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Archive for août, 2009

Démystifier la période de grâce pour les cartes de crédit

août 31st, 2009 Ebenezer 2 comments
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Vous savez tous que lorsque je parle de cartes de crédit, je donne toujours le même conseil: payez votre compte au complet à chaque mois. Par contre, qu’arrive-t-il si vous avez deux cartes de crédit, faites une erreur et (comme ça m’est déjà arrivé) vous envoyez accidentellement les deux paiements pour la même carte? L’une des deux sera impayée!

La période de grâce

Habituellement, nous n’avons pas à payer les achats que nous portons à notre carte de crédit avant l’échéance de notre compte mensuel. Il s’agit de la période de grâce. Or, dès que l’on saute un paiement complet (même si on effectue le paiement minimum), cette période de grâce disparaît!

Le résultat: à partir de ce moment, tous les achats réalisés avec votre carte de crédit accumulent des intérêts. Ce qui fait que si vous sautez un paiement, vous devrez payer des frais d’intérêts sur le solde impayé sur le compte du mois suivant. Ce qui est moins évident, c’est que vous aurez également des frais d’intérêts le mois suivant: pour les achats réalisés entre le relevé précédent et la réception du paiement complet!

Payer d’avance pour éviter ces intérêts

La meilleure méthode pour éviter de payer des intérêts pendant deux mois de suite, c’est de payer au complet votre compte immédiatement en entier (incluant les achats effectués après l’impression du relevé), afin de réactiver la période de grâce.

En fait, la vraie meilleure méthode, c’est de payer son compte en entier à chaque mois… et de ne pas faire d’erreur de débutant.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr TheTruthAbout…

Commentaire: pas de lunettes roses pour Ebenezer

août 29th, 2009 Ebenezer 2 comments
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Bon, ce n’est pas dans mon habitude, mais je me laisse aller à émettre mon opinion sur l’économie en général et, surtout, sur la question: a-t-on enfin atteint le fond du baril ? (J’avais tenté moins habilement que plus d’y répondre en décembre et en février derniers) Mais, tout d’abord, je vous sers un avertissement: j’ai tendance à être plus inquiet que nécessaire.

Un fond spongieux

La plupart des indicateurs économiques (pertes d’emplois, volume de ventes de maisons aux États-Unis, les indices boursiers, la confiance des consommateurs) démontrent clairement que la chute libre est terminée. C’est déjà une excellente nouvelle! Par contre, on ne parle pas encore de croissance significative de l’économie.

Ici, mon côté pessimiste reprend le dessus: certains éléments m’inquiètent beaucoup et m’amènent à me ranger du côté de ceux qui craignent une seconde récession (double-dip, en anglais) plutôt que l’hyperinflation:

Heureusement, les projets d’infrastructures du plan de relance devraient se mettre en branle sérieusement cet automne. On peut donc espérer que cet apport d’argent compensera les trois éléments qui m’inquiètent!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr brewrat

Le coût de la vie: la crise bouleverse le paysage

août 27th, 2009 Ebenezer 1 comment

3517930597_c79f2ddfec_mLa firme suisse UBS a rendu public son rapport annuel sur le coût de la vie dans différentes villes du monde récemment, et lorsqu’on regarde le classement par ville, on constate que le paysage financier a changé considérablement en un an seulement. Certaines villes plus touchées par la crise ont suivi le même chemin que les cours de la bourse: le bas. Londres est passée du 1er au 21e rang, Dublin, du 3e au 10e et Sydney, du 17e au 38e.

Montréal: baisse du coût de la vie

Selon la couverture de l’étude par Claude Turcotte du Devoir, le coût de la vie à Montréal a baissé un peu: on doit travailler pendant 15 minutes au salaire moyen pour faire l’acquisition d’un Big Mac, contre 17 minutes en 2006. La ville a de ce fait glissé au 32e rang mondial (à partir du 25e) pour l’année 2009.

Au palmarès des revenus (classement par salaire moyen), Montréal a également subi une baisse, passant de la 21e à la 25e place. Le résultat final n’est toutefois pas si négatif : si on considère le pouvoir d’achat des Montréalais (la quantité d’articles qu’ils peuvent acheter avec un salaire moyen), la ville occupe maintenant le 12e rang mondial, en hausse de six positions.

