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Archive for août, 2009

82% des emplois canadiens perdus en juillet sont québécois

août 11th, 2009 Ebenezer No comments
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L’article de Les Affaires annonçant que, sur 45 000 emplois perdus en juillet au Canada, 37 100 ont été perdus au Québec a attiré mon attention. Depuis le début de la crise, les mauvaises nouvelles économiques provenaient de l’Ontario (automobile) et de l’Alberta (pétrole), le Québec résistant raisonnablement bien.

La fin de la correction manufacturière?

Il est certainement trop tôt pour l’affirmer, mais la faible hausse de l’emploi en Ontario signale probablement la fin des mises à pied massives dans le secteur manufacturier. Avec des profits annoncés par Ford et la vente de Chrysler à Fiat, le secteur automobile peut enfin respirer un peu. Du côté de l’Alberta, le prix du baril est passé de 31$ en février à plus de 70$ aujourd’hui, ce qui a sûrement aidé l’emploi dans cette province productrice d’or noir.

Que se passe-t-il au Québec?

D’après Les Affaires, il semble que la majorité des pertes d’emplois québécoises se sont produites dans le domaine du tourisme. En effet, la force du dollar canadien, le mauvaise météo et la faiblesse de l’économie américaine sont tous des facteurs qui ont amené une pression négative sur l’industrie touristique.

Il n’en reste pas moins que le tableau demeure très inégal entre les différentes villes québécoises: Montréal affiche un taux de chômage de 9,6% alors qu’il est de seulement 4,8% à Québec!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr tukanuk
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Les banques américaines enregistrent des profits records?

août 9th, 2009 Ebenezer 1 comment

2974942783_ecc8a050b7_mAvec toutes les discussions qui ont porté sur les problèmes des banques américaines et l’aide qu’elles ont réclamé du gouvernement fédéral, plusieurs s’étonnent maintenant de voir ces mêmes banques annoncer des profits records.

Voici donc un tableau des banques américaines les plus connues: combien d’aide elles ont reçu, combien de cet argent a été remboursé et quels sont les profits annoncés au dernier trimestre.

Les résultats des grandes banques

Banque Aide gouv. Remboursé Profit (Q2 09) Note
JP Morgan Chase 25 25 2.7
Morgan Stanley 10 10 -1.26
Goldman Sachs 10 10 3.44
Bank of America 52.5 0 2.42 Gains extraordinaires de 3.8? (1 et 2)
Citigroup 50 0 4.39 Gain sur vente d’actif de 6.7 (1)
Wells Fargo 25 0 2.58
Données de l’aide gouvernementale provenant du site ProPublica et profits trimestriels provenant de Google Finance
Tous les chiffres sont en milliards

Que conclure de tout cela? Premièrement que le portrait est très inégal. Certaines banques se portent bien, d’autres beaucoup moins. Même si presque toutes affichent des profits, il faut savoir que ceux de Citigroup et de Bank of America reposent sur la vente d’actifs qui ne sont pas récurrents. Leurs opérations demeurent déficitaires!

Les consommateurs ne sont pas payants

En fait, en lisant les articles sur les plus récents résultats financiers de ces géants, on découvre que la portion banque d’investissement (émission d’actions, émission d’obligations, fusion de compagnies, etc.) de leurs opérations va très bien. Le côté consommateur (hypothèques et cartes de crédit), de son côté, se porte beaucoup moins bien. Toutes les banques ont des provisions pour mauvaises créances de plusieurs milliards de dollars.

Bref, le monde bancaire américain est encore très fragile et le restera tant et aussi longtemps que des centaines de milliers d’Américains perdront leur travail chaque semaine. De plus, il faut réaliser que je n’ai ici jeté un œil qu’aux grandes banques et non aux petites banques régionales, qui  se comptent par milliers et qui vont beaucoup moins bien.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr kevinzhengli
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Registre des planificateurs financiers

août 7th, 2009 Ebenezer No comments
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Les récentes histoires d’horreur de «conseillers financiers» qui ont fraudé leurs clients peuvent avoir soulevé l’inquiétude de plusieurs. En effet, avec tout l’effort qu’économiser requiert, il est paniquant d’envisager que quelqu’un d’autre parte avec la caisse.

Par contre, quelques mesures bien simples et l’application de la Règle d’or peuvent réduire considérablement les risques tout en vous permettant de profiter des conseils d’un expert dans le domaine.

