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Archive for juin, 2009

Réno-climat: le rapport

juin 10th, 2009 Ebenezer 12 comments
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Avec quelques semaines de retard, voici la suite de la visite de l’inspecteur de Réno-climat: le rapport, qui nous a été envoyé par la poste quelques jours après la visite. Vous aurez donc droit à un résumé du rapport d’inspection qui comporte environ 35 pages.

La cote ÉnerGuide de notre maison

Notre maison obtient une cote de 71 (sur un maximum de 100), ce qui correspond exactement à la moyenne québécoise des maisons du même âge. La cote la plus élevée des maisons comparables à la nôtre est de 84. J’en conclus que la situation est moins pire qu’on ne le craignait. Le corollaire est naturellement que les économies d’électricité possibles sont moins grandes qu’espérées.

Liste des rénovations suggérées

Ensuite, le rapport nous présente une liste de rénovations suggérées. Il y en a sept dans notre cas et, pour chacune d’elles, on nous indique l’incitatif fédéral (subvention potentielle), l’augmentation possible de la cote énergétique et un indicateur des économies d’énergie potentielles (un nombre d’étoiles).

Une rénovation recommandée récolte cinq étoiles, toutes les autres en ont deux ou moins. Comme il s’agit du remplacement de la fournaise électrique par un système géothermique, on va passer notre tour pour l’instant.

On nous fournit également plusieurs graphiques:

  • Estimation de la répartition de la consommation d’énergie (entre chauffage, eau chaude et autres)
  • Estimation du pourcentage d’économie réalisable
  • Répartition des pertes d’énergie

Le reste du rapport semble plutôt générique, avec des recommandations générales d’améliorations pour diminuer la consommation d’électricité.

Prochaine étape

La prochaine étape pour nous sera de terminer la sélection de l’entrepreneur et de lancer les travaux de réisolation des murs et de remplacement des fenêtres.

Et vous, quelle est votre expérience des rénovations qui ont pour objectif de réduire la consommation d’électricité? Est-ce que ça a valu la peine?

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Appel à la discussion: la Caisse de dépôt

juin 8th, 2009 Ebenezer No comments
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Bon.

Le sujet de la Caisse de dépôt et placement du Québec me nargue et me hante. C’est un sujet d’actualité, il touche tout le monde au Québec et je me sens complètement dépourvu non seulement de faits, mais même d’opinion sur les différents développements.

J’ai d’abord été prudent lors du dévoilement des résultats de la Caisse, cherchant à éviter les conclusions émotives… Mais la poussière est maintenant retombée et, à la fin de mai, la commission parlementaire spéciale sur le sujet a reçu les témoignages de plusieurs dirigeants de la Caisse. Ces témoignages ont eu peu d’écho dans les médias et la population, mais certains faits mentionnés sont troublants.

Je sollicite donc les commentaires de notre extraordinaire lectorat pour me suggérer des pistes de réflexion sur le sujet. Qu’est-ce qui vous trouble le plus? Où devrait s’arrêter l’implication du gouvernement dans la gestion de la Caisse? Les dirigeants de la Caisse sont-ils trop bien ou trop peu payés pour qu’on s’assure qu’ils sont bons et qu’ils veillent aux intérêts de la population?

Pour faire bonne mesure, je pointe vers quelques articles sur le sujet:

Faites-nous part de votre opinion! Via les commentaires ici, ou bien via twitter, par courriel ou même en personne, si vous restez à Québec!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr kimba
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Se désimperméabiliser (suite)

juin 5th, 2009 Soeur économe No comments

J’avais abordé les façons de diminuer le volume d’eau en provenance de votre toit qui se retrouve inutilement à l’égout. Autre source importante de ruissellement en temps de pluie: l’entrée d’auto.

Stationnements

L’asphalte est probablement la surface la plus imperméable qu’on peut avoir comme matériau d’entrée d’auto, mais le pavé de béton installé de façon conventionnelle lui fait forte concurrence car le sable polymère compacté pour combler les joints rend ceux-ci imperméables.

D’autres options s’offrent à vous (pour un comparatif des coûts, La vie en vert en propose un):

  • Le gravier: s’avère plus perméable et évite le ruissellement de l’eau vers la rue, mais n’a évidemment pas le même fini «propre» et stable apprécié de l’asphalte ou du pavé.
  • Les bandes de roulement: deux enlignements de pavés sur une surface engazonnée; a déjà été commun, mais plus rarement utilisé maintenant. Implique de stationner toujours au même endroit et augmente la surface à tondre, sans compter que l’auto doit être régulièrement absente en journée, autrement les végétaux en-dessous manqueront de lumière…
  • Les pavés perméables: ils ont la même apparence générale que les pavés conventionnels, mais leur forme permet de les espacer davantage les uns des autres et leurs joints ne sont pas remplis de sable polymère mais plutôt de gravier fin, ce qui permet de faire infiltrer l’eau plutôt que de l’évacuer directement vers la rue. Certains sont en plus fabriqués de matériaux recyclés.
  • Les pavés engazonnés: une structure trouée qu’on installe dans l’entrée (un exemple ici), dont on remplit de terre les trous et qu’on ensemence. Peut prendre une apparence très verte ou presque pavée selon le type de structure, mais comporte des inconvénients similaires aux bandes de roulement.

