Déficit plus grand que prévu au fédéral
Tel que mentionné dans mon dernier article, le rapport publié la semaine dernière sur l’augmentation du déficit budgédaire pour les cinq prochaines années au fédéral a attiré mon attention, à cause de l’ampleur des montants mentionnés: un déficit total pour les cinq prochaines années de 155,9 milliards de dollars.
Une lecture intéressante (oui oui!)
Ce n’est pas sans une certaine appréhension que je me suis dirigé vers le site Web du Directeur parlementaire du budget pour aller y lire le rapport en question. Je m’attendais à quelque chose d’opaque et de pas vraiment accessible au commun des mortels. Finalement, c’est très bien présenté et on s’y retrouve plutôt facilement! Assez pour que je vous recommande d’aller le survoler… On y retrouve plein de graphiques parfois révélateurs, comme le pourcentage de la dette des ménages canadiens et américains et la comparaison entre les hypothèses de janvier 2009 et celles de juin 2009.
Déficit structurel
Le critique de l’opposition officiel en matière de finances, le libéral John McCallum, avait accusé le gouvernement de faire face à un déficit structurel, c’est-à-dire qu’une portion du déficit anticipé allait subsister même lorsque la récession serait terminée. Une situation qu’il faut éviter, puisque le gouvernement, pour être une force stabilisatrice dans l’économie, doit réaliser des surplus lorsque l’économie va bien et dépenser (jusqu’à faire des déficits) lorsque l’économie tombe en récession. J’étais donc très curieux de voir ce que le Directeur parlementaire du budget avait à dire sur le déficit structurel du gouvernement fédéral. Je m’attendais à devoir lire entre les lignes pour réussir à déterminer ce qui était un déficit relié à la stimulation de l’économie (cyclique) et celui relié aux opérations normales du gouvernement (structurel).
Au contraire! Tout est expliqué très clairement! Il y a même ce tableau qui présente la distinction entre le solde budgétaire structurel et cyclique (à la page 23):
Par contre, en lisant le texte explicatif, on comprend que la situation, bien qu’inquiétante selon moi, l’est moins qu’il n’y paraît. En effet, le Directeur parlementaire du budget explique qu’il a changé la façon de comptabiliser les coûts du service de la dette pour les considérer comme faisant partie des coûts structurels, ce qui n’était pas le cas précédemment. De plus, il souligne que les montants mentionnés demeurent relativement petits comparativement à la taille de l’économie et surtout à la marge d’erreur sur les prévisions économiques des cinq prochaines années.
En conclusion, je vous laisse sur le graphique du solde budgétaire du gouvernement fédéral depuis 1994, en incluant les prévisions du Directeur parlementaire du budget.

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