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Du débat budgétaire et des revenus

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Avec la présentation des budgets, tant au provincial qu’au fédéral,qui arrivent à grands pas, on entend de plus en plus souvent parler les ministres des Finances de compression des dépenses. Celles-ci visent à réduire les déficits budgétaires assez gargantuesques merci auxquels on fait face.

Notre ami le directeur parlementaire du budget

J’ai déjà parlé dans le passé du directeur parlementaire du budget. Il s’agit d’une personne (il a une organisation derrière lui, bien entendu) engagée par la Chambre des communes pour analyser la situation financière du gouvernement fédéral. Il publie régulièrement des rapports objectifs sur celle-ci et, je vous l’affirme, il serait bien imprudent d’avoir une opinion arrêtée sur les finances publiques canadiennes en n’écoutant que les médias ou, pire encore, le gouvernement.

Le directeur parlementaire du budget établit entre autres une différence entre le déficit conjoncturel (lié à la situation économique actuelle, période de croissance ou récession) et le déficit structurel (celui relié au fonctionnement normal, en dehors des variations économiques). Un déficit conjoncturel, c’est normal, parce que c’est temporaire par nature. Un déficit structurel, c’est plus inquiétant.

Deux façons de réduire un déficit budgétaire

Puisque vous êtes des lecteurs assidus (n’est-ce pas?) de ce blogue, vous êtes de toute évidence très habiles avec les questions financières de base. Vous savez donc qu’il y a deux moyen de réduire un déficit: augmenter le revenu ou bien réduire les dépenses.

Ce qui m’ennuie dans le discours des ministres des Finances et dans la couverture médiatique, c’est qu’on ne parle que de diminution des dépenses et pas du tout d’augmentation des revenus. D’accord, c’est peu populaire de proposer d’augmenter les taxes, mais il me semble inapproprié de ne pas en discuter.

D’autant plus qu’au niveau fédéral, deux récents rapports du directeur parlementaire du budget laissent croire que le déficit du gouvernement est lié non pas tant à la hausse des dépenses qu’à la baisse des revenus. Voici quelques extraits:

Cela donne à penser que la détérioration du solde structurel par rapport au revenu potentiel est largement attribuable à la baisse des revenus.

(Estimation du PIB potentiel et du solde budgétaire structurel du gouvernement – Janvier 2010. Page 16)

… on peut constater que les recettes demeurent constantes à peine en deçà de 15 pour cent du PIB, comparativement à la moyenne historique à long terme de près de 17 pour cent du PIB.

(Rapport sur la viabilité financière – Février 2010. Page 16)

Je ne suis pas pour l’augmentation des taxes et impôts (en fait, je n’ai pas encore d’opinion sur le sujet), mais je sens que le débat n’est pas complet lorsqu’on occulte l’impact financier des généreuses baisses de taxes et impôts des dernières années.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr House of Sims
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  1. février 20th, 2010 at 17:52 | #1

    Pourquoi ne pas trouver des façons créatives de créer de nouvelles sources de revenus? Lâchez un peu les particuliers, regardez du côté des moyennes et grandes compagnies (en fait, regardez du côté des stratégies d’évitement fiscal…)… et tentez de trouver des idées de génie à exporter, de nouvelles technologies, je ne sais pas moi…

  2. Pierre
    février 21st, 2010 at 10:27 | #2

    Moi j’ai comme l’impression que tout est fait pour créer un déficit, augmenter le coût de l’électricité pour rendre H-Q intéressant à un acheteur et que finalement avec un Québec bien endetté et les gens rendu sans le sous Charest nous disent « J’ai la solution à tout vos problèmes, vendons H-Q ou des partit pour combler de déficit et payer un peu la dette », j’espère bien me tromper car une H-Q privé serait une catastrophe.

  3. Ebenezer
    février 21st, 2010 at 12:23 | #3

    Je ne me fais pas d’illusions: si on parle d’augmentation des revenus, ça va toucher les citoyens pas mal plus que les entreprises. Et pour être cohérent, je pense que si on demande au gouvernement d’augmenter ses revenus, il faut être prêt à payer de sa poche, pas juste demander aux autres de le faire.

    Pour ce qui est d’Hydro-Québec, ça me semble un plan à plus long terme qu’un mandat gouvernmental… je serais étonné que ça soit là la stratégie du premier ministre.

  4. février 24th, 2010 at 21:56 | #4

    En effet, je parlais de créativité mais bon à date nos politiciens ne sont pas vraiment créatifs sauf pour un truc: comment taxer davantage les citoyens sans les faire choquer? Et en effet, je ne pense pas qu’à court ou même moyen terme la privatisation d’Hydro soit envisageable. Enfin, moi je suis bien prête à mettre la main dans ma poche, mais à date je pense (comme de nombreux contribuables) qu’on nous a souvent laissé entendre que tous seraient sollicités en fonction de leurs moyens, de façon équitable… et dans la réalité, ce n’est pas ce qui arrive.

    Tous, ça inclut aussi le Québec Inc et le Monde Inc qui s’implante au Québec pour profiter de nos services, notre main d’oeuvre… et qui devraient payer le juste prix pour ce qu’ils achètent ici, notamment leur électricité. Si ce qu’ils veulent c’est des prix Dollorama, je leur suggère de s’implanter en Chine. Ça leur évitera un déménagement quand ils seront tannés de nous voir leur dire qu’on vaut plus que ce qu’ils nous paient.

  5. Ebenezer
    février 25th, 2010 at 21:49 | #5

    Tu dis que les gouvernements ne sont pas vraiment créatifs sauf pour taxer davantage les citoyens. En fait, c’est inexact. Depuis environ quatre ans, les taxes et impôts au fédéral et au provincial ont baissé.

    Et je continue de croire qu’on ne peut pas mettre les citoyens et les entreprises sur un pied d’égalité lorsqu’il est question de fiscalité… et qu’il faut s’attendre à des hausses de taxes et d’impôts pour les particuliers.

  6. Pierre
    février 26th, 2010 at 19:00 | #6
  7. Pierre
    février 27th, 2010 at 08:23 | #7

    Le Québec va devoir faire les mêmes compression que la Grèce dans sa fonction publique, c’est cela qui arrive quand un peuple ferme les yeux à la corruption -> http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201002/26/01-4255828-le-quebec-5e-plus-endette-du-monde-industrialise.php

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