Taux d’imposition plus bas à Montréal qu’à Toronto?

Il y a des chiffres que je ne comprends pas très bien, par contre: dans l’article du Devoir, on y indique que le salaire horaire moyen brut est de 16,90$ à Montréal et de 17,10$ à Toronto. Toutefois, après déduction des impôts, les deux villes sont toutes les deux à 12,80$… ce qui sous-entend un taux d’imposition plus bas à Montréal. Je suis sûr que Jean Charest en serait très fier, mais je pensais qu’il était généralement admis que le Québec affichait le taux d’imposition le plus élevé au Canada. Quelqu’un peut m’expliquer?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr montereypubliclibrary
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Compost pour tous

août 25th, 2009 Soeur économe 3 comments
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La Ville de Gatineau et les municipalités de l’île de Montréal ont récemment annoncé vouloir implanter dans les prochaines années des collectes de déchets organiques (matières putrescibles) auprès de leurs résidants. Elles rejoindraient ainsi quelques municipalités pionnières, dont Victoriaville, Sherbrooke et Saint-Hyacinthe, qui offrent déjà la collecte dite à trois voies (recyclage/matières organiques/déchets). De son côté, il semble que la Ville de Québec tergiverse. Avec la mise en œuvre de leurs plans de gestion des matières résiduelles et l’objectif fixé par la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles de détourner au moins 60% du contenu actuel des poubelles, beaucoup de municipalités devront s’y mettre dans les prochaines années. Alors, une mesure qui en vaut la peine ?

Une bonne mesure

44%, c’est la proportion de nos poubelles qui est constituée de matière organique décomposable (cœurs de pommes, pelures d’oignons, feuilles mortes, mauvaises herbes et autres), d’après Recyc-Québec. Donc 179 kg par personne par année en moyenne. Une quantité non négligeable qu’en sortant des sacs verts, on évite d’enfouir, ce qui permet de faire durer un peu plus longtemps les sites d’enfouissement disponibles et de diminuer les biogaz et le lixiviat, deux productions indésirables issues de l’enfouissement de matière organique. Notez que le compostage (toute décomposition de matière organique en fait) génère aussi une certaine quantité de gaz à effet de serre. C’est d’ailleurs pourquoi certaines municipalités, comme celles de la MRC de Rivière-du-Loup, choisissent de traiter les résidus organiques par un procédé de biométhanisation — le gaz est alors récupéré et peut servir à d’autres fins.

Évidemment, une troisième collecte, c’est un coût supplémentaire pour une municipalité. Un coût qui est cependant réduit compte tenu qu’il peut être associé à une réduction de la fréquence des collectes de déchets, à une diminution des volumes se retrouvant à l’enfouissement et à une réduction potentielle des achats de compost aux fins horticoles, notamment. Gatineau prévoit charger 32$ par ménage par année pour son programme.

Ma préférence reste au compost maison

À mon avis, malgré un tel service, le compostage à la résidence devrait continuer d’être favorisé. Il ne génère aucun coût de transport car il est produit sur place, et vous pouvez l’utiliser pour le bénéfice de votre potager ou comme paillis dans vos plates-bandes. Il n’est pas non plus associé aux problèmes majeurs d’odeurs que génèrent certains sites de compostage à gros volume, et n’oblige pas la construction à grands frais de sites fermés pour pallier cet inconvénient.

De plus, dans le compostage domestique, le seul coût est l’achat du bac, et plusieurs municipalités (dont Québec, Lévis et Shawinigan) offrent un programme de remise lorsque vous vous en procurez un. Dans d’autre cas, comme Montréal, des bacs à compostage domestique sont vendus à petit prix par les éco-quartiers. Il existe aussi toute une panoplie de modèles.

Si vous ne disposez pas d’un terrain pour installer un bac à compost conventionnel, vous pouvez examiner des variantes: les bacs rotatifs (j’avais mes doutes mais il semble que ce soit très efficace), ou le vermicompost. Dans ce cas, il s’agit de s’habituer à l’idée d’héberger dans un bac de plastique à l’intérieur de votre domicile de charmants et discrets invités très avides de vos restants de table.