L’Autorité des marchés financiers

Lorsque vous vous mettez à la recherche d’un planificateur financier (Soeur Économe m’a fait remarquer que l’AMF interdit aux professionnels dûment autorisés d’employer le titre de conseiller financier, ils doivent utiliser celui de planificateur financier), il est important de savoir que ceux-ci doivent posséder un permis de l’Autorité des marchés financiers pour exercer. N’hésitez pas à visiter ce site Web pour effectuer une recherche à partir du nom de votre planificateur financier. À noter que ce n’est pas le même lien si vous vous adressez à un planificateur financier à son compte ou bien à quelqu’un travaillant dans une succursale d’institution financière.

Sur le site Web, il est indiqué qu’on peut téléphoner pour obtenir plus de détails sur la personne… par exemple, savoir s’il y a déjà fait l’objet de plaintes auprès de l’AMF. Une visite sur le site et un appel à l’AMF m’apparaissent essentiels dans le processus de sélection d’un planificateur!

Des relevés de comptes accessibles

Un autre aspect important, ce sont les relevés de comptes. Dans un monde idéal, vous auriez accès à un site Web pour réaliser le suivi de vos placements… Dans mon cas, mon planificateur est un indépendant qui travaille sous la bannière Financière Banque Nationale: j’accède donc au site de cette dernière pour consulter l’état de mon RÉER, ce qui me rassure sur le fait que je possède vraiment cette «fortune»!

De plus, si vous détenez des actions de compagnies publiques, assurez-vous de recevoir à votre adresse le rapport annuel ou, à tout le moins, une communication écrite de la compagnie qui confirme que vous êtes bien un actionnaire officiel!

La Règle d’or

Si la règle d’or des cartes de crédit c’est de payer son compte en entier à la fin de chaque mois, la règle d’or en investissement est la suivante: si vous ne comprenez pas comment fonctionne le produit financier qu’on vous propose, demandez-en un que vous comprenez! (Vous pouvez aussi poser des questions jusqu’à ce que vous compreniez).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr amanderson2

Pour teinter de vert vos projets de rénovation

août 5th, 2009 Soeur économe No comments

Avec les incitatifs financiers à la rénovation annoncés par les gouvernement fédéral et provincial pour l’année 2009, beaucoup d’entre vous pourront être tentés par un petit ou un grand projet de rénovation. L’un des revers de toutes ces améliorations résidentielles à venir, c’est une quantité souvent effarante de déchets générés durant les chantiers et leur gestion inadéquate. Sans compter les matériaux de remplacement utilisés, souvent pas très écologiques non plus.

Néanmoins, il n’est généralement pas simple de bien faire. Pour les quelques fois où j’ai tenté l’expérience, je constate d’une part que l’entrepreneur n’est souvent pas très réceptif, que les matériaux plus écologiques sont difficiles à trouver, que de trouver comment se défaire adéquatement de ses rebuts nécessite des recherches et qu’identifier comment en réduire substantiellement la quantité aurait nécessité d’y penser plus longtemps à l’avance. Bref, que tout cela ajoute un effort supplémentaire et qu’on peut avoir tendance à chasser tout remords écolo de son esprit en se disant que, de toute façon, presque personne d’autre ne le fait non plus. Malgré cela, se renseigner est déjà un pas dans la bonne direction, alors quelques idées en ce sens.

Pour planifier

- Guide des options écolos: un document préparé par l’Association provinciale des constructeurs d’habitation du Québec, qui répertorie une vaste gamme de mesures que l’on peut mettre en place pour obtenir une maison plus verte. Touche la réduction de la consommation d’eau, l’amélioration de l’efficacité énergétique et de la qualité de l’air, de même que la réduction du gaspillage des ressources. Et catégorise les mesures selon qu’on soit un écolo de base, un intermédiaire ou un super écolo.

- Le Guide de la Maison Verte: dans un format malheureusement plus ou moins convivial, le guide traite de nombreux aspects relatifs à l’écologisation d’un domicile, avec des propositions parfois très brèves, parfois très élaborées. Souvent pour écolos convaincus.

Pour réduire les déchets

- Gestion de déchets CRD sur un chantier résidentiel urbain: si vous souhaitez réaliser un meilleur tri de vos rebuts de construction/rénovation et réduire la quantité déchets produite, ce document constitue en fait une étude de cas réalisée lors de la rénovation d’un triplex à Montréal et peut donner des idées.

- Répertoire québécois des récupérateurs, recycleurs et valorisateurs: pour identifier des endroits où aller porter ses déchets de toutes sortes. On peut y chercher par matière et par région.

Pour des matériaux plus verts

- Annuaire des pages vertes: pour trouver des matériaux écologiques, et surtout des fournisseurs au Québec.

- Liste d’entreprises productrices de matériaux de construction recyclés: préparée par l’APCHQ. Plutôt courte pour le moment.

