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Quoi faire de notre verre ?

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Un bruit de verre brisé à l’intérieur du camion de recyclage qui vient de ramasser le contenu d’un bac m’a fait penser à un questionnement qui revient régulièrement: quelle est la meilleure façon de gérer le recyclage des contenants de verre ? En prévision de la prochaine fois, je tente un résumé de la situation. Les solutions possibles dans une suite.

Très utilisé

Recyc-Québec calcule que 246 000 tonnes de verre passent chaque année dans nos mains sous forme contenants. Il y a ceux de bière et de boissons gazeuses, qui sont consignés (je traitais ici de ce système), et il y a les autres, non consignés: pots de cornichons, de sauce et de diverses denrées alimentaires, de même évidemment que les bouteilles d’acool. Transparents ou teintés, on place généralement les contenants de verre non consignés dans le bac de recyclage après usage, avec la conscience tranquille.

Même si l’économie d’énergie associée au recyclage du verre plutôt qu’à sa production à partir de matière première est moins importante que pour d’autres matières comme l’aluminium, elle reste significative. Produire du verre à partir de résidus de verre plutôt que de la silice permet en effet des économies importantes: sur l’extraction de la matière première, sur la consommation d’eau et d’énergie requises dans la production, et sur les rejets atmosphériques. Nous avons tout avantage à le recycler, pourrait-on en conclure.

Pas attrayant

Le verre, séparé par couleurs ou sous forme mélangée, est cependant une denrée dont peu de recycleurs sont friands: un centre de tri doit même payer 3$ pour se défaire d’une tonne de verre mélangé d’après les chiffres de mai 2009 de Recyc-Québec. Le verre séparé, incolore ou vert, rapporte quelques dizaines de dollars par tonne, beaucoup moins que bien d’autres matières recyclées. Or, non seulement le verre rapporte peu, mais il diminue la valeur de revente d’autres matières recyclées et occasionne des coûts supplémentaires lors du tri. Le verre comporte en effet un désavantage majeur: il se brise.

Il y a les blessures que le verre cassé peut causer aux travailleurs des centres de tri. Il y a aussi les bris aux installations de tri qu’il occasionne. Ces débris se retrouvent dans les autres matières dont le papier et les contamine — ce serait d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelle la compagnie Cascades, entre autres, s’approvisionnerait préférablement en papier à recycler en Ontario et dans certains États des États-Unis. Tout ça pour un produit difficile à revendre parce que pour être refondu efficacement, il doit à son tour être exempt de tous les contaminants qui viennent généralement avec lui dans le bac de recyclage, dont des débris de plastique.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr deb roby

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  1. Pierre
    19/07/2009 à 15:18 | #1

    Je ne dépose plus depuis un bon moment les objets en verre au recyclage, ce n’est pas un polluant dans les dépotoires car c’est un produit fait à partir du sable, je m’étais dit le même raisonnement que dans le présent article.

  2. 20/07/2009 à 22:29 | #2

    En dépit de cela, je crois qu’on aurait globalement intérêt à trouver une façon efficace de récupérer les contenants de verre pour s’éviter d’en envoyer plusieurs milliers de tonnes dans les lieux d’enfouissement. D’une part on économiserait ce volume dans les sites, d’autre part on pourrait espérer récupérer davantage « l’investissement » en énergie associé à sa production… Une suite à l’article examinera les quelques solutions mises sur la table pour mieux le récupérer.

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