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Archive for août, 2010

Le problème de la dette des pays

août 26th, 2010 Ebenezer Comments off
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Plus tôt cet été, les problèmes financiers de la Grèce ont été abondamment discutés dans les médias. La grande question étant: est-ce que la Grèce aura la capacité de rembourser sa dette, ou bien devra-t-elle faire l’équivalent de déclarer faillite?

Un pays, ça peut faire faillite?

Évidemment, il n’y a pas de loi internationale des faillites qui protège les états souverains contre leurs créanciers. Par contre, il est déjà arrivé à plusieurs reprises que des pays décident unilatéralement de ne pas rembourser leur dette, généralement en partie.

Au Canada, ça serait un peu comme si vous aviez acquis 1000$ d’obligations d’épargne du Canada et qu’un bon matin, le gouvernement vous annonce qu’au lieu de vous rembourser 1000$, il vous redonnera 600$, plutôt.

Ne pas payer ses dettes, ça arrive souvent?

Pas trop souvent, mais plus qu’on ne peut l’imaginer. Depuis 1974, c’est arrivé 122 fois qu’un pays n’a pas rempli toutes ses obligations sur des dettes qu’il avait contractées. La plupart du temps, il s’agit de pays en développement, et certains pays sont revenus sur la liste plus d’une fois.

Tout ça est évidemment fascinant et, si vous êtes de mon avis, je vous pointe vers une série d’articles de l’excellent blogue (en anglais) CalculatedRisk sur le sujet. Vous y trouverez tous les détails: quels sont les pays les plus endettés (le Japon est 1er, le Canada est 8e), quels sont les pays qui n’ont pas remboursé leurs dettes dans le passé, quel est le lien entre la santé des banque et les finances nationales, etc.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr robertstinnett
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La tendance se maintient: le site Wesabe ferme ses portes

août 18th, 2010 Ebenezer 1 comment
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J’ai peu parlé du site Wesabe ici, puisqu’il était surtout disponible aux États-Unis. Il s’agissait d’un site web qui permettait de suivre ses finances personnelles. Un équivalent à Quicken, en somme, mais en ligne et gratuit. Le plus connu des joueurs du secteur est Mint, qui a été acheté par Intuit (Quicken) l’année dernière.

Tout indique que je ne parlerai pas beaucoup plus de Wesabe, puisque ce site a maintenant fermé ses portes. Si on met bout à bout la mort de Microsoft Money, l’achat de Mint par Intuit et les efforts des banques pour nous offrir des rapports sur nos dépenses (Banque Royale, CIBC), on arrive facilement à la conclusion que le marché des solutions de finances personnelles n’est pas promis à un grand avenir.

Une bonne nouvelle?

Le fait que ces services soient de plus en plus offerts par les institutions financières gratuitement est positif, parce que les outils seront ainsi plus accessibles et plus simples d’utilisation (plus besoin de retranscrire nos dépenses dans Quicken, par exemple). Là où je m’inquiète, c’est que ça rendra plus complexe encore pour le consommateur de faire appel à plus d’une institution financière à la fois: il sera impossible d’avoir une vue d’ensemble de ses finances.

Êtes-vous prêts à vous connecter sur AccèsD et y voir un avertissement: «Vous dépensez trop au restaurant»?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr checoo
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Un bon tuyau

août 16th, 2010 Soeur économe Comments off
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Comment arrosez-vous vos végétaux extérieurs ? Source importante de consommation d’eau potable durant l’été, cet arrosage peut s’avérer un réel gaspillage ou être réalisé de façon efficace. Voici quelques éléments à prendre en considération.

Tous les systèmes qui projettent de l’eau en l’air causent beaucoup de gaspillage d’eau et une perte de temps. Je pense ici à tout ce qui est rotatif, oscillant ou pulvérisant. D’une part parce que les gens prennent rarement le temps de les ajuster de façon à éviter que la moitié de l’eau se retrouve dans la rue ou dans l’entrée. Et aussi parce qu’une bonne part de l’eau ainsi projetée en l’air s’évapore avant de retomber au sol, surtout lorsqu’ils sont mis en marche au milieu de la journée. Ces systèmes nécessitent également d’être déplacés à intervalles réguliers pour couvrir toutes les surfaces, ce qui est fastidieux. Enfin, en plus d’être source de gaspillage, le fait de projeter de l’eau sur les feuilles n’est pas recommandable. Des taches brunes pourront apparaître lorsque l’arrosage est fait en plein soleil – ce sont des brûlures.