- ReStore, Éco-Réno et Québec Aubaines recycle: des entrepôts de matériaux récupérés, les deux premiers à Montréal, le troisième à Québec.

Pour commencer quelque part: mesures simples

- Vous procurer de la peinture certifiée Écologo, qui contient très peu de composés organiques volatils. Ou, si les couleurs offertes vous plaisent, de la peinture recyclée Boomerang.

- Acheter du bois certifié FSC si vous en trouvez

- Dans des travaux de salle de bain, profitez-en pour installer une toilette à faible débit (et pour ne pas être déçu, en choisir une qui est véritablement efficace)

- Faites au moins un tri sommaire des rebuts pour éviter d’envoyer parmi les matériaux secs des résidus dangereux ou ce qui peut se recycler, par exemple.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr shister

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Pourquoi je n’aime pas les placements garantis liés aux marchés

août 3rd, 2009 Ebenezer 15 comments
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J’ai déjà parlé en bien des fonds indiciels et des fonds négociés en bourse, les désignant comme d’excellents moyens de profiter du rendement généralement supérieur de la bourse (et qui dit rendement supérieur dit également risque plus grand). Par contre, il ne faut pas confondre ces produits avec ce que Desjardins appelle les placements garantis à rendement boursier, ou ce que la Banque Nationale nomme CPG à rendement variable (et je suis sûr que toutes les institutions ont leur équivalent)… Et il se trouve que, malgré leur attrait apparent, je ne suis pas un grand fan de ces produits.

Capital garanti et rendement boursier: le meilleur de deux mondes?

La proposition de ces produits est très alléchante: combiner la sécurité d’un placement garanti (en garantissant le capital) avec le rendement plus intéressant des indices boursiers! Naturellement, il y a des limites, sinon les banques ne trouveraient pas leur profit avec ce genre de produit. Il y a donc un maximum au rendement offert; si l’indice monte davantage que ce taux, c’est la banque qui conserve les profits. Cette disposition est tout à fait normale et ce n’est pas ce qui justifie mes réserves.

La bourse, c’est payant à long terme

Comme je le disais en introduction, la bourse est plus risquée qu’un placement garanti… mais, historiquement, c’est toujours plus payant qu’un placement garanti sur une très longue période (10 ans et plus). Pour des périodes plus courtes, il arrive plus ou moins régulièrement que la bourse s’avère non seulement moins payante qu’un placement garanti mais, en plus, qu’on puisse y perdre notre précieux capital. L’ennui des produits comme les placements garantis liés aux marchés, c’est que l’échéance est fixe… Vous devez vous retirer du marché à une date donnée, qu’elle vous soit favorable ou non.

Comme je l’indiquais, je ne suis pas un fan de ces produits pour moi… et j’ai l’impression que les gens qui en achètent oublient le désagrément qu’est l’échéance fixe. Par contre, ce pourrait être intéressant pour un investisseur débutant qui veut «tester» sa résilience émotionnelle face aux variations de la bourse.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr jimwhimpey

Paiement minimum: ça aide ou pas?

août 1st, 2009 Ebenezer 1 comment
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C’est un lecteur régulier, LeCritique, qui a attiré mon attention sur cet article de The Economist qui relate l’étude d’un psychologue à propos de l’effet de l’affichage d’un paiement minimum sur les comptes de cartes de crédit.

Paiement minimum: une obligation légale

Tout d’abord, j’ai appris que le fait d’exiger un paiement minimum sur un compte de carte de crédit est en fait une obligation légale, ayant pour objectif d’aider les consommateurs à éviter d’accumuler des dettes de façon abusive. Mon expérience personnelle, c’est que le paiement minimum exigé couvre rarement les intérêts à payer sur le solde de la carte; je m’interroge donc sur l’impact de cette mesure.

Des petits nombres attirent les petits nombres

Dans l’étude mentionnée par l’article, le psychologue a découvert que lorsqu’un paiement minimum est affiché sur le compte, les sujets payaient en moyenne moins que lorsque rien n’était spécifié. Apparemment, cela s’expliquerait par un phénomène qui fait que nous sommes influencés par les nombres, même s’ils n’ont pas de lien avec l’action qu’on pose. Afficher un petit nombre comme le paiement minimum encouragerait donc le consommateur à payer moins que si on lui laissait le champ libre.

Par contre, cette étude devrait être tout simplement inutile, parce que s’il n’y a qu’un conseil à retenir dans l’utilisation des cartes de crédit (je l’ai déjà dit, mais habituez-vous, c’est tellement fondamental que je le répéterai sûrement), c’est de payer son compte en entier à la fin du mois.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr romulsnr
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