Des compléments ?

Le bac à compost domestique et une collecte municipale des matières organiques peuvent être complémentaires. Ainsi, les collectes municipales acceptent certaines matières qu’il n’est pas recommandé de placer dans son bac domestique, comme les résidus de viande et de produits laitiers, des cartons souillés de gras, des mauvaises herbes. La collecte municipale peut également se charger de nos branches et surplus de feuilles mortes…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Collin Anderson

La poste: a-t-on besoin d’une livraison quotidienne?

août 23rd, 2009 Ebenezer 7 comments
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Une récente annonce du dirigeant (président? directeur général? postier en chef?) du service postal américain évoquant l’abolition de la livraison du courrier le samedi a suscité deux vives réactions chez moi:

  • Quoi? Ils ont la poste le samedi?
  • Pourquoi diable continue-t-on d’avoir un service quotidien de livraison?

Le contexte

Certaines statistiques sur le service postal américain (USPS) sont éloquentes: un déficit annuel de 7 milliards de dollars, une diminution du volume de lettres de 20 milliards en un an et 200 000 boîtes aux lettres de moins sur le territoire. Et pour ceux qui hésitaient encore à croire qu’il y a là un problème à régler, le vérificateur général américain (Government Accountability Office) a jugé que le service postal était un source de risque financier élevé pour le gouvernement.

Pourquoi se limiter au samedi?

Même si la situation canadienne est loin d’être aussi dramatique (Postes Canada a réalisé un bénéfice net de 90 millions de dollars en 2008), je me questionne sur la nécessité de continuer à livrer le courrier quotidiennement, en 2009. Avec la quantité de choses qui sont traitées par Internet (ou même par télécopieur…) plutôt que par la poste, ce qui continue à transiter en mode physique est rarement urgent au point de ne pouvoir être retardé d’une journée ou deux.

Je pense qu’il est donc temps que Postes Canada commence à réfléchir publiquement à la possibilité d’éliminer la livraison quotidienne du courrier. On économiserait tous (via une diminution du coût des timbres, et des produits moins chers puisque les coûts des compagnies expéditrices seraient moins élevés) et on n’y perdrait pas vraiment au change. Sans parler des réductions de gaz à effet de serre!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr jason.kaechler

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Une discussion sur les fonds de pension

août 21st, 2009 Ebenezer 1 comment
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Le sujet des fonds de pension en est un passionnant que j’aborde plutôt rarement, parce que mes connaissances en la matière sont particulièrement limitées. C’est pourquoi la «montée de lait» de Michel Monette (blogueurcitoyen.com) sur le sujet a attiré mon attention.

Les régimes de retraite à prestation déterminée

Le gros du débat porte naturellement sur le sujet des régimes de retraite à prestation déterminée… Pourquoi ce type de régime est-il aussi coûteux pour l’employeur et avantageux pour les employés? Logiquement, le résultat devrait être comparable à un régime à cotisation déterminée à long terme… mais la réalité semble tout autre. Que se passe-t-il?

L’hypothèse qui me semble la plus probable à l’heure actuelle est que les gestionnaires des fonds de pension surestiment systématiquement le rendement attendu afin de réduire les cotisations payées par les employés et l’employeur. Mais c’est une opinion basée sur quelques articles ici et là, pas sur une compréhension complète du problème.

Je vous suggère donc (quitte à faire de la publicité pour la «compétition»!) d’aller lire la discussion sur le site de Michel Monette.

Réforme des régimes de pension au Canada

Après avoir écrit l’essentiel de cet article, je suis tombé sur un article du Financial Post à propos de la tournée canadienne de Ted Menzies, secrétaire parlementaire du ministre des Finances. Ce dernier réalise des consultations sur la meilleure façon de solutionner les déficits chroniques des plans de pensions, tant privés que publics, au pays. À lire absolument. Certains des scénarios évoqués m’inquiètent… mais ce qui m’inquiète encore plus, c’est de ne pas avoir plus entendu parler de cette tournée dans les médias plus traditionnels!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr markeff66
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Les achats de fournitures scolaires

août 19th, 2009 Soeur économe Comments off
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Ma fille n’est pas encore d’âge scolaire mais avec la rentrée qui est criée sur tous les toits ces temps-ci, je me fais déjà la réflexion que c’est un moment certainement beaucoup plus agréable pour l’enfant qui voit s’amonceler les nouvelles fournitures de la fameuse liste que pour le parent qui doit débourser pour tout se procurer. Surtout avec un petit remords écolo qui m’observerait.