Les systèmes automatisés d’arrosage constitués de tuyaux enfouis et de tiges d’arrosage dissimulées ne trouvent pas tellement grâce à mes yeux. Relativement compliqué à installer et nécessitant de l’entretien, ce système semble déculpabiliser ses utilisateurs d’arroser toutes les nuits, ce qui est une source de gaspillage évidente. Pire, ces systèmes sont généralement installés pour arroser des pelouses… Absolument non pertinent.

Je range également en marge de la catégorie inefficace les tuyaux plats munis de gros trous placés à intervalles réguliers. Bien que la projection et l’évaporation d’eau soient plus limitéees si le tuyau est soigneusement installé, et que la manipulation soit réduite puisqu’on peut les laisser en place sous une haie par exemple, le débit à la sortie des trous est trop élevé. Ceci peut favoriser le ruissellement de l’eau en surface plutôt que son infiltration dans le sol, et empêche d’en brancher plusieurs de suite puisque la pression baisse trop rapidement.

L’arrosage manuel peut être efficace ou non, selon la période de la journée à laquelle on l’utilise, le débit de l’eau et la source utilisée. L’arrosage manuel avec une lance branchée à un tuyau nécessite vraiment, pour être utile aux plantes, qu’il soit réalisé à cadence modérée – un arrosage superficiel implique que l’opération sera à recommencer dans un court délai. Pour les plantes extérieures en pot, l’arrosage manuel reste néanmoins la seule solution. Vaut mieux dans ce cas arroser directement la surface du sol en cessant lorsque l’eau s’écoule par le fond. C’est aussi probablement l’un des usages à privilégier pour l’eau de gouttière recueillie dans un baril.

Ma faveur va aux tuyaux de caoutchouc poreux, ou suintants. Je les ai vus décrits pour la première fois par le Jardinier paresseux, et l’usage m’a convaincu du bien-fondé de sa recommandation à leur endroit. Comme les tuyaux percés que j’évoquais ci-dessus, ils peuvent être installés sous une haie, mais peuvent aussi très aisément serpenter dans une plate-bande ou longer un potager. Leur caractère poreux permet évidemment un arrosage réparti sur toute leur longueur, et le faible débit permet le branchement de quelques uns en série sans problème, tout en favorisant l’infiltration. Et on peut les recouvrir de terre ou, encore mieux, de paillis. Un branchement permanent (durant la saison estivale) avec un baril d’eau de pluie s’avère également intéressante lorsque celui-ci est surélevé pour créer une pression minimale.

On peut viser à réduire autant que possible les besoins d’arrosage de ses plantes extérieures en les choisissant, on peut les border de paillis, mais lorsque les températures élevées et l’absence de pluie persistent, les végétaux finissent souvent par avoir la mine basse. Et à ce moment, suffit de retrouver l’extrémité du tuyau poreux pour apporter le complément d’eau nécessaire pour assurer leur survie jusqu’à la prochaine pluie.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Robert S. Donovan

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La loi 60 et les cartes prépayées

août 12th, 2010 Ebenezer 4 comments
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Depuis la présentation du projet de loi 60, puis son adoption par l’Assemblée nationale, j’avais hâte de savoir comment seraient traitées les cartes prépayées pour les téléphones cellulaires dans cette «rénovation» de la Loi sur la protection du consommateur.

En effet, le projet de loi prévoyait l’abolition des dates d’expiration sur les cartes prépayées, entre autres. (Pour les autres changements, je vous réfère à l’article original.)

Exception pour la téléphonie mobile

En décembre dernier, j’avais contacté un porte-parole de l’Office de protection du consommateur, et on m’avait répondu qu’à moins d’une exception, il n’y aurait plus de date d’expiration. J’ai recontacté le même porte-parole récemment et, dans sa réponse, il m’a pointé cette page de leur site.

Comme nous l’avait déjà indiqué le fidèle lecteur Nicolas en commentaire de l’article original, l’Office y indique clairement que les services de téléphonie mobile sont dans une catégorie à part et qu’une exception existe bel et bien. Donc pas de changement majeur de ce côté. Je suis un peu déçu, mais pas forcément surpris.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Andy Butkaj
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