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Archive for juillet, 2009

Une (pas vraiment) nouvelle devise: le DTS

juillet 30th, 2009 Ebenezer Comments off
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Non, pas devise dans le sens de «Debout, Transformers et Superman», mais plutôt dans le sens d’unité monétaire. En voyant cet article de PlanetMoney, je pensais que les DTS (Droits de tirage spéciaux) était une nouveauté créée en partie pour répondre aux craintes des pays (par exemple, la Chine) qui accumulent des réserves de dollars américains et qui tremblent à l’idée que ce dernier perde de la valeur.

L’unité interne du FMI

D’abord, que sont les DTS? Il s’agit d’une pseudo-devise du Fonds Monétaire International. Quand un pays emprunte de l’argent auprès du FMI, cette dette n’est pas comptabilisée dans la devise du pays qui emprunte, mais en DTS… Ça évite par exemple qu’un pays manipule la valeur de sa devise intentionnellement pour réduire la valeur de ce qu’il remboursera au FMI. Évidemment, le corollaire à ça, c’est que lorsqu’un pays en voie de développement vit une période de forte inflation (comme le Zimbabwe, par exemple), ça peut faire gonfler très rapidement sa dette.

Les DTS ont été créés en 1969, à l’époque où les taux de change étaient fixes via le système de Bretton Woods. Je ne connais à peu près rien sur ce sujet, alors je me contente de vous pointer l’article de Wikipédia, pour l’instant. Quoi qu’il en soit, il ne s’agit pas d’un nouvel outil créé pour répondre à la crise actuelle.

La valeur des DTS est basée sur un regroupement du dollar américain, de l’euro, de la livre sterling et du yen. La proportion de chacune de ces devises dans la détermination de la valeur des DTS est revue à tous les cinq ans.

En surface seulement

Bon, je réalise que je ne fais qu’effleurer ce que sont les DTS… C’est un sujet vraiment fascinant, et un article de blogue ne leur rend pas vraiment justice. N’hésitez pas à bonifier ce que j’ai écrit ici ou à me pointer des ressources supplémentaires dans les commentaires!

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Quoi faire de notre verre ? (suite)

juillet 28th, 2009 Soeur économe 1 comment
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Alors, tout ces contenants de verre dont je parlais récemment, comment les gérer ? Je vous présente différentes possibilités.

Les consigner

À l’instar des bouteilles de bière, les autres bouteilles d’alcool pourraient faire l’objet d’une consigne. C’est ce que préconisent les municipalités et les centres de tri. Une matière recyclable en meilleur état, car moins trimballée… et moins de travail pour eux. Quant à la consigne, on la voudrait plus élevée que les cinq cents habituels, question de générer un certain attrait et assurer un bon taux de retour. La plupart des provinces canadiennes, dont l’Ontario depuis 2006, ont implanté une consigne sur les contenants d’alcool. En Alberta, à peu près tous les contenants de liquides sont consignés, même les Tetra Pack de jus.

Au Québec, une consigne sur les bouteilles d’acool en verre ne règlerait cependant pas entièrement les problèmes des centres de tri et la contamination de leurs autres matières par le verre brisé: il y a tous les aliments qu’on achète dans des contenants de verre à l’épicerie. Le verre issu de la Société des alcools du Québec représenterait moins du tiers du total.

La collecte sélective

La SAQ demande le maintien de la collecte du verre à travers nos bacs de reyclage, c’est-à-dire par la collecte sélective. Évidemment, l’instauration d’un système de consigne nécessiterait probablement que les succursales de la SAQ deviennent des lieux de collecte, avec tous les inconvénients ce que ça amènerait et dont les actuels dépositaires de contenants consignés se plaignent déjà (gestion des consignes, entreposage des contenants retournés…). L’argument principal est que le coût d’un système de consigne serait supérieur au coût actuel de la collecte sélective. Or, le système de consigne a l’avantage de pouvoir s’autofinancer, tandis que, présentement, la SAQ verse elle-même chaque année plusieurs millions à différents projets pour soutenir la collecte sélective du verre.