J’ai vu passer quelques articles sur le sujet ces dernières semaines, d’abord sur comment économiser dans les achats, et ensuite sur comment être plus écolo. Idéalement les deux. Voici un résumé de certains de leurs trucs.

Ramasser ce qu’on possède déjà

Mes parents m’ont récemment apporté une pile de près de 20 cm de haut de cartons de bricolage de couleurs qu’ils ont retrouvé en différents endroits de leur maison. Ma fille aura vraisemblablement besoin de beaucoup de créativité pour passer à travers. Première étape, donc, avant de vous lancer dans les achats: rapatriez les rescapés de l’année précédente, et éliminez de la liste d’achats de l’année tout ce qui est identifié comme réutilisable. Pour les enfants qui préfèrent l’attrait du neuf, vous pouvez établir un système de compensation.

Dans les achats, privilégier le durable

Acheter année après année le même matériel qui brise et reprise, ou racheter plusieurs fois dans l’année un même produit peu coûteux qui cesse rapidement de remplir sa fonction, n’est pas forcément mieux pour votre budget et certainement néfaste pour l’environnement.

Côté matériaux et impact de leur production, il vaut généralement mieux privilégier les matières naturelles (bois, tissu, caoutchouc) au plastique, et dans ce cas à tout le moins préférer le plastique recyclé. Certains crayons de bois non vernis nécessitent apparemment moins de ressources à produire. Dans les achats de papier, une préférence pour les produits faits de papier recyclé (de préférence postconsommation) et certifiés PFC (procédé sans chlore), ou FSC ou PEFC pour des forêts gérées de façon durable.

Rester simple

Les fournitures sans fioritures sont généralement les plus abordables. Pour néanmoins satisfaire le besoin d’y voir l’effigie du nouveau héros du jour, des autocollants ou écussons à y apposer pourraient constituer un compromis. Et ne pas emmener votre enfant aux séances de magasinage peut également faciliter les choses à cet égard.

Réduire les emballages

Évitez d’acheter des produits suremballés (le bac de recyclage n’est pas une panacée) et préférez les produits vendus en plus grande quantité (si le besoin le justifie) lorsqu’un emballage est incontournable.

Acheter en plusieurs occasions?

L’idée de base de ce truc est de s’y prendre en plusieurs fois pour réaliser les achats, en profitant à chaque endroit des meilleurs spéciaux. Probablement moins intéressant qu’on peut le croire parce que ça vous demandera plus de temps et augmentera vos déplacements. Mais examiner quelques circulaires (en ligne) avant d’aller faire les achats peut permettre d’identifier un endroit où plusieurs éléments significatifs de la liste sont à meilleur prix. Et les différences peuvent apparemment être surprenantes, même dans les grandes surfaces.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr jonathangarcia

Le gouvernement américain profite de son aide aux banques

août 17th, 2009 Ebenezer Comments off
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J’ai écrit il y a quelque temps à propos de la situation financière des grandes banques américaines. On y apprenait entre autres que certaines banques ont déjà retrouvé le chemin de la profitabilité après avoir connu des difficultés l’automne dernier, et d’avoir eu besoin de plusieurs dizaines de milliards de dollars d’aide gouvernementale.

Un placement rentable

Au moment de l’annonce de l’aide, on avait peu insisté sur un aspect important de celle-ci: il ne s’agissait pas d’une subvention, mais bien d’un prêt avec un taux d’intérêt de 5% (en fait, des actions privilégiées…) assorti d’options d’achat d’actions de la banque à un prix inférieur à celui du marché, valides jusqu’en 2018.

