En bonne voie de désimperméabilisation

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Lors d’un précédent article, j’avais abordé les différents types de recouvrement d’entrée d’auto et leur capacité d’absorption de l’eau. J’avais également indiqué être en réflexion pour le choix d’un nouveau matériau qui remplacerait avantageusement notre entrée de cailloux rendue dégarnie et vallonnée.

Le choix

Parmi les options offrant une bonne perméabilité à l’eau, pour réduire ma contribution au ruissellement urbain et aux eaux d’égout, j’hésitais entre les pavés engazonnés et les pavés perméables. Le premier est constitué d’une structure rigide garnie de trous à l’intérieur desquels on place de la terre et on sème; la structure protectrice permet d’éviter la compaction du sol lorsqu’on y stationne. Le second est un ensemble de pavés d’allure plutôt standard mais qui permet de maximiser l’infiltration de l’eau lors des épisodes de pluie.

Mon choix s’est finalement porté sur les pavés perméables. En fait, j’ai eu de sérieux doutes sur la résistance de la végétation installée dans les pavés engazonnés dans un climat québécois: étant donné qu’il s’agit d’une entrée d’auto qu’on déneige, il m’est apparu très probable que le gel affecte les plantes s’y trouvant, ce qui aurait nécessité de nouveaux semis à chaque printemps. Un peu trop fastidieux, sans compter la nécessité de devoir entretenir cette même végétation en période estivale.

L’installation

L’une des compagnies principales du marché des pavés au Québec offrait cette année un modèle de pavé perméable, un produit donc facilement disponible et à un coût très similaire à celui de pavés standard. Différents entrepreneurs contactés acceptaient d’en faire l’installation, mais aucun n’avait encore réalisé de tel projet.

Pour l’entrepreneur, il fallait également penser à l’inverse de ce qu’il fait habituellement. Ainsi, pour un pavé standard, tout est fait pour décourager l’eau de pénétrer et l’évacuer. L’installation du pavé perméable doit pour sa part permettre à l’eau de s’infiltrer, oui, mais sans pour autant s’accumuler dans les diverses couches sous les pavés, autrement le gel-dégel aurait tôt fait de faire bouger le tout. Les inquiétudes initiales qui m’ont été formulées par l’entrepreneur concernaient justement ce risque: en cas de sol glaiseux, une accumulation d’eau pourrait être à craindre, compte tenu notamment de la chaîne de rue en bas de pente qui empêcherait l’eau infiltrée de s’évacuer. Nous avions convenu, en cas de glaise majeure, de donner une légère pente transversale au fond de l’excavation sous l’entrée et de créer un puits percolant en bordure. Finalement, du tuf et une excavation descendant sous la chaîne de rue ont rendu cette mesure inutile.

Conclusion

Quelques orages récents m’ont permis d’apprécier visuellement la grande capacité de la nouvelle entrée à laisser l’eau pénétrer, alors que celles du voisinage formaient des rigoles. Reste le test de l’hiver mais, plus près, celui également de l’automne, ou comment éviter de laisser trop de matière organique s’accumuler dans les interstices entre les pavés. Encore que des pavés perméables engazonnés pourraient être un hybride intéressant.

De façon globale, une épidémie de scellant à asphalte sévit malheureusement dans le secteur et cet effort de désimperméabilisation se retrouve pour l’instant plutôt… noyé par un ruissellement maximisé dans toutes les autres entrées.

3 réponses pour “En bonne voie de désimperméabilisation”

  1. Je cherche sur le site de permacon le produit dont vous parlez mais soit je ne sais pas chercher soit ce n’est pas clair. 🙂

    Aussi, merci pour votre article. Je cherchais justement une alternative à l’asphalte.

  2. Le nom du pavé perméable fabriqué par Permacon que j’ai fait installer (et qui apparaît sur la photo de l’article) est le modèle Subterra:
    http://www.permacon.ca/products.html?product_id=491&z=Subterra

    Il n’est pas impossible que d’autres entreprises de pavés qui distribuent leurs produits au Québec disposent aussi de modèles du même genre, mais mes recherches du début de l’été ne m’avaient pas permis d’en identifier.

  3. Bonjour
    J’ai bien apprécié votre article, je cherche justement une solution perméable pour mon entrée de gravier en pente, qui n’arrête pas de « rigoler » vers le bas dès qu’il pleut.
    Maintenant que vous avez passé un hiver, pouvez-vous me dire comme votre pavé s’est comporté ? Versus la glace ? et avec le déneigement ? la matière organique a-t-elle tendance à boucher les interstices et les ré-impérméabiliser ?
    Merci
    JB

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