Fermiers de famille et autres fournisseurs locaux

2886287153_ccf6c3119f

L’an dernier à la même période, je vous suggérais de penser à devenir partenaire d’un fermier biologique de votre région et de profiter de paniers hebdomadaires de ses produits. Une liste de producteurs est disponible sur le site d’Équiterre; il existe également des producteurs appliquant le même concept sans faire partie de ce réseau. Même durant les étés moins prolifiques, les producteurs rivalisent d’ingéniosité pour offrir chaque semaine une sélection intéressante d’aliments et faire réaliser des découvertes à leurs partenaires. Par contre, si un engagement pour toute une saison vous semble trop contraignant ou si vous craignez d’être ensevelis sous la verdure, il existe d’autres possibilités.

Écomarchés: vous sélectionnez les aliments frais et autres produits locaux qui vous intéressent à partir de votre ordinateur, puis vous passez chercher votre commande à un point de chute. Pas de contrat pour la saison et pas de sélection imposée d’aliments. On trouve notamment de ces écomarchés virtuels en Beauce, dans Charlevoix, en Estrie, en Montérégie, en Outaouais et en Mauricie. Avec un concept semblable, si vous êtes dans la grande région de Montréal, vous pouvez bénéficier d’une livraison à la maison.

Marchés publics: les marchés publics sont nombreux durant la période estivale. On en compte plus d’une cinquantaine à travers le Québec. Si s’y procurer des aliments produits localement est évidemment aisé, en acheter qui sont certifiés biologiques peut par contre nécessiter une consultation plus exhaustive des étalages.

Épiceries: j’en avais déjà traité, la plupart des épiceries offrent des aliments produits localement et des aliments biologiques, mais rarement les deux à la fois pour un même aliment. Et, entre les deux, que privilégier ? À vous de voir. Outre les aliments frais, si vous cherchez à vous procurer des produits fins d’origine québécoise, une initiative digne d’un certain intérêt est celle du Marché de chez nous offert par les épiceries IGA, en collaboration avec l’UPA. Vous faites votre choix en ligne parmi la sélection offerte, vous déterminez une épicerie de la chaîne dans votre secteur, vous payez en ligne et vous passez chercher votre commande après quelques jours. Ce ne sont pas exactement des produits locaux (puisqu’ils peuvent venir d’une autre région ou auront vraisemblablement transité par un centre de distribution), mais ça peut permettre d’accéder à des produits québécois que les épiceries ne tiennent pas en stock.

Un bon choix ?

Il y a quelques semaines, l’Institut économique de Montréal a publié une «note économique» sur l’achat d’aliments locaux, pas nécessairement, selon les données des auteurs, toujours avantageux au niveau de l’empreinte carbone. Vous pouvez peut-être garder cette préoccupation en tête lors d’achats de tomates en épicerie en saison hivernale mais, pour l’été à venir, je considère qu’il n’y a vraiment rien là-dedans pour s’empêcher de se trouver un fermier de famille, de commander dans un écomarché ou de visiter un marché public.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr masatoshi_

Une réponse pour “Fermiers de famille et autres fournisseurs locaux”

Les commentaires sont fermés.