En fait, il y a d’abord quelques millions à un programme d’aide financière à la mise en valeur et au transport du verre récupéré au Québec, en place depuis 2002, qui visait à inciter les centres de tri à développer un meilleur tri de la matière, et qu’ils puissent ainsi disposer d’un produit avec une meilleure valeur de revente. Avec des résultats mitigés, même avant la récente crise. La SAQ verse aussi une redevance annuelle au système de consigne déjà en place en tant que producteur d’une matière recyclée qui n’atteint pas les objectifs de recyclage fixés par le gouvernement. Elle finance enfin une chaire de recherche de l’Université de Sherbrooke sur la valorisation du verre dans les matériaux. En effet, étant donné qu’il semble actuellement difficile de refondre le verre à cause des contaminants qui l’accompagnent, on cherche à l’intégrer notamment au béton. Mais cela ressemble à un pis-aller.

Le réduire à la source

Pour plusieurs aliments, le contenant de verre pourrait probablement être remplacé par un contenant moins lourd et plus recyclable; le désavantage serait la visibilité moindre du produit à l’intérieur. Néanmoins, une volonté de diminuer le coût de transport pourrait constituer un incitatif à chercher à remplacer le verre. Sinon, le gouvernement du Québec a commencé depuis quelques années à intégrer un principe dit de responsabilité élargie des producteurs dans des règlements balisant la gestion de matières résiduelles comme les contenants de peinture et les huiles usées (le matériel électronique devrait suivre). Les producteurs des matières visés se voient imposer l’obligation de prendre en charge le produit lorsqu’il atteint sa fin de vie. Ce pourrait être une solution à considérer pour des matières difficiles à recycler comme le verre et le polystyrène…

Morale de l’histoire

Vous avez beau nettoyer scrupuleusement vos contenants de verre avant de les mettre dans votre bac de recyclage, plusieurs d’entre eux finissent en bouillie, au ramassage, au tri ou à l’entreposage. Avec les coûts et autres problèmes que cela entraîne. À tout le moins, vous pouvez privilégier l’achat d’aliments dans des contenants autres que le verre, vous pouvez toujours aussi leur trouver des utilités au lieu de les placer directement dans le bac…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Robert S. Donovan

Le plan d’action du Canada sur une carte

juillet 26th, 2009 Ebenezer Comments off
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J’avais d’abord réclamé, puis salué en mars dernier l’arrivée du site Web mis en place par le gouvernement fédéral pour informer la population de la mise en œuvre du Plan d’action économique visant à atténuer les effets de la crise économique au pays. J’avais par la suite vertement reproché au même gouvernement le peu de qualité et de quantité d’information qui s’y trouvait. Il y avait même un problème avec le fil RSS francophone du site… Mon courriel à ce sujet est resté lettre morte mais, au moins, le problème est désormais réglé.

Explorer les différents projets sur une carte

La semaine dernière (en fait, ce n’est pas clair… l’article sur le site Web affiche comme date de parution le 11 juin, mais celui-ci est apparu dans mon fil RSS le 21 juillet!), une nouvelle fonctionnalité est apparue sur le site plandaction.gc.ca: le site a intégré les projets sur un fond de carte Google Maps. Le résultat est plutôt intéressant! On peut se faire une idée des projets et de l’ampleur de ceux-ci en fonction des régions.

Vous pouvez maintenant savoir si votre région est gâtée ou non par le plan fédéral!

Ce qui reste à ajouter: de la précision, des filtres… et, pourquoi pas, un API?

Naturellement, la carte laisse encore place à amélioration. Pour chacun des projet affiché sur la carte, il y a une indication du montant investi. Malheureusement, il s’agit d’une classe de montants et non du montant exact. Savoir qu’il s’agit d’un projet de 1 à 5 millions est intéressant, mais il me semble que ça manque de précision. Il serait pertinent d’appliquer des filtres (n’afficher que les projets de routes, de bâtiments, d’énergie verte, etc.).

