Commentaire: pas de lunettes roses pour Ebenezer
Bon, ce n’est pas dans mon habitude, mais je me laisse aller à émettre mon opinion sur l’économie en général et, surtout, sur la question: a-t-on enfin atteint le fond du baril ? (J’avais tenté moins habilement que plus d’y répondre en décembre et en février derniers) Mais, tout d’abord, je vous sers un avertissement: j’ai tendance à être plus inquiet que nécessaire.
Un fond spongieux
La plupart des indicateurs économiques (pertes d’emplois, volume de ventes de maisons aux États-Unis, les indices boursiers, la confiance des consommateurs) démontrent clairement que la chute libre est terminée. C’est déjà une excellente nouvelle! Par contre, on ne parle pas encore de croissance significative de l’économie.
Ici, mon côté pessimiste reprend le dessus: certains éléments m’inquiètent beaucoup et m’amènent à me ranger du côté de ceux qui craignent une seconde récession (double-dip, en anglais) plutôt que l’hyperinflation:
- 1.5 million d’américains sans emploi épuiseront leur couverture d’assurance-chômage d’ici la fin de l’année
- Le programme de prime à la casse (cash for clunkers) qui a stimulé considérablement les ventes de véhicules (donc la production manufacturière) devrait se terminer à la fête du travail
- Une subvention fédérale pour l’accès à la propriété (8000$!) prendra également fin cet automne, ce qui réduira l’activité immobilière… qui considère d’envisager de créer un comité d’étude pour penser à peut-être se relever.
Heureusement, les projets d’infrastructures du plan de relance devraient se mettre en branle sérieusement cet automne. On peut donc espérer que cet apport d’argent compensera les trois éléments qui m’inquiètent!
Image disponible sous licence CC de l’usager flickr brewratAutres articles qui peuvent vous intéresser

Et lorsque tout va reprendre de façon plus ou moins définitive, il faudra rembourser ces immenses sommes d’argent empruntées pour éviter la catastrophe il y a 6 mois. La pente va être difficile à remonter… on n’avait pas encore fini de rembourser les dettes de la récession précédente.
Et d’un autre côté il y a Jean Charest qui se prépare à inventer des nouveau tarif en plus d’augmenter considérablement ceux existant, les spécialistes du FMI l’ont dit, la solution la plus aboutti est d’augmenter les impôts pour permettre une reprise audacieuse.