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Archive for mai, 2010

Plantez… bien

mai 21st, 2010 Soeur économe 4 comments
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Mai est un mois où il s’effectue des distributions d’arbres un peu partout (le programme Mon arbre à moi pour souligner l’arrivée d’un nouvel enfant, ainsi que plusieurs municipalités, arrondissements et autres organismes dans toutes les régions). C’est aussi un moment propice pour réaliser des achats réfléchis ou tout à fait impulsifs dans les centres jardins qui offrent une grande variété de végétaux. Quelques trucs pour vous éviter de dépenser pour rien et pour donner une chance à vos protégés de croître raisonnablement.

Ne pas nuire

En choisissant l’espèce et l’emplacement de la plantation, il faut penser en fonction du futur. La hauteur et l’envergure à maturité doivent faire partie des données considérées, ne serait-ce que pour lui éviter de devoir subir une coupe en Y sous les fils électriques ou d’empiéter indûment chez le voisin. Sur le site d’Hydro-Québec on retrouve un répertoire de plusieurs centaines d’espèces pour lesquelles la distance minimale recommandée avec des fils électriques est présentée. Leur guide papier est encore plus complet pour une panoplie d’autres renseignements relatifs aux espèces.

L’ambition racinaire peut aussi être un point à considérer. Certains craignent l’intrusion des racines dans des drains ou des conduites, une situation qui serait toutefois susceptible de se produire surtout dans le cas d’espèces vraiment assoiffées comme les saules, ou lorsque les conduites présentent déjà des fuites. Également, un arbre à enracinement important et superficiel serait peu approprié tout à côté d’une piscine hors-terre par exemple, puisqu’il pourrait affecter éventuellement sa stabilité.

Des conditions raisonnables de croissance

Pour espérer qu’un arbre survive et prospère, il faut choisir un emplacement qui ne convient pas seulement à nos considérations esthétiques ou pratiques (on peut viser à se créer de l’ombre et, selon l’orientation, réduire un peu l’augmentation de la température de notre maison l’été), mais qui lui conviendra aussi. Ainsi, dans des secteurs où la neige est soufflée sur les terrains l’hiver, il s’avère peu approprié de planter un arbre dans la zone de soufflage (à moins d’aimer vraiment installer à chaque automne d’affreuses structures de bois pas toujours très efficaces). De même, la plupart des conifères et certains feuillus sont sensibles aux sels de déglaçage alors vaut mieux les en éloigner raisonnablement.

Il faut aussi considérer que certains arbres toléreront l’ombre d’autres arbres (mais nécessiteront quand même peut-être plus d’eau que ce que ces arbres bien installés daigneront bien lui laisser), tandis que d’autres auront besoin d’un plein ensoleillement pour assurer leur croissance.

Sur bien des terrains, on n’est pas certain du sol qu’on retrouvera avant d’avoir creusé puisque le matériau de remplissage est plutôt hétérogène. Vaut mieux vérifier avant de planter, et ne pas tenter de créer un sol idéal en ajoutant simplement de la «belle terre noire», ce qui ne servira pas du tout la cause de l’arbre planté. Un bon paillis à la base est cependant une aide raisonnable à offrir à une nouvelle plantation, de même qu’un ajout de mycorhizes qui faciliteront son acquisition de nutriments. Oubliez les tuteurs que je classe parmi les pertes de temps dans la plupart des cas.

Des espèces raisonnables

Choisissez une espèce en fonction des conditions que vous pourrez lui offrir et non en fonction de ses fleurs ou de sa grandeur au centre jardin, autrement vous risquez fort d’être déçu. La zone de rusticité d’une espèce n’est pas à négliger puisqu’un arbre qui se trouverait dans une zone d’un nombre plus faible que sa limite est susceptible de voir ses bourgeons geler durant l’hiver et de développer un air plutôt maladif voire de geler complètement durant un hiver plus difficile. Le répertoire en ligne d’Hydro-Québec indique la zone de rusticité des espèces, ne reste plus qu’à identifier la vôtre !

Il faut disposer d’un espace suffisant pour l’espace que nécessitera l’arbre une fois à maturité, autrement vous vous créez la nécessité de le tailler et provoquerez ainsi autant de plaies qui deviendront des portes d’entrées pour des organismes pathogènes. Je suggère également d’éviter les espèces greffées, «horticuturellement difformes», mutilées pour l’esthétisme et autres aberrations du genre, à moins d’être prêts à vous acharner de façon récurrente à les tailler et les protéger pour en maintenir l’allure non naturelle.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr woodleywonderworks

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Goldman Sachs: parier contre sa propre équipe

mai 15th, 2010 Ebenezer Comments off
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Je sais, je suis un peu en retard dans les nouvelles. Mais l’histoire a reçu relativement peu de couverture ici au Québec et l’explication n’est pas toujours claire (ça ne veut pas dire que je réussirai à l’être plus… simplement que j’essaie!).