Pour simplifier les choses, admettons que l’action de la Banque DesPauvres vaut 20$. Le gouvernement nous accorde un prêt avec intérêts et, en plus, la banque lui donne le droit de se procurer une quantité fixe d’actions de la banque au prix de 18$ par action, et ce, à n’importe quel moment entre aujourd’hui et 2018. Si l’action de la banque s’élève à 30$, le gouvernement pourra réaliser 12$ de profit par action!

C’est exactement ce qui s’est produit dans le cas de plusieurs banques jusqu’à maintenant: le gouvernement américain a obtenu 1.27 milliard de profit (intérêts sur le prêt et profit sur les options) sur 10 milliards de prêt à la banque Morgan Stanley. Ça donne un rendement de 12.7% en moins d’un an! Plutôt mieux que le marché boursier pour la même période. Du côté de Goldman Sachs, le gouvernement a obtenu un retour sur investissement annualisé de 23%!

Bank of America et Citigroup: pas encore de gains

Il faudrait tout de même être prudent avant de dire que le gouvernement américain a fait des affaires d’or. Les banques en santé sont naturellement celles qui remboursent leur prêt le plus rapidement, et ce sont elles qui rapportent le plus d’argent au gouvernement. Par contre, Bank of America et Citigroup ont chacune reçu plus d’aide que JP Morgan Chase, Morgan Stanley et Goldman Sachs combinées. Ces dernières ont remboursé leur prêt, mais pas les deux premières. Les gains annoncés récemment pourraient donc rapidement être éclipsés par des pertes sur ces gros joueurs.

De plus, une portion significative du plan d’aide est allée à des «petites» banques et plusieurs d’entres elles sont en difficulté. On n’a qu’à jeter un œil sur la liste non officielle des banques en difficulté de CalculatedRisk pour s’en donner une idée. Si certaines de ces banques déclarent faillite, le gouvernement perdra non seulement les intérêts sur le prêt, le profit sur les options, mais le montant initial du prêt aussi.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr army.arch (c’est Fort Knox, sur la photo)
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Encaisser un chèque par iPhone

août 15th, 2009 Ebenezer Comments off
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Ceux qui me lisent  régulièrement savent que je suis attentivement les développements qui touchent le cellulaire et les finances personnelles. C’est pourquoi le tweet de @shoesandbooks qui mentionnait que la banque américaine USAA offre maintenant à ses meilleurs clients de déposer des chèques via une application iPhone a attiré mon attention!

Prenez votre chèque en photo

Le concept est relativement simple: vous prenez une photo du recto et du verso du chèque et l’application de la banque communique le tout à ses serveurs de façon sécuritaire (on le présume!) pour qu’il soit traité comme un chèque normal. Vous détruisez ensuite la copie physique du chèque.

En fait, la banque offrait déjà à ses clients la possibilité de numériser leurs chèques à la maison pour les envoyer à la banque, plutôt que de se déplacer. Ce qui m’amène à me poser la question: qu’est-ce qu’on attend pour offrir cela aux entreprises, qui doivent payer des employés pour aller porter physiquement des chèques à la banque? Mais ici, on parle de finances personnelles…

Une innovation, mais…

C’est bien plaisant de ne pas avoir à se déplacer pour encaisser un chèque, ça enlève un irritant, mais ça ne change pas grand-chose au fait que je n’aime pas les chèques et qu’il faut souhaiteur leur remplacement par quelque chose de plus efficace!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr ~Twon~

Se débarrasser mieux

août 13th, 2009 Soeur économe 1 comment
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Trop tard pour les adeptes du ménage pré-1er juillet, mais comme il y a bien d’autres occasions, voici quelques façons plus écologiques de se débarrasser de certains surplus mobiliers qu’une poubelle, le bord de la rue ou le milieu de la rivière.

La liste qui suit ne se veut pas exhaustive mais inclut, pour différentes catégories de biens, des programmes et organismes de récupération dont les façons de procéder m’apparaissent bien établies. Si vous en avez d’autres à suggérer, vous êtes les bienvenus. Plusieurs municipalités disposent d’écocentres ou organisent périodiquement des collectes pour certains de ces matériaux. On peut également consulter le Répertoire québécois des récupérateurs, recycleurs et valorisateurs, rendu disponible par Recyc-Québec, pour des besoins particuliers ou de grandes quantités de certains matériaux.

