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Réviser ses politiques d’achats

Une part non négligeable de notre budget va aux produits d’épicerie. On peut bien sûr se limiter à remplir notre panier en fonction des rabais de la semaine, mais, lors de nos achats, un œil averti peut aussi faire une différence importante entre un choix à fort ou à plus faible impact écologique. On peut notamment substituer certains produits pour d’autres, filtrer selon la provenance, le contenu des produits, ou leur mode de production. Voici quelques idées pour s’y retrouver.

À substituer

Dans les mouchoirs, papiers hygiéniques et essuie-tout, il y a ceux fabriqué à partir d’arbres fraîchement abattus, et ceux faits de fibres recyclées. Comme on en consomme des quantités relativement importantes annuellement, et pour quelques secondes à peine avant de les jeter, on devrait viser à n’acheter que ceux faits de fibres recyclées. Greenpeace a réalisé il y a quelques années des guides distinguant les différentes marques selon ce critère, puisque les emballages ne l’indiquent souvent pas de façon adéquate. Le format du guide de Greenpeace USA est intéressant (avec notamment une application pour iPhone – plus pratique une fois devant l’étalage), mais peu adapté aux produits disponibles au Canada, pour lequel il ne semble exister que la version à imprimer offerte par Greenpeace Canada et qui date de quelques années.

Les choix réalisés au niveau des achats de poissons ne sont pas non plus dénués d’impact: il y a des méthodes de pêche qui sont beaucoup plus dommageables pour les écosystèmes, tandis que les stocks de certaines espèces sont en plus piètre état que d’autres. Les poissons d’élevage ne sont pas non plus une panacée, certains étant par exemple nourris à partir de plus petits poissons sauvages devant eux-mêmes être pêchés. Si vous vous débrouillez bien avec les noms communs des poissons en anglais, SeaFood Watch est très intéressant, avec une application pour iPhone et un guide de poche. Ils ont aussi un classement spécifique aux sushis et proposent pour chaque espèce à éviter des choix alternatifs. Sinon, il y a aussi Greenpeace Canada qui propose une Liste rouge d’espèces à éviter, sans joli format pratique toutefois.

La provenance

La question du kilométrage parcouru par un aliment est un élément à considérer sérieusement dans la révision de ses politiques d’achats, et pas uniquement dans le cas des fruits et légumes frais. De l’agneau de Nouvelle-Zélande, des céréales d’Allemagne, de l’ail de Chine… quand c’est indiqué. En jetant un coup d’oeil à la provenance d’un sac de légumes congelés, j’ai eu la surprise de constater que tout provenait de Chine, alors que pour la marque voisine, ça avait été produit et emballé au Québec ou en Ontario et que pour une troisième, rien n’était indiqué.

Pour les fruits et légumes frais, si on se limite à la production québécoise, on peut s’attendre à une variété plutôt faible pendant plusieurs mois — à moins d’avoir utilisé son congélateur à bon escient. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation propose un tableau qui donne un aperçu des légumes frais qu’on peut s’attendre à trouver selon les mois. Et pour comparer la provenance des fruits et légumes offerts dans les différentes chaînes, supermarches.ca peut s’avérer un outil intéressant qui pourrait permettre d’éviter d’acheter involontairement des asperges du Pérou ou des fraises de Californie en plein dans la période de récolte de celles du Québec…

Je vous reviens avec la suite prochainement.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Orin Zebest

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