le Bureau du vérificateur général du Canada a souligné en 2008 plusieurs faiblesses à l’égard de son travail.

Vous voulez en savoir plus sur des façons de s’approvisionner en aliments biologiques et, en prime, locaux? J’en ai traité ici. Et tant qu’à réaliser des achats biologiques et débourser un peu plus, aussi bien qu’ils soient certifiés.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr jetsandzeppelins

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