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Archive for septembre, 2009

Taux d’intérêt négatif: de la fiction à la réalité

septembre 12th, 2009 Ebenezer 2 comments
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Il y a quelques semaines, j’ai écrit, sur un ton plutôt incrédule, que certains économistes suggéraient de considérer l’application d’un taux d’intérêt négatif afin de stimuler l’économie. À ce moment, je trouvais l’idée assez loufoque… et je dois dire que c’est encore le cas. Par contre, ça n’a pas empêché la banque centrale de Suède de procéder et d’offrir désormais à ses déposants un taux d’intérêt de -0,25%.

Étrangement, ils ne m’ont pas consulté avant de prendre cette décision.

Pas vraiment une nouvelle

Même si je n’ai appris la nouvelle qu’en lisant Le Soleil (en version papier en plus!) la semaine dernière, cette décision a été prise par la banque centrale suédoise au début de juillet. Je suis un peu étonné que ça n’ait pas été discuté plus que ça.

Il faut dire toutefois que le taux en question n’équivaut pas au taux directeur de la Banque du Canada. Il s’agit du taux que la banque offre à ses clients (généralement les banques commerciales) sur les dépôts qu’elles effectuent à la banque centrale. Il s’agit donc d’un encouragement à ce que celles-ci utilisent leurs fonds plutôt que de les laisser «dormir».

Un laboratoire

L’intérêt principal de la décision suédoise, c’est que les yeux des économistes et des politiciens seront tournés vers le pays, afin de voir si cette politique aura ou non un effet bénéfique sur l’économie nationale.

Je n’ai rien contre la Suède spécifiquement, sincèrement. Mais je souhaite que cette tentative soit un échec retentissant. La crise actuelle a été causée par une surabondance de dettes… un taux d’intérêt négatif ne ferait qu’encourager tout le monde à s’endetter! Très peu pour moi, merci.

Je vous suggère d’ailleurs la lecture (malheureusement en anglais) de cet article de MoneyWeek: The true cost of negative interest rates.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr matt.boman
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Éviter un peu plus de papier

septembre 10th, 2009 Soeur économe 4 comments

J’avais déjà abordé la façon de s’éviter de recevoir des circulaires à la porte et dans votre boîte aux lettres (et de les consulter autrement), de même que les manières de gérer ses factures sans le fardeau de les recevoir sur papier. Toujours dans la même veine, est-ce qu’il vous arrive encore de consulter un annuaire téléphonique papier ? Si vous ne vous souvenez pas de la dernière fois, mais que vous empilez tout de même quelque part (dans le fond d’une armoire ou directement dans le bac de recyclage) la panoplie de petits et gros annuaires qui vous sont livrés chaque année, vous avez maintenant les moyens de l’éviter.

Vous pouvez vous désinscrire de ces livraisons intempestives sur le site du Groupe Pages Jaunes. Pour que ce soit effectif pour l’année en cours, on nous impose toutefois de le faire 60 jours avant la prochaine livraison. Et comme le lien qui devrait nous mener au calendrier de livraison n’existe pas, pas moyen de savoir si vous le ferez à temps cette année…

Pour vous permettre de trouver ce que vous cherchez sans avoir recours au papier, la compagnie vous propose différentes applications permettant de consulter le contenu de ses annuaires à partir de votre iPhone ou autre.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr edkohler

Les fonds indiciels et négociés en bourse

septembre 8th, 2009 Ebenezer 2 comments

2438005410_6100c23246_mJ’ai écrit quelques articles il y a quelques mois au sujet des fonds indiciels et des fonds négociés en bourse. J’aime beaucoup cette méthode d’investissement: je trouve qu’il s’agit d’un bon compromis qui permet d’obtenir le rendement historiquement plus intéressant des actions tout en réduisant les frais de gestion qui sont inhérents aux fonds d’actions standards.

Pas d’unanimité pour les FNB

En fait, les fonds négociés en bourse (FNB) me semblaient tellement efficaces que j’ai été étonné de lire sur le site du Wealthy Boomer que plusieurs personnes trouvent que ceux-ci ne sont pas une bonne option, allant même jusqu’à dire qu’ils sont un racket!

En fait, en lisant un peu plus des articles proposés par le Wealthy Boomer, on réalise qu’un très grand nombre de FNB ont été créés et, parfois, ceux-ci sont basés sur des indices ésotériques et très spécialisés. Parfois même, des FNB ont été créés pour être inversement correlés avec l’indice de référence, en utilisant des ventes à découvert, entre autres.

Le pouvoir du courtage à escompte

En fait, la principale réserve que je retiendrais par rapport aux FNB, c’est qu’en utilisant un courtier à escompte (ce n’est pas mon cas, mais j’ai parfois l’impression que ça pourrait être une bonne idée), on réduit suffisamment le coût des commissions à payer pour acheter chacune des actions dans un indice qu’il peut être avantageux de répliquer celui-ci «à la main» en achetant chacun des titres indivuellement. Cette technique permet d’éviter les frais de gestion du FNB.

Le commun des mortels: le public cible pour les FNB

Mon opinion reste donc la même: les FNB sont un excellent moyen pour  un investisseur peu actif de profiter des rendements offerts par les marchés boursiers sans y investir le temps nécessaire pour faire le suivi régulier nécessaire pour bien s’informer sur les actions individuelles. Par contre, la règle d’or en investissement demeure en vigueur: assurez-vous de bien comprendre le produit que vous sélectionnez pour vos investissements. Si le produit est trop complexe, posez des questions jusqu’à ce que vous compreniez, ou abstenez-vous!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Don Hankins
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Hausse du montant pour référence chez ING

septembre 6th, 2009 Ebenezer 2 comments
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Mes lecteurs de longue date savent que je suis un grand fan des comptes à intérêts élevés et, plus spécifiquement, d’ING Direct. La plupart d’entre vous savez également que si vous êtes un client d’ING et que vous y référez un nouveau client, vous recevez chacun un encouragement financier.

C’est le blogue finir-riche.net qui m’a appris qu’ING a augmenté le montant de récompense lorsqu’on réfère un nouveau client. Jusqu’à récemment, lorsque vous le faisiez, on vous donnait à vous et au nouveau client un montant de 13$ ! La somme était basée sur le montant moyen des frais bancaires payés par les Canadiens.

Ce montant a été bonifié récemment à 25$. Les autres modalités semblent être les mêmes.

Si vous voulez en savoir plus sur les comptes d’épargne à intérêts élevés (dont ING Direct), vous pouvez lire cet article de Roger Tremblay ou bien cette introduction au sujet.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr René Ehrhardt

En bonne voie de désimperméabilisation

septembre 4th, 2009 Soeur économe 3 comments
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Lors d’un précédent article, j’avais abordé les différents types de recouvrement d’entrée d’auto et leur capacité d’absorption de l’eau. J’avais également indiqué être en réflexion pour le choix d’un nouveau matériau qui remplacerait avantageusement notre entrée de cailloux rendue dégarnie et vallonnée.

Le choix

Parmi les options offrant une bonne perméabilité à l’eau, pour réduire ma contribution au ruissellement urbain et aux eaux d’égout, j’hésitais entre les pavés engazonnés et les pavés perméables. Le premier est constitué d’une structure rigide garnie de trous à l’intérieur desquels on place de la terre et on sème; la structure protectrice permet d’éviter la compaction du sol lorsqu’on y stationne. Le second est un ensemble de pavés d’allure plutôt standard mais qui permet de maximiser l’infiltration de l’eau lors des épisodes de pluie.

Mon choix s’est finalement porté sur les pavés perméables. En fait, j’ai eu de sérieux doutes sur la résistance de la végétation installée dans les pavés engazonnés dans un climat québécois: étant donné qu’il s’agit d’une entrée d’auto qu’on déneige, il m’est apparu très probable que le gel affecte les plantes s’y trouvant, ce qui aurait nécessité de nouveaux semis à chaque printemps. Un peu trop fastidieux, sans compter la nécessité de devoir entretenir cette même végétation en période estivale.

L’installation

L’une des compagnies principales du marché des pavés au Québec offrait cette année un modèle de pavé perméable, un produit donc facilement disponible et à un coût très similaire à celui de pavés standard. Différents entrepreneurs contactés acceptaient d’en faire l’installation, mais aucun n’avait encore réalisé de tel projet.

Pour l’entrepreneur, il fallait également penser à l’inverse de ce qu’il fait habituellement. Ainsi, pour un pavé standard, tout est fait pour décourager l’eau de pénétrer et l’évacuer. L’installation du pavé perméable doit pour sa part permettre à l’eau de s’infiltrer, oui, mais sans pour autant s’accumuler dans les diverses couches sous les pavés, autrement le gel-dégel aurait tôt fait de faire bouger le tout. Les inquiétudes initiales qui m’ont été formulées par l’entrepreneur concernaient justement ce risque: en cas de sol glaiseux, une accumulation d’eau pourrait être à craindre, compte tenu notamment de la chaîne de rue en bas de pente qui empêcherait l’eau infiltrée de s’évacuer. Nous avions convenu, en cas de glaise majeure, de donner une légère pente transversale au fond de l’excavation sous l’entrée et de créer un puits percolant en bordure. Finalement, du tuf et une excavation descendant sous la chaîne de rue ont rendu cette mesure inutile.

Conclusion

Quelques orages récents m’ont permis d’apprécier visuellement la grande capacité de la nouvelle entrée à laisser l’eau pénétrer, alors que celles du voisinage formaient des rigoles. Reste le test de l’hiver mais, plus près, celui également de l’automne, ou comment éviter de laisser trop de matière organique s’accumuler dans les interstices entre les pavés. Encore que des pavés perméables engazonnés pourraient être un hybride intéressant.

De façon globale, une épidémie de scellant à asphalte sévit malheureusement dans le secteur et cet effort de désimperméabilisation se retrouve pour l’instant plutôt… noyé par un ruissellement maximisé dans toutes les autres entrées.

Des obligations du Canada… en dollars américains?

septembre 2nd, 2009 Ebenezer No comments
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La semaine dernière, je lisais dans Les Affaires que le Canada allait procéder à l’émission d’obligations en dollars américains, contrairement à son habitude qui est de les émettre dans la devise locale. L’ennui, c’est que les opérations de finance internationale sont parfois si complexes que ça prendrait un article de plusieurs pages pour permettre à une personne normale (posons comme hypothèse, par souci de simplicité, que j’en suis une) de comprendre quelque chose à ce charabia.

Freiner la hausse du huard ou spéculer sur la valeur du USD?

Je vois deux justification possible à cette décision du ministre des Finances, Jim Flaherty: d’un côté, il peut s’en servir comme d’un outil pour contrôler la valeur de la monnaie canadienne (tel que prévu à l’article 17 de la Loi sur la monnaie). D’un autre côté, il peut également espérer que la valeur du dollar américain diminue considérablement, ce qui rendrait les obligations moins coûteuses pour le Canada.

Car, si on se souvient de mes quelques articles sur les obligations corporatives, on se rappelle qu’une obligation, c’est essentiellement une dette que l’émetteur contracte auprès de celui qui achète ladite obligation. Si vous faites l’acquisition d’obligations d’épargne du Canada, en fait, c’est le gouvernement canadien qui vous emprunte de l’argent.

Contrôler la montée du dollar canadien

La véritable raison est fort probablement celle prévue par la loi: avec le déficit budgétaire qui se creuse aux États-Unis et la montée du prix du pétrole, nous assistons à un scénario parfait pour une augmentation significative de la valeur du dollar canadien par rapport au billet vert. Afin de protéger les exportateurs (surtout le secteur manufacturier, déjà bien mal en point), le gouvernement canadien, en émettant des obligations en dollars américains, augmente la demande pour ce dernier, ce qui devrait logiquement amener une diminution de la valeur du dollar canadien par rapport à la devise de nos voisins du Sud.

Question éditoriale: pourquoi diable le gouvernement n’a-t-il pas utilisé cette mesure il y a 18 mois afin de protéger le secteur manufacturier de l’Ontario et du Québec?

Réduire le coût de la dette?

Le ministre pourrait également (mais je me permets d’espérer qu’il n’irait pas jusque là!) parier que le gargantuesque déficit gouvernemental américain amènera un diminution considérable de la valeur du dollar américain, ce qui réduirait d’autant la dette du gouvernement canadien. Par exemple, une obligation émise à 1000$US aujourd’hui coûterait environ 1100$CAN… Si le taux de change arrive à parité, le gouvernement canadien n’aurait qu’à débourser 1000$CAN pour rembourser totalement le détenteur de l’obligation!

Les événements financiers de la dernière année m’ont toutefois rendu très sceptique face à la spéculation en général…

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