Pourquoi ne pas pousser l’idée plus loin et fournir les données en format brut? Ça permettrait aux députés d’économiser sur les frais de recherches et on pourrait rapidement monter des tableaux, tel que: combien est investi par province? par comté? par comté au pouvoir versus ceux de l’opposition?

On n’a pas le droit de rêver? Zut…

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La valeur des ménages canadiens quartier par quartier

juillet 24th, 2009 Ebenezer Comments off
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Le Globe and Mail a publié cette semaine un article détaillant la variation dans la valeur des ménages canadiens. L’article en soi est intéressant, mais sans plus. Ce qui rend le travail du Globe and Mail digne de mention, c’est que les auteurs ont inclus une carte détaillée et «zoomable» de huit grands centres canadiens. Malheureusement, la ville de Québec n’en fait pas partie!

La valeur nette des ménages

La valeur nette des ménages mesure tout simplement la différence entre les dettes d’une famille et l’ensemble de ses actifs. Les dettes les plus fréquentes sont les hypothèques, les prêts auto, les marges de crédit et les cartes de crédit. Du côté des actifs, on retrouve la maison, les placements (actions, obligations, fonds d’action, etc), le chalet et autres éléments de valeur. Entre 2007 et 2008 (la période couverte par l’article), les actifs des Canadiens ont diminué sur deux fronts: la valeur des maisons a baissé (surtout dans l’Ouest canadien) et le marché boursier a subi une très forte baisse.

Au Québec, comme le marché immobilier est resté essentiellement stable en 2008 (voire, il a continué d’augmenter), je présume que les zones où les pertes sont les plus grandes sont celles où les ménages détenaient un important portefeuille de placements en 2007… qui a été amputé de 20% de sa valeur en 2008, en moyenne. Ironiquement, les coins les plus riches sont donc probablement ceux qui seraient en rouge sur une telle carte!

Image disponbible sous licence CC de l’usager flickr Daquella manera

Microsoft Money est mort. Vive… euh… qui?

juillet 22nd, 2009 Ebenezer 6 comments
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Ça fait déjà quelques semaines que Microsoft a annoncé la fin de son logiciel de finances personnelles, Microsoft Money. Il s’agit d’une annonce significative, puisque que c’était l’alternative la plus logique au très populaire Quicken et, d’après cet article de ComputerWorld, Quicken détient maintenant une part de marché de 95% dans cette catégorie. Je suis d’ailleurs moi même un fidèle utilisateur de Quicken depuis des années.

Les alternatives

Vous me demanderez donc: quels sont les choix qui restent pour réaliser le suivi de mes finances personnelles? (Une habitude à prendre, si ce n’est déjà fait) Une première série de réponses existe dans cet article que j’ai écrit en janvier dernier qui offre un rapide survol des options. Le blogue anglophone GetRichSlowly a également réalisé une compilation des autres logiciels existant dans le domaine à la suite de l’annonce de la mort de MS Money.

Un monopole de Quicken? Pas vraiment…

Est-ce que le retrait du marché de Microsoft et une part de marché de 95% veulent dire que Quicken est seul au monde? Pas du tout. La véritable compétition (et ce qui a tué Money, de l’aveu même de Microsoft), ce sont les nombreux sites web (Mint, Wesabe) qui offrent gratuitement des fonctions équivalentes. De plus, les banques offrent de plus en plus d’outils intégrés à leurs sites web. J’ai déjà donné l’exemple de l’IntelliCrédit de CIBC.

Est-ce la fin des logiciels qu’on installe sur notre disque dur pour gérer nos finances, alors? J’espère sincèrement que non. La validité et l’intégrité des données sur lesquelles je me base pour faire des choix financiers sont trop importantes à mes yeux pour que je confie ces données à un tiers. Par contre, j’utilise encore Quicken 2003 et je dois dire que je n’ai rien de plus à demander comme fonctionnalités… On dirait que le tour du jardin a été complété, dans le monde des logiciels de finances personnelles. (Je vous invite à vous faire bruyamment entendre dans les commentaires si vous êtes en désaccord.)

