La prochaine crise est inévitable
La semaine dernière, l’ancien président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, a déclaré à la BBC qu’une prochaine crise économiquue telle que celle que nous vivons présentement depuis un an est inévitable. Ça vient d’un des hommes les mieux positionnés sur la planète pour empêcher la crise actuelle et d’aucuns prétendent qu’il l’a accélérée plutôt que freinée.
La nature humaine
Greenspan cite la «nature humaine» pour expliquer sa prédiction. Selon lui, après une longue période de prospérité, la population ne peut faire autrement que présumer que celle-ci va durer éternellement. Par exemple, penser que le prix des maisons aux États-Unis ne peut pas diminuer.
C’est précisément pour atténuer cet effet humain que les gouvernements des principales économies de la planète (le G20) ont décidé de réformer en profondeur la réglementation des marchés financiers. L’ennui, c’est que, au fur et à mesure que la situation s’améliore, la réglementation sévère est amendée et modifiée pour la rendre moins restrictive. On l’observe déjà… avec la réserve fédérale qui dit que l’économie se stabilise, les efforts de rehaussement de la réglementation ralentissent.
Leçon non retenue de la crise des années 80
À la fin des années 80, les États-Unis ont vécu une crise financière durant laquelle 745 banques et autres institutions financières ont déclaré faillite. En 2009, jusqu’à maintenant, ce sont 92 banques qui sont en faillite. Pendant cette crise, le patron de la FDIC était William Seidman et il a mené les efforts du gouvernement pour corriger la situation. En 1993, il a dit (traduction libre):
La prochaine erreur sera une nouvelle façon de consentir un prêt qui ne sera jamais remboursé.
C’est exactement ce qui s’est produit encore cette fois. Peut-être que Greenspan a raison?
Image disponible sous licence CC de l’usager flickr striaticAutres articles qui peuvent vous intéresser

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