Les joueurs

D’abord, le joueur principal: Goldman Sachs. La plus grande banque d’affaires aux États-Unis et l’institution financière qui s’est, de loin, la mieux tirée d’affaire pendant la crise. Elle a vendu des produits financiers dont le rendement était basé sur des hypothèques de mauvaise qualité. Ensuite, il y a une firme de capital de risque du nom de Paulson & Co. Celle-ci a conseillé Goldman Sachs sur la sélection des hypothèques à utiliser pour «maximiser» le rendement des produits financiers.

Parier contre son équipe

Le problème: Paulson & Co. qui, on se le rappelle, a aidé à choisir quelles hypothèques à risque seraient incluses dans le produit que Goldman Sachs offrirait à ses clients, choisissait plutôt de son côté de vendre à découvert ces mêmes titres. C’est un peu comme si votre conseiller financier détenait des actions d’une compagnie qu’il pense en difficulté financière. Il vous appelle donc en vous suggérant d’en acheter en laissant entendre qu’il trouve que c’est un bon choix: il en a dans son propre portefeuille. Vous acceptez et procédez à l’achat des actions sur le marché. Simultanément, votre conseiller vend ses actions au prix actuel. Le mois suivant, la faillite est annoncée et vous vous retrouvez avec rien du tout. (Je simplifie un peu…)

Ou, puisque j’écris ces lignes au moment où le Canadien joue son sixième match, c’est un peu comme si Jacques Martin pariait sur la défaite de son équipe… et choisissait d’envoyer Carey Price garder le filet. Voilà, c’est la première fois que je parle de hockey sur jesuispauvre.com et je n’entends pas récidiver de sitôt!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Kaloozer (C’est Pete Rose, qui s’était fait prendre dans des histoires de paris alors qu’il était gérant des Reds de Cincinnati)
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Le vérificateur général et les commissions scolaires

mai 13th, 2010 Ebenezer 1 comment
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Suis-je le seul, en entendant la couverture médiatique du rapport du vérificateur général du Québec sur les économies possibles dans les commissions scolaires, à m’être passé la réflexion que c’est un peu comme dire à un propriétaire de Toyota Prius qu’il pourrait économiser de l’essence en prenant l’autobus (ou le vélo)?

Je suis sûr que c’est techniquement exact. Mais c’est difficile de croire qu’il n’y a pas quelques Ford F-150 sur la route à côté de la Prius…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr greekgeek
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293e article sur jesuispauvre.com

mai 12th, 2010 Ebenezer Comments off
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Il y a un peu plus de six mois que je n’ai pas écrit d’article sur l’état de jesuispauvre.com. La dernière fois, c’était pour annoncer le premier anniversaire d’existence du blogue.

De l’évolution…

Au départ, jesuispauvre.com était un projet commun avec deux autres collègues de travail. L’objectif était d’apprendre et de partager nos apprentissages sur les finances personnelles en les publiant sur un blogue. Malheureusement, au bout de quelques mois, la vie familiale a eu raison de la présence de Picsou et Roger Tremblay sur ce blogue. Heureusement, Soeur économe s’est jointe à l’équipe en nous entretenant régulièrement des moyens d’être économes et respectueux de l’environnement. Nous avons également eu la chance d’avoir quelques articles de Sourire.

De la régularité…

Depuis le début, je tente de maintenir une activité régulière sur le blogue. Le rythme des derniers mois était d’environ un article aux trois jours (bon, d’accord. le dernier article remonte à il y a 10 jours… désolé). Par contre, je dois me rendre à l’évidence que cet objectif de régularité n’est pas bien aligné avec mon inspiration et ma motivation, qui ont plutôt tendance à venir par vagues. Et un article écrit sans inspiration ça donne… celui-ci.

Bref, tout ça pour dire que je continue à voir jesuispauvre.com comme un endroit de discussion où plusieurs points de vue différents sont présentés. Considérez donc cet article comme une invitation: si vous avez le goût d’écrire à propos d’un sujet qui vous tient à cœur et ce, même de façon très irrégulière, faites-moi signe.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr gbynum27
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Matériaux écolos pour un patio ?

mai 2nd, 2010 Soeur économe 1 comment
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Un patio dont la décrépitude grandissante pourrait nécessiter des travaux ou un remplacement dans les prochains mois m’a amenée à réaliser quelques recherches sur des considérations environnementales et monétaires associées au choix possible de différents matériaux de patio ou terrasse. Je vous partage mes premiers constats.

Critères

Je ne souhaite pas utiliser un matériau dont la production nécessite de grandes quantités d’eau ou qui génère d’importantes quantités de gaz à effet de serre. La durabilité est aussi un critère important en vue de réduire la quantité de matière consommée, un élément à contrebalancer cependant avec la capacité d’en disposer adéquatement une fois sa vie utile terminée. J’ai également tenté de prendre en considération l’aspect de l’entretien puisque ça implique d’y passer du temps de façon récurrente et que ça implique généralement des produits chimiques.