- Réfrigérateur et congélateur: si l’appareil a au moins dix ans et est toujours fonctionnel, le programme Recyc-frigo, d’Hydro-Québec, peut être intéressant. Le ramassage de l’appareil et un retour de 60$ sont inclus, ainsi qu’une remise de 50$ supplémentaire si vous vous procurez un réfrigérateur ou congélateur neuf qui est homologué Energy Star. Vous pouvez même prendre rendez-vous en ligne pour un ramassage.

- Vélo: l’organisme Cyclo Nord-Sud réalise des collectes de vieux vélos, ainsi que pièces et accessoires, les remet en état et les expédie dans des communautés démunies où ils deviennent des gagne-pain. Pour chaque vélo ramassé, on vous demande une dizaine de dollars en argent, mais on vous remet un reçu d’impôt couvrant la valeur du vélo et celle de ce don. On retrouve sur le site Web une liste de dates et lieux de collecte. Sinon, il existe plusieurs petits organismes plus régionaux de remise en état de vieux vélos, comme SOS Vélo à Montréal.

- Matelas: si vous remplacez votre vieux matelas par un neuf, informez-vous auprès de la compagnie qui vous vend ce dernier, plusieurs le ramasseront gratuitement. Autrement, sauf s’il s’agit d’un matelas encore utilisable que vous pouvez remettre à un organisme de bienfaisance, il est difficile de se débarrasser écologiquement d’un vieux matelas. Les écocentres les enverront généralement à l’enfouissement plutôt que de les confier à des recycleurs, puisque ceux-ci leur exigeront un montant plus élevé (les matériaux tirés des matelas ne rapportent pas assez pour couvrir les frais de l’opération). Si vous êtes de Montréal et que vous êtes disposés à vous déplacer avec votre vieux matelas, vous pouvez aller les porter chez Recyc-Matelas.

- Vieil ordinateur, moniteur et périphériques: on peut notamment les rapporter dans les succursales de Bureau en gros. Le matériel sera traité au sein du réseau des Centres de formations en entreprise et récupération (CFER): ce qui est fonctionnel sera retapé et remis au programme Ordinateurs pour les écoles du Québec, ce qui ne fonctionne plus sera démantelé et les pièces seront recyclées sans prendre le chemin des pays en voie de développement. D’après un article de La Presse de juin dernier, il semble par ailleurs qu’un projet de règlement provincial visant à responsabiliser les fabricants de matériel électronique face à la récupération des déchets électroniques devrait être publié prochainement.

- Vieux téléviseur: s’il ne fonctionne plus, les écocentres sont à peu près les seuls points de collecte existants. Si vous hésitez à vous déplacer, vous pouvez vous dire qu’avec plusieurs kilos de plomb et autres métaux par vieux téléviseur, il vaudrait vraiment mieux leur éviter l’enfouissement.

- Téléphones cellulaires: la Société de recyclage des piles rechargeables, un organisme sans but lucratif créé et financé par l’industrie, gère un programme nommé Cellàrecycler. Cette société ramasse notamment les cellulaires dont on veut se défaire (consultez son site pour identifier des points de collecte) qu’elle va soit remettre à neuf ou en recycler les composantes. Pour ceux qui sont remis à neuf, ils sont vendus et une partie des revenus serait remise à des organismes de bienfaisance. Sinon, la plupart des entreprises de cellulaires les reprennent (on présume qu’elles les traitent adéquatement), et certaines indiquent verser une somme minime à un organisme de bienfaisance pour chaque cellulaire retourné.

- Cartouches d’encre: la Fondation Mira ramasse les cartouches et amasse de l’argent en les revendant à des «réusineurs». Tous les modèles sont acceptés et il existe un grand nombre de points de dépôt un peu partout au Québec — un outil de recherche est disponible sur leur site Web.

Notez que j’avais déjà traité du cas des vieux bazous ainsi que des déchets qui leur sont associés ici.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Lisanne!

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