Les gagnants du concours

En décembre dernier, la compagnie De Marque nous avait envoyé deux copies de son logiciel de finances personnelles BudgetExpress à faire tirer au sein des lecteurs de jesuispauvre.com. J’avais annoncé à ce moment que nous choisirions deux noms au hasard parmi ceux qui ont laissé des commentaires sur le blogue. Le tirage a eu lieu le dimanche 19 juillet à 9h45 et les gagnants sont: Guylaine Roy (commentaire sur Rénovation: subventions et aide gouvernementale) et Christian Gingras (commentaires sur l’article de Manuvie Un). Félicitations! Les gagnants ont été contactés par courriel et receveront leur copie sous peu!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr paparutzi
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Les chiffres du chômage s’améliorent aux États-Unis: prudence avant de se réjouir!

juillet 20th, 2009 Ebenezer Comments off
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Le Bureau du Travail (Department of Labor) a publié jeudi dernier deux indicateurs hebdomadaires qui sont très très suivis: le nombre de premières demandes d’assurance chômage et le nombre total de personnes qui bénéficient de ce programme.

Tout va bien, madame la marquise

Les chiffres publiés sont très très encourageants! Le nombre de premières demandes a baissé à 522 000, comparativement à 569 000 la semaine précédente (celle-ci était la première sous la barre des 600 000 depuis janvier dernier). Le nombre total de personnes qui bénéficient du programme a baissé, lui, de 642 000, pour s’établir à 6 273 000.

On sort les gazous, les feux d’artifice et on célèbre la fin de la récession? Pas si vite.

C’est la faute des saisons!

Puisque le marché de l’emploi est fortement impacté par les saisons (tourisme et agriculture en été, commerce de détail en décembre, par exemple), les statistiques sont toujours ajustées pour en tenir compte. Elles sont «désaisonnalisées». Or, aux États-Unis, un phénomène habituel à la mi-juillet est la mise à pied temporaire d’employés dans les usines automobiles alors que les entreprises réduisent la production pour la période estivale.

Comme l’expliquent CalculatedRisk et PlanetMoney, il y a une particularité cette année: ces mises à pied ont déjà eu lieu il y a plusieurs mois à cause de la crise dans laquelle les manufacturiers sont plongés. L’ajustement statistique «compense» donc pour des mises à pied qui ont déjà eu lieu et cela améliore artificiellement les chiffres qui sont présentés.

En termes non ajustés, il y a eu une augmentation de 86 389 du nombre de premières réclamations. C’est un peu moins encourageant.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr tanakawho
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Quoi faire de notre verre ?

juillet 18th, 2009 Soeur économe 2 comments
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Un bruit de verre brisé à l’intérieur du camion de recyclage qui vient de ramasser le contenu d’un bac m’a fait penser à un questionnement qui revient régulièrement: quelle est la meilleure façon de gérer le recyclage des contenants de verre ? En prévision de la prochaine fois, je tente un résumé de la situation. Les solutions possibles dans une suite.

Très utilisé

Recyc-Québec calcule que 246 000 tonnes de verre passent chaque année dans nos mains sous forme contenants. Il y a ceux de bière et de boissons gazeuses, qui sont consignés (je traitais ici de ce système), et il y a les autres, non consignés: pots de cornichons, de sauce et de diverses denrées alimentaires, de même évidemment que les bouteilles d’acool. Transparents ou teintés, on place généralement les contenants de verre non consignés dans le bac de recyclage après usage, avec la conscience tranquille.

Même si l’économie d’énergie associée au recyclage du verre plutôt qu’à sa production à partir de matière première est moins importante que pour d’autres matières comme l’aluminium, elle reste significative. Produire du verre à partir de résidus de verre plutôt que de la silice permet en effet des économies importantes: sur l’extraction de la matière première, sur la consommation d’eau et d’énergie requises dans la production, et sur les rejets atmosphériques. Nous avons tout avantage à le recycler, pourrait-on en conclure.