    Disposant d’une entrée en gravier qui a pris de l’âge, je tergiverse présentement entre les pavés perméables et les pavés engazonnés. Il y a l’intérêt éducatif d’une solution peu commune (les pavés engazonnés), et la possibilité de tenter d’y faire pousser différentes espèces, mais l’aspect de la revente éventuelle de la résidence peut rendre moins intéressante une option trop unique — si l’acheteur ne pense qu’à faire refaire le travail, on n’est pas très gagnants. Par ailleurs, la faible différence de prix entre les pavés conventionnels et les pavés perméables que je constate devrait inciter quiconque souhaite en installer à considérer l’option perméable.

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Nieve44/La Luz

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    Jeff Rubin se penche sur les impacts du pétrole à 200$ le baril

    juin 3rd, 2009 Ebenezer 4 comments
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    Rassurez-vous (enfin, momentanément), la prévision de 200$ le baril est pour 2012 seulement. En attendant, le pétrole se transige aux alentours de 65$ ces jours-ci. Toujours est-il que la semaine dernière, Jeff Rubin lançait son livre Why Your World is Getting a Whole Lot Smaller (Pourquoi votre monde deviendra beaucoup plus petit – traduction libre), et il était donc très présent dans les médias pour faire en faire la promotion:

    • Article de La Presse
    • Entrevue radiophonique à l’émission de CBC Radio The Current
    • Entrevue à la télévision, à l’émission The Hour.

    Qui est Jeff Rubin?

    C’est probablement la question que vous vous posez depuis la lecture du titre, à moins d’avoir entendu parler de lui la semaine dernière, justement. Jeff Rubin était, depuis 17 ans, l’économise en chef de la CIBC. J’avais entre autres retenu son nom parce que mon conseiller financier (qui n’est pas sous la bannière CIBC) me l’avait cité à plusieurs reprises en attachant beaucoup de poids à son opinion.

    M. Rubin avait quitté la CIBC à la fin de mars dernier. Il semble que la banque ne voulait pas endosser le contenu de son livre à paraître… il a donc démissionné pour pouvoir le publier.

    La fin du pétrole abordable

    Dans son livre, M. Rubin affirme que l’ère du pétrole abordable tire à sa fin. On devrait voir le baril de pétrole atteindre 100$ douze mois après la fin de la récession, et 200$ pas plus tard que 2012. Dans son livre, il explore les impacts que cette montée rapide du prix du pétrole aura sur notre mode de vie. Il annonce ni plus ni moins la fin de la mondialisation. Non pas par conviction environnementale ou sociale, mais parce que le transport des biens sur de si grandes distances coûtera plus cher que de produire localement. Il annonce de plus le renversement de l’étalement urbain… encore une fois par nécessité économique.

    Est-ce un hasard? Le Soleil publiait samedi dernier une entrevue avec la ministre des Affaires municipales sur le sujet du développement des villes, justement. On la cite disant «la banlieue est un modèle dépassé». À lire.

    Je classe le tout dans la catégorie «tendance lourde». Et n’hésitez pas à commenter sur ce sujet passionnant!

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    Économique, l’autobus?

    juin 1st, 2009 Ebenezer 3 comments
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    Au début du mois de mai, j’ai débuté un nouvel emploi et, nouveauté pour moi, celui-ci est au centre-ville. La possibilité se présentait donc à moi de profiter du transport en commun pour m’y rendre, plutôt que d’utiliser l’automobile. Ça tombait bien, je débutais le premier jour ouvrable du mois, il était donc avantageux de faire l’acquisition du laisser-passer mensuel.

    Quatre fois moins d’argent dépensé en essence

    Au mois de mai 2008, j’ai dépensé 260$ en essence, en mai 2009, 67$. On a beau y ajouter le prix du laisser-passer mensuel (à 71,55$), j’économise quand même 120$ sur une base mensuelle. À la fin de l’année, ça me donnerait théoriquement 1440$ de plus dans mes poches… assez pour justifier un nouveau iMac!

    J’exclus du calcul les frais d’entretien, d’immatriculation et des assurances puisque nous conservons quand même la voiture. Remarquez, l’entretien sera moins fréquent et la prime d’assurance a baissé un peu quand nous les avons informés que le kilométrage annuel moyen avait diminué. Je n’inclus pas non plus le prix du stationnement au centre-ville, qui à lui seul est plus élevé que le laisser-passer mensuel du RTC.

    Vous pourriez me signaler que le prix moyen de l’essence en mai 2008 était considérablement plus élevé qu’en mai 2009, ce qui gonfle le montant du comparatif de 2008. Il n’en reste pas moins que j’arrive à la conclusion que c’est très économique de prendre l’autobus, même si vous ne vous départissez pas de votre voiture.

    Les «mais»…

    Naturellement, il y a des désagréments non financiers à l’autobus. Et vous constaterez que mon enthousiasme vient en partie du fait que je n’ai pas (encore) eu affaire à la majorité de ceux-ci:

    • La température. Attendre l’autobus à la pluie battante, ça n’a pas l’air plaisant. Heureusement, la température a été très clémente en mai. Ne parlons pas des -30 de janvier s’il vous plaît, j’en grelotte déjà.
    • Le temps. Le trajet en autobus est considérablement plus long que ce que je faisais en voiture. Par contre, j’ai la chance de pouvoir lire en autobus. Ce temps est donc employé à lire des choses que je lirais à la maison de toute façon.
    • Les grèves. Je vois poindre avec inquiétude une possible grève des employés d’entretien dès le 8 juin. Apparemment, le service sera peu affecté. Je me croise les doigts.

    Bref, jusqu’ici, tout va bien. Et je vous confirme que c’est économique.

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