Différentes possibilités

  • Bois traité: ce bois est traité chimiquement, mais le traitement n’implique plus d’arsenic et de chrome comme auparavant, étant donné les risques liés à l’exposition notamment pour les jeunes enfants. Le traitement est maintenant plutôt réalisé avec des produits chimiques comprenant du cuivre. Un tel traitement implique qu’une fois sa vie utile terminée, ce bois devient un déchet dont on doit disposer adéquatement pour éviter un relargage de ces composés chimiques dans le sol, l’eau ou l’atmosphère. Généralement considérée comme la solution la moins chère pour bâtir un patio, c’en est aussi une dont le transport est susceptible de générer des gaz à effet de serre, puisque le bois est rarement d’origine locale. C’est également un matériau qui nécessite des entretiens réguliers — teinture, scellant, alouette. Tout comme n’importe quel autre bois, on peut à tout le moins le considérer comme une forme de stockage de carbone.
  • Bois torréfié: au contraire du bois traité, ce bois ne fait pas l’objet d’un traitement chimique mais est plutôt «cuit» à température élevée, ce qui représente une dépense énergétique et donc probablement des émissions atmosphériques. Un tel traitement rend apparemment le bois plus imperméable et plus résistant à la pourriture — un bon point au niveau de la durabilité. L’impact du transport varie selon la provenance du bois faisant l’objet du dit traitement, mais il semble que la torréfaction a l’avantage de rendre utilisables différentes essences susceptibles d’être d’origine locale, et qu’au moins une entreprise québécoise en produise. Quant à l’entretien, certaines sources indiquent qu’il n’y en a pas tandis que d’autres font mention d’un scellant à appliquer sur le bois une fois mis en place.
  • Bois imputrescible: certaines essences de bois, notamment le Thuya plicata (cèdre rouge de l’Ouest), ont l’avantage d’être naturellement résistantes à la pourriture et de ne pas nécessiter de traitement préalablement à leur utilisation. Par contre, le nom l’indique, le cèdre rouge de l’Ouest ne trouve pas sa source localement et sa croissance est lente, ce qui implique une pression importante sur cette ressource (à moins d’acheter du bois certifié FSC). Son prix représenterait environ deux fois celui du bois traité. Un élément dérangeant susceptible de réduire sa durabilité: malgré son imputrescibilité, s’agit d’un bois mou, ce qui implique qu’il peut s’abîmer plus rapidement en surface.
  • Bois composite: ce matériau qui tente d’imiter l’apparence du bois est constitué d’un mélange de bran de scie et de plastique (recyclé ou non). Puisqu’il s’agit de matières qui peuvent autrement devenir des déchets, on peut considérer que la pression sur les ressources naturelles associée à sa production est faible. Comme de la colle est nécessaire pour maintenir les ingrédients ensemble, il est cependant probable que ce produit libère des composés organiques volatils. Sa durabilité semble bonne puisqu’il n’y a pas de risque de pourriture et que la coloration ajoutée serait stable, bien qu’il semble qu’il soit facilement rayé en surface. Il ne requiert aucun entretien. Toutefois, le coût du matériau représenterait environ trois à quatre fois celui du bois traité.
  • «Planches» de plastique: ce matériau est entièrement constitué de plastique recyclé, qui est teint et moulé pour lui donner une certaine apparence de bois. Présentant l’avantage de ne pas utiliser de nouvelles ressources, le produit s’avère également de nouveau recyclable lorsqu’on s’en débarrasse. La durabilité semble bonne, étant donné l’absence de risque de pourriture, mais je n’ai rien vu de très élaboré sur sa stabilité face aux rayons UV qui affectent à la longue la coloration et la résistance de bien des plastiques. Il est également réputé sans aucun entretien. Son prix serait similaire à celui du composite.
  • Fibre de verre: il s’agit en fait de panneaux de contreplaqué recouverts de fibre de verre. Si le contreplaqué est formé à partir de sapin de Douglas, comme c’est recommandé, l’impact environnemental résultant de son transport sur d’importantes distances est inévitable. Quant à l’entretien, il semble que la qualité de l’installation fasse foi de tout: s’il est installé sans prendre toutes les précautions requises, il est sujet à fendiller puis à pourrir à l’intérieur, donc sa durabilité est compromise. Il peut aussi se fissurer s’il subit des variations rapides de température, ce qui implique alors des réparations.

Bien sûr, s’il avait été question d’une terrasse entièrement au niveau du sol, d’autres options dont la pierre et les pavés perméables auraient pu être examinées. Pour le moment, le plastique et le composite m’apparaissent deux options intéressantes pour leur faible impact sur les ressources naturelles.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr mccun934

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