Pas attrayant

Le verre, séparé par couleurs ou sous forme mélangée, est cependant une denrée dont peu de recycleurs sont friands: un centre de tri doit même payer 3$ pour se défaire d’une tonne de verre mélangé d’après les chiffres de mai 2009 de Recyc-Québec. Le verre séparé, incolore ou vert, rapporte quelques dizaines de dollars par tonne, beaucoup moins que bien d’autres matières recyclées. Or, non seulement le verre rapporte peu, mais il diminue la valeur de revente d’autres matières recyclées et occasionne des coûts supplémentaires lors du tri. Le verre comporte en effet un désavantage majeur: il se brise.

Il y a les blessures que le verre cassé peut causer aux travailleurs des centres de tri. Il y a aussi les bris aux installations de tri qu’il occasionne. Ces débris se retrouvent dans les autres matières dont le papier et les contamine — ce serait d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelle la compagnie Cascades, entre autres, s’approvisionnerait préférablement en papier à recycler en Ontario et dans certains États des États-Unis. Tout ça pour un produit difficile à revendre parce que pour être refondu efficacement, il doit à son tour être exempt de tous les contaminants qui viennent généralement avec lui dans le bac de recyclage, dont des débris de plastique.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr deb roby

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Téléphones prépayés

juillet 16th, 2009 Ebenezer 4 comments
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Le téléphone est souvent une dépense incontournable pour toutes sortes de raisons, et comme les compagnies de télécommunications se démènent pour arriver à nous vendre des forfaits toujours plus chers, il est facile de se générer à ce sujet des dépenses mensuelles bien plus élevées que nécessaire.

La solution, dans mon cas, c’est de faire appel à un forfait prépayé. Avec mon utilisation actuelle (qui est très faible, j’en conviens), ça me coûte 25$ par deux mois pour disposer d’un cellulaire avec une boîte vocale et l’afficheur. C’est un prix qui me convient.

Inspiré par un article de La Presse datant du 5 juillet dernier et signé par Marc Tison, je fais donc la tournée des offres de cellulaires prépayés avec un tableau comparatif des critères qui me semblent les plus pertinents. (Il y a un plugin pour créer des tableaux dans Wordpress sans avoir besoin d’un cours de html?)

Fournisseur Plus petite tranche Plus longue tranche Tarif à la minute
Rogers 10$ (30 jours) 100$ (365 jours) 0,40$/minute
Bell Mobilité 15$ (30 jours) 25$ (60 jours) 0,30$/minute
Télus 10$ (30 jours) 25$ (60 jours) 0,25$/minute
Fido 10$ (30 jours) 50$ (60 jours) 0,30$/minute
Solo Mobile 20$ (45 jours) 30$ (75 jours) 0,40$/minute
Virgin Mobile 15$ (30 jours) 100$ (365 jours) 0,30$/minute
PC Mobile 15$ (30 jours) 25$ (60 jours) 0,20$/minute
Pétro-Canada 15$ (30 jours) 100$ (365 jours) 0,25$/minute

Note: Pour les tarifs à la minute, j’ai toujours choisi le tarif «en tout temps» et j’ai exclu tous les plans avec des économies en fonction du moment, du nombre ou de l’endroit de l’appel. Entre autres parce que sinon, ça devient un casse-tête impossible pour les comparer et surtout parce que, comme mon utilisation est faible, c’était une variable relativement peu importante pour moi.

Étrangement, ces renseignements sont souvent cachés bien loin sur les sites corporatifs. Je dois dire que pour une utilisation vraiment faible, j’aime beaucoup le forfait à 100$ pour un an de Pétro-Canada et Virgin Mobile… Ça revient à 8,33$ par mois, ce qui est pas mal moins que ce que je paie actuellement (12,50$ par mois).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Phu Son

Déficit plus grand que prévu au fédéral

juillet 14th, 2009 Ebenezer Comments off
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Tel que mentionné dans mon dernier article, le rapport publié la semaine dernière sur l’augmentation du déficit budgédaire pour les cinq prochaines années au fédéral a attiré mon attention, à cause de l’ampleur des montants mentionnés: un déficit total pour les cinq prochaines années de 155,9 milliards de dollars.

Une lecture intéressante (oui oui!)

Ce n’est pas sans une certaine appréhension que je me suis dirigé vers le site Web du Directeur parlementaire du budget pour aller y lire le rapport en question. Je m’attendais à quelque chose d’opaque et de pas vraiment accessible au commun des mortels. Finalement, c’est très bien présenté et on s’y retrouve plutôt facilement! Assez pour que je vous recommande d’aller le survoler… On y retrouve plein de graphiques parfois révélateurs, comme le pourcentage de la dette des ménages canadiens et américains et la comparaison entre les hypothèses de janvier 2009 et celles de juin 2009.

Déficit structurel

Le critique de l’opposition officiel en matière de finances, le libéral John McCallum, avait accusé le gouvernement de faire face à un déficit structurel, c’est-à-dire qu’une portion du déficit anticipé allait subsister même lorsque la récession serait terminée. Une situation qu’il faut éviter, puisque le gouvernement, pour être une force stabilisatrice dans l’économie, doit réaliser des surplus lorsque l’économie va bien et dépenser (jusqu’à faire des déficits) lorsque l’économie tombe en récession. J’étais donc très curieux de voir ce que le Directeur parlementaire du budget avait à dire sur le déficit structurel du gouvernement fédéral. Je m’attendais à devoir lire entre les lignes pour réussir à déterminer ce qui était un déficit relié à la stimulation de l’économie (cyclique) et celui relié aux opérations normales du gouvernement (structurel).

Au contraire! Tout est expliqué très clairement! Il y a même ce tableau qui présente la distinction entre le solde budgétaire structurel et cyclique (à la page 23):

deficitPar contre, en lisant le texte explicatif, on comprend que la situation, bien qu’inquiétante selon moi, l’est moins qu’il n’y paraît. En effet, le Directeur parlementaire du budget explique qu’il a changé la façon de comptabiliser les coûts du service de la dette pour les considérer comme faisant partie des coûts structurels, ce qui n’était pas le cas précédemment. De plus, il souligne que les montants mentionnés demeurent relativement petits comparativement à la taille de l’économie et surtout à la marge d’erreur sur les prévisions économiques des cinq prochaines années.

En conclusion, je vous laisse sur le graphique du solde budgétaire du gouvernement fédéral depuis 1994, en incluant les prévisions du Directeur parlementaire du budget.

Sources: fin.gc.ca

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr LaertesCTB
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Le directeur parlementaire du budget

juillet 12th, 2009 Ebenezer Comments off
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La semaine dernière, le directeur parlementaire du budget a publié un rapport à propos du déficit anticipé au cours des cinq prochaines années. Je voulais parler de la nouvelle, mais je réalise que présenter le rôle du directeur parlementaire du budget était nécessaire avant d’aborder ce qu’il a dit.

À ne pas confondre avec le ministre des Finances

On est habitués à ce que les commentaires concernant le budget proviennent du ministre des Finances (ou des membres de l’opposition). On est donc en droit de se demander: qui est le directeur parlementaire du budget? Est-il un fonctionnaire travaillant pour le ministre des Finances?

Non. Son poste est similaire à celui du Vérificateur général, c’est-à-dire qu’il est un employé du parlement (et non du gouvernement). C’est la Chambre des Communes qui l’engage et (au besoin) le remercie, et non le premier ministre. L’objectif étant de le placer dans une position où il peut émettre une opinion aussi objective que possible sur l’état des finances publiques du gouvernement afin que les députés puissent voter sur le budget avec la meilleure information possible.

Des rapports non-partisans

Cette position non partisane et objective  donne donc beaucoup de poids à mes yeux aux rapports que le directeur parlementaire du budget publie. Ses rapports ne sont pas influencés par un agenda politique et, en ce sens, je pense qu’on peut leur faire confiance. J’aborderai donc dans le prochain article le contenu du plus récent rapport.